MONDE. La fin d’un mythe sécuritaire?

MONDE. La fin d’un mythe sécuritaire?

LIBRES PROPOS. Pendant longtemps, on nous a fait croire qu’Israël disposait des meilleurs services de sécurité et de protection au monde. Dans l’imaginaire collectif international, l’État hébreu apparaissait comme une forteresse imprenable, un pays capable d’anticiper toutes les menaces, de neutraliser tous les complots et de protéger efficacement ceux qui faisaient appel à son expertise. Cette réputation, soigneusement entretenue pendant des décennies, a fini par s’imposer comme une évidence aux yeux de nombreux dirigeants et observateurs. C’est dans ce contexte que plusieurs chefs d’État africains ont choisi de confier leur sécurité personnelle et celle de leurs institutions à des sociétés ou à des experts israéliens. Dans le cadre de l’affaire Jeffrey Epstein, on a découvert que, si les Ivoiriens ont été placés sur écoute, cela a été possible avec le concours des services israéliens. Israël était perçu par Alassane Ouattara et d’autres dirigeants africains comme une référence mondiale en matière de renseignement, de cybersécurité et de protection rapprochée. Les technologies et les méthodes venues de Tel-Aviv étaient présentées comme les plus avancées et les plus fiables. Pourtant, les bombardements que subit quotidiennement Tel-Aviv ébranlent l’image d’une puissance sécuritaire irréprochable et neutre. En quelques heures, le monde entier a pu constater que l’appareil militaire israélien, pourtant réputé parmi les plus performants de la planète, n’était pas à l’abri de failles et de vulnérabilités. L’événement a eu un impact symbolique considérable. Pendant des décennies, l’armée israélienne a été présentée comme quasiment invincible, capable de répondre à toute menace et de maintenir un avantage stratégique permanent dans la région. Or, les attaques iraniennes ont montré que cette supériorité n’était pas absolue. Comme toute puissance militaire, Israël possède ses limites, ses points faibles et ses zones d’incertitude. Cette réalité n’est d’ailleurs pas exceptionnelle dans l’Histoire. Aucune puissance, si forte soit-elle, n’est totalement invulnérable. Les grands empires eux-mêmes ont connu des revers et des moments de fragilité. La perception d’invincibilité est souvent davantage une construction politique et médiatique qu’une vérité durable. Pour de nombreux pays africains, ces événements devraient être l’occasion de réfléchir à leur dépendance sécuritaire vis-à-vis de puissances étrangères. Confier sa sécurité nationale ou présidentielle à des acteurs extérieurs peut sembler efficace à court terme, mais cela comporte aussi des risques. La sécurité d’un État repose d’abord sur ses propres institutions, sur la formation de ses forces de défense et sur le développement de ses capacités nationales. Le débat qui s’ouvre aujourd’hui dépasse donc le seul cas d’Israël. Il pose une question plus large, celle de l’autonomie stratégique des pays africains. Pendant trop longtemps, les dirigeants du continent ont eu tendance à croire que la sécurité devait être importée, comme un produit technologique venu d’ailleurs. Or, les événements récents rappellent que la souveraineté ne peut être déléguée indéfiniment. Le mythe de l’invincibilité de Tel-Aviv apparaît désormais sérieusement ébranlé. Cela ne signifie pas qu’Israël cesse d’être une puissance militaire importante. Mais cela montre que la réalité est plus complexe que l’image qui en a été longtemps diffusée. Comme toute nation, Israël est confronté à des défis, à des adversaires déterminés et à des limites structurelles. Pour beaucoup d’observateurs, cette prise de conscience marque la fin d’une illusion entretenue depuis des années. Le monde découvre peu à peu que la puissance militaire et sécuritaire d’un État, aussi impressionnante soit-elle, n’est jamais absolue. Et c’est peut-être là la principale leçon de ces événements: aucune forteresse n’est totalement imprenable, aucun système de sécurité n’est parfait et aucun mythe ne résiste indéfiniment à l’épreuve des faits. Par Jean-Claude Djéréké Écrivain ivoirien

Afrique : les dirigeants s’engagent à transformer le secteur de l’énergie pour combler le déficit énergétique

Afrique : les dirigeants s’engagent à transformer le secteur de l’énergie pour combler le déficit énergétique

