Clap de fin pour la Nollywood Week 2025 : le cinéma nigérian ovationné à Paris

Rideau sur la Nollywood Week 2025 ! Pendant cinq jours, du 7 au 11 mai 2025 le public parisien a vibré au rythme des projections, panels et rencontres autour du meilleur du cinéma nigérian. Fidèle à sa vocation de tremplin pour des voix émergentes, le festival a une nouvelle fois confirmé la vitalité, la diversité et la créativité des cinéastes venus du Nigeria et de sa diaspora. Le jury, composé de professionnels du secteur cinématographique, a salué l’audace des propositions artistiques présentées cette année. Voici les films récompensés : Catégorie Longs-métrages Prix du Jury : Legend of the Vagabond Queen Une œuvre puissante et visuellement saisissante qui a su captiver le jury par sa narration originale et la force de ses personnages. Mention spéciale : The Dog Pour son approche sensible et nuancée d’un récit personnel, salué pour sa direction artistique et son authenticité. Prix du Public : For Amina Un véritable coup de cœur du public, cette œuvre poignante a touché les spectateurs par sa sincérité et la performance remarquable de ses interprètes. Catégorie Courts-métrages Prix du Jury : The Screen Test Un film au dispositif audacieux qui interroge avec intelligence la notion de représentation à l’écran. Mention spéciale : Cut Me If You Can Pour son originalité formelle et son ton singulier, cette œuvre s’est distinguée par sa créativité et sa maîtrise narrative. Cette édition a bénéficié du marrainage éclairé de l’actrice, réalisatrice Aïssa Maïga, dont la présence a apporté une résonance particulière aux débats sur la représentation, la diversité et l’avenir du cinéma africain. À travers sa voix et son engagement, elle a rappelé l’importance de créer des ponts entre les cinémas africains et les scènes internationales. Initiée par Serge Noukoué et Nadia Shakur, la Nollywood Week poursuit, depuis sa création en 2013, un objectif clair : offrir une plateforme professionnelle et accessible aux talents nigérians et rapprocher leurs récits du public européen. Grâce à leur passion et à leur vision, le festival est aujourd’hui un rendez-vous incontournable du calendrier culturel cinématographique à Paris. Rendez-vous en 2026 pour une nouvelle édition pleine de découvertes cinématographiques ! À propos de la Nollywood Week : La Nollywood Week est un festival de cinéma qui se tient chaque année à Paris et met en avant la créativité et le dynamisme de l’industrie cinématographique nigériane, l’une des plus prolifiques au monde. L’événement offre une plateforme aux réalisateurs, producteurs et acteurs pour rencontrer un public international et explorer de nouvelles opportunités de collaboration. La programmation de la Nollywood Week est composée de longs-métrages, de courts-métrages et de séries télévisées. Cette année, ce sont 30 films de 8 nationalités différentes que le public parisien a découvert pendant ces 5 jours de fête.
FCAT LAB 2025 : La cinquième édition du Laboratoire qui connecte les talents Africains à l’industrie cinématographique mondiale

ARTS. Le Festival du Cinéma Africain de Tarifa et Tanger (FCAT), qui célébrera sa 22e édition du 23 au 31 mai 2025, annonce la cinquième édition de FCAT LAB, son atelier de soutien à la postproduction. Ce forum en ligne, déjà reconnu comme une référence pour le cinéma africain et sa diaspora dans le monde hispanophone, réunira des professionnels éminents de l’industrie cinématographique. Le programme, dont l’appel à candidatures reste ouvert jusqu’au 18 mars 2025, inclura des rencontres personnalisées et un marché de projets, offrant plus de 18.500 € en prix en espèces et services professionnels pour dynamiser la production cinématographique africaine. Un jury de prestige international La cinquième édition de FCAT LAB présentera un jury majoritairement africain, composé de figures marquantes de l’industrie cinématographique internationale: Azza Elhosseiny (Égypte) : Directrice