Commonwealth : le Togo a participé à sa 1ère réunion des ministres des affaires étrangères

Commonwealth : le Togo a participé à sa 1ère réunion des ministres des affaires étrangères

Présent à Londres depuis lundi 13 mars dans le cadre des activités de la semaine du Commonwealth, le Togo poursuit son intégration. Le pays, représenté par Robert Dussey, a honoré ce mercredi 15 mars, sa première participation à la traditionnelle réunion des ministres des affaires étrangères de l’Organisation.  La rencontre, la 22ème du genre, a réuni au Marlborough House, les responsables de la diplomatie des Etats membres. Objectif, apporter des réponses aux défis communs, dans un contexte de renforcement de la résilience des pays, alors que le monde se relève péniblement des effets de la crise liée au Covid-19.  Au cours des travaux, plusieurs sujets liés à la mise en œuvre des recommandations et décisions du dernier Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement, le financement de la résilience climatique et de la durabilité environnementale, ou encore le commerce intra-communautaire et la connectivité numérique ont été évoqués.  Dans son intervention, Robert Dussey a évoqué la situation sécuritaire actuelle au Sahel et les velléités expansionnistes des groupes terroristes dans la sous-région ouest-africaine, puis rappelé les initiatives prises par le Togo pour contrer ce fléau. Le ministre des affaires étrangères a enfin lancé un appel au Commonwealth pour soutenir les efforts des Etats concernés.  Républiquetogolaise.com

Queen Elisabeth : Là où sa mort pourra faire bouger les lignes…

Queen Elisabeth : Là où sa mort pourra faire bouger les lignes…

TRIBUNE. Ceux qui veulent déjà réfléchir sur l’après- Elisabeth II et comprendre les sphères d’influence sur lesquelles sa disparition impactera inexorablement doivent avant tout s’adonner à l’exercice de circonscrire le personnage de cette dame qui cumulait à la fois les casquettes de : – Reine d’Angleterre – Chef des 56 pays du Commonwealth – Numéro un de l’Eglise Anglicane – Une des pièces maîtresses dans le dispositif de l’ordre politique mondial post-seconde guerre mondiale 1. Le profil de son successeur Charles III est très différent de la reine et ne garantit pas à cent pour cent la réunification du royaume en cette période post-Brexit qui divise le R.U en plusieurs camps. Le début du nouveau roi conjugué à l’arrivée au Dowing street d’une neo Premier Ministre PM non conformiste n’est pas de nature à faciliter la transition. 2. Sous le coup d’émotion du décès de la reine, les 56 Etats du Commonwealth vont sûrement renouveler leur allégeance à leur nouveau chef Charles III. Ce dernier se verra confirmé dans son rôle de Chef d’Etat monarchique de 15 royaumes du Commonwealth et le leader incontesté des autres Etats membres auxquels se sont joints le Gabon et le Togo le 25 juin dernier. Dans l’organisation actuelle du fonctionnement interne de cette organisation intergouvernementale, ne perdons pas de vue que la présidence tournante est assurée cette année en cours par un certain Paul Kagame qui, très habitué à pêcher en eau trouble, pourra bien exploiter cette transition avec un roi et une PM inexpérimentés en vue d’avancer ses pions dans sa politique expansionniste dans les Grands Lacs. 3. Depuis 1534, le roi d’Angleterre avait signé un acte de suprématie reconnaissant à l’église catholique de son pays une indépendance doctrinale et administrative par rapport à la papauté Romaine. L’archevêque de Cantorbéry restera depuis lors le primat de l’Église d’Angleterre tandis que le roi est le gouverneur suprême de l’Église d’Angleterre en tant que souverain du Royaume-Uni. L’Eglise anglicane connaît des grandes secousses depuis la gestion interne et controversée de nombre dossiers doctrinaux sensibles. De nombreux anglicans sont en désaccord total avec la ligne libérale de leur Eglise, notamment sur l’ordination de femmes et d’homosexuels comme prêtres ou évêques et la bénédiction d’unions homosexuelles ou du mariage des homosexuels. La forte personnalité d’Elisabeth II a dû peser de tout son poids pour limiter les dégâts collatéraux d’une crise permanente qui y a élu domicile depuis une vingtaine d’années dans cette église. Les démêlés matrimoniaux de Charles qui avaient eu à créer le séisme Lady Diana et l’émergence de Camilla entachent d’une manière ou d’une autre la crédibilité et l’exemplarité du représentant numéro un de l’église anglicane qui connaît déjà une grande hémorragie humaine et spirituelle en terme de nombreuses défections. La moindre aggravation de ces fissures internes de l’église anglicane ne sera pas sans effet sur la stabilité du Royaume-Uni, vu que cette église anglicane joue un rôle politique énorme pour cimenter l’unité entre différentes sphères sociales et entités territoriales. 4. La présence anglaise via Winston Churchill à la conférence de Yalta a fait du Royaume-Uni une de trois pièces maîtresses, à côté de l’URSS et des USA, de l’instauration du nouvel ordre politique mondial, momentanément suspendu par la chute du Mur de Berlin et tout récemment ressuscité avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie et tout ce qui s’en est suivi. La disparition politique du belliciste Boris Johnson tout comme celle physique de la reine Élisabeth II en plein mouvement populaire “Don’t Pay UK” pourront pousser à moins de zèle les nouveaux acteurs politiques anglais vis-à-vis d’une Russie restée maître de la politique énergétique européenne. A cela, s’il faut ajouter l’arrivée très probable au pouvoir de l’extrême-droite italienne plutôt russophile aux élections du 25 septembre prochain et la vague populaire française autour du slogan “Macron dégage “ à l’approche d’un hiver sans certitude d’approvisionnement de gaz, ce sont là autant de signaux qui s’avèrent trop déterminants à l’interne et à l’externe dans cet environnement géopolitique explosif et qui ne laisseront guère indifférents les deux nouveaux tenants du pouvoir de Londres. Wait and see ! Par Germain Nzinga