Trente chefs d’État et de gouvernement africains se sont engagés hier, mardi 28 janvier, à mener des réformes et des actions concrètes pour élargir l’accès à une électricité fiable, abordable et durable afin de stimuler la croissance économique, d’améliorer la qualité de vie et de stimuler la création d’emplois sur tout le continent. Les dirigeants ont pris cet engagement dans une déclaration publiée à l’occasion du Sommet africain de l’énergie Mission 300, qui s’est tenu pendant deux jours dans la capitale économique tanzanienne, Dar es Salam. Les partenaires de la Mission 300 ont promis plus de 50 milliards de dollars pour soutenir l’amélioration de l’accès à l’énergie en Afrique. La déclaration de Dar es Salam sur l’énergie représente une étape clé pour combler le déficit énergétique en Afrique, où plus de 600 millions de personnes vivent actuellement sans électricité. Les engagements pris dans cette déclaration sont un élément essentiel de l’initiative Mission 300, qui réunit des gouvernements, des banques de développement, des partenaires, des organismes philanthropiques et le secteur privé en vue de raccorder 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici 2030. La déclaration va maintenant être soumise pour adoption lors du sommet de l’Union africaine en février. En s’attaquant au défi fondamental de l’accès à l’énergie, la Mission 300 devient la pierre angulaire du programme d’emploi pour la population jeune croissante de l’Afrique et le fondement du développement futur. Douze pays — le Tchad, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo, le Liberia, Madagascar, le Malawi, la Mauritanie, le Niger, le Nigéria, le Sénégal, la Tanzanie et la Zambie — ont présenté des Pactes nationaux pour l’énergie détaillés qui fixent des objectifs pour élargir l’accès à l’électricité, accroître l’utilisation des énergies renouvelables et attirer des capitaux privés supplémentaires. Ces plans spécifiques à chaque pays sont assortis d’échéances, fondés sur des données, approuvés au plus haut niveau et sont axés sur la production d’électricité à un prix abordable, l’extension des connexions et l’intégration régionale. Ils visent à accroître l’efficacité des services publics, à attirer les investissements privés et à développer des solutions de cuisson propre. Déployant des technologies de cartographie électronique et par satellite, ces pactes identifient les solutions les plus rentables pour fournir de l’électricité aux zones mal desservies. « La Tanzanie est honorée d’avoir accueilli un sommet aussi exceptionnel pour discuter de la manière dont, en tant que dirigeants, nous pourrons tenir la promesse faite à nos citoyens de leur fournir de l’électricité et des solutions de cuisson propre qui transformeront les vies et les économies », a déclaré S.E. Mme Samia Suluhu Hassan, présidente de la République Unie de Tanzanie. La mise en œuvre des Pactes nationaux pour l’énergie nécessitera une volonté politique, une vision à long terme et le soutien total des partenaires de la Mission 300. Les gouvernements ouvrent la voie par le biais de réformes globales, complétées par un financement concessionnel accru et des partenariats stratégiques avec des organismes philanthropiques et des banques de développement afin de stimuler l’augmentation des investissements du secteur privé. M. Akinwumi A. Adesina, président du Groupe de la Banque africaine de développement, a souligné la nécessité d’une action décisive pour accélérer l’électrification à travers le continent. « Il est impératif d’engager des réformes pour accroître la part des énergies renouvelables, optimiser la performance des services publics, assurer la transparence dans l’octroi des licences et les accords d’achat d’électricité, et établir des régimes tarifaires prévisibles qui reflètent les coûts de production. Notre effort collectif est de vous soutenir, Mesdames et Messieurs les chefs d’État et de gouvernement, dans l’élaboration et la mise en œuvre de Pactes nationaux pour l’énergie clairs et pilotés par les pays, afin de concrétiser vos visions du secteur de l’électricité dans vos pays respectifs. » « L’accès à l’électricité est un droit humain fondamental. Sans lui, les pays et les populations ne peuvent prospérer », a déclaré Ajay Banga, président du Groupe de la Banque mondiale. « Notre mission, qui consiste à fournir de l’électricité à la moitié des 600 millions de personnes qui n’y ont pas accès en Afrique, est une première étape cruciale. Pour réussir, nous devons accepter une vérité simple : personne ne peut le faire seul. Les gouvernements, les entreprises, les organismes philanthropiques et les banques de développement ont chacun un rôle à jouer — et ce n’est que grâce à la collaboration que nous pourrons atteindre notre objectif. » Au cours du sommet, les partenaires ont annoncé une série d’engagements : Le Groupe de la Banque africaine de développement et le Groupe de la Banque mondiale prévoient d’allouer 48 milliards de dollars de financement à la Mission 300 jusqu’en 2030, un montant susceptible d’évoluer pour s’adapter aux besoins de mise en œuvre. L’Agence française de développement (AFD) : 1 milliard d’euros pour soutenir l’accès à l’énergie en Afrique. La Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (AIIB) : 1 à 1,5 milliard de dollars pour soutenir la Mission 300. Le Groupe de la Banque islamique de développement (BID) : 2,65 milliards de dollars pour soutenir la Mission 300 et l’accès à l’énergie en Afrique entre 2025 et 2030. Le Fonds OPEP : un engagement initial de 1 milliard de dollars pour soutenir la Mission 300, avec un financement supplémentaire à venir. Le Groupe de la Banque mondiale et le Groupe de la Banque africaine de développement : lancement de Zafiri, une société d’investissement qui soutient des solutions portées par le secteur privé, telles que les mini réseaux d’énergie renouvelable et les systèmes solaires domestiques. Les partenaires fondateurs de Zafiri investiront jusqu’à 300 millions de dollars dans la première phase et mobiliseront jusqu’à 1 milliard de dollars pour combler le déficit persistant de capitaux propres sur ces marchés en Afrique. Les engagements fermes pris par les gouvernements et les partenaires lors du sommet démontrent le pouvoir unique du partenariat de la Mission 300. En combinant les réformes gouvernementales, l’augmentation des financements et l’effet de levier des partenariats public-privé, les pays africains sont en mesure de traduire leurs plans en actions, offrant ainsi des avantages tangibles à des millions de personnes. Le Sommet africain de l’énergie Mission 300 a été organisé par la République Unie de Tanzanie, l’Union africaine, le Groupe de la Banque africaine de développement et le Groupe de la

