OIF: N’Djamena abritera une Conférence internationale sur l’éducation des filles et la formation des femmes, les 18 et 19 juin

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) annonce l’organisation, les 18 et 19 juin à N’Djamena au Tchad, d’une conférence internationale sur l’éducation des filles et la formation des femmes dans l’espace francophone afin d’assurer l’inclusion et l’égalité des sexes dans et par l’éducation. L’AUF est partenaire de l’événement. Organisée sous le très haut patronage du Président de la République du Tchad, S.E. M. Idriss DEBY ITNO, cette rencontre internationale « explorera les causes profondes des inégalités, des disparités et des diverses formes d’exclusion et de discrimination touchant les filles et les jeunes femmes, ainsi que les politiques et stratégies pour accroître l’accès, réduire les taux d’abandon scolaire, de redoublement et d’échec et éliminer les inégalités de genre dans l’éducation, et dans les dispositifs de formation et d’apprentissage ». Dans un communiqué, l’OIF indique que les différents segments de cette conférence (ministérielle, tables rondes, ateliers…), organisée avec ses partenaires, ont pour but de mettre en évidence des politiques et des stratégies éducatives innovantes et prometteuses pour tous les apprenants, dans le respect des besoins liés à leur sexe, et d’éliminer toutes les formes de discrimination existant dans l’environnement d’apprentissage. La même source précise que cette grande rencontre francophone s’inscrit dans le cadre de la Stratégie de la Francophonie pour la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes, des droits et de l’autonomisation des femmes et des filles et dans l’Agenda du développement durable pour la réalisation de l’objectif de l’éducation (ODD4) et de l’ODD 5 consacré à l’égalité des sexes. Cette rencontre « permettra aux pays francophones d’apporter une contribution tangible au Forum Politique de Haut Niveau (HLPF) qui joue un rôle central dans le suivi et l’examen mondiaux des Objectifs de développement durable de 2030 (ODD) », explique l’organisation francophone rappelant que chaque année, le HLPF examine un ensemble d’objectifs, ainsi que leurs liens bilatéraux et réciproques. Cette année, poursuit-elle, le HLPF sera consacré au thème « Autonomiser les personnes et assurer l’inclusion et l’égalité » et effectuera un examen approfondi de l’ODD 4. D’après les organisateurs, la Conférence internationale du Tchad pourra alimenter, à travers ses conclusions, la réunion conjointe des ministres de l’Éducation et du Développement du G7 prévue le 5 juillet en France, en particulier la conférence internationale sur l’innovation pour l’éducation des filles qui se tiendra l’après-midi à l’UNESCO. Adrien Thyg avec OIF
En finir avec les mariages précoces

Scolariser les filles, c’est ce que préconise le Groupe de la Banque mondiale pour en finir avec les mariages précoces. Un phénomène qui, chaque jour, pousse quelque 41 000 filles à se marier avant leur 18e anniversaire. « L’accès limité à une éducation de qualité et la priorité donnée aux études des garçons plutôt qu’à celles des filles – en partie à cause de perspectives d’emploi insuffisantes – contribuent à perpétuer cette pratique », estime la BM soulignant que 15 millions de filles connaissent ce sort chaque année. Comme le rappelle l’institution bancaire dans une note rendue publique récemment sur son site web, un mariage précoce est lourd de conséquences pour les principales intéressées, mais aussi pour leurs enfants, leur famille et même leur pays. Selon le nouveau rapport du Centre international de recherche sur les femmes (ICRW) et du Groupe de la Banque mondiale, les mariages précoces coûteront des milliers de milliards de dollars aux pays en développement d’ici 2030. A noter aussi que les conséquences d’un mariage précoce peuvent être dévastatrices pour les jeunes filles, qui se retrouvent ainsi privées de la possibilité d’étudier et de gagner leur vie, mais aussi exposées aux risques de complications liés à la grossesse et l’accouchement chez les adolescentes. Comme le dit Quentin Wodon, co-auteur du rapport « mettre un terme à cette pratique est une exigence morale qui relève, aussi, du bon sens économique. » Car, explique-t-il, « en plus de porter un coup d’arrêt aux espoirs et aux rêves des jeunes filles, les mariages précoces freinent les efforts de lutte contre la pauvreté, de même que la réalisation des objectifs de croissance économique et d’équité ».