Congo/Maroc. Hypolite Okamba: « Le métier de diplomate appelle à se documenter et à beaucoup écrire»

Ecrivain, sociologue et politologue d’origine congolaise, Hypolite Okamba est diplomate de profession. Il est actuellement ministre conseiller près l’ambassade du Congo au Maroc. Diplômé des études supérieures en sciences sociales et politiques-option Relations internationales et licencié en arts du ministère, il est l’auteur de quatre livres dont le tout dernier : « Itinéraire diplomatique de la République du Congo de 1960 à nos jours » (L’Harmattan) paru en pleine pandémie de Covid-19. Pageasfrik/Libé : Vous avez publié en 2020 « Itinéraire diplomatique de la République du Congo de 1960 à nos jours » (L’Harmattan). Quels enseignements en avez-vous tiré? Hypolite Okamba : Permettez-moi tout d’abord d’exprimer toute ma reconnaissance à Dieu qui a rendu possible cet entretien ! Je lui dis grand merci, lui le Maître de tout. Aussi, voudrais-je remercier le journal et vous-même, pour votre marque de considération à ma modeste personne et à ce que je fais. Maintenant, par rapport à votre question, je dirai qu’il est trop tôt de tirer les enseignements de mon ouvrage que vous mentionnez, surtout qu’il n’y a pas eu de cérémonie de dédicace ou une médiatisation afférente, permettant au public de le découvrir. C’est à peine qu’on en parle à travers mes interviews : la vôtre étant la seconde. A titre de rappel, mon livre est paru à un moment peu favorable, si j’ose ainsi m’exprimer. Car, il a été publié en juillet 2020, en France, en pleine pandémie de Covid-19 et en octobre de la même année au Congo-Brazzaville. Je pense qu’il faut encore attendre qu’’’il prenne de l’âge’’ pour tirer de vrais enseignements. Etant un livre d’histoire, son utilité sera toujours de mise et je crois qu’il servira beaucoup à ceux qui s’intéressent à mon pays, disant mieux à son histoire. Ils trouveront à travers cet ouvrage une bonne et importante partie de celle-ci, du point de vue diplomatique et même sociologique. Vous êtes diplomate, écrivain, sociologue, politologue et auteur de plusieurs articles. Comment parvenez-vous à combiner toutes ces activités? C’est la grâce que j’ai reçue de Dieu ! C’est pourquoi tout ce que vous avez cité que je suis, ne m’exige pas tellement une répartition du temps d’une façon tellement spécifique. Car, le métier de diplomate appelle déjà à se documenter et à beaucoup écrire. Et la diplomatie est la manière de conduire les relations internationales dans le cadre du droit international. Elle nécessite, de ce fait, à connaître les Etats, les peuples, leurs cultures, les faits de société, leur fonctionnement, leurs politiques, leur développement, l’actualité… Vous comprenez par là que c’est tout le travail que j’accomplis sans une programmation pour telle ou telle chose. Le temps appartient à Dieu et paraphrasant l’apôtre Paul, dans sa lettre aux Philippiens, chapitre 4, verset 13, je dirai comme lui que « je puis tout par celui qui me fortifie ». Allusion est ici faite au Seigneur Dieu, manifesté en chair en la personne de Jésus. C’est ça le seul secret s’il y en a un à vous donner : lui confier, avec foi, ce que vous faites. C’est la grâce ! Votre fonction de ministre conseiller près l’ambassade du Congo n’entrave en rien votre liberté d’écrivain ? Oui et non ! Il me revient simplement de faire la part des choses parce que dans ma fonction de ministre conseiller, je me plie au principe sacro-saint de l’obligation de réserve du métier de diplomate. A l’opposé, dans ma peau d’écrivain, un métier libéral, je suis appelé à défendre mes écrits, mes opinions, à me prononcer sur certains sujets et cela n’engage que moi. Mais, pour éviter de donner l’occasion à ceux qui aiment faire l’amalgame dans leur appréciation, j’adopte la position du commis de l’Etat que je suis (diplomate), en émettant des réserves sur d’autres questions. Dommage qu’il ne manque toujours pas de mauvaises interprétions, voire des déformations de mes propos, points de vue et autres, dans le prisme des intérêts de leurs auteurs. Je refuse de ressembler à un caméléon qui