Le bal des mendiants

TRIBUNE. Des AFRICAINS endimanchés ont répondu massivement à la CONVOCATION de leur maître. C’est l’occasion rêvée pour ces Nè…sans repère d’étaler toute leur misère MORALE. Ils sont tous tombés sous le charme d’un masque derrière lequel se cache un visage jovial, parfaite incarnation de l’IMPERIALISME. C’est le principal atout du jeune loup pour attirer les FAIBLES d’esprit dans sa tanière. La tendance en Leucodermie est d’élire de jeunes dirigeants pour donner l’impression aux AFRICAINS qu’ils seront plus aptes à prendre soin de la FAUNE (angloFAUNE, francoFAUNE,lusoFAUNE, GermanoFAUNE, ispanoFAUNE). Soyons très vigilants, le carnassier ne sera JAMAIS herbivore. La VERITE est que les fortes doses d’anesthésie (APE, PAS, NEPAD, etc) n’ont plus d’effet sur l’AFRIQUE dont le réveil inquiète toutes les chancelleries OXYdentales. Le Président EMMANUEL MACRON tente subtilement d’administrer un nouveau SEDATIF aux AFRICAINS. L’an dernier, il s’est rendu au SHRINE, le temple de l’Afrobeat au Nigéria, accompagné d’une brochette de stars avides de notoriété. Invitée à pousser la chanson lors du centenaire de la première guerre « mondiale » sous l’arc de triomphe, ANGELIQUE KIDJO n’a réussi à émouvoir que son ombre. La mayonnaise n’a pas pris. La jeunesse AFRICAINE est déterminée à se débarrasser des derniers vestiges coloniaux symbolisés par le franc C.F.A (Colonies Françaises d’Afrique, dénomination d’origine). Le Président MACRON s’est donc servi du Président ghanéen NANA AKUFO ADDO, en visite officielle en France, comme un appât. Ce dernier mène une offensive diplomatique dans la diaspora africaine (anglophone) pour lui signifier que l’heure de la REDEMPTION a sonné et qu’il était temps de retourner au bercail. Le PANAFRICANISME, véritable cauchemar des prédateurs, jugé pourtant utopique, semble se concrétiser. Le GHANA a décrété 2019 comme l’année du retour, celle marquant le CENTENAIRE de la création de la BLACK STARLINE, compagnie maritime de l’étoile noire de l’honorable MARCUS GARVEY. Des programmes de jumelage universitaire, de libre circulation, une véritable coopération médicale ont été mis en place par les autorités ghanéennes et celles des pays clefs du CARICOM. L’enthousiasme de cette coopération dépasse les zones linguistiques dans la diaspora HISTORIQUE. Il faut donc couper l’herbe sous le pied de NANA AKUFO ADDO en convoquant une pseudo élite intellectuelle africaine FAIBLE, COMPLEXEE et ILLEGITIME. La solution n’est pas d’aller consommer des petits fours, du caviar ou s’abreuver des boissons pétillantes à l’ELYSEE A bon entendeur… Par Nysymb Lascony
Les acteurs et réalisateurs de la diaspora africaine en Europe cherchent leur place

Le Festival de Cinéma Africain de Tarifa-Tanger donne la parole à des artistes noirs de l’Espagne, du Portugal, du Royaume-Uni et de l’Italie. Modérés par la journaliste espagnole Lucia Mbomio, plusieurs des artistes noirs les plus renommés d’Europe se sont réunis à Tarifa, ville espagnole située à 14 kilomètres de la côte marocaine, pour discuter de leur situation dans différents contextes géographiques. Samedi dernier neuf acteurs ont mis en commun des expériences, des problématiques et des défis dans le but de revendiquer la visibilité et la normalisation de la présence de comédiens d’origine africaine dans la production audiovisuelle de chaque pays représenté dans l’espace de formation et réflexion l’Arbre à Palabres du Festival de Cinéma Africain de Tarifa-Tanger 2018, célébré cette semaine. Les afro-descendants espagnols ont eu une participation considérable au festival, comme illustré sur l’affiche de la 15ème édition du FCAT. Le protagoniste : Emilio Buale, le premier acteur espagnol d’origine africaine à avoir un rôle significatif dans un film Bwana (1996) du réalisateur Imanol Uribe. D’ailleurs, Lucia Mbomio a rompu la glace du débat dénonçant que la plupart des acteurs noirs en Espagne sont attachés à représenter « des personnages hypersexualisés, des pauvres ou des soigneurs, entre autres ». Mbomio a dénoncé les productions espagnoles se déroulant dans une Afrique rurale qui ignore la vie urbaine des années de la lutte pour l’indépendance. Ensuite, l’actrice hispano-marocaine Farah Hamed, née à Tétouan et grandie à Algésiras, a affirmé que: « la plupart des rôles que nous devons jouer représentent une réalité caduque ». Cependant, Hamed a reconnu que les choses ont changé dernièrement et les rôles deviennent plus réels et moins stéréotypés. Astrid Jones, espagnole d’origine de la Guinée Equatoriale, a avoué qu’elle a refusé de devoir être toujours attachée à « jouer l’immigrante, la prostituée ou la domestique », des personnages stéréotypés très éloignés de la réalité. D’autre part, Iris Peynado, actrice dominicaine de 60 ans résidant en Italie, a mis en lumière l’aggravant de la couleur de la peau et du genre pour les artistes d’origine afro. Peynado avoue avoir eu une carrière couronnée de succès jusqu’au moment où elle est devenue plus âgée. Elle a déclaré que le seul espace pour les acteurs noirs dans ce pays est borné à représenter « la brésilienne ou la roumaine » et qu’il est ardu de convaincre les italiens qu’il « devrait y avoir d’autres rôles pour nous ». Finalement, Ângelo Torres, acteur de São Tomé-et-Principe, résidant à Lisbonne, a proclamé que « le Portugal accepte que les noires restent dans l’exploitation agricole mais quand il faut les inviter à la casa grande (maison du maître), les problèmes arrivent ». En revanche, il a souligné que la situation des acteurs noirs au Portugal est très différente par rapport à d’autres pays européens. Torres a admis que les comédiens afro-descendants ont un lien plus étroit avec la production théâtrale ou cinématographique des pays lusophones que les espagnols ou les italiens. Les réalisateurs afrodescendants en Europe Newton I. Awaka, réalisateur nigérian, auteur de Rage, le premier film réalisé par un cinéaste noir dans l’histoire du cinéma britannique, affirme que l’Europe et les grands producteurs de l’industrie audiovisuelle et les systèmes publiques de financement du cinéma ont peur des cinéastes afro-descendants : « Ils craignent la voix des noirs, ils craignent qu’on dévoile notre vérité ». Il a expliqué également qu’il ne s’agit pas d’un groupe de blancs conspirant pour empêcher que les noirs se fassent entendre, mais plutôt d’un racisme institutionnel qui se trouve dans l’inconscient des élites européennes du domaine de l’art et de la culture. « Ils ont peur simplement de notre regard sur la réalité ». A son tour, Santiago Zannou, réalisateur de El truco del manco, lauréat de trois prix Goyas en 2009, a expliqué que « l’industrie est juste intéressée par la vision de la réalité des blancs ». Zannou a critiqué le long-métrage espagnol El cuaderno de Sara, inadmissible et offensif pour les africains par sa vision paternaliste et réductionniste sur l’Afrique, un monstre qui menace les blancs. Zannou a parlé de l’ignorance et du cynisme des grands groupes médiatiques espagnols. « J’ai présenté à une dame un projet d’un film que je voulais faire et la première des choses qu’elle m’a demandé : Mais penses-tu vraiment qu’il y-a-t-il du racisme en Espagne ? ». Finalement, Fred Kudjo Kuornu, réalisateur italo-ghanéen, a expliqué qu’il a trouvé plus facile de tourner aux États-Unis qu’en Italie. Selon le réalisateur de Blaxploitalian, il est ardu d’obtenir des fonds du système publique de financement italien et qu’il est obligé d’autoproduire ses œuvres. Il a assuré également que les producteurs préfèrent des projets de cinéastes blancs et quand ils reçoivent ceux d’un cinéaste noir parfois ils ne les lisent même pas. Cette édition de l’Arbre à Palabres se déroule dans le cadre du Programme ACERCA de l’Agence Espagnole de Coopération et Développement, AECID. Avec FCAT
Casablanca: La diaspora africaine au cœur de l’édition Hub Africa 2018

Hub Africa prend de nouveau de la hauteur, à l’occasion de sa sixième édition prévue les 2 et 3 mai prochain à l’Espace Toro de Casablanca. Initiée par NGE Impact, la première plateforme des investisseurs et des entrepreneurs en Afrique se lance cette année un tout nouveau challenge : braquer ses projecteurs sur la diaspora africaine. En effet, l’édition Hub Africa 2018, co-organisée par l’Association marocaine des exportateurs (ASMEX) et l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), est placée sous le signe « La diaspora africaine au service du développement du continent ». Lors d’une rencontre tenue récemment à Casablanca, les promoteurs de cet événement ont expliqué que ce thème témoigne du rôle et de la partition des communautés africaines établies dans les quatre coins du monde. Ils ont précisément