Burkina. Les Ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel rendent compte de leurs travaux au Capitaine Ibrahim TRAORÉ

Le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a reçu en audience, ce mercredi en fin de matinée, les Ministres chargés des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel. Conduite par le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de la République du Mali, M. Abdoulaye DIOP, la délégation a fait le point de la réunion préparatoire du prochain sommet des Chefs d’État de la Confédération AES, ouverte ce mercredi 26 novembre à Ouagadougou. « Ces travaux se situent dans le cadre de la préparation de la deuxième réunion du Collège des Chefs d’État de la Confédération qui doit se tenir les 22 et 23 décembre prochains à Bamako », indique M. DIOP à l’issue de l’audience avec le Chef de l’État. Cette audience a été également une occasion pour les Ministres de rendre compte au Président du Faso de la mise en œuvre de la feuille de route de la Confédération de l’AES dans les trois piliers que sont la défense, la diplomatie, et le développement. Selon le Ministre Abdoulaye DIOP, sur le volet diplomatie, « le travail a consisté essentiellement à faire en sorte que la Confédération AES parle d’une seule voix sous la direction de nos Chefs d’État et puisse travailler à asseoir une grande reconnaissance de la Confédération des États du Sahel au plan régional et international ». Il souligne que le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a encouragé les Ministres chargés des Affaires étrangères à poursuivre l’œuvre engagée, à relever les défis, afin que des actes concrets puissent être posés pour répondre aux aspirations des peuples du Sahel.
Mali. Le Président de la Transition reçoit les Ministres de l’Enseignement supérieur de la Confédération des États du Sahel

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a accordé une audience, le vendredi 13 juin 2025, au Palais de Koulouba, aux Ministres en charge de l’Enseignement supérieur des pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES). Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des travaux ministériels tenus à Bamako sur les défis et perspectives de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique dans l’espace confédéral. La délégation était conduite par le Professeur Bouréma KANSAYE, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de la République du Mali. Au sortir de l’audience, le Professeur Saïdou MAMADOU, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique de la République du Niger, a souligné que la rencontre de Bamako a permis de dresser un état des lieux des problématiques majeures du secteur. « Il s’est agi pour nous d’évaluer les défis communs en matière d’enseignement supérieur et de recherche, d’explorer des perspectives d’évolution et de poser les bases d’un cadre de concertation efficace entre nos États membres », a-t-il déclaré. Prenant la parole au nom de ses pairs, M. Adjima THIOMBIANO, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation du Burkina Faso, a exprimé sa reconnaissance au Président de la Transition pour l’attention portée à cette initiative stratégique. Il a rappelé que le thème central de la conférence de Bamako porte sur « La contribution de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique au développement stratégique de la Confédération des États du Sahel ». « Nous œuvrons actuellement à la mise en place de projets communs visant l’harmonisation des pratiques académiques et la création de pôles d’excellence à l’échelle confédérale », a-t-il précisé, soulignant la volonté partagée de faire de l’enseignement supérieur un levier du développement intégré de l’AES.