change de couleurs à chaque milieu, j’assume simplement ce que je suis et ce que je fais, lorsqu’il s’agit d’agir par rapport à chaque statut que j’ai. Dans votre roman « Le tremplin » (édition La Doxa), vous racontez l’histoire de MBA Teli, un jeune téméraire, victime de pratiques sorcellaires, qui trouvera finalement foi en Dieu. Pourquoi ressentez-vous le besoin de raconter cette histoire et les aspects de la vie qu’elle évoque ? Dieu qui est la sagesse, sinon sa source, a donné aux humains plusieurs manières de s’exprimer, d’éduquer et de transmettre différents messages. Dans nos sociétés traditionnelles, les paraboles, les proverbes, les dictons, les maximes et autres servaient à éveiller la conscience de l’interlocuteur ou de l’auditoire. On retrouve bien cela dans les Saintes Ecritures. Le livre, surtout le roman, est l’un des moyens de communication qui livre un ou des messages. Mon roman est un ouvrage d’apprentissage. Il vise à éduquer par l’approche de l’exemplarité de MBA Teli, son personnage principal. Il s’agit de ne pas souffrir en adoptant une position de contentement et de victime. Car, c’est déjà une attitude suicidaire. Quand bien même la source serait sorcellaire, il n’est point question d’accuser simplement ceux qui sont auteurs de sa souffrance. C’est une erreur grave aussi de chercher à riposter par des moyens similaires. Il convient de se battre de sortir de son état par des pratiques opposées : le jeûne et la prière de foi en Dieu, manifesté en son Fils Jésus. Que les jeunes d’aujourd’hui comprennent que toute réussite est au bout de l’effort ! On ne peut vaincre le mal par le mal, en se limitant aux dénonciations sans agir ou en agissant charnellement. Le moyen par excellence qu’a utilisé notre personnage dans cet ouvrage est la voie de Dieu qui, par son Fils, s’est présenté en disant : «Je suis le chemin, la vie et la vérité», tout est là indiqué en vue d’une approche de solution véritable. Vous avez signé en 2018 « Le conseil de vie conjugale et familiale » (Le Potentiel Okhy). Quels messages souhaitiez-vous faire passer à travers cet ouvrage? Comme l’indique son titre, ce que je souhaite transmettre, ce sont
INTERVIEW. Lucile Bernard: L’auteur raconte toujours la même histoire, sous des formes différentes

Ce vendredi 25 février, à 18h30, la romancière Lucile Bernard présentera son dernier livre, «A l’aube de nos rêves», paru aux éditions L’Harmattan, à l’Institut français de Marrakech. Pour cette présentation, l’auteure française, par ailleurs fondatrice des «Rencontres internationales de la poésie» à Marrakech et du «Prix Sahara Nour» (concours de Poésie ouvert aux jeunes marocains âgés de 16 à 25 ans), sera accompagnée d’Adel Elouarz, professeur agrégé en littérature et grand amoureux des lettres. PAGESAFRIK/LIBE: « A l’aube de nos rêves » est le titre de votre dernier livre paru aux éditions L’Harmattan. Mais avant d’en parler, que pensez-vous de l’accueil réservé à votre précédent roman « Lettre au dernier amour » ? Lucile Bernard : « Lettre au dernier amour » est le cinquième ouvrage de la fratrie, un roman aussi. C’est un peu l’enfant pauvre car il est né fin janvier 2020, au tout début de la pandémie du Covid, et il était très difficile de lui donner naissance, le faire grandir. Les librairies étaient fermées, j’ai dû annuler toutes mes signatures et les évènements auxquels j’étais invitée. J’ai essayé avec les mots d’exprimer dans ce livre, comme le dit Marguerite Duras, « le deuil de toute vie, le lieu commun de la pensée ». Je ne sais pas si j’y suis arrivée mais j’ai cette certitude d’un amour fou pour ce livre, d’une passion, car il a été le révélateur pour moi d’une expérience extraordinaire que j’ai relatée à travers les personnages, celle de l’inattendu, la rencontre d’une infinie douceur qui va attirer Colombe, comme un aimant, vers cet autre, cet homme, rencontré sur la plage et à laquelle elle ne peut résister. Ce qui m’a traversée tout au long de ce livre, que j’ai essayé de cerner à travers le bruit des mots, les silences, c’est ce questionnement sur l‘emprise de l’amour, cette fureur