L’OIT salue la Déclaration pour une transition juste de la COP26

Plus de 30 nations, dont les principaux pays producteurs de charbon, ont signé une Déclaration par laquelle ils s’engagent à mettre en œuvre des stratégies qui garantissent que les travailleurs, les entreprises et les communautés sont soutenus dans la transition vers des économies plus vertes. La Déclaration pour une transition juste, adoptée lors de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique en Écosse, reconnaît la nécessité de veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte dans la transition vers des économies nettes zéro – en particulier ceux qui travaillent dans des secteurs, des villes et des régions dépendant d’industries et de productions à forte intensité de carbone. Elle reflète les Directives de 2015 de l’Organisation internationale du Travail (OIT) pour une transition juste , qui décrivent les étapes nécessaires vers des économies et des sociétés durables sur le plan environnemental et bien gérées, un travail décent pour tous, l’inclusion sociale et l’éradication de la pauvreté. Les signataires de la Déclaration sont les États-Unis, le Royaume-Uni, les 27 États Membres de l’UE, la Norvège, le Canada et la Nouvelle-Zélande. Elle fait suite aux engagements pris lors du sommet par plus de 40 pays de renoncer au charbon. “Pour l’OIT, une transition énergétique juste est urgente, indispensable et possible». […] Il est clairement établi qu’il y aura plus de gains pour l’économie et la population que de pertes. » Vic Van Vuuren, Directeur du département Entreprises de l’OIT L’OIT, dans le cadre du Conseil de transition énergétique de la COP26, a joué un rôle clé dans la rédaction de la Déclaration, qui a été lancée lors d’un événement de la COP26 auquel ont participé des représentants des pays producteurs de charbon, des agences multilatérales et des organisations non gouvernementales. Dans cette Déclaration, les pays s’engagent à: Soutenir les travailleurs, les communautés et les régions qui sont particulièrement vulnérables aux effets de l’abandon des économies à forte intensité de carbone. Promouvoir le dialogue social et l’engagement entre les gouvernements, les représentants des employeurs et des travailleurs, et les autres groupes concernés par la transition vers des économies vertes. Mettre en œuvre des stratégies économiques qui soutiennent les énergies propres, favorisent une croissance économique économe en ressources, créent des revenus et des emplois décents, et réduisent la pauvreté et les inégalités. Créer des emplois décents pour les personnes dans leurs zones locales, associés à la requalification et à la formation, et à la protection sociale pour ceux qui en ont besoin. Veiller à ce que les chaînes d’approvisionnement existantes et nouvelles créent des emplois décents pour tous, y compris les plus marginalisés, dans le respect des droits de l’homme. L’OIT soutiendra la mise en œuvre de la Déclaration par la promotion et l’application des normes internationales du travail. «Pour l’OIT, une transition énergétique juste est urgente, indispensable et possible», a déclaré le Directeur du département Entreprises de l’OIT, Vic Van Vuuren. «Une transition juste consiste à maximiser les gains économiques et sociaux, tout en gérant efficacement les risques de la transformation économique, technologique et sociale.» «Il est clairement établi qu’il y aura plus de gains pour l’économie et la population que de pertes. Cette Déclaration contribuera à garantir la mise en œuvre de cadres politiques complets et cohérents, afin que personne ne soit désavantagé par la transition vers des économies plus vertes.»
COP26 à Glasgow : « Il est temps de laisser derrière nous les discours stériles », alerte la Cheffe des droits de l’homme de l’ONU

« Sans une planète saine, il ne pourra pas y avoir de droits de l’homme, et si nous continuons sur notre lancée, il risque de ne plus y avoir d’êtres humains », a averti jeudi la Cheffe des droits de l’homme de l’ONU, invitant la communauté internationale à « une action urgente et prioritaire » pour prévenir « les effets néfastes des changements climatiques ». « Il est temps de laisser derrière nous les discours stériles, les promesses non tenues et les engagements rompus », a déclaré la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme Michelle Bachelet à l’occasion de la COP26. A la place, il s’agit d’adopter des lois, de mettre en œuvre des programmes et de financer rapidement et correctement des investissements, et ce sans plus attendre. D’une manière générale, la Haut-Commissaire estime que seule une action urgente et prioritaire permet d’atténuer ou d’éviter les catastrophes, qui auront des conséquences considérables, et dans certains cas mortelles, sur nous tous, en particulier sur nos enfants et petits-enfants. Il est temps de passer à une économie durable et à zéro émission de carbone Face à un tel scénario catastrophe, les gouvernements, les entreprises et les individus ont pour responsabilité commune de prévenir les effets néfastes des changements climatiques sur les droits humains, de les atténuer et d’y remédier. Une façon pour la Cheffe des droits de l’homme de rappeler qu’il est vraiment temps de passer à une économie durable et à zéro émission de carbone. Pour y arriver, il faut arrêter de subventionner les activités dont les effets néfastes sur la seule et unique planète ont été prouvés. Dans ce combat, elle préconise des modèles économiques respectueux de l’environnement et qui protègent les droits de l’homme. « Nous devons changer de cap dès maintenant, c’est notre seule chance si nous voulons protéger l’humanité », a insisté Mme Bachelet. « Soyons très clairs : la triple menace des changements climatiques, de la pollution et de la perte de la biodiversité constitue le plus important obstacle aux droits de l’homme de notre époque », a-t-elle fait valoir, invitant les États participant à la 26e Conférence des Parties, qui débute dimanche à Glasgow, à respecter leurs engagements existants en matière de financement de l’action climatique. Mobiliser des ressources pour les communautés pauvres et marginalisées A la limite, il s’agit de les « augmenter, et non pas les ignorer pour la deuxième année consécutive ». Pour l’ONU, les Etats doivent immédiatement mobiliser des ressources pour atténuer les effets des changements climatiques et s’y adapter. De plus, les personnes les plus exposées aux risques liés aux effets néfastes des changements climatiques, notamment les communautés pauvres et marginalisées, devraient être les premières bénéficiaires de ces ressources. Par ailleurs, celles et ceux qui sont directement affectés devraient avoir voix au chapitre, leur participation significative étant déterminante pour garantir une action efficace et équitable. Les États doivent également s’accorder sur des garanties environnementales et sociales, et veiller à ce que les personnes touchées par l’action climatique dans le cadre de l’Article 6 de l’Accord de Paris aient accès à des recours efficaces. Pour le Haut-Commissariat, il s’agit d’une obligation en matière de droits humains et d’une question de survie. A noter que le Conseil des droits de l’homme a adopté, en septembre dernier, une « résolution historique » reconnaissant clairement pour la première fois que chaque être humain a le droit de vivre dans un environnement propre, sain et durable. « Il s’agit d’une avancée remarquable, mais les déclarations de principe doivent se transformer en actions concrètes, assorties de ressources », a conclu Mme Bachelet. ONU
Le British Council lance la campagne mondiale «The Climate Connection » pour faire face à l’urgence climatique avant la COP26