indiqué que cette édition de par sa thématique illustre « la place que nous voulons donner à la diaspora et à la triangulaire Nord/Sud/Sud et faire de Casablanca la porte d’entrée pour les entreprises africaines en Europe et vice versa ». Comme l’a souligné le président de Hub Africa, Zakaria Fahim, « aujourd’hui on veut lancer le fonds de la diaspora. C’est-à-dire qu’on s’est rendu compte que sans elle, il manquerait un levier important à l’Afrique ». Selon lui, « on a tout intérêt si l’on veut accélérer le développement du continent de voir comment on peut la faire adhérer et contribuer à ce processus sans commettre l’erreur que beaucoup font en pensant que pour qu’elle puisse accompagner le développement du continent, cette diaspora doit être physiquement présente sur le continent », a-t-il confié. Poursuivant son propos, Zakaria Fahim a précisé que «nous voulons, à l’instar de l’Inde, de la Chine et de la Turquie, demander aux membres de cette dernière d’être les meilleurs dans les pays d’accueil, tout en apportant leur contribution à l’essor du continent. Laquelle peut être technologique, financière ou concerner le réseautage, ou les trois en même temps, mais pas forcément de les amener à être présents physiquement en Afrique». Ainsi, selon lui, « grâce à ce fonds, ils peuvent ainsi contribuer, investir sans pour autant être sur place, ce n’est pas toujours la meilleure des solutions ». Abordant la question des nouveautés de ce rendez-vous, les organisateurs ont annoncé la présence du chef de l’Etat du Sénégal, Macky Sall et du chef du gouvernement Salaheddine El Othmani qui prononceront une allocution à l’ouverture de cet événement. A noter que de nombreuses autorités dont des ministres marocains et d’Afrique subsaharienne sont attendus lors de cette édition, à l’instar des ministres de l’Agriculture du Gabon (Biendi Maganga), des PME du Cameroun (Laurent Serge Etoundi Ngoa) et de l’Energie, des Mines et Développement durable (Aziz Rebbah) ainsi que le délégué des Affaires africaines du Maroc (Mouhcine Jazouli). Dans le même registre, les organisateurs ont aussi annoncé la tenue de la première édition du Bootcamp Hub Africa qui permettra de connecter durant cinq jours à Casablanca les lauréats des 10 nations participantes du Pitch Hub Africa. L’idée étant d’accélérer le développement de leur projet d’entreprises et leur sensibilité interculturelle. Soulignons que cette édition sera aussi l’occasion de pérenniser l’Espace Green Business créé au lendemain de la COP22 qui s’était tenue en novembre 2016 à Marrakech. Il s’agit de la première plateforme digitale visant la promotion des gestes éco-responsables et le développement durable dans les TPE et PME marocaines et africaines. Autre nouveauté de cette édition, la présentation de l’écosystème Innov de la CCG, ses fonds d’investissements et ses structures d’accompagnement labellisés. Comme cela a été expliqué, il s’agit d’un accélérateur des startups marocaines pour le continent africain. Signalons qu’outre ces nouveautés, le rendez-vous s’articulera autour de plusieurs autres activités tout aussi importantes dont des conférences. Les deux premières se dérouleront au premier jour et seront consacrées à « L’intégration du Maroc à la CEDEO : un levier pour être le Hub Africa » et à « La diaspora africaine au service du développement du continent ». Les trois autres se succéderont le jour suivant. Elles porteront respectivement sur : la « Cyber sécurité au service du développement de la valeur de nos entreprises », les « Regards croisés d’entrepreneurs africains » et « La diplomatie économique Afrique du Maroc. » A toutes ces activités s’ajoutent les incontournables de Hub Africa. A savoir : Africa Business Export, Hub Africa Awards, Pitch Huba Africa et la Saga Africa. Pour rappel, HUB Africa a été initié en 2012 sous le haut patronage de S.M. et avec le parrainage du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération. Depuis lors, l’événement n’a cessé de multiplier des initiatives soutenant des projets et des échanges intra-africains, mais aussi Nord-Sud. Des initiatives qui en feront, comme l’ont rappelé les organisateurs, « l’outil d’accompagnement par excellence des entrepreneurs africains vers la réussite en mettant à leur disposition tout l’écosystème aussi bien dans leur pays qu’à l’international ». Alain Bouithy