devant l’impossibilité à le vivre, cette incompréhension tragique devant un amour qui nous dépasse et dont Colombe finira par en faire le deuil. C’est aussi le visage de l’Afrique, cette Afrique tant aimée, qui apparait aussi, dès le début de « Lettre au dernier amour », dans la bouche de ces deux amis d’enfance, Léo et Colombe, comme un rêve auquel ils croient, qu’ils poursuivront jusqu’au bout. La Liberté, l’Amour sont très présents dans votre nouveau roman. Tout comme la douleur, la souffrance et, en toile de fond, les rêves. Est-ce la trame de votre dernier livre ? Oui, l’Amour et la Liberté vont de pair. L’un ne peut exister sans l’autre. Tout au long du livre, c’est le combat de Lou pour sa liberté, cette liberté d’être ce qu’elle est, un être à part entière afin de pouvoir vivre pleinement son amour, mais aussi vivre pleinement ses choix, ceux d’un monde meilleur, plus vrai, plus juste, un monde avec un sens, plus près de l’essentiel. Qu’ont-ils fait, les hommes, de notre terre, de tout ce qui est beau ? questionne Lou au début du livre. Lou est une jeune adolescente, un être en résistance, qui porte haut et fort sa liberté de rêver, celle de croire en ses rêves envers et contre tout. C’est le thème central du livre. Mais cette liberté comporte toujours une prise de risques. Elle va être confrontée au poids de la tradition qui lui impose des normes dans lesquelles elle étouffe, à la violence aussi, celle du grand frangin sur elle et son petit frère, à la douleur aussi de ce vide abyssal, laissé par la mère partie trop tôt. Confrontée aussi au harcèlement au lycée, comme son p’tit frangin à l’école, car trop différents, pas conformes, à l’exclusion, au rejet, voir la haine à cause de cette différence. Lou rêve d’un monde de poésie et de beauté et c’est cette poésie, son amour de Rimbaud, les mots aussi qu’elle écrit dans son journal qui vont lui permettre de transcender cette souffrance, malgré les brimades, les harcèlements, les injonctions, les coups, l’enfermement auquel on veut la contraindre. L’écriture est avant tout un territoire de liberté et personne ne peut lui enlever ce droit fondamental. Au cœur de votre roman, il y a justement la douleur qu’éprouve Lou suite à la perte de son amour et la souffrance silencieuse de Simon qui va le conduire au bord du désespoir. Que peut-on connaître d’autres sur les trajectoires de ces deux personnages ? Lou et Simon sont plongés tous deux, chacun à sa façon, dans le chaos, la souffrance d’un amour impossible, celle pour Lou générée parla disparition brutale d’Arthur, celle pour Simon de l’indifférence de Lou, son refus de l’aimer. Et c’est bien la question de l’amour impossible, la question des bizarreries, de l’injustice de l’amour que je soulève à nouveau dans le livre. Cette inégalité des chances devant l’amour qui ne s’explique pas, avec son cortège de désarroi et de souffrance qui en découle. Le livre est traversé par l’attente, celle de Lou pour le retour de son amour perdu auquel elle croit obstinément, par la descente aux enfers de Simon, détenteur d’un lourd secret et de son impuissance à se faire aimer. Par cela même, ils vont être astreints à suivre tous deux un chemin bancal, à la fois ensemble et parallèlement, sans jamais se rencontrer vraiment : le jeu est là dans le livre, le jeu de l’amour à la fois cruel et vengeur et ce jeu va les précipiter tous deux dans la désespérance. Pourtant, ce sont bien la nature, la poésie, les vers de Rimbaud ou ceux de Rainer Maria Rilke qu’ils aiment à citer au milieu de cette nature qui vont les faire se rejoindre, cette nature qui fait naitre, à travers l’émerveillement qu’elle suscite, à ce monde de Poésie et de Beauté. Cette nature, elle sera pour Simon, une amie, un refuge, une confidente, celle qui va panser ses plaies, dans laquelle il finira par s’aventurer, se perdre pour oublier et n’en plus revenir. Vous allez animer vendredi 25 février une rencontre autour de votre livre « A l’aube de nos rêves » à
Prix Nobel de littérature 2021 : qui est l’écrivain Abdulrazak Gurnah