CLIMAT. Le British Council a annoncé aujourd’hui le lancement d’une nouvelle campagne mondiale pour faire face à l’urgence climatique dans la perspective du sommet de la COP26 en Novembre. La campagne “The Climate Connection” rassemblera des gens du monde entier pour partager leurs idées et leurs perspectives sur les changements climatiques, et pour chercher des solutions utilisant l’éducation, l’art et la culture, et la science. Il offrira des conversations mondiales, des vitrines artistiques et scientifiques, des bourses universitaires, du financement, de la recherche et des opportunités de formation. Le Royaume-Uni accueillera la 26ème Conférence des Parties des Nations Unies sur le changement climatique (COP26) à Glasgow, en Écosse, du 1er au 12 Novembre. Le British Council soutient l’ambition du gouvernement britannique de faire de la COP26 la plus inclusive de l’histoire en utilisant ses réseaux mondiaux pour inspirer des millions de personnes à travers le monde à prendre des mesures contre le changement climatique. Une enquête menée par le British Council auprès de près de 40000 jeunes âgés de 18 à 34 ans dans 36 pays, y compris les pays du G20, a révélé que le changement climatique est perçu par eux comme étant le problème le plus important auquel le monde est confronté aujourd’hui. “The Climate Connection”, qui est lancée dans la semaine précédant la Journée mondiale de l’environnement le 5 Juin et qui se déroulera jusqu’au sommet de la COP26 en Novembre, comprend les initiatives suivantes : • 17 Commissions Créatives réunissant des personnes du Royaume-Uni et de 28 pays pour explorer le changement climatique à travers l’art, la science et la technologie numérique. Ces projets créatifs abordent des questions telles que la migration climatique, la pollution plastique, l’érosion côtière, la déforestation, la biodiversité, le paysage, la pollution atmosphérique, les feux de forêt et la fonte des glaciers. • Green Careers, qui aide les jeunes à bâtir des carrières réussies qui aident la planète, grâce à des conseils sur les possibilités d’éducation et les voies vers des emplois verts. • Le 3 Juin, le British Council accueillera The Climate Connection : Conversation for Change, un événement en ligne gratuit sur l’urgence climatique. Parmi les orateurs figurent le président de la COP26, Alok Sharma, et l’auteur et militant, Neil Gaiman. Kate Ewart-Biggs, directrice générale par intérim du British Council, a déclaré: « Le British Council est fier de soutenir les objectifs de la COP26 visant à unir les peuples du monde entier pour lutter contre les changements climatiques. Grâce à notre campagne Climate Connection, nous mettrons à profit notre expertise en éducation, en arts et en échanges culturels pour aider les gens de partout à trouver des solutions novatrices à la plus grande urgence mondiale à laquelle nous faisons face ». Le British Council Maroc a lancé plusieurs projets de sensibilisation à la question du changement climatique. Grâce à des citoyens actifs, les jeunes Marocains ont été habilités à agir sur les questions environnementales dans leurs communautés. Les participants au programme ont reçu des subventions pour développer des projets d’action sociale liés au changement climatique et aux questions environnementales. Tony Reilly, directeur du British Council au Maroc, a déclaré : « En prévision de la COP26 à Glasgow en Novembre, le British Council cherche à relier les professionnels et les organisations de la culture, de l’éducation et de la langue anglaise à une série de programmes, de discussions et d’événements mondiaux à travers The Climate Connection. Cela comprend des ateliers gratuits pour les enseignants, des conférences et des balados sur le changement climatique, conçus pour accroître la sensibilisation aux défis environnementaux. Le Maroc est un leader mondial en matière d’environnement et les jeunes sont passionnés par ces questions. Nous espérons nous engager avec beaucoup d’entre eux à travers ce programme ». Le British Council est l’organisation de relations culturelles du Royaume-Uni, créant des opportunités pour les gens du monde entier de se connecter et de s’engager les uns avec les autres à travers les arts, l’éducation et la langue anglaise.