Le Gabon, ancienne colonie française, va intégrer le Commonwealth, « anglophone »

Le Gabon, ancienne colonie française, va intégrer le Commonwealth, « anglophone »

Le Gabon, ancienne colonie française, va adhérer en 2022 au Commonwealth, organisation qui regroupe majoritairement des anciennes colonies britanniques. Ali Bongo Ondimba, président du Gabon, a annoncé que son pays deviendra le 55ème état membre du Commonwealth en intégrant l2organisation intergouvernementale en 2022. « C’est un tournant très important pour notre pays », a estimé Ali Bongo, soulignant l’espoir que suscite l’adhésion du Gabon au Commonwealth… Lire la suite sur AA

Le Gabon, pays francophone, espère un grand virage vers le Commonwealth

Le Gabon, pays africain francophone, a décidé de frapper à la porte du Commonwealth, dont les membres sont presque tous d’anciens territoires du Royaume-Uni. Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a déclaré mardi dernier que son pays envisage d’adhérer au Commonwealth dans un bref délai, une annonce d’importance majeure. Parlant lui-même d’un « tournant historique », il a tenu ces propos depuis Londres au sortir d’une réunion avec la secrétaire générale du Commonwealth, Patricia Scotland. EMANCIPATION LINGUISTIQUE Cette volonté du Gabon d’adhérer au Commonwealth n’est pas une décision tombée du ciel. M. Bongo, parfaitement anglophone et qui a passé une partie de son enfance aux Etats-Unis, n’a jamais caché son intention de diriger le Gabon vers la modernisation, notamment en introduisant l’anglais dans le pays francophone. Bien qu’internationale, la langue française, langue officielle et dominante au Gabon, n’est pas la plus parlée dans le monde alors que l’anglais reste la langue des affaires, une opinion partagée au sein des autorités gabonaises. « Le Gabon veut se développer et s’offrir les meilleures opportunités. Quand vous sortez de l’espace francophone, si vous ne parlez pas l’anglais, vous êtes quasiment handicapé. Il s’agit de faire en sorte que les Gabonais soient armés et mieux armés », avait avancé Alain-Claude Bilie-By-Nze, ancien porte-parole de la présidence gabonaise. En octobre 2012, M. Bongo avait effectué une visite de deux jours à Kigali pour « examiner l’expérience du bilinguisme anglais-français » du Rwanda, membre de la Francophonie et du Commonwealth. Le président avait suivi cet exemple en envoyant d’abord un groupe d’enseignants au Ghana pour apprendre à enseigner l’anglais. La refonte des programmes scolaires pour faire plus de place à l’apprentissage de l’anglais avait néanmoins échoué au moment où le pays a basculé dans une grave crise économique suite à la chute des cours des matières premières en 2014. DIVERSIFICATION ECONOMIQUE Dans le message publié sur Twitter annonçant l’intention de son pays d’adhérer au Commonwealth, M. Bongo a indiqué que ce choix vise à diversifier les partenaires économiques du Gabon. Son porte-parole, Jessye Ella Ekogha, a précisé que c’est un choix qui vise le « développement durable du pays ». En Afrique, le développement économique est plus dynamique dans les pays anglophones par rapport à la majorité des pays francophones, ont noté des observateurs locaux. Libreville veut varier son expérience dans les choix de développement en s’inspirant des modèles anglophones, explique-t-on au ministère gabonais des Affaires étrangères. L’option de faire du Gabon un pays bilingue cadre également avec l’ambition du pays de développer le secteur tertiaire dans le cadre de la diversification de l’économie, trop dépendante des revenus du pétrole, du bois et des minerais. Depuis 2012, Libreville, aidé par la Chine, a lourdement investi dans la construction de stades, d’hôtels et autres infrastructures dans le but de développer le tourisme des conférences et des sports. UN SOMMET DECISIF Le Gabon espère pour le moment remplir le cahier des charges et attend patiemment que sa candidature soit validée lors du prochain sommet du Commonwealth à Kigali. Le sommet, prévu en juin, a cependant été reporté à une date ultérieure en raison de la pandémie de COVID-19. Malgré le report, pour Libreville, les mois à venir restent décisifs. Selon une source proche du ministère des Affaires étrangères, le Gabon avait déjà fait acte de candidature il y a plusieurs mois. Le Commonwealth avait dépêché à Libreville une délégation pour déterminer si le Gabon était éligible à ses critères. Le Gabon a adopté en mars dernier une révision du Code civil pour défendre l’égalité homme-femme et lutter contre les violences domestiques, une cause longtemps soutenue par Mme Scotland. Si tout se passe bien pour le Gabon, il deviendra le troisième pays non anglophone à l’origine à rejoindre cette organisation, après le Mozambique en 1995 et le Rwanda en 2009.