Géopolitique : à propos de ces dangereuses alliances…

Géopolitique : à propos de ces dangereuses alliances…

PARLONS-EN. De la même manière qu’au XIX e siècle, l’Afrique a payé au prix fort de la compétition qui existait entre états européens pour se partager l’Afrique, chaque tracé de frontières sur le continent africain étant à comprendre comme la marque des guerres en Europe, au jour d’aujourd’hui l’Afrique est en voie de redevenir la victime des affrontements entre pays occidentaux dont les USA en tête contre les autres pays. De nombreux dirigeants africains qui signent des accords stratégiques de défense de deux côtés de l’Oural, devenant ainsi de dangereux proxies, manœuvrent juste sur le moyen terme et n’ont aucune idée des conséquences coûteuses que ce petit jeu politique aura à long terme sur l’avenir de l’Afrique tout entière et sur leurs propres pays respectifs. Par Germain Nzinga

Les dirigeants africains doivent trouver des moyens d’encourager les investissements pétroliers et gaziers en cours

Les dirigeants africains doivent trouver des moyens d’encourager les investissements pétroliers et gaziers en cours

TRIBUNE ECO. Alors que la 28e Conférence des Parties (COP28) de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique de 2023, qui s’est tenue à Dubaï, touchait à sa fin, la détermination des 200 délégués était palpable. Reconnaissant que l’ère des combustibles fossiles était sur le point de s’achever, ils se sont collectivement engagés à accélérer sa fin. Cette conférence a été annoncée comme « le début de la fin » pour le charbon, le pétrole et le gaz naturel. Les clous et les marteaux étaient prêts à frapper le cercueil d’une industrie des combustibles fossiles vouée à la mort. La conférence a débouché sur un accord global connu sous le nom de « bilan mondial ». Cette stratégie ambitieuse fixe des objectifs clés : tripler la capacité des énergies renouvelables, doubler le taux d’amélioration de l’efficacité énergétique d’ici à 2030, accélérer la réduction de la production d’électricité à partir du charbon sans captage du carbone et intensifier les efforts pour ne plus dépendre des combustibles fossiles dans les systèmes énergétiques. Le message général était clair : il est impératif d’opérer une transition complète vers les sources d’énergie renouvelables, tandis que les combustibles fossiles doivent être laissés dans le sol. Toutefois, cette approche binaire « soit l’un, soit l’autre » pose un dilemme de taille aux nations africaines. Les avantages économiques et sociaux découlant des combustibles fossiles sont toujours essentiels pour nous, qu’il s’agisse de réduire la pauvreté énergétique ou de soutenir nos économies. En outre, nous pensons que ces avantages peuvent être exploités tout en répondant aux préoccupations liées au changement climatique. Notre appel à la compréhension des nations occidentales et des groupes de défense de l’environnement, qui intensifient leurs efforts pour stopper les nouveaux investissements dans les projets pétroliers et gaziers africains, semble tomber dans l’oreille d’un sourd. La lutte pour obtenir le financement des projets s’intensifie. Le 30 novembre 2023, The Economist a révélé que 27 banques avaient renoncé à financer le projet d’oléoduc d’Afrique de l’Est, et que de nombreuses autres avaient décidé de ne pas financer directement de nouvelles initiatives dans le domaine du pétrole et du gaz. Pourtant, il y a des lueurs d’espoir, notamment en Namibie. Nous y avons introduit des réformes visant à réduire les risques pour les investisseurs. Il y a près d’un an, d’importantes découvertes de pétrole et de gaz offshore ont récompensé les investissements de majors pétrolières telles que Shell, TotalEnergies et QatarEnergy en Namibie. À la suite de ces découvertes, la Namibie a connu une recrudescence des activités d’exploration. Au début de l’année 2024, la société