Congo Brazzaville. Denis Sassou Nguesso attendu à Pais

ANALYSE. L’économie et les finances devraient constituer l’essentiel de cette visite de travail, surtout en ces temps de crise énergétique et d’hypertrophie de l’inflation en France Sur invitation d’Emmanuel Macron, le président congolais, Denis Sassou Nguesso, sera reçu à l’Elysée en novembre prochain. La coopération économique bilatérale et la situation sous-régionale(Tchad, RCA, Gabon…) devraient constituer le menu du tête à tête étouffant entre le locataire de l’Elysée et celui du Palais du Peuple à Brazzaville, spécule un diplomate interrogé. Faut-il noter que Paris accorde un appui budgétaire au Congo, de l’ordre de plus 80 milliards de fcfa, conformément à ses promesses de soutien au Congo dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations contenues dans le programme triennal signé avec le FMI. Seulement, la trésorerie du Congo s’est quelque peu améliorée à la faveur de la guerre en Ukraine, quoique le service de la dette envers les traders en absobe une bonne partie. Des entreprises françaises, en panne sèche de liquidité à Brazzaville, faute de paiement de leurs factures, attendent tant de cette visite du Chef à Paris. En perte de vitesse en Afrique, notamment dans les pays du pré carré où russes, chinois et turcs ont le vent en poupe, Paris essaie de garder la main pour ne pas sombrer sur le plan de la concurrence économique. Dans la zone Cemac par exemple, seuls le Tchad, le Cameroun et le Congo accordent encore une oreille attentive aux desiderata de Paris. Le Gabon d’Ali Bongo vire à 180° vers le commonweath, Touadéra se révèle être une tête de mule, tandis que Obiang Nguema est également en froid avec Paris depuis que son fils successeur essuie une espèce de fatwa devant les juridictions françaises pour « biens mal acquis ». Par A. Ndongo Journaliste économique et financier
Congo Brazzaville. Qui de Jean Baptiste Ondaye ou de Ludovic Ngatsé contrôle le Trésor?

TRIBUNE. Il n’existe aucune animosité entre le ministre des Finances et de l’économie; et son collègue en charge du Budget, des comptes publics et du portefeuille public. La dénomination du dernier laisse toutefois entrevoir des télescopages dans certains domaines de compétence normalement dévolus aux ministre des finances comme en France et dans la plupart des pays de la zone franc. « Le directeur général du trésor aurait récemment rejeté une programmation de paiement établie par le ministre du budget, des comptes publics et du portefeuille public », confie une bonne source ayant requis l’anonymat. Anormal ou normal? Au regard des dispositions du décret 2013 portant attributions et organisation de la direction générale du trésor et de la comptabilité publique, à laquelle est venue se greffer la malice politique qui crée la dénomination » ministre du Budget, des comptes publics et du portefeuille public », Ondaye et Ngatsé vont se télescoper. Ce poste a t-il été créé pour dépouiller Ondaye, réputé dur à cuir, de ses attributions normatives? Vu sous l’angle du droit administratif et comptable, Gatse devrait avoir sous lui: La direction générale du Trésor et de la comptabilité publique… Faut-il noter que la comptabilité publique reçoit depuis plus de 5 ans les comptes des collectivités locales, municipalités, agences comptables etc… La force de ce décret ? Selon nos sources, toutes les nominations effectuées par Calixte Ganongo, puisque Andely n’a pas pu nommer, sont entachées d’irrégularités. Pour la petite histoire, cette situation avait conduit la Cour d’appel de Brazzaville en 2016, alors dirigée par le président Oba Christian, à ajourner la cérémonie de prestation de serment des cadres du Trésor public en tant qu’agents de poursuites assermentés. Il leur avait signifié que le décret 2003, sur lequel s’appuyait leur nomination était entaché d’irrégularités, puisque seul le nouveau décret de 2013 portant attributions et organisation de la direction générale du Trésor et de la comptabilité publique avait la primauté. En réalité les Finances publiques s’occupent du calcul des coûts, des ratios des analyses plus pointues des comptes publics, dans le cadre de la tenue d’une comptabilité analytique… Le Congo n’a pas encore franchi ce cap, en dépit des vives recommandations et directives de la CEMAC relatives aux finances publiques. Faut-il noter que les comptes publics représentent l’ensemble des comptes de l’État ayant pour ossature le plan comptable général, qui regroupe tous les comptes publics allant de la classe 1 à la classe 9, traçant toutes les opérations financières de l’État. De mauvaises langues disent que deux hautes personnalités , peu avant la proclamation de l’équipe gouvernementale, se seraient concertées, avec l’appui technique d’un expert comptable agréé Cemac, pour trouver la dénomination… « ministre du budget, des comptes publics et du portefeuille public ». Bien malin. Seul le Chef peut résoudre cette question d’attribution de prérogatives pour éviter qu’une institution soit sous la coupole de ministères qui se télescopent. Par A.Ndongo Journaliste économique et financier
Congo Brazzaville. Le Fonds d’impulsion, de garantie et d’accompagnement(FIGA) est sans fric