exécutive du Festival du Film Africain de Louxor (LAFF), allie sa carrière de cinéaste à un activisme culturel centré sur la formation des nouvelles générations. Porteuse de The Factory Initiative—une plateforme dédiée à l’autonomisation des réalisatrices émergentes—elle a redéfini les modèles de formation cinématographique en Afrique du Nord. Romeo Umulisa (Rwanda) : Apporte une vision innovante où convergent analyse de données et distribution audiovisuelle. Ancien directeur du Festival International du Film du Rwanda, il dirige aujourd’hui deux initiatives transformatrices : Hi Kigali (un cabinet de conseil pour les industries créatives) et Creative Africa Lab (un laboratoire de coproductions panafricaines). Il développe également Ailocine, une plateforme de streaming spécialisée dans le cinéma contemporain africain. Daniela Cölle (Allemagne) : Directrice générale et responsable des acquisitions chez Pluto Film, un distributeur basé à Berlin dédié à la vente et à la distribution internationales de films. Tout au long de sa carrière, elle a joué un rôle clé dans la promotion et la circulation des films à l’échelle mondiale. Son expertise en curation, gestion de festivals et acquisitions en fait une figure majeure de l’industrie cinématographique, contribuant à la visibilité de récits diversifiés sur la scène internationale. Programme et Prix FCAT LAB 2025 se déroulera en format virtuel les 28 et 29 mai, renforçant son alliance avec l’Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement (AECID) et le soutien d’entreprises andalouses, espagnoles et européennes. Cette édition conserve son double objectif fondateur : renforcer l’intégration des entreprises espagnoles de postproduction dans l’écosystème audiovisuel des productions africaines et créer davantage d’opportunités de développement pour les projets cinématographiques du continent. Les entreprises collaboratrices continueront de soutenir le développement du cinéma africain à travers divers prix : Tres Gatos Sonido (Séville): 5 000 € pour le montage et le mixage sonore. Laserfilm (Madrid): 5 000 € pour la traduction, le sous-titrage et la création d’un master DCP. Sudu Connexion (Paris): 2 500 € pour une stratégie de distribution dans les festivals internationaux. Tomahawk Digital Cinema Services (Vigo) : 2 500 € pour les matériaux de distribution internationale. Traducciones Bienza (Séville): 2 500 € pour la traduction et le sous-titrage. Prix FCAT: 1 500 € en espèces et la programmation du projet gagnant lors d’une future édition du festival. Un engagement pour l’avenir du cinéma africain FCAT LAB 2025 réaffirme son engagement envers le cinéma africain, offrant des outils et une visibilité aux projets émergents et favorisant la collaboration entre professionnels des deux continents. Dans un contexte mondial où le cinéma africain continue de gagner en importance, cette initiative s’impose comme un pont essentiel pour le développement et la promotion de ses voix cinématographiques.
Burkina Faso. Focus sur le Spectacle d’ouverture du Fespaco 2023
Le FCAT 2018 se termine avec une hausse importante de fréquentation et une large couverture médiatique internationale

La 15ème édition du Festival de Cinéma Africain de Tarifa-Tanger (FCAT), organisée du 27 avril au 5 mai, principalement dans deux villes, mais aussi avec des extensions à El Puerto de Santa María, à Cadix et à Tétouan, a vu augmenter de 20% la fréquentation de ses salles de cinéma et de ses activités parallèles. La vente d’abonnements a augmenté de 150% par rapport aux éditions précédentes. « Il y a eu une très bonne réception de la part d’un public qui a souligné la qualité des films de la programmation et de la rétrospective consacrée au réalisateur marocain Ahmed Bouanani », explique Mane Cisneros, directrice du FCAT. Cisneros a aussi mis l’accent sur les espaces de réflexion et de rencontre entre acteurs et réalisateurs africains et de la diaspora, « qui nous ont procuré les plus grandes