Présidence malienne de la Confédération des États du Sahel : le Président de la Transition fait le point

Le jeudi 13 mars 2025, le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a fait le point sur la présidence malienne de l’Alliance des États du Sahel (AES), à quelques mois du prochain sommet. Le Président de la Confédération des États du Sahel était accompagné, à cette occasion, de huit membres du Gouvernement, dont les ministres des départements concernés par cette question. Il s’agit, entre autres, du Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général Sadio CAMARA, du Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, Abdoulaye DIOP, et du Ministre de l’Économie et des Finances, Alhousseini SANOU. C’est en sa qualité de Président de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel que le Président GOÏTA a présidé cette réunion de haut niveau au Palais de Koulouba. Les échanges ont porté sur le bilan des activités menées dans les secteurs prioritaires durant cette présidence malienne de l’AES, depuis le premier sommet tenu en juillet 2024 à Niamey, au Niger. Au cours de la rencontre, le Chef de l’État a été largement informé sur les avancées enregistrées dans les trois piliers essentiels de l’AES : Défense et Sécurité, Diplomatie et Développement. Les chefs des départements concernés ont mis en évidence les progrès réalisés dans ces domaines. Le Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général Sadio CAMARA, a présenté comme avancée majeure la création de la force conjointe composée des forces de défense des trois pays (Mali, Burkina Faso et Niger). Il a souligné que cette force obtient aujourd’hui des résultats tangibles sur le terrain. Un exemple marquant est l’opération Yéréko, qui est actuellement dans sa deuxième phase et qui se déroule dans la zone des trois frontières. Cette opération a permis la neutralisation de plusieurs terroristes et la saisie de matériels importants. Le Ministre de la Défense s’est également félicité de la dynamique mise en place pour promouvoir les échanges d’expériences et la mutualisation des efforts entre les forces de défense des trois pays de l’AES. Le Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, Abdoulaye DIOP, a mis en avant les avancées diplomatiques sous le leadership du Président de la Transition. Il a évoqué le fait que l’AES gagne en visibilité à travers plusieurs initiatives majeures, notamment la création d’un drapeau, d’un logo et d’un passeport communs. Grâce à une diplomatie proactive, des partenariats stratégiques ont été établis pour renforcer la coopération internationale des États membres. De plus, il a souligné l’unité des trois pays sur la scène internationale, qui se traduit par des communiqués conjoints reflétant une position commune sur les grandes questions régionales et internationales. Concernant le volet Développement, sous la tutelle du Ministère de l’Économie et des Finances, le Ministre Alhousseini SANOU a mis en avant la finalisation des travaux relatifs à la mise en place du taux de prélèvement confédéral de l’AES, destiné à financer des projets de développement communs. Il a également annoncé la création de la Banque Confédérale d’Investissement et de Développement de l’AES, dont le principe a été validé le 7 janvier dernier avec un capital initial de 500 milliards de francs CFA. Sur le plan commercial, des avancées significatives ont été enregistrées, notamment : l’élaboration d’un Code des Douanes de l’AES, facilitant la libre circulation des biens et conduisant vers la mise en place d’un espace douanier unique ; la planification d’infrastructures majeures, telles que la création d’un chemin de fer AES et d’une compagnie aérienne commune. Selon le ministre, les termes de référence et les chronogrammes de mise en œuvre sont déjà élaborés. Enfin, la mise en place d’un stock alimentaire de sécurité pour les trois pays a été abordée comme une priorité stratégique pour garantir l’approvisionnement en denrées de première nécessité. Cette réunion de haut niveau s’est tenue trois mois avant la fin de la présidence du Mali à la tête de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel. Elle a permis de dresser un bilan des réalisations et de tracer les perspectives pour la suite de cette coopération régionale renforcée.
Mali/Mali, AES : le nouveau drapeau de la confédération présenté au Président de la TransitionAES : le nouveau drapeau de la confédération présenté au Président de la Transition

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a reçu en audience, ce lundi 24 février 2025, une délégation de ministres de la Confédération des États du Sahel (AES). L’objectif de cette visite était de faire le compte-rendu des rencontres récemment tenues à Bamako et de lui présenter le nouveau drapeau de la Confédération. À leur sortie d’audience, le porte-parole de la délégation, le Général de Brigade Célestin SIMPORE, ministre de la Défense et des Anciens Combattants de la République du Burkina Faso, a rendu un hommage vibrant aux Forces de Défense et de Sécurité des pays de l’AES, « qui se battent jour et nuit pour le retour de la paix, la sécurité, l’indépendance et la souveraineté réelle de nos trois États ». Il a précisé que cette visite faisait suite à la rencontre des délégations ministérielles et des experts, tenue à Bamako la semaine dernière. Alors que les experts se sont réunis pendant plus de cinq jours, les ministres, quant à eux, ont tenu leurs travaux sur une durée de 72 heures, a-t-il expliqué. Ces rencontres s’inscrivent dans le cadre de la réflexion sur les négociations futures que l’Alliance devra mener avec la CEDEAO en vue de sa sortie de cette organisation. « Les travaux se sont bien déroulés, nous avons abouti à de bonnes conclusions que nous sommes venus présenter à Son Excellence le Président Assimi GOÏTA ce matin », a expliqué le ministre burkinabè avant d’indiquer avoir reçu des orientations claires du Président de la Confédération des États de l’AES. Les ministres sont exhortés à accélérer le processus, à être pratiques et pragmatiques, en vue de la consolidation de l’espace AES et de sa structuration, de sorte à « garantir l’indépendance et la souveraineté réelle de nos peuples ». Le Général de Brigade Célestin SIMPORE a également précisé qu’au cours de cette audience, le nouveau drapeau de l’AES a été présenté à Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA. « Un très beau drapeau qui sera porté à la connaissance de tous les peuples de l’AES », et qui sera célébré autant que possible. Dans les jours à venir, les ministres de l’espace AES vont se « réunir en commission avec les pays de la CEDEAO pour engager rapidement des négociations et tirer des conclusions », qui seront bénéfiques pour l’ensemble des peuples, a conclu le porte-parole de la délégation ministérielle.