ECONOMIE. « Il n’y a aucun problème pour financer les starts up. Nous avons le Figa pour le faire… », rassurait, visage plein de bonhomie, le ministre des postes, des télécommunications et de l’économie numérique, Léon Juste Ibombo, qui répondait à la question d’un startupeur. C’était Pendant la tenue du salon Osiane 22 au palais du parlement à Brazzaville. Peut-être, Ibombo ignorait-il que le Figa a subi la loi du plus fort en se faisant délester d’un montant de 10 milliards de FCFA, soit 75% de son capital, pour résoudre ce qui est convenu d’appeler une « affaire d’Etat ». Pour la petite histoire, en panne sèche financière pour assurer le paiement en totalité des pensions des retraités de la Caisse de Retraite des Fonctionnaires(CRF), l’ancien argentier congolais, Rigobert Roger Andely, avait décidé de « requisitionner », sous forme d’emprunt, 10 milliards de FCFA du Figa, fruit des ressources financières mobilisées sur le marché monétaire de la Cemac, notamment auprès de la Beac. Ce ne sont donc pas des fonds de l’État congolais. Plus d’un an après, le gouvernement n’a toujours pas songé à ressourcer financièrement le Figa. Conséquence, des milliers de projets porteurs sont en hibernation. Au ralenti, le Fonds a tout de même financé des entreprises congolaises. Le plus important financement, d’un montant 550 millions de FCFA via LCB Bank, a été accordé en 2021 à 2 entreprises de Pointe-Noire. Selon nos informations, la ministre de l’Artisanat et des PME, Jacqueline Lydia Mikolo, et le directeur général du Figa, Armel Mbouloukoué, ont également décidé de voler au secours des bénéficiaires des subventions des projets de la Banque Mondiale comme le Padec. Reste tout de même l’épineuse question de la disponibilité de la ressource pour matérialiser la « relance de l’agriculture « , priorité des priorités selon le programme du Chef, et autres micro- projets portés des jeunes entrepreneurs congolais audacieux. Jean Baptiste Ondaye, le nouveau ministre des finances va t-il réparer cette erreur en permettant au Figa de jouer son rôle de manière optimale ? Par A.Ndongo
Congo Brazzaville. Flash-back sur le cas de Princesse Mouangassa

TRIBUNE. Au delà de la politique voire de la politique politicienne, place au droit électoral et aux sanctions à appliquer aux auteurs de ce qui est convenu d’appeler « erreur de calcul statistique », c’est un euphemisme. Après la destitution justifiée de Mouangassa, remplacée par le vrai gagnant Alban Kaki, des questions méritent d’être posées aux exégètes du droit électoral congolais: Comme Princesse Mouangassa n’a pas été attrapée en flagrant délit de tricherie électorale, qui est, par conséquent, responsable de la validation des résultats qui ont subi une transmutation statistique pour passer de 32,52 à 61,02%? Entre l’ancien ministre de l’administration du territoire, de la décentralisation et du développement local, Georges Mbaka, et le président de la Commission nationale des élections indépendantes(Cnei), l’inamovible Henri Bouka, quelle est l’institution, dans le cas d’espèce, qui porte le chapeau de cette « erreur de calcul statistique » voire de cette effroyable tricherie ? Les auteurs de cette bourde, c’est un euphemisme, sont-ils à l’abri des sanctions administratives voire juridiques ? Si Mbaka a été muté, apparemment pour des raisons de mauvaise gestion des élections, et Henri Bouka alors? Des questions, rien que des questions, pour améliorer la qualité du droit électoral au Congo. Par A.Ndongo
Congo Brazzaville/Feuilleton de relance Ecair. Honoré Sayi et Fatima Beyina Moussa sont-ils sur la même longueur d’onde ?

