Congo-santé : Des cas de choléra, de shigellose et de fièvre typhoïde à Pointe- Noire et dans d’autres lieux

Congo-santé : Des cas de choléra, de shigellose et de fièvre typhoïde à Pointe- Noire et dans d’autres lieux

Seize (16) cas suspects de Choléra, de Shigellose et de fièvre jaune ont récemment été décelés à Pointe-Noire dont deux décès, deux cas suspects à Mouyondzi, dans le département de la Bouenza, un cas probable à Brazzaville, décédé, a fait savoir le ministre Mokoki dans une déclaration relative aux épidémies de Choléra de Shigellose et de fièvre typhoïde qui sévissent à Dolisie, selon le ministre de la Santé et de la population, M. Gilbert Mokoki, le 17 juillet 2023 à Brazzaville. Après analyse de 78 échantillons au laboratoire national de santé publique, les résultats ont mis en évidence trois types de bactéries, caractéristiques des maladies suivantes, le Choléra avec 15 échantillons positifs, la Shigellose avec 34 échantillons positifs, la toxi-infection alimentaire avec 63 échantillons positifs, le choléra, la shigellose et toxi-infection alimentaire à la fois avec 11 échantillons positifs, la fièvre typhoïde avec deux échantillons positifs, a- t-il précisé. M. Mokoki a notifié que conformément aux dispositions du Règlement sanitaire international (Rsi, 2005) dont la République du Congo est signataire, le gouvernement de la République déclare la ville de Dolisie en épidémie de choléra, de shigellose et de fièvre typhoïde. Il a invité toutes les personnes présentant les signes de ces maladies de se rapprocher le plus tôt possible, d’un centre de santé intégré ou de l’hôpital le plus proche pour une prise en charge rapide afin d’éviter les complications souvent mortelles. Le gouvernement a invité la population à observer les mesures suivantes le ministre a demandé aux populations de se laver régulièrement et correctement les mains à l’eau propre et au savon ou en utilisant une solution hydroalcoolique, avant de faire la cuisine, avant de manger, avant de s’occuper d’un bébé , après avoir été aux toilettes, avant et après avoir manipulé les aliments, après avoir fait un travail avec ses mains. Il a également conseillé de manger d’aliments non cuits à moins qu’ils ne puissent être pelés ou décortiqués, bien cuire les aliments à au moins 70 °C , laver les fruits et légumes avant leur consommation , boire de l’eau potable ,faire les selles dans les toilettes et non à l’air libre ,couvrir les aliments cuits et les conserve soigneusement ,maintenir toutes les surfaces de la cuisine propres ,nettoyer les lieux d’habitation, font également partie des conseils. Quand l’épidémie s’est déclenchée à Dolisie, les responsables de santé et municipaux de la contrée ont souligné l’urgence dans la prise en compte de celle-ci. Et il s’avère que quelques jours après, des cas suspects ont été constatés dans d’autres villes environnantes, à Pointe-Noire et Brazzaville. La Shigellose est une infection aiguë associée à plusieurs symptômes. En particulier, elle cause une diarrhée liquide qui survient dans les 24 ou 48 heures après l’ingestion de l’agent étiologique. L’infection peut être légère ou asymptomatique. La forme dysentérique aiguë typique de l’adulte débute brusquement après une incubation brève. Elle se caractérise par des douleurs abdominales souvent accompagnées de vomissements et l’émission de selles glairo-sanglantes est très fréquente. Florent Sogni Zaou

L’Algérie en proie à une épidémie de choléra.

L’Algérie en proie à une épidémie de choléra.

TRIBUNE. Depuis fin août 2018, le gouvernement algérien est sous le feu des critiques de médias et des réseaux sociaux concernant sa gestion de l’épidémie de choléra qui a déjà fait deux morts et plusieurs dizaines de contaminés. Une gestion chaotique de la communication des dirigeants algériens autour du choléra qui touche actuellement les Wilayas de Bouira, Blida, Tipaza, Alger, Médéa et Ain Defla obligeant les autorités du pays à user de la dissimulation pour mieux faire passer la pilule aux algériens. Or, il est incontestable que depuis le 26 août 2018, les responsables algériens sont sous le feu des critiques de médias et des réseaux sociaux concernant sa gestion de l’épidémie de choléra suite à leur silence sidéral en matière de communication officielle. La première conséquence de cette psychose, provoquée par le silence mortel des responsables algériens, est la ruée vers les bouteilles d’eau minérale provoquant leur pénurie dans nombre de Wilayas algériennes. A ce jour, 04 septembre 2018, les autorités algériennes sont dans l’incapacité de déterminer l’ampleur et l’origine de l’épidémie, rendant par conséquent difficile la tâche consistant à la circonscrire et amenant l’ensemble pays frontaliers à prendre des mesures idoines à l’encontre des voyageurs provenant de ce pays. Il en est de même pour les pays européens ou autres accueillant des ressortissants algériens. Il est fort probable également que face à l’ampleur de cette épidémie un report de la rentrée scolaire, initialement prévue le 05 septembre 2018 soit décidé en Algérie. Aujourd’hui, force est de constater que des petites fioles de gel antibactérien se vendent comme des petits pains dans les rues d’Alger. Elles sont indispensables depuis que l’épidémie de choléra frappe l’Algérie depuis, au minima, début août 2018. Une épidémie, il faut bien le reconnaitre, d’une ampleur sans précédent dans ce pays depuis 32 ans. A remarquer que les responsables algériens n’ont pas daigné mettre en place de cellule de crise et ceux de la communication des différents Ministères sont aux abonnés absents. Même les Walis, censés être en première ligne, ne semblent pas avoir interrompu leurs vacances. C’est dire de leur responsabilité ! Une épidémie de choléra qui touche le peuple algérien vulnérabilisé au moment même où l’Algérie, dont toutes les portes se sont aujourd’hui fermées sur son nez, projette de vouloir réagir par n’importe quel prétexte pour espérer se faire remarquer de nouveau. Le portail de l’Afrique clos, celui du polisario mort et enterré, l’Union Européenne trop exigeante pour elle, la politique intérieure dans le désordre absolu et la gouvernance totalement paralysée : voilà un constat bien amer, mais réel, de la situation actuelle dans ce pays ! Farid Mnebhi.