émotions et satisfactions de cette édition », et aussi sur « la multiplication » des sièges du FCAT et l’accueil « chaleureux et participatif de certains collectifs de Tarifa ». Autres chiffres du FCAT : plus de mille personnes ont assisté au spectacle de flamenco de Yinka Esi Graves, à la pièce de théâtre Taginede Farah Hamed et aux diverses activités musicales organisés dans le cadre du FCAT, quatre mille personnes ont visité les trois expositions ouvertes pendant le festival, sept mille enfants et adolescents ont participé à l’Espace École à Tarifa, à Tanger, à Tétouan et à Cadix, et les salles de Tanger et des autres sièges du FCAT ont accueilli plus de mille spectateurs. « Trois ans après le retour du festival à Tarifa, nous pouvons annoncer la création d’une équipe de travail constituée par des artistes de renom et des manageurs culturels, qui, à partir du 2019, se chargera de l’organisation du FCAT à Tanger, dans le but de créer un modèle de festival similaire àcelui de Tarifa”, a dévoilé Mane Cisneros. D’après la directrice du festival, les évènements les plus marquants de la 15èmeédition sont « le voyage des cinéastes et des acteurs afrodescendants à Tanger, l’enchantement de la danseuse de flamenco Yinka Esi Graves, soutenue par un public ému au Marché de la ville de Tarifa, lamobilisation et la participation des citoyens et des étudiants, la cérémonie de clôture et la collaboration de l’École Municipale de Musique et du conteur camerounais Boni Ofogo ». Couverture médiatique internationale Près de trois cents médias de trente pays différents se sont fait largement l’écho de la 15ème édition du Festival de Cinéma de Tarifa-Tanger. Quant aux médias africains, le FCAT 2018 a été diffusé au Maroc, en Afrique du Sud, au Tchad, au Nigéria, en Tunisie, en Algérie, au Ghana, au Cap Vert, en Zambie, en Egypte, au Cameroun, au Soudan, en République Démocratique du Congo, en Guinée-Conakry ou au Bénin. L’évènement a aussi suivi de près par d’autres moyens de communication internationaux et panafricains come France 24 ou TV5 Monde. Des médias arabes de Palestine, d’Iraq, du Yémen et des Émirats arabes unis et occidentaux issus de l’Italie, de la France, du Portugal, des États-Unis et des Îles Vierges britanniques, ont prêté attention aux festival le plus remarquable du monde hispanophone. D’un autre côté, le festival a bénéficié d’une large couverture médiatique de la presse espagnole grâce à la publication de chroniques chaque jour dans les médias les plus remarquables du pays, des critiques cinématographies des films en compétition et des reportages sur les cinéastes présents à Tarifa et à Tanger, ainsi que des articles sur le contenu des long-métrages portant sur des sujets d’actualité, notamment le féminisme et l’activisme politique en Afrique. Au total, plus de six-cent retombées médiatiques sur le Festival de Cinéma Africain de Tarifa-Tanger ont été publiés par des médias de toute la planète. Réseaux sociauxLes réseaux sociaux ont transmis en temps réel l’essence et toute l’information sur le festival. Le nombre d’abonnés sur Instagram a doublé depuis le début de l’évènement, et le compte Twitter a vu augmenter le nombres d’interactions chaque jour. Quant à Facebook, le contenu audiovisuel a été le plus suivi par le public de ce réseau social avec plus de vingt-sept mille reproductions des vidéos du festival et des bande annonces des films en programmation. L’avenir du FCAT En ce qui concerne les défis pour la 16ème édition du FCAT, qui est prévue du26 avril au 4 mai 2019, la directrice de ce rendez-vous culturel transfrontalier indique l’importance de « récupérer l’Espace Industrie, susciter la participation de jeunes de différentes nationalités à des formations, chercher de multiplier les titres en programmation de pays africains non-francophones » et finalement « consolider la présence de l’afrodescendance au FCAT et renforcer la programmation des activités non cinématographiques ». AVEC FCAT.