Le Sahel : un enjeu de communication aussi crucial que celui de la sécurité

TRIBUNE. La cabale médiatique, le lynchage verbal et la diabolisation dont sont victimes les leaders de la Confédération des États du Sahel révèlent trois grandes leçons. 1. Une guerre de l’information implacable Il existe bel et bien une guerre de l’information, parfois plus féroce et immorale que la guerre militaire. Elle repose sur la manipulation du langage, visant à discréditer les dirigeants sahéliens en les qualifiant de putschistes, juntes, marionnettes de Poutine ou encore nouveaux valets. Cette guerre de communication se traduit également par une couverture médiatique biaisée : soit en omettant délibérément certaines vérités, soit en véhiculant des contre-vérités. Par exemple, la récente déclaration du Premier ministre burkinabé sur la reconquête du territoire n’a pas eu d’écho significatif dans la presse internationale. Pourtant, le Burkina Faso, qui était au bord d’une prise de contrôle par les groupes terroristes, a restauré sa souveraineté sur plus de 70 % de son territoire. Ce succès aurait dû être un événement médiatique majeur, salué comme une victoire contre le terrorisme. Mais au lieu de cela, le silence domine. 2. Une hostilité systématique envers les nationalistes africains La deuxième leçon est l’hostilité presque instinctive envers les dirigeants nationalistes africains. L’histoire l’a déjà montré : avant d’être physiquement éliminés, Patrice Lumumba et Thomas Sankara ont d’abord été attaqués médiatiquement. Présentés comme des communistes ou des extrémistes, ils ont été accusés de tous les maux et livrés à la vindicte populaire. Aujourd’hui, l’histoire se répète. Lorsque le général Assimi Goïta, au Mali, décide de renégocier les contrats miniers, notamment ceux liés à l’or, aucun média occidental ne salue cette initiative comme une démarche de justice sociale ou de souveraineté économique. De la même manière, au Niger, les nationalisations d’industries sont perçues non pas comme une volonté de préserver les intérêts nationaux, mais comme une menace pour l’ordre établi. 3. L’impératif de renforcer la puissance des médias africains Enfin, la troisième leçon est l’urgence pour nos États de bâtir des médias puissants et influents. Il ne s’agit pas de propagande, mais d’un équilibre dans la transmission de la vérité. Il faut développer des médias capables de contrer les désinformations, de porter une voix crédible sur la scène internationale et d’offrir un regard alternatif sur les réalités africaines. Sans ce renforcement médiatique, nos nations resteront vulnérables dans cette guerre informationnelle. L’enjeu est clair : si nous voulons rétablir un équilibre des forces, nous devons investir massivement dans la communication et la souveraineté médiatique. Teddy Patou Journaliste et animateur radio.