TRIBUNE. Eric Mouritzen, le pdg d’Allegiance capital, est attendu à Brazzaville par Honoré Sayi. Selon des sources proches du cabinet du nouveau ministre des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, Sayi voudrait mieux pénétrer le dossier Ecair. De son côté, le sud africain d’origine juive, tenu par le respect des engagements contractuels, brûle d’impatience pour reprendre langue avec les autorités de Brazzaville. Les ponts n’ont plus été rétablis depuis plus de 3 mois, indique un proche d’Allegiance capital. Le risque, s’en inquiète t-il, est de déboucher sur une situation juridique inconfortable, à l’international, entre l’Etat congolais et Allegiance capital. Pour l’instant, conclut-il, le contrat signé entre Allegiance capital et le Congo n’est pas encore remis en cause. À l’observation, comme des signes de rupture unilatérale. L’Etat congolais a dû, sur fonds propres, ressourcer Ecair, à hauteur de 3,4 milliards de FCFA. À Brazzaville, Fatima Beyina Moussa a repris le service administratif à Ecair depuis une semaine. Sa dream-team, c’est-à-dire ses hommes de main, est à nouveau réunie. Un signe qui ne trompe pas. Francis Wega, Jean-Francis Itoua ( de retour de Côte d’Ivoire après 2 mois pour ses soins de santé. C’est lui qui m’avait fait parvenir, via WhatsApp, la vidéo de com de la directrice générale…) et Bekolo du cabinet éponyme » Bekolo & partners « , sont déjà là. Bekolo, en séjour à Brazzaville dans un 4 étoiles situé sur l’avenue Nelson Mandela, n’a pas daigné répondre à notre sollicitude. Selon nos sources, c’est son cabinet qui s’était chargé de la liquidation de la compagnie Cameroon Airlines rebaptisée camair co. Chez Ecair, Bekolo & Partners devrait, selon nos sources, s’occuper de la signature de nouveaux contrats aux agents qui seront retenus. Ecair et son cabinet de consulting doivent tout de même répondre à la question de savoir: si l’on peut signer de nouveaux contrats aux agents tant que les premiers n’ont jamais été résiliés? Faut-il noter qu’aucune résiliation de contrat n’a été notifiée aux agents Ecair depuis l’arrêt des activités de cette compagnie en 2015. Les dispositions du droit du travail au Congo sont claires à cet effet: le contrat de travail court tant qu’une résiliation n’a pas été notifiée à un travailleur. Une fois franchie cette étape du personnel à reambaucher, s’en suivra la certification de la Compagnie. L’objectif est l’obtention du Certificat de transporteur aérien ( CTA ), avec l’avion TN-AJI immobilisé sur le tarmac de l’aéroport international Maya-Maya depuis janvier 2021. Une bonne source croît savoir que des experts d’Ethiopian en Check controlled viendront sous peu à Brazzaville pour inspecter l’appareil. Par A.Ndongo
Congo Brazzaville. Le Congo va t-il s’aligner sur la décision de réduction de la production de pétrole préconisée par l’Opep pour faire remonter les cours?

ÉCONOMIE PETROLIERE. En panne de ressources financières additionnelles pour absorber la dette intérieure et relancer certains chantiers à l’arrêt depuis 2015, le Congo, nouveau pays membre de l’organisation des pays exportateurs de pétrole(Opep) et 3ème producteur de brut dans le golfe de Guinée après le Nigéria et l’Angola, va t-il se conformer la décision de réduction de la production totale des cours, de l’ ordre de 2 millions de barils par jour, préconisée par l’Opep en vue de faire remonter les cours du brut? Faut-il noter que les pays du golfe arabo persique, richissimes influents membres de l’Opep et détenteurs d’importants stocks de pétro dollars, n’éprouvent pas des problèmes de développement et panne sèche en finances que les autres pays africains membres, notamment le Congo Brazzaville. Selon nos informations, le Gabon s’est engagé à Vienne en Autriche, à l’issue de cette réunion, de s’aligner, yeux fermés, sur la décision de Opep. Au regard de la tendance du marché, l’on est loin de la remontée des cours de mars dernier, période au cours de laquelle les prix avaient frôlé 140 dollars le baril. La courbe a quelque peu fléchi pour se situer entre 80 et 90 dollars us le baril. Un effet compensatoire tout de même: le dollar américain, grand bénéficiaire de la guerre Russie-Ukraine et alliés occidentaux, s’apprécie au taux fluctuant situé au delà de 650 FCFA contre 500 voire moins avant cette crise ukrainienne. Aux autorités congolaises de savoir si l’entrée de Brazzaville à l’Opep est un bon coup d’opportunité, surtout en ces temps de besoin du cash. À l’observation, le Congo est le pays africain de l’Opep qui éprouve plus de difficultés économiques et financières. Par A.Ndongo
Congo Brazzaville. Alain Akouala rebondit en back office

