Congo Brazzaville. L’analphabetisme en communications électroniques crève les yeux

Congo Brazzaville. L’analphabetisme en communications électroniques crève les yeux

Pour le paiement de la bourse des étudiants congolais à Cuba, des « nguiris » en Francs cfa sont sortis du trésor avant d’être changés localement en dollars us. Direction: Havane au Cuba. Une délégation de 4 personnes grassement prise en charge par l’Etat congolais s’y est rendue en mission de service pour une durée d’une vingtaine de jours. À l’heure du numérique, on aurait dû créer des wallets, à partir d’une banque à Brazzaville, aux étudiants boursiers congolais, qui recevraient par cette opération digitale leur bourse dans leur carte bancaire à Cuba, créditée par la banque congolaise retenue à cet effet. Les cartes visas UBA peuvent en être l’une des solutions. À défaut, un virement bancaire dans le compte de l’ambassade du Congo à Cuba aurait pu permettre au gouvernement de réaliser des économies. Une fois le virement effectué à l’ordre de l’ambassade du Congo à Cuba, le financier de l’ambassade allait se charger du dispatching, via la banque, dans la carte bancaire de chaque étudiant boursier. Simple comme dire bonjour et surtout plus sécurisant. Par A. Ndongo Journaliste économique et financier.

Congo Brazzaville. La mauvaise communication au cœur d’un quiproquo entre étudiants et agents payeurs

Congo Brazzaville. La mauvaise communication au cœur d’un quiproquo entre étudiants et agents payeurs

POLEMIQUE. Les étudiants congolais à Cuba exigent l’ordre de décaissement du trésor, qui, selon leurs parents et connaissances à Brazzaville, aurait été commis pour le paiement de 6 trimestres de bourse. Non! Il s’agit plutôt du paiement de 2 trimestres, affirment les membres de la délégation dépêchée à Cuba par le gouvernement. Censée Arriver à Havane le 05 septembre, conformément à la note de présentation signée le 30 août 2022 par l’argentier congolais Rigobert Roger Andely, la délégation a brandi une note de mission post datée le 07 septembre. Une cacophonie administrative qui enfle davantage le doute auprès des étudiants congolais à Cuba qui réclament le paiement illico presto des 6 trimestres de bourse. Quand une communication est mal faite, des incompréhensions peuvent déboucher sur le pire. Par A.Ndongo Journaliste économique et financier

Congo Brazzaville/Économie et finance. Daniel Ngassiki, le père de l' »infinitique inclusive »

Congo Brazzaville/Économie et finance. Daniel Ngassiki, le père de l' »infinitique inclusive »

OUVRAGE. La solution de financement innovant et de justice sociale nommée « infinitique inclusive », un néologisme emprunté à l’auteur, donne l’ accès facilité à la finance abondante pour l’Etat et aux citoyens. Comment? Explications. Si l’ancien secrétaire général de la Beac, qui a tant contribué au redressement de cette Banque après les pertes occasionnées par les mauvais placements financiers auprès de Madoff, était Joseph Stiglitz, Kenneth Rogoff, économistes américains, ou la française Esther Duflo, son modèle économique et financier appelé  » infinitique inclusive », c’est-à-dire la politique d’accès facile à la finance abondante pour l’Etat et pour tous les citoyens, serait déjà étudié dans les grandes écoles et universités occidentales. La presse dominante américaine et européenne en fera large écho pour nous imposer le modèle économique et financier de « leurs » économistes. Et le Nobel d’économie sera à la porte de Daniel Ngassiki. Malheureusement, l’économiste financier congolais, actuel ambassadeur du Congo à Yaoundé, a le malheur d’être Noir africain. L’  » infinitique inclusive « , que l’auteur doit breveter auprès de l’Oapi pour éviter tout plagiat de la part des économistes des pays dominants, ne fait pas encore l’objet d’une étude détaillée et programmable, suscitée par les décideurs et économistes africains. La proposition de l’auteur de:  » L’économie aux canons de l’infinitique inclusive », édition Karthala, visant à révolutionner le monde de la finance en Afrique se trouve encore dans les tiroirs de l’Union Africaine.  » l’idéal serait que le Congo et les congolais en soient les premiers bénéficiaires » , confie, le cou perclus d’humilité, l’auteur que nous avons rencontré à Yaoundé. Il convient de noter, somme toute, que l’ « infinitique inclusive » est une version transformée, améliorée et simplifiée de l’Etat-providence, sous la forme de dotation universelle en capital au moyen des actions de l’Etat sans droit de vote », explique Daniel Ngassiki. Les africains s’approprieront-ils ce modèle économique et financier pour faire émerger une société de finance abondante pour tous les citoyens sans exclusive? Nous y reviendrons. Par A.Ndongo

Congo Brazzaville. Un malheur ne vient jamais seul!