portugaise Galp Energia a annoncé la découverte d’une importante réserve de pétrole léger dans le bloc offshore PEL83 de la Namibie. Galp, avec ses partenaires NAMCOR et Custos Investments Ltd, prévoit d’explorer des profondeurs plus importantes. Les prochaines campagnes de forage menées par Chevron (États-Unis) et Woodside Energy (Australie) devraient poursuivre sur cette lancée. Cela témoigne d’un fait irréfutable : malgré la pression mondiale en faveur d’une transition quasi instantanée vers les énergies renouvelables, les avantages immédiats pour nous (et pour de nombreuses nations africaines) résident encore principalement dans le pétrole et le gaz. Un retour à la réalité Le passage immédiat aux énergies renouvelables, tel que suggéré par le bilan mondial de la COP28, est irréaliste et trop idéaliste. En réalité, toute transition rapide vers les énergies renouvelables ne serait viable que si l’Afrique, voire le monde, était prête à s’appuyer entièrement sur l’énergie éolienne, hydraulique, houlomotrice et solaire pour alimenter les foyers, les entreprises, les véhicules et les industries. Malheureusement, nous en sommes loin. Par exemple, malgré l’abondant potentiel de l’Afrique en matière d’énergie solaire et éolienne (60 % de la capacité de la planète), nos capacités de production réelles sont radicalement différentes. Nous sommes peut-être surnommés le « continent du soleil », mais notre capacité de production d’énergie solaire ne représente que 1 % du total mondial. En Afrique subsaharienne, la biomasse reste la principale source d’énergie pour de nombreuses personnes. N’en doutons pas, la Namibie reste engagée dans la voie des énergies renouvelables. Nous avons fait des progrès considérables dans la mise en place d’une économie verte basée sur l’hydrogène, comme en témoignent des projets tels que le Tsau Khaeb de 3 gigawatts et d’autres à Kharas, Kunene et Walvis Bay. Toutefois, il faudra du temps et de l’argent pour atteindre la parité avec les capacités mondiales en matière d’énergies renouvelables. Beaucoup d’argent que la plupart, sinon tous les pays qui composent le « continent du soleil », n’ont pas. Un soutien financier peu convaincant Pour être juste, ce manque de financement n’est pas passé inaperçu. Des institutions telles que la Banque mondiale, les Nations unies et l’Agence internationale de l’énergie ont exhorté les économies développées à investir dans les infrastructures africaines d’énergie renouvelable. Jusqu’à présent, le soutien financier a été décevant. Cela signifie qu’en dépit de leur ferveur et de leurs promesses en matière d’énergies renouvelables, les pays occidentaux les plus riches – qui contribuent collectivement le plus aux émissions mondiales – ne joignent pas le geste à la parole. L’Agence internationale de l’énergie estime que l’Afrique aurait besoin de plus de 200 milliards de dollars par an jusqu’en 2030 pour atteindre les objectifs énergétiques et climatiques du scénario pour une Afrique durable. Pourtant, malgré l’augmentation des investissements dans les énergies propres partout ailleurs, seule une petite fraction de ce montant, environ 25 milliards de dollars, a été investie dans le développement d’infrastructures renouvelables en Afrique. Cette insuffisance est encore plus prononcée si l’on tient compte de l’explosion démographique de l’Afrique, qui devrait représenter 25 % de la population mondiale d’ici à 2050. Les besoins énergétiques du continent augmenteront de façon exponentielle et le déficit de financement ne semble pas près de se résorber. À ce jour, les partenariats pour une transition énergétique juste, une initiative de la COP26, destinée à financer le développement durable dans les économies émergentes, n’a pas encore été mise en œuvre de manière efficace ou n’a pas produit de résultats significatifs. C’est dans ce contexte qu’il faut remettre en question