OPINION. À défaut d’un poste de premier plan, l’ancien ministre de la communication peut, à présent, lever le petit doigt sur un terrain moins politique. Faut-il noter que ce poste créé en 2003 est resté vacant jusqu’à la nomination de son premier président. Les orientations de l’UA de 2003 sont-elles les mêmes en 2022? Après sa sortie, sans gloire, du gouvernement Mouamba 1, Akouala qui s’était heurté à ceux que l’on appelle à Brazzaville « faiseurs de roi », n’avait pas pu faire avancer le projet de zones économiques spéciales. Les études de faisabilité, d’un montant de 300 millions de fcfa, confiées à un cabinet mauricien, sont restées dans les tiroirs, faute d’argent. Ses sorties médiatiques, notamment dans les chaînes privées de Brazzaville et Web tv, lui ont même valu une volée de bois vert de la part de ses adversaires politiques qui se recrutent au sein du pct au pouvoir. Il n’en fallait pas plus pour que Alino, pour les intimes, soit defenestré du comité central du parti. Selon nos sources, une rixe a mis aux prises Akouala et un agitateur politique du pct, à la fin d’un débat houleux dans une chaîne de télévision privée de Brazzaville. Il semble que le subalterne rôle de communicateur à lui confié par Martin Mberi dans le cadre du Dialogue national n’a pas été du goût de ses ennemis politiques. L’institution, comme par accident, est morte sans que les autorités songent à lui organiser des obsèques dignes de ce nom. Elle pourrait être ressuscitée à la faveur de la température politique hot à venir. Akouala revient donc aujourd’hui en back office, avec « un poste pompeux et creux », selon des experts interrogés, de : » président de la Commission nationale d’auto-évaluation du mécanisme africain d’évaluation par les pairs Congo ». Une espèce de garage politique et administratif où l’ancien ministre de la communication se rongera les ongles et se tournera les pouces à longueur de journée. Seuls avantages: une Mercedes noire flanquée d’un garde de corps en béret rouge et les honneurs protocolaires y relatifs. Un poste qui vient alourdir les charges financières de l’Etat, encore en crise économique et financière. Qu’est-ce que Akouala va alors faire d’un autre titre ou poste, tout aussi cosmétique que le présent, « représentant Afrique centrale de la fondation Thabo Mbeki »? Pas Mandela, mais Thabo Mbeki. Aie! Par A.Ndongo
Congo Brazzaville/La désormais ex-députée Princesse Mouangassa. Le Pct a t-il laissé tomber « son » pot de fleur?

OPINION. En se faisant défenestrer de « son » poste de députée à l’assemblée nationale, au terme du contentieux électoral qui l’opposait à son challenger Alban Kaki, Princesse Mouangassa a été ramenée à la réalité des urnes. De 61,02% à 32,52%? La marge de tricherie, pardon d »ERREUR » découverte, après recomptage des voix par la Cour constitutionnelle, crève les yeux. La Cour constitutionnelle, souvent accusée à tort ou à raison par l’opposition congolaise, de rouler pour les candidats du parti dominant, a donc répondu aux desiderata, on l’imagine, de ceux que l’on appelle à Brazzaville » faiseurs de roi »? Une question qui vaut son pesant d’or dans un environnement politique dominé par le pct, qui tient entre ses mains tous les leviers des pouvoirs institutionnels. Pourquoi donc Princesse Mouangassa, et pas d’autres candidats du pct, accusés, comme elle par leurs adversaires politiques, d’avoir parfois triché sous la lumière du soleil pour se faire élire député ? Et pourtant Isidore Mvouba, Esther Ayissou, deux membres du bureau politique du pct au pouvoir, sont allés lui prêter main forte lors du dernier meeting sanctionnant le deuxième tour des législatives 22. Il semble, selon certaines indiscrétions, que Mouangassa, par ses attitudes désinvoltes, abrutes et sa manière de s’afficher » via réseaux sociaux façon-façon » , comme on dit français de la rue au Cameroun, ait donné l’impression à ceux qui l’ont mandatée, d’être une jeune et belle dame aux mœurs légères. Attention. Les apparences sont parfois trompeuses. S’il est vrai que ses camarades politiques du pct se sont rendus compte (tardivement?) du manque de valeurs intrinsèques de leur candidate, simple pot de fleur dont ils ont voulu se servir pour orner l’assemblée nationale, comment Mouangassa est donc arrivée à se faire investir? Un manque de tact qui remet au goût du jour la rectitude morale et la culture générale de qualité dont doit disposer un homme ou femme politique de premier rang. Des Mouangassa élues sur la base d’un calcul arithmétique biaisé, il y en a plein à l’hémicycle. Des Mouangassa sans background, il y en a au sein de l’exécutif, des Mouangassa sans culture générale de qualité, il y en a plein chez des anciens agitateurs politiques devenus de « grands responsables politiques au Congo », fait observer un analyste du landerneau politique national. Par A. Ndongo Journaliste économique et financier Brazzaville.