Congo Brazzaville. Un malheur ne vient jamais seul!

TRANSPORT AERIEN. Un avion, de type Boeing 737-300, propriété d’Ecair, parti en révision en Afrique du Sud, est victime d’un incendie occasionné, selon les autorités aéroportuaires sud africaines, par un feu de brousse. Qui va supporter le sinistre, d’autant que l’assurance de cet avion était arrivée à expiration depuis plus d’un an et demi? Faut-il noter que « le coût des travaux de remise en état de cet avion était déjà exorbitant », confie une bonne source proche du dossier. « Il fallait deux moteurs neufs et procéder au changement du train d’atterrissage, en sus de la check control », renchérit-elle. Incendie accidentel ou criminel? C’est la question que se posent les proches du dossier Ecair à Brazzaville. Par A.Ndongo

Congo Brazzaville/Lutte contre le banditisme. Et si la reinsersion était la solution

Congo Brazzaville/Lutte contre le banditisme. Et si la reinsersion était la solution

OPINION. Au-delà du travail d’aseptisation que mènent la police et la gendarmerie pour réduire à une portion congrue le phénomène des bandits armés appelés « bébés noirs », la reinsersion, version rwandaise, devrait être la solution la plus efficace. 100 millions de fcfa, c’est le montant qui a été budgetisé en 2022 pour absorber les charges liées à la reinsersion des bandits armés au Congo. Très peu pour entretenir la reinsersion de ces  » bébés noirs ». Selon nos informations, Hugues Ngouelondélé, le ministre de la Jeunesse et des sports, de l’Education physique, de la Formation qualifiante et de l’Emploi avait demandé des dizaines de milliards de FCFA pour réhabiliter et redimensionner un site localisé dans le département de la Bouenza. Où devaient y être envoyés tous les délinquants et bandits armés arrêtés à Brazzaville, Pointe-Noire et autres villes congolaises. Certains devaient être initiés à l’apprentissage des petits métiers; d’autres, les moins âgés, à la pratique des sports. Pas impossible que des talents puissent en sortir. Un modèle apparenté à celui de la Rdc, et surtout du Rwanda. Il faut reconnaître que Kigali mène une politique réussie de reinsersion des jeunes délinquants qui subissent un travail de rééducation dans l’île d’Iwawa, à 28 km, au large de Rubaru, dans l’ouest du Rwanda. où sont casernés quelque 2000 jeunes dans cette espèce de prison de production. Aucune possibilité d’invasion n’y est possible. C’est donc un centre destiné à venir en aide aux toxicomanes et autres bandits, sous le contrôle d’une discipline militaire, explique un rwandais interrogé à Brazzaville. La décision d’envoyer sur Iwawa, confie t-il, est prise par des médecins et psychologues, sur la base des risques de mort encourus par une personne et de ses chances de réinsertion. Grâce à ce système, la ville de Kigali a été débarrassée de pickpockets, délinquants et autres toxicomanes. Peut-être, le Congo qui vient de signer de nombreux accords avec Kigali, pourrait-il s’en expirer. D’autres pays africains aussi. Par A.Ndongo

Congo Brazzaville/Direction générale du Trésor. Comme une odeur de soufre!

Congo Brazzaville/Direction générale du Trésor. Comme une odeur de soufre!