FCAT 2017: Le cinéma africain de Tarifa et Tanger consacre « Félicité » du réalisateur Alain Gomis

Le réalisateur franco-sénégalais Alain Gomis est le grand vainqueur de la 14ème édition du Festival de cinéma africain de Tarifa et Tanger (FCAT 2017) qui s’est déroulé du 28 avril au 6 mai 2017 à Tarifa, en Espagne. Son nouvel opus, Félicité, a remporté le prix du meilleur long-métrage de fiction de la section officielle « Hypermétropie ». Cette nouvelle distinction n’a pas laissé indifférent Gomis qui, depuis la Corée où son film vient de sortir en salles, a envoyé ses pensées à la population de Kinshasa et de la République Démocratique du Congo qui subit encore l’instabilité politique. Dans ce message transmis au public lors de la cérémonie de clôture, le réalisateur lui a souhaité « encore un peu de cette force de résistance et de création dont ils nourrissent le monde depuis des années ». Félicité raconte l’histoire d’une femme chanteuse dans les bars nocturnes de la capitale congolaise, Kinshasa. Une femme aussi forte qu’orgueilleuse, Félicité est confrontée soudainement à une situation douloureuse dans laquelle elle doit trouver par tous les moyens l’argent nécessaire pour l’opération de son fils blessé dans un accident de la route. Il est à souligner que ce prix a été décerné par le jury officiel du festival, composé du cinéaste égyptienne Jihan El Tahri, du critique et professeur tunisien Ikbal Zalila et de l’acteur et réalisateur marocain Faouzi Bensaïdi . Le Prix du meilleur documentaire dans la section « Hypermétropie » a été décerné à Atlal (Algérie, France, 2016), de Djamel Kerkar, qui raconte en 100 minutes l’histoire des habitants de Ouled Allal, un village près de Sidi Moussa à Alger. Meurtrie par le terrorisme dans les années 90 et quasiment éradiquée, la bourgade revient tant bien que mal vers la vie, traînant le poids de la mémoire. Atlal, premier long-métrage de Kerkar, a déjà remporté le prix du FID de Marseille ainsi que deux récompenses spéciales au Med Film Festival en 2016. Le Prix du meilleur long-métrage arabe dans la section « Hypermétropie » est revenu au film Akher wahed fina (Tunisie, 2016), du jeune réalisateur tunisien Ala Eddine Slim. Cette fiction sans dialogues raconte le périple d’un voyageur venu d’Afrique subsaharienne qui cherche à migrer clandestinement vers l’Europe. Sa tentative échoue mais le mène à des rencontres intenses, à visiter des lieux insoupçonnés et à découvrir une image altérée de lui-même. Le Prix de la meilleure actrice a été attribué à Honorine Munyole pour son rôle dans le documentaire Maman Colonelle (République Démocratique du Congo, France, 2016), dirigé par Dieudo Hamadi. Le jury a décerné le prix le plus original de cette édition à Munyole pour ce portrait de policière courageuse et tenace qui travaille pour protéger les femmes et les enfants de la violence qui sévit au Congo. Le film Wallay (Burkina Faso-Francia-Qatar, 2017), de Berni Goldblat, a remporté le Prix du public, voté par les spectateurs du festival à la sortie des projections de la section « Hypermétropie ». Sélectionnée pour le prochain Festival de Cannes, cette production raconte l’histoire de Ady, un enfant de 13 ans qui vit en France et qui est envoyé par son père dans son pays d’origine, le Burkina Faso. Le jury jeune du FCAT 2017, formé par trois étudiants en cinéma espagnols, a élu Enfin, le Prix du meilleur court-métrage a été décerné à Facing the wall, de Alamork Davidian (Éthiopie/Israël, 2016), alors que la mention spéciale est revenue à Kindal El Bahr de Damien Ounouri (Algérie/Koweït/Etats Unis, 2016).
14ème FCAT : 26 films en compétition

La 14ème édition du Festival de cinéma africain de Tarifa et Tanger (FCAT) se déroulera du 28 avril au 6 mai 2017 à Tarifa, en Espagne. 70 films dont 20 premières en Espagne, en provenance de 17 pays africains, 6 pays européens et 3 pays du Moyen Orient, sont à l’affiche de cette quatorzième édition. 26 films sont en compétition dans le cadre de cette manifestation cinématographique, considérée comme le plus important événement consacré aux cinémas d’Afrique et sur l’Afrique dans le monde hispanophone, qui décernera cinq prix. A noter que plus d’une trentaine de pays seront représentés à ce festival qui, pour la deuxième année consécutive, aura également lieu à la Cinémathèque de Tanger (Maroc), du 30 avril au 5 mai prochain. Il est à signaler que le nouveau film du cinéaste Alain Gomis, « Félicité » (2017), a été choisi comme film d’ouverture du quatorzième FCAT. Comme le suggère le synopsis, ce long métrage de fiction raconte l’histoire d’une femme indépendante et orgueilleuse qui travaille comme chanteuse dans un bar de Kinshasa. Un jour, son fils est blessé dans un terrible accident. Alors qu’il est à l’hôpital, Félicité essaye de réunir l’argent suffisant pour son opération, souligne dans un communiqué l’Association organisatrice du festival, Al-Tarab. Rappelons aussi que le scénariste et réalisateur franco-sénégalais s’est vu récemment attribuer le Grand Prix du Jury à Berlin. L’artiste a également reçu la plus haute récompense du Fespaco pour la seconde fois dans sa carrière, ce qui n’était arrivé qu’à un seul cinéaste auparavant, ont souligné les organisateurs. Notons qu’outre les rencontres avec certains des auteurs des films, dans les salles ou autour d’un apéritif, le FCAT offre aussi l’opportunité de se former. Ainsi, « cette année l’Arbre à Palabres s’installe à la Cinémathèque de Tanger, incontournable compagne de ce festival, qui accueille aussi, outre une douzaine de films de la programmation, des débats et des séances scolaires », indique-t-on.