TRIBUNE. De Congolais Zoba à Congo Mboka Elengi !

TRIBUNE. De Congolais Zoba à Congo Mboka Elengi !

Il n’est pas de Congolais qui ne garde chevillée au cœur la saine obsession de voir le Congo accéder à une sagesse et à une intelligence qui nous tirent de ce détestable enlisement qui nous vaut les sarcasmes des ouest africains. A un Congolais qui s’est payé sa tête dans le train, l’homme visiblement un malien lui dit, mais vous que faites-vous ici ? Vous n’êtes pas nombreux et les richesses dans votre pays sont indénombrables. Pourquoi vous venez baguenauder en France ? Docteurs, ingénieurs, tous ceux qui connaissent papier, vous avez ça. Qu’est ce qui ne va pas avec vous, honte de l’Afrique ? Posez la question à vos dirigeants, d’où vient leur rédhibitoire incapacité de réaliser votre pays ? Même le vol ne peut pas tout expliquer. L’Equato-guinéen vole ainsi que son turbulent fils. Cependant, regardez ce qu’ils ont sorti de la forêt équatoriale, des réalisations d’un modernisme pointu !   De la compréhension de la politique, vous avez retenu le plaisir jouissif d’enfermer des frères, de les tuer le cas échéant, pour le plaisir de rentrer, moyennant argent, dans le lit des veuves.  Vous aviez une belle avance avec radio Brazzaville, une matinale télévision avec Youlou. Aujourd’hui, pathétiques derniers sur le terrain du développement, on vous surnomme par les Ouattara et les Condé et votre chef est content. Sitôt qu’il est parti, les rires fusent. Vous êtes riches et impuissants mon Frère. Arrives à Bamako, tous les grands magasins, les gigantesques semi-remorques qui rallient la Côte d’Ivoire au Mali sont le fruit de l’enrichissement de nos pères, réalisé à Kinshasa, Brazzaville et le Libreville.  Congo Zoba situe le constat global c’est vrai, mais il est injuste car ce n’est pas le peuple qui est bête, mais les dirigeants qui volent leur pays et vont parquer l’argent en Chine et en France, pays qui eux, bien entendu, travaillent avec. Modibo, Konaré, n’auraient jamais fait cela. Le patriotisme, ils connaissaient. Ils ne leur seraient pas arrivés de faire disparaître comme neige au soleil, 14 000 milliards. Curieusement, personne pour en répondre ! Malheureusement au Congo, même les associations qui ont pignon sur rue, ont avalé leur statut. A l’image du mouvement « Publiez ce que vous Payez », qui œuvre sur le plan mondial à ce que les revenus pétroliers, gaziers et miniers contribuent à améliorer la vie des citoyens, s’est détourné de sa mission première, pour vociférer sur la gestion du fonds Covid 19, avec pour seule obsession de jouer les rabatteurs pour couler une cible. Un militantisme en trompe l’œil ! Quand des experts en pétrole deviennent spécialistes du Covid, c’est qu’il y’a du grisou dans l’hypothalamus. Pour la petite histoire, le fonds Covid était géré par M. Clément Mouamba et M. Firmin Ayessa et non par la Ministre Lydia Mikolo.  Oui, impossible n’est pas congolais ! Vraiment triste pour ce petit pays riche dont la volonté de grandir se cogne inlassablement contre l’imperium d’une boulimie financière toujours inassouvie d’une caste de larrons pathologiques.  On pourrait compatir avec mépris à cette frénétique boulimie financière dont elle est désormais addict pour accéder aux faveurs des hétaïres et se constituer un patrimoine faramineux ex nihilo, mais pas question de nous laisser distraire, gardons notre esprit éclairé !  On comprend mieux pourquoi notre pays est devenu « Congo mboka élengi » pour les riches parvenus du premier cercle et « Congolais Zoba, ka kudila » pour la majorité silencieuse.  Que Dieu délivre le Congo. Laurent DZABA Président du Mouvement Panafricain et Citoyen.