DETOURNEMENT. 9 milliards de fcfa ont été disponibilisés par le ministre des finances, ordonnateur principal du budget de l’Etat, pour supporter les charges incompressibles de certaines structures étatiques, notamment les hôpitaux Blanche Gomes, Djiri et autres structures à budget de transfert. Les fonds sortis de la Banque centrale à Brazzaville, ont malheureusement été utilisés à d’autres fins autre que l’objet. Cela s’appelle détournement de chapitre. À la direction générale du Trésor, où nous avons discrètement approché plusieurs sources, des langues se délient:  » Des directeurs du Trésor se sont permis de détourner ces fonds pour payer des chapitres non autorisés, tels que des opérateurs économiques ayant des arriérés de 2017… », confient, unanimes, nos sources. Pourquoi avoir payé des arriérés de la dette commerciale alors que le gouvernement vient de programmer le règlement des dettes n’excédant pas 50 millions de fcfa? Pourquoi ces directeurs ou fondés de pouvoir ont donc tenu à passer outre cette normalité en matière de finances publiques pour défier l’autorité de l’argentier congolais? «  « Il n’ y a rien pour rien ici, au trésor « , s’empresse de relativiser une source ayant requis l’anonymat. Cette pratique, irrégulière en matière de finances publiques, a été davantage proscrite par le ministre des Finances, Rigobert Roger Andely. Il paraît que la pratique de retrocommissions de l’ordre de 30% voire 40% reste en vigueur à la direction générale du trésor, surtout lorsqu’il s’agit de payer un opérateur économique. « Pour s’assurer que l’opérateur économique va respecter son engagement de versement de retrocommissions, une caissière peut être invitée par un fondé ou directeur à venir effectuer le paiement dans le bureau de ce dernier », explique une victime. Selon un fin connaisseur de la situation du Trésor, « en l’absence d’une fondée de pouvoir, malade, qui joue souvent le rôle de censeur auprès du directeur général du trésor, âgé de plus 80 ans et qui présenterait une baisse de la vue, ces directeurs et fondés en auraient profité pour faire signer des ordres de décaissement « irréguliers » à leur chef. Vrai ou faux? Aux dernières nouvelles, les fins limiers de la police congolaise, en matière d’investigation, sont à pied d’œuvre. Les présumés coupables auraient déjà été convoqués. Par A.Ndongo Journaliste économique et financier.

Congo Brazzaville. Denis Sassou Nguesso. L’art du culte du secret à la chinoise

Congo Brazzaville. Denis Sassou Nguesso. L’art du culte du secret à la chinoise

TRIBUNE. C’est un secret que peu de gens connaissent: en ce qui concerne le remaniement de l’équipe gouvernementale ou la formation d’un nouveau gouvernement, Denis Sassou Nguesso n’aime pas travailler sous l’effet des pressions et des bruits de la rue congolaise. Le culte du secret à la chinoise est toujours de mise chez ce « Mwéné » initié à l’âge de 10 ans, c’est-à-dire membre de la confrérie des notables et grands juges de la société traditionnelle mbochie. Un ancien ministre, partenaire politique du Chef pendant les moments de braise, aurait exigé de ce dernier, à l’issue de la guerre civile de 1997:  » ministre des finances ou rien »! Le président, qui tenait à nommer Mathias Dzon comme argentier, l’aurait fait attendre eternellemment. Un autre ancien ministre du professeur Pascal Lissouba, revenu au Congo à la faveur de la Réconciliation nationale, l’a appris à ses dépens après qu’il a fait transpirer, dans les « ngandas »(bistrots de fortune) et autres lieux de plaisance où s’exerce la puissance du « songui-songui » à la congolaise, une promesse de son come- back au gouvernement que lui aurait faite le président congolais au cours d’un entretien qu’il aurait eu avec ce dernier à Oyo. Il en est de même d’un ancien ministre, ami du Chef, qui se voyait déjà premier ministre avant même d’être officiellement nommé. L’homme s’était alors installé dans un 5 étoiles à Brazzaville, ingurgitant à petites doses son whisky. Le Dom Ruinart Rosé 2004, meilleur champagne au monde, était déjà au frais pour arroser sa nomination, confie un membre de sa famille. C’est un déluge qui s’est abattu sur sa tête lorsque c’est plutôt Clément Mouamba qui a été nommé comme premier ministre. Vrai ou faux? Les deux hommes sont toujours d’attente lasse. Pendant qu’il fallait financièrement s’ajuster au cours de la période d’assèchement financier à Brazzaville, une réflexion est menée par des égéries du pouvoir pour procéder au resserrement de l’équipe gouvernementale. En bon notable, Sassou a renvoyé aux calendes grecques cette proposition. Aujourd’hui, lentement mais sûrement, le Congo se remet sur pied à la faveur de la remontée des cours du brut sur le marché international. Un autre actif politique dans le compte de Denis Sassou Nguesso, la prime à la fidélité. Le cas Mvouba dont les illusionnistes annonçaient un end politique à l’assemblée nationale parle de lui-même. Contrairement aux bruits de la rue congolaise, il ne faut pas s’attendre à un remaniement d’envergure, comme le relèvent ces publications de gouvernement, fruit des laboratoires politiques et amuseurs publics, qui circulent sur les réseaux sociaux. Collinet Makosso, Bouya, Mboulou, Gakosso, Andely, Mabiala, Ngouelondélé, Ibara Jean-Rosaire, Mokoki, Fylla, Matondo, Ebomé, Ngatsé, Ayessa, Mouthou, Ibombo…, devront bénéficier à nouveau de la confiance du Chef, qui, selon de bonnes sources, devrait solliciter le prolongement de son bail au Palais du Peuple en 2025. Qui vivra verra. Le seul départ pourrait être celui de Doukaga, promue au poste de Questeur à l’assemblée nationale. Reste quand même le cas Mbacka, le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, dont la gestion des élections n’est pas, à vrai dire, un franc succès. Partira t-il pour céder la place à Hugues Ngouelondele, à défaut de faire revenir Mboulou ou partira pas? Même Claude Alphonse Nsilou, qui se verrait, selon certaines indiscrétions, premier ministre après Makosso, devrait être reconduit. Quant à la date, seul le Chef sait quand opérer par effet surprise. À son retour des vacances en Octobre? Fin de cette année ? À 2 ans de la fin de son mandat? Une énigme. Peut-être, faudrait-il envisager, selon certaines indiscrétions, la désignation d’un ministre chargé d’assurer l’interrim de Doukaga, à défaut d’en nommer un. Par le passé, Rosalie Matondo et Ingrid Olga Ebouka Babackas ont déjà assuré l’intérim de leurs collègues Ingani et Dimou, sortis prématurément du gouvernement. Par A.Ndongo