Retrait de la CEDEAO : les ministres des Affaires étrangères de l’AES rendent compte de leurs travaux au Président du Faso

Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a reçu en audience, ce lundi en fin de matinée, les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel, en séjour à Ouagadougou dans le cadre d’une réunion d’échanges sur les contours de la future collaboration avec la CEDEAO. Pour le ministre chargé des Affaires étrangères de la République du Mali, Abdoulaye DIOP, dont le pays assure la présidence de l’AES, cette audience, au-delà d’une visite de courtoisie au Président du Faso, est un rendez-vous pour les ministres des Affaires étrangères de l’AES pour rendre compte au Chef de l’État de leur réunion qui a pris fin hier dimanche dans la soirée. La délégation des ministres des Affaires étrangères a présenté au Président Ibrahim TRAORÉ les pistes qui ont été dessinées au cours des travaux de Ouagadougou en vue de leur validation par les Chefs d’État. Le ministre Abdoulaye DIOP indique que les échanges avec le Président du Faso se sont déroulés dans une atmosphère de cordialité, de fraternité, mais aussi avec une très grande convergence sur l’ensemble des questions qui ont été discutées. « Il est important pour nous de pouvoir avoir une approche commune en tant que Confédération des États du Sahel pour porter les préoccupations de nos Chefs d’État, mais aussi les préoccupations des populations du Sahel dans le cadre d’un dialogue avec la CEDEAO ou toute autre entité, qui préserve les intérêts fondamentaux de nos populations », souligne le ministre DIOP. « Nous avons aussi en retour recueilli les orientations du Président du Faso par rapport à la poursuite de ce travail. Je pense que le Président du Faso comme le Président du Mali et le Président du Niger sont sur la même longueur d’onde », ajoute le porte-parole de la délégation. La délégation des ministres des Affaires étrangères se dit « réconfortée par le message très clair, l’engagement du Président du Faso, sa vision et sa détermination de maintenir le cap et d’avancer pour pouvoir aller très rapidement à la préservation de la paix et de la sécurité dans nos pays, de travailler à renforcer notre action diplomatique ». Les ministres des Affaires étrangères entendent rassurer les populations de l’espace AES que la marche de la Confédération se poursuit sans aucune inquiétude. « Nos Chefs d’État ont pris une décision qui a été mûrement réfléchie », rassure le ministre malien des Affaires étrangères. Il en veut pour preuve la mise en circulation à partir du 29 janvier prochain du passeport de la Confédération des États du Sahel. Selon le porte-parole de la délégation, cette rencontre de Ouagadougou a « pour objectif essentiel pour nos pays de pouvoir discuter des relations entre la Confédération des États du Sahel et la CEDEAO un an après avoir acté le 28 janvier 2024 notre sortie de cette organisation, pour pouvoir gérer la suite de ce retrait ».
Burkina Faso/Confédération des États du Sahel : Bassolma BAZIÉ installé dans ses fonctions de Président de la Commission nationale

Le Directeur de cabinet du Président du Faso, le Capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin MEDAH a présidé, le lundi 13 janvier 2025, la cérémonie d’installation du Président de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel (CN-CES), Bassolma BAZIÉ. « Au nom de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État, je vous déclare installé ce jour 13 janvier 2025 avec mes vœux de succès ». C’est par cette formule que le Directeur de cabinet du Président du Faso a procédé à l’installation officielle de Bassolma BAZIÉ dans ses fonctions de Président de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel. « Cette nomination est pour moi, non seulement un honneur mais également un appel à servir avec patriotisme, dévouement, abnégation, intégrité et détermination mon pays, le Burkina Faso et les pays frères à savoir le Mali et le Niger », a soutenu M. BAZIÉ à l’issue de son installation. Selon lui, la CN-CES participe à relever les défis relatifs à l’indépendance, la souveraineté réelle et le développement des trois pays de la Confédération des États du Sahel. Ainsi, le Président de la CN-CES a salué l’engagement, la vision, la détermination et l’esprit de sacrifice des présidents de l’AES, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, le Général de brigade Abdourahame TIANI et le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, pour la construction de l’unité des peuples. Tout en exprimant sa reconnaissance au Président du Faso pour la confiance placée en lui, Bassolma BAZIÉ s’est engagé à s’inscrire dans une synergie d’actions et dans une complémentarité avec toutes les composantes de la population burkinabè, pour porter haut les idéaux de la Confédération. Le Directeur de cabinet du Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin MEDAH a invité le Président de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel à développer, évaluer et motiver des initiatives pour atteindre les objectifs assignés à la Commission. Créée par décret le 6 novembre 2024, la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel est un organe national de coordination et de suivi des activités relatives à la Confédération des États du Sahel. Elle est une structure technique directement rattachée à la Présidence du Faso, chargée d’assister le Président du Faso dans le processus de structuration et de fonctionnement de la Confédération des États du Sahel. C’est par décret en date du 9 décembre 2024 signé par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ que Bassolma BAZIÉ a été nommé à la tête de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel.