Le romancier tanzanien Abdulrazak Gurnah s’est dit « surpris et humble » de recevoir le prix Nobel de littérature 2021. L’Académie suédoise a loué Gurnah pour sa « pénétration sans compromis et pleine de compassion des effets du colonialisme ». Le prix est décerné par l’Académie suédoise et est doté de 10 millions de couronnes suédoises (1,14 million de dollars / 840 000 livres sterling). Gurnah, 73 ans, est l’auteur de 10 romans, dont Paradis et Désertion. Il a dit combien il était reconnaissant à l’académie, ajoutant : « C’est tout simplement génial – c’est un prix énorme, et une liste si longue d’écrivains merveilleux – je n’en reviens pas. « C’était une surprise si totale que j’ai dû attendre de l’entendre annoncer pour y croire. » ‘Dévouement à la vérité’ Paradise, publié en 1994, raconte l’histoire d’un garçon qui grandit en Tanzanie au début du XXe siècle et est nominé pour le Booker Prize, marquant ainsi sa percée en tant que romancier. « L’attachement d’Abdulrazak Gurnah à la vérité et son aversion pour la simplification sont frappants », souligne le comité Nobel de littérature dans un communiqué. « Ses romans reculent devant les descriptions stéréotypées et ouvrent notre regard sur une Afrique de l’Est culturellement diversifiée et peu familière pour beaucoup dans d’autres parties du monde. » « [Ses] personnages se trouvent dans un hiatus entre les cultures et les continents, entre une vie qui fut et une vie qui émerge ; c’est un état d’insécurité qui ne peut jamais être résolu. » Né à Zanzibar en 1948, Gurnah est arrivé en Angleterre en tant que réfugié à la fin des années 1960. Il a été professeur d’anglais et de littérature postcoloniale à l’université du Kent, à Canterbury, jusqu’à sa récente retraite. Gurnah est le premier auteur noir africain à avoir remporté le prix depuis Wole Soyinka en 1986. Il estime que son prix signifie que des questions telles que la crise des réfugiés et le colonialisme, dont il a fait l’expérience, seront « discutées ». « Ce sont des choses qui sont avec nous tous les jours. Des gens meurent, des gens sont blessés dans le monde entier – nous devons traiter ces questions de la manière la plus aimable qui soit », dit-il. ‘Beaucoup plus violent’ « Je suis arrivé en Angleterre à une époque où ces mots, comme demandeur d’asile, n’étaient pas tout à fait les mêmes – plus de gens se débattent et fuient les états terroristes ». « Le monde est beaucoup plus violent qu’il ne l’était dans les années 1960, donc il y a maintenant une plus grande pression sur les pays qui sont sûrs, ils attirent inévitablement plus de gens. » Lors d’une interview en 2016, lorsqu’on lui a demandé s’il se qualifierait d’ »auteur de littérature postcoloniale et/ou mondiale », Gurnah a répondu : « Je n’utiliserais aucun de ces mots. Je ne me qualifierais pas d’écrivain de quelque nature que ce soit. « En fait, je ne suis pas sûr que je me qualifierais de quoi que ce soit en dehors de mon nom. Je suppose que si quelqu’un me mettait au défi, ce serait une autre façon de dire : » Êtes-vous un… un de ces… ? « . Je répondrais probablement « non ». Précisément, je ne veux pas que cette partie de moi porte un nom réducteur. » Les prix Nobel, qui sont décernés depuis 1901, récompensent des réalisations dans les domaines de la littérature, de la science, de la paix et, plus récemment, de l’économie. Parmi les anciens lauréats figurent des romanciers comme Ernest Hemingway, Gabriel Garcia Marquez et Toni Morrison, des poètes comme Pablo Neruda, Joseph Brodsky et Rabindranath Tagore, et des dramaturges comme Harold Pinter et Eugene O’Neill. Le prix de l’année dernière a été remporté par la poétesse américaine Louise Gluck. Retrouvez cet article sur BBC
Congo Brazzaville, Terres des Légendes: Ultime adieu à l’écrivain Dominique Ngoie Ngalla