Congo Brazzaville. Ces anciens et jeunes ministres qui rêvent de leur come-back au gouvernement

Congo Brazzaville. Ces anciens et jeunes ministres qui rêvent de leur come-back au gouvernement

Certains sont prêts à tout, même tenter l’aventure de la traversée de l’Alima, sur le dos d’une vipère ou d’un crocodile, pour s’introduire au saint au saint. D’autres avalent des couleuvres, les yeux larmoyants, en attendant que le Chef s’attache à nouveau leurs services. Le jamais un sans deux ou le deux sans trois est-il possible pour ces anciens ministres? Enquête. Le simple mot remaniement ou toilettage de l’équipe gouvernementale les excite ou leur dresse les oreilles à la manière des chiens de chasse batéké. Certains jouent au fou du roi, sollicitent les pouvoirs surnaturels des marmiteurs, comme le cas de cet ancien ministre réputé proche d’un certain Issanga, un « nganga » qui lui aurait prédit sa première entrée au gouvernement. Son féticheur n’en avait, malheureusement, pas vu sa sortie prématurée et peu glorieuse. D’autres, font la ronde des faiseurs de roi à Brazzaville(inutile de me demander leurs noms tant ils sont connus) à la recherche d’un strapontin, quand ils n’affichent pas ostensiblement leur signature de frère trois. Preuve qu’ils sont francs-maçons plus par opportunisme que par conviction. La course effrénée vers les postes politiques au Congo rend parfois fou. Faut-il noter que depuis le retour aux affaires de Denis Sassou Nguesso en 1997, seuls 6 ministres ont effectué leur come-back au gouvernement: Rodolphe Adada, François Ibovi, Léon Alfred Opimbat,Alain Akouala, Rigobert Roger Andely et Inès Ingani. Une tendance moins jeune. Il est certes très tôt pour tenter de dresser, voire même d’esquisser, un bilan de l’action de ces jeunes lors de leur passage au gouvernement. Mais l’on peut cependant identifier comme griefs: le faux et usage de faux, l’excès de zèle, le manque de maturité politique, le manque de respect du bien public, et, surtout, le manque de respect dû aux aînés… Sur le dernier point, des jeunes ministres feignent d’ignorer que Denis Sassou Nguesso, qui s’est fait initier Mwéné à l’âge de 10 ans, reste attaché aux us et coutumes qui consacrent le respect dû aux aînés. Ce que des jeunes ministres ne donnent pas l’impression d’appliquer.  » Ils veulent tout avoir en un jour: biens matériels, argents, belles caisses, belles créatures… », fait constater un ancien du landernau politique national. Un autre point sombre, 3 sur 5 de ces jeunes ministres ont produit un cursus académique faux! Confie une haute autorité de la République ayant requis l’anonymat. Les recherches effectuées en France, notamment pour un ancien ministre, qui avait présenté l’université de Nancy comme lieu d’obtention de son diplôme, et l’Enas (École nationale des Assurances),où un autre jeune et ancien ministre dit avoir obtenu son Master en Assurance, sont restées infructueuses. Toutes nos tentatives d’en savoir davantage auprès des intéressés sont lettre morte. Peut-être, les 2 ministres cherchent-ils à tuer l’infox par le silence. Erreur. On tue l’infox en présentant des preuves irréfutables. Autant d’impedimenta qui rendent bien étroite la route qui pourrait ramener ces jeunes et anciens ministres au gouvernement, à l’exception, peut-être, de Bienvenu Okiemi, croît savoir notre source. Par A.Ndongo