Les dirigeants africains s’engagent à prendre des mesures urgentes pour soutenir la reprise et renforcer la résilience

Les dirigeants africains s’engagent à prendre des mesures urgentes pour soutenir la reprise et renforcer la résilience

Les dirigeants africains se sont engagés, vendredi (17 février, dnr) à Addis-Abeba, à prendre des mesures immédiates pour intégrer dans leurs plans de développement nationaux les recommandations du rapport Performance et perspectives macroéconomiques de l’Afrique, que vient de publier la Banque africaine de développement. Le président zambien Hakainde Hichilema a déclaré que l’étude du Groupe de la Banque africaine de développement, a donné une impulsion aux dirigeants du continent pour aller de l’avant dans la mise en œuvre des réformes nécessaires. Son allocution a été prononcée par son ministre des Finances et de la Planification nationale, Situmbeko Musokotwane lors de la présentation du rapport, en marge du 36e sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba. Selon le président Hichilema, le rapport est une étape importante dans la quête de connaissances fondées sur des données probantes pour éclairer l’élaboration des politiques en vue d’un avenir plus prospère et durable pour l’Afrique. « Les conclusions de cet important rapport nous fournissent, un ensemble de politiques concrètes que nous devons mettre en œuvre d’urgence pour soutenir la reprise et renforcer la résilience en Zambie, et sur le continent plus généralement », a souligné le président Hichilema. Il a fait observer que, bien que la Zambie n’ait pas été épargnée par les chocs mondiaux, son économie a fait preuve de résilience. Il a également déploré l’impact de l’importante dette de la Zambie sur la stabilité budgétaire du pays et a déclaré que son administration avait lancé des réformes qui stimuleraient la croissance économique pour atteindre 4 % en 2023 et 4,3 % en 2024. Le Groupe de la Banque africaine de développement a publié la première édition du rapport Performances et perspectives macroéconomiques de l’Afrique le 19 janvier. Ce rapport a depuis suscité un vif intérêt des décideurs en Afrique et dans le monde. Ce rapport semestriel offre aux décideurs, aux investisseurs internationaux, aux chercheurs et aux partenaires au développement des évaluations actualisées, fondées sur des données probantes, des performances macroéconomiques actualisées du continent. Il présente également des perspectives à court et moyen terme. Le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a indiqué que le rapport sera présenté aux chefs d’État lors du sommet de l’Union africaine afin d’aider à orienter la planification nationale. « Le savoir, c’est le pouvoir. Ce rapport, qui sera publié deux fois par an, est une mine de connaissances — avec un aperçu approfondi de ce qui se passe en Afrique dans la sphère macroéconomique. Il identifie les défis et les opportunités pour le bien de notre continent », a-t-il déclaré. « Si les gouvernements, le secteur privé et les autres parties prenantes s’approprient le rapport, ils seront en meilleure posture pour prendre des décisions éclairées », a déclaré M. Faki Mahamat. Le rapport appelle notamment, à des réformes structurelles opportunes pour renforcer l’industrialisation avec le soutien des gouvernements dans des domaines clés. « Toutes les questions soulevées dans le rapport touchent aussi notre pays. Nous avons conduit le Nigeria sur la voie de l’ère pré-Covid-19, mais nous sommes toujours confrontés à certains défis », a déclaré la ministre des Finances, du Budget et de la Planification nationale du Nigeria, Zainab Ahmed, avant d’ajouter : « Nous avons demandé une facilité de trésorerie dans le cadre des droits de tirage spéciaux pour servir d’amortisseur. Nous avons également souhaité que les banques multilatérales de développement nous accordent des financements à plus long terme. Le Nigeria a fait preuve d’une grande résilience. Nous avons juste besoin de ce soutien pour nous permettre d’exploiter pleinement notre potentiel. » Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, a fait observer que, bien que les économies africaines aient fait preuve d’une remarquable résilience, un soutien mondial est nécessaire pour aider le continent à faire face aux fardeaux financiers et aux défis en matière de sécurité. « Malgré le ralentissement occasionné par de multiples chocs, l’Afrique a fait preuve d’une résilience continue dans tous les pays, sauf un, et a maintenu un taux de croissance positif en 2022 avec des perspectives stables en 2023 et 2024. Les économies africaines sont effectivement résilientes », a déclaré M. Adesina. Il a appelé à un soutien fort et collectif en faveur de l’Afrique pour aider le continent à relever les défis auxquels il est confronté, en particulier le fardeau de la dette et les vulnérabilités liées à celle-ci. « L’Afrique ne peut pas gravir la pente raide en portant un sac de dettes sur son dos, a déclaré le président Adesina. La canalisation des 100 milliards de dollars supplémentaires de droits de tirage spéciaux fera une énorme différence. Nous devons unir nos forces pour exploiter les énormes possibilités qu’offre l’Afrique. Il ne fait aucun doute que nous ferons de grands progrès. Cependant, nous devons travailler vite, être inclusifs et compétitifs ». Le ministre égyptien adjoint des Finances chargé des Politiques et des Affaires économiques, Mohammed Ibrahim, a déclaré que le rapport était utile aux décideurs et aux chercheurs africains dans la mesure où il constitue une banque de données opportune de projets de développement et de planification solides et fondés sur des données probantes. Le directeur du Centre pour le développement durable de l’université de Columbia, l’économiste Jeffrey Sachs, a déclaré que l’Afrique avait la capacité d’atteindre une croissance annuelle de 7 à 10 %. Il a fait observer que l’Afrique pouvait tirer parti de sa population pour développer un marché unique robuste, citant des exemples comme la Chine et l’Inde. « La création d’un marché unique permettra à l’Afrique de se positionner parmi les trois plus grands marchés mondiaux. C’est le continent qui a le plus grand potentiel de croissance », a-t-il déclaré, appelant les dirigeants africains à construire des infrastructures régionales vitales et de combler les lacunes en matière d’infrastructures au cours des prochaines décennies. Jeffrey Sachs a exhorté les gouvernements africains à mener une révolution pour assurer un accès aux soins de santé et à l’éducation à un prix abordable. il a, en outre, appelé à un financement accru du continent afin de le placer sur la voie de la croissance durable, faisant observer que la Banque africaine de développement est essentielle pour

