Casablanca/Colloque : La poésie et le mysticisme s’invitent au Centre culturel Kamal Zebdi

Casablanca/Colloque : La poésie et le mysticisme s’invitent au Centre culturel Kamal Zebdi

L’Association Chatla pour la Culture et les Arts a organisé récemment un colloque sur la poésie et le mysticisme au Centre culturel Kamal Zebdi de Casablanca. Les intervenants ont souligné l’importance de la poésie et du mysticisme dans la quête de sens et de spiritualité. Animée par Karima Delyasse, poétesse et présidente de l’Association organisatrice, la rencontre a rassemblé des personnalités de renom telles que Salah Boussrif, poète et chercheur, Mohamed Allout, critique littéraire, Loubaba Laalej, poétesse et plasticienne, ainsi qu’Abdallah Cheikh, critique d’art et chercheur.  Ces intervenants ont mis en avant le rôle fondamental de la poésie et du mysticisme dans la quête de sens et de spiritualité, en opposition à la superficialité du monde moderne. Karima Delyasse a expliqué les grandes lignes du colloque. Elle a mis en lumière les multiples facettes de la valorisation des expériences poétiques mystiques, démontrant ainsi que la poésie demeure un moyen privilégié pour exprimer les visions intérieures de l’âme humaine.  Selon elle, «le poète et le mystique sont tous deux à la recherche du secret de l’absolu. Ils se préoccupent de creuser et d’explorer l’inconnu, en utilisant des symboles et des connotations spirituelles et émotionnelles pour plonger dans les secrets du moi et de l’absolu, à un point tel que la métaphore devient le point de convergence entre le discours poétique et le discours mystique. L’un des points de convergence les plus importants est le sentiment d’anxiété et d’aliénation entre le poète et le mystique. Tous deux sont étrangers à la réalité et à la société et vivent dans un état d’abnégation pour s’identifier aux objets, aux êtres et à l’univers et puiser l’énergie en eux-mêmes afin d’établir leur propre monde créatif et spirituel». Ce colloque a été introduit par la directrice du Centre culturel Kamal Zebdi, Asmaa Rifai, qui en a souligné les objectifs, aspirations et perspectives. «Nous avons décidé, avec nos partenaires de l’Association Chatla pour la Culture et les Arts, d’aborder le thème de la poésie et du mysticisme, en identifiant la relation entre le mysticisme et la littérature en général». Il s’agit d’une relation étroite, car les mystiques ont utilisé la poésie, le zajal et les aphorismes pour s’exprimer et exprimer leurs expériences de vie spirituelles et existentielles. Puis ils sont passés aux écrits créatifs modernes, et à la plasticité comme une forme d’art visuel expressif.  De son côté, le chercheur Mohamed Allout a examiné, dans son intervention,  l’expérience du poète Salah Boussrif dans ses recueils « Parle que je te vois» et « Le Porteur de miroir». « Le voyage symbolique est présent en tant qu’ancrage dans les traversées des miroirs, de l’extérieur du soi vers l’intérieur et de l’intérieur du soi vers l’extérieur du soi. De la conscience connue à l’inconscient inconnu. De son appartenance au sol de l’histoire à ses appartenances abstraites et symboliques à l’absolu humain. Dans ce parcours symbolique, l’essence du simulacre du narrateur se manifeste comme une voix qui efface l’effet de multiplication selon le processus d’effacement du reflet au profit d’un langage poétique plein de l’effet de la voix cosmique/multiple», a-t-il expliqué. Intervenant lors de ce colloque, Loubaba Laalej, poétesse et plasticienne, a souligné le lien entre poésie et mysticisme. L’auteure de l’ouvrage «Mysticité et Plasticité», a mentionné que la poésie, avec ses métaphores et ses symboles, peut permettre d’explorer des concepts spirituels et transcendants. «L’expérience mystique n’a pas de religion et n’appartient à personne ! Elle frappe à sa guise le croyant le dogmatique ou l’athée détachée de la religiosité, elle est souvent incomprise et traitée de dérive! Elle choque par le changement, l’étrangeté et l’inquiétude. Elle parle d’un intérieur et d’un extérieur fondus plutôt que confrontés. Elle sollicite l’énigme du mystère qui se passe de la voie et de tous les « ismes » et tout disparaît devant une seule et unique apparition sans forme ni structure comme l’émergence d’un cri primal « il n’y a de Créateur que Lui», a-t-elle indiqué à ce sujet. Et d’ajouter : «Dieu amour inconditionné suprême est le seul recours, point de salut hors lui. Caché vertical et entier, il touche toutes nos profondeurs ! La mysticité appelle le pur et le simple pour soulager du fardeau de la forme. Elle apprend à lâcher plutôt qu’à prendre, c’est une communion d’une dévotion intense!». Le critique d’art et chercheur Abdallah Cheikh a, quant à lui, a analysé la poésie mystique de manière approfondie, soulignant sa capacité à dépasser les limites entre visible et invisible, réel et spirituel. «Comme les soufis, Loubaba Laalej a des expériences subjectives qu’elle puise à sa source inépuisable, et vit ses mondes dans le langage de l’illumination, des luttes et des convictions intérieures, sans artifice, ni mode. Elle écoute profondément le moment présent (le présent) avec toutes ses révélations et ses manifestations dans le langage des métaphores, avec un engagement envers l’être humain avant tout, en dehors de tout dogme et de toute doctrine étroite, car l’être humain est l’essence du monde et sa raison d’être» a-t-il affirmé. Pour sa part, le poète et chercheur Salah Boussrif a indiqué que la langue telle qu’elle est représentée par le mystique, telle qu’il l’a créée, et telle qu’il s’y est immergé, telle qu’elle l’a immergé, est une langue de métaphore.  Il énonce ainsi : «Le mysticisme, dans son ascension et les étapes qu’il franchit, est une langue métaphorique. Il passe d’un niveau à l’autre, d’une conscience à l’autre, non pas dans le sens de la conscience qui est le contraire de l’inconscience, mais la conscience mystique. Celle-ci est une intention, qui à son tour est une métaphore, une traversée, dans le sens de la métaphore dans toutes ses dérivations de passage, de chemin, de traversée, et même de pénétration du sensible, de l’opération de l’intuition et de l’imagination. Tout cela pour atteindre le moment d’illumination qui permet au mystique de cligner des yeux dans sa manifestation, de s’unir dans sa solitude et d’être caché par l’obscur».