Dominique, Te voilà enfin, depuis quelques jours, reposant, en paix, comme tu l’as voulu et écrit, auprès des tiens, au Congo Brazzaville, ton pays natal que tu as intensément aimé et loyalement servi, ta vie durant. Historien, philosophe, écrivain, sociologue, artiste, citoyen du monde, tu auras été de divers champs, en quête de lumières. Puisse ton inhumation provisoire, en région parisienne, selon les circonstances de l’époque, avant ton retour définitif, au Congo Brazzaville, n’être qu’une séquence du parcours de l’homme dont la mort fait partie de ces choses de la vie dont il n’a pas le contrôle. Et que là-bas, à l’éternel infini où tu reposes pour l’éternité, Sony Labou Tansi, Jean Pierre Makouta Mboukou, Sylvain Mbemba, Jérôme Ollandet, Jean Malonga, Letembet Ambili, Martial Sinda, Tchicaya U Tamsi, Jean Baptiste Tati Loutard, Eugène Ngoma, François Lumwamu et autre Patrice Joseph Lhoni, Légendes congolaises de l’écriture, comme toi, qui t’ont précédé, t’ouvrent les voies d’une nouvelle ère. Tous, des écrivains, vous aurez été utiles à la Nation congolaise par vos livres, et leur rayonnement sur le monde de la culture. Les livres qui, comme l’a écrit Djamil Saliba, » sont, dans la Nation, le flambeau de sa lumière, la mesure de sa pensée, le critère de sa renaissance, la fine fleur de son originalité et de sa gloire ». Adieu Dominique. Ton collègue Par Ouabari Mariotti Paris 8 août 2021
L’écrivain poète Armand MAVINGA TSAFUNENGA et le CEPROCOM fêtent les sept ans de création de l’Ecole Littéraire et Artistique Sombritude et Justice (ELASOJU) ce jeudi 12 octobre 2017

L’Ecole Littéraire et Artistique Sombritude et Justice (ELASOJU) a été créée par l’écrivain poète Armand MAVINGA TSAFUNENGA le mardi 12 octobre 2010 à Paris en France. La création de cette école, sous l’égide du Centre d’études et de promotion de la culture et de la communication en Afrique (CEPROCOM), est le couronnement à l’époque de 35 ans de carrière de l’écrivain poète congolais Armand MAVINGA TSAFUNENGA. Ce dernier s’est engagé dès l’âge de 20 ans en 1976 au Grand Congo (ex Zaïre) dans l’écriture pour défendre son peuple et son pays, l’Afrique et toute l’humanité. Toute la vie de cet écrivain poète est un engagement pour la justice, la paix, la liberté, la démocratie, la solidarité, la fraternité et le progrès tous azimuts au niveau de l’humanité et en particulier au niveau de l’Afrique. Il est cité parmi les grands écrivains poètes de la renaissance panafricaine au XXIème siècle. Le 7ème anniversaire d’ELASOJU coïncide avec la publication de son recueil intitulé « Guerriers et anges de la paix » (Paris, Ceprocom-Afrique, 2017). Le mardi 12 octobre 2010 à Paris, fort de ses 35 ans de carrière d’écrivain poète, l’humaniste Armand MAVINGA TSAFUNENGA a décidé de créer l’Ecole Littéraire et Artistique « Sombritude et Justice » (ELASOJU), d’abord comme un nouveau courant littéraire et artistique, dans le cadre de la publication imminente de son recueil intitulé « Sombritude et Justice ». Cet engagement de lancer une école est une réponse aux défis colossaux de son combat pour la justice, la paix, le développement, la liberté et la solidarité à l’échelle planétaire. Il faut donc un cadre de formation et de mobilisation des jeunes, de concertation et d’actions conjuguées. L’ELASOJU est aussi une école, un lieu de rencontre et de réflexion pour promouvoir la pensée et la philosophie de cet écrivain poète et de tous les écrivains et artistes qui sont engagés pour un monde plus juste, plus libre, vraiment pacifique, fraternel, solidaire et prospère pour tous. Armand MAVINGA TSAFUNENGA, une vie vouée à la défense des autres Armand MAVINGA TSAFUNENGA est auteur de plus de 500 poèmes écrits dans un style simple, très réfléchi, profond et sublime qui met en lumière l’engagement exceptionnel de ce grand humaniste pour son peuple, son pays, l’Afrique et toute l’humanité. Quant à moi, je ne peux que saluer son travail d’une richesse inouïe et d’une qualité attestée par différents préfaciers dont Lilyan Kesteloot, Amadou Elimane Kane, Mawete Makisosila, David Gakunzi, Anicet Mobe, Dominique Kounkou et Marilena Lica-Masala. Il y a lieu de citer les recueils ci-après d’Armand MAVINGA TSAFUNENGA : « Narcotiques et Illusion» (recueil de 116 poèmes engagés, révolutionnaires et prophétiques, écrit dès l’âge de 20 ans), Paris, Pyramide Papyrus Presse, 2010, 150p. « Cimetière de vivants» (recueil de 71 poèmes engagés pour la justice, la paix et le