La France pourrait restituer les biens mal acquis de dirigeants africains

La France pourrait restituer les biens mal acquis de dirigeants africains

Après 15 années de combat des organisations non-gouvernementales, la France s’apprête à adopter un mécanisme de restitution aux populations des avoirs saisis dans les affaires dites de « biens mal acquis » par des dirigeants étrangers, notamment du Congo, du Gabon et de la Guinée équatoriale. Les « biens mal acquis » désignent des avoirs et biens publics détournés par des dirigeants étrangers ou leurs proches à des fins personnelles : biens immobiliers luxueux, voitures, montres, comptes en banque. Une fois la mesure votée ce mardi à l’Assemblée nationale et le 21 juillet au Sénat, un vaste chantier s’ouvre pour la mettre en œuvre dans les pays concernés, via des projets de développement. La France a longtemps fait figure de destination privilégiée pour constituer ces patrimoines. En 2008, les ONG Sherpa et Transparency International ont déposé plainte contre des dirigeants du Gabon, du Congo ou de Guinée équatoriale, ouvrant la voie à des enquêtes. La procédure la plus avancée concerne Teodorin Obiang, le fils du président de Guinée équatoriale, condamné en appel le 10 février 2020 à trois ans de prison avec sursis, 30 millions d’euros d’amendes et des confiscations. Un arrêt de la Cour de cassation est attendu le 28 juillet… Lire la suite sur Africanews