Penser à un développement des cinémas des pays d’Afrique subsaharienne

Depuis le 25 février 2017, la capitale du Burkina Faso , Ouagadougou est en fête à l’occasion du festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou. Au-delà de la manifestation culturelle, qui a fait converger vers la capitale Burkinabé des acteurs et cinéastes du continent, le 7ème Art africain doit revivre un renouveau quitte à la rendre plus rentable sur le continent et qu’il cesse d’être un simple outil de circulation des œuvres dans les festivals occidentaux et non commerciaux. Car, le cinéma africain doit nourrir ses acteurs, ses producteurs et réalisateurs comme c’est le cas pour le cinéma américain, européen et asiatique qui ont acquis une dimension du business. Et pour ce faire, les pouvoirs publics et gouvernants des pays d’Afrique subsaharienne se doivent d’apporter un soutien institutionnel au 7ème Art du continent car cet art reste non seulement un outil de distraction ou de divertissement mais également un vecteur d’éducation pour les populations africaines. Pour ce faire, il serait à penser de procéder à l’ouverture et la création de nouvelles salles de cinéma s dans les différents pays pour faire découvrir le cinéma africain aux cinéphiles africains et moyen aussi de faire rentabiliser les œuvres sur le continent avant bien sur de conquérir par la suite les autres marchés mondiaux. En outre, la création d’écoles de formation à l’art cinématographique devrait être un tremplin efficace pour faire naître des vocation et des talents sur le continent. Enfin, genre culturel pouvant participer au développement d’une nation, le cinéma en Afrique doit des à présent susciter l’intérêt des pouvoirs publics qui s’y sont longtemps désintéresser en laissant le soin aux institutions de certains pays du nord de subventionner les cinémas africains au prix d’images et d’une vision caricaturale de l’Afrique que des intellectuels des pays du nord ont voulus mettre à profit de manière assez regrettable. Christian LOUHOU KINSANGOU Melun, France
12ème Festival de Cinéma Africain de Cordoue: « Peau de colle » de la Tunisienne Kaouther Ben Hania primé

En compétition avec 11 autres courts-métrages de fiction et documentaires dans la section « En brève » (« En bref »), « Peau de colle » a obtenu le prix du Meilleur Court-métrage lors du 12ème Festival de Cinéma Africain de Cordoue. Il est à souligner que la réalisatrice tunisienne a été consacrée grâce au vote du public, qui a visiblement apprécié cette co-production franco-tunisienne et que Keba Danso, agent de développement culturel et cinéaste, a reçu le prix au nom de la réalisatrice des mains de Javier Tolentino. ce dernier est présentateur du programme de cinéma « El Séptimo Vicio » de la Radio nationale espagnole. « Peau de colle » raconte l’histoire d’Amira, une fillette de cinq ans qui n´apprécie guère l’école coranique. Bien décidée à ne pas y retourner, il lui vient alors à l’esprit une idée qui ira bien plus loin que ce qu’elle avait initialement prévu. Notons également que le prix est sponsorisé par El Corte Inglés et accompagné d’une somme de 1500 euros. Prix de la 12ème édition du Festival de Cinéma Africain de Cordoue Prix Al Tarab au Meilleur Long-Métrage de Fiction: L’armée du salut (Maroc), de Abdellah Taïa Prix à la Meilleure Interprétation Féminine (sponsorisé par la fondation « Mujeres por África »): Horeya Farghaly de Décor (Egypte), de Ahmad Abdalla. Prix Al Tarab au Meilleur Long-Métrage Documentaire: Beats of the Antonov (Soudan), de hajooj kuka. Prix du Public au Meilleur Court-Métrage (sponsorisé par « El Corte Inglés »): Peau de colle (Tunisie) de Kaouther Ben Hania Prix du Public au Meilleur Long-Métrage de Fiction: Things of the Aimeless Wanderer (Rwanda) de Kivu Ruhorahoza