mieux-être en Afrique et dans le monde), Paris, L’Harmattan, 2010, 114p. « Sombritude et Justice» (recueil de 96 poèmes d’un engagement élevé pour l’humanité), Paris, Ceprocom-Afrique, 2012, 220p. « Le cœur qui aime» (recueil de 45 poèmes d’un humanisme élevé et de culte de l’amour en tant que valeur fondamentale de l’humanité), Paris, Ceprocom-Afrique, 2012, 100p. « Cris puissants des opprimés» (recueil de 42 poèmes pour la défense de tous les opprimés au niveau de l’humanité), Paris, Ceprocom-Afrique, 2012, 96p. « Guerriers et anges de la paix» (recueil merveilleux de 84 poèmes pour la défense de la paix dans le monde), Paris, Ceprocom-Afrique, 2017, 222p. « Peur de la désoccidentalisation» (recueil de 56 poèmes qui met en lumière le danger d’une désoccidentalisation brutale de l’Occident qui ne doit pas renoncer à ses grandes valeurs en dépit de la montée du terrorisme) – à paraître en décembre 2017. L’auteur va publier trois romans en 2018 dont un best-seller. Il a prévu aussi la publication de deux essais la même année. Le recueil « Guerriers et anges de la paix » sera en librairie à la fin de ce mois d’octobre 2017. L’intéressé est auteur de plus de 20 ouvrages et de nombreux rapports techniques. L’écrivain poète Armand MAVINGA TSAFUNENGA tente de réduire les écarts entre littérature, philosophie et sciences humaines Comme le souligne si bien le Distingué chercheur en sciences sociales, Anicet MOBE FANSIAMA, qui vient de nous quitter en 2017 à Paris, l’écrivain poète Armand MAVINGA TSAFUNENGA se donne les moyens de réduire les écarts entre littérature, philosophie et sciences humaines. « L’auteur nous invite ainsi à conjuguer lucidement l’optimisme de la volonté et le scepticisme de l’intelligence. Poète, poéticien et auteur de nombreux essais, Armand Mavinga Tsafunenga a fait siens les préceptes de Jean-Paul Sartre pour qui l’engagement est une dimension constitutive de la littérature. Comme Sartre, Armand Mavinga Tsafunenga s’emploie depuis longtemps à se donner les moyens de réduire les écarts entre littérature, philosophie et sciences humaines afin de satisfaire aux exigences de l’unité du savoir qui reste l’idée régulatrice de la création intellectuelle ». Anicet MOBE dans sa préface de « Guerriers et anges de la paix » d’Armand MAVINGA TSAFUNENGA, p.21. Dans ce contexte, l’écrivain poète Armand MAVINGA TSAFUNENGA a initié un certain nombre de concepts. Nous pouvons citer : Développement culturellement durable ; batteries culturelles du développement ; démocratie du « Muntu » ; bibliothèques de l’humanité (dans le cadre du Réseau des bibliothèques associées de l’UNESCO – UNAL) ; occidentologie et modélunicologie ; sombritude ; mandelanité (de Nelson MANDELA) ; semblabilité (force spirituelle permettant de considérer l’autre comme son semblable) ; bicolonialisme ; déhistorisation ; folie de la justice et justice de la folie (deux phénomènes qui alimentent le terrorisme). L’écrivain poète apporte aussi sa contribution au Programme de « Conceptiologie » initié par le Professeur MAWETE MAKISOSILA dans le cadre du Laboratoire d’Anthropologie de la Renaissance Africaine (LARA). Objectifs poursuivis par l’Ecole Littéraire et Artistique Sombritude et Justice (ELASOJU) L’écrivain poète Armand MAVINGA TSAFUNENGA estime qu’il est important de réunir de manière concertée et solidaire des écrivains et artistes du monde, sans distinction de race, de sexe, de religion et d’appartenance culturelle, sociale et politique pour les
Alain Mabanckou, l’écrivain qui aimait la Sape, sur le plateau de « 28 Minutes » d’ARTE (vidéo)

L’écrivain Alain Mabanckou et son ami Jocelyn Armel dit Le Bachelor, créateur de la marque « Connivences », étaient cette semaine invités sur le plateau du talk-show « 28 minutes », le rendez-vous quotidien d’actualité diffusé sur la chaîne franco-allemande ARTE, du lundi au vendredi dès 20h05. Aux manettes de l’émission, Elisabeth Quin accueillait ce soir-là l’auteur franco-congolais, et le phénoménal sapeur, à l’occasion de la sortie de son nouveau ouvrage intitulé « Le monde est mon langage » et paru aux édition Grasset.