26ème Journée de l’écrivain : Un colloque sur «Littérature, démocratie et pouvoir» à Dakar.

26ème Journée de l’écrivain : Un colloque sur «Littérature, démocratie et pouvoir» à Dakar.

Un colloque placé sous le thème : «Littérature, démocratie et pouvoir» a eu lieu le 9 novembre 2018 à Dakar au Sénégal. Il faisait partie du programme général des travaux. L’ouverture de ce colloque était placé sous la responsabilité du directeur du cabinet du ministre de la justice, Garde des Sceaux du Sénégal, M. Ismaela Madior Fall, sous l’œil vigilant du président du la commission scientifique, M Djibril Diallo Falémé. Placé sous la modération du gabonais Eric Joël Bekalet, plusieurs intervenants ont pris la parole. Pour le malien Doumbi Fakoli Doumbia, récipiendaire du prix Cheikh Anta Diop de l’essai, partageant sur le thème général, a dit que les écrivains doivent parler mais à condition de le faire pour suggérer parce que, a-t-il indiqué, critiquer sans proposer ou suggérer n’a pas de sens. Les congolais Huppert Malanda et le Professeur Mukala Kadima Nzuji ont focalisé leur communication sur la démocratie dans la pièce de théâtre « Le bruit des couloirs» pour le premier et «Le pouvoir dans l’œuvre d’Henri Djombo pour le second. Dans cette œuvre, a précisé l’orateur, les élections sont organisées, le verdict des urnes tombe et l’alternance demeure l’un des fondements de la démocratie. D’autres communications ont été faites par MM Mbaye Ndongo du Sénégal, Aline Olga Lonzaniabéka du Congo qui a parlé de «démocratie et armée» et du rôle de l’armée comme protectrice de la démocratie. D’autres communications très brèves ont faites par les écrivains Aïcha Diarra du Mali, Sid-Lamine Salouka du Burkina Faso, Hélène Lobé de la Côte d’Ivoire et Koumanthio Zeinab Diallo de la Guinée Conakry. Florent Sogni Zaou

Appel à communication pour le colloque sur l’histoire, la culture et les civilisations Loango

Appel à communication pour le colloque sur l’histoire, la culture et les civilisations Loango

En prélude à l’organisation à Pointe-Noire d’un colloque sur «L’histoire, la Culture et les civilisations Loango», le Pôle de réflexion du Centre de Civilisation Loango invite tout chercheur, intéressé par le thème ci-dessus cité, de lui faire parvenir sa communication. Pour atteindre le but que se fixent les organisateurs, les communications devront s’articuler sur les sous-thèmes suivants : A titre indicatif : Le royaume de Loango : historique (naissance et développement sociopolitique) ; Le royaume de Loango : Mode de vie (mariage, chasse, cueillette, etc…) ; Et autres thèmes en relation avec le thème général. Les propositions de communication doivent comprendre entre 5000 et 6000 caractères ou plus de 1000 mots. Elles doivent indiquer clairement la problématique abordée lors de la présentation. Elles seront publiées dans un ouvrage collectif. Les communications devront être accompagnées d’une bibliographie de cinq à dix références et de quelques notes biobibliographiques de l’auteur. Les propositions de communication sont à adresser à Monsieur Florent Sogni Zaou, responsable du département Communication à l’Adresse électronique suivante :sogniflorent1957@gmail.com Le comité scientifique du colloque présidé par le professeur Dominique Ngoï Ngalla procédera à la sélection des propositions et informera les auteurs des propositions retenues au plus tard le 31 octobre 2017. Pour le C.E.C.L/Le Président Frédéric Pambou