Diplomatie et réconciliation : le Président de la Transition accorde une audience à une délégation ministérielle de l’AES

Le Président de la Transition, Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a reçu en audience, ce mardi 17 septembre 2024, une délégation ministérielle de la Confédération des États du Sahel (AES). Cette délégation était conduite par le Ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Son Excellence Abdoulaye DIOP, et le Ministre de la Réconciliation nationale, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Colonel Ismaël WAGUÉ. A leur sortie d’audience, des précisions ont été données sur l’objectif de cette visite au Président de la Transition. Selon Mohamed TOUMBA, Ministre nigérien de l’Intérieur et de la Décentralisation, a exprimé toute sa satisfaction d’être conjointement reçu par le Président de la Transition en marge de leurs activités à Bamako. Cette audience visait à rendre compte de ces rencontres qui se sont déroulées au cours de la semaine dans la capitale malienne. Le Général de Brigade nigérien a rappelé que les ministres de la Réconciliation des pays de l’AES ont effectué, le week-end dernier, un déplacement à Gao en vue de prendre part au lancement de la 3ème édition de la semaine nationale de la réconciliation, dont le thème portait sur la solidarité nationale à l’endroit des victimes des inondations. Un phénomène naturel qui touche tous les pays de la Confédération, cette année, en raison de l’abondance de la pluviométrie. Le lancement de cette édition de la Semaine nationale de la réconciliation a coïncidé avec la réunion des diplomates des pays de la Confédération des États du sahel, qui s’est tenue le 16 septembre à Bamako, date anniversaire de la signature de la Charte du Liptako-Gourma instituant l’Alliance des États du Sahel, devenue, le 6 juillet 2024, la Confédération des États du sahel. Aux dires de Bakary Yaou SANGARÉ, Ministre nigérien des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens de l’extérieur, ils ont fait exprès de faire coïncider cette réunion avec ce premier anniversaire. L’objectif de cette rencontre des Ministres des Affaires étrangères était de faire le point des réalisations. Son Excellence SANGARÉ a rappelé les trois piliers sur lesquels est bâtie la Confédération des États du Sahel, à savoir : la Défense, la Diplomatie et le Développement. Dans le cadre de sa présidence, le Mali a soumis une feuille de route, validée par les autres pays membres. Il s’agissait donc de passer en revue cette feuille de route dans ses différentes articulations. Un total de 21 activités, dont 13 relevant spécifiquement de la diplomatie, ont été passées au peigne fin, a-t-il expliqué dans une interview accordée à la presse. Les ministres des Affaires étrangères travaillent à la coordination de la diplomatie dans l’espace AES. L’objectif est de parvenir à la mise en place d’une diplomatie unique où l’on puisse raccorder le violon et parler d’une seule voix. Selon Karamoko Jean-Marie TRAORÉ, Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération Régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, cette grande rencontre des Ministres des Affaires étrangères intervient également à la veille de l’Assemblée Générale des Nations Unies. La coïncidence de ces deux rencontres majeures à Bamako : diplomatie et réconciliation, vise à montrer la place prépondérante que joue le dialogue dans le règlement des problèmes dont souffre le sahel. « Nous partons très satisfaits des échanges que nous avons eus ici à Bamako », s’est réjouie la délégation tout en rendant un hommage mérité aux Forces armées de Défense et de Sécurité des pays de la Confédération mais aussi aux populations de l’AES. Le Président de la Transition, Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA, a donné des orientations à ses visiteurs du jour pour la pleine réussite de leurs missions au service de la Confédération des États du Sahel.