Le Ministre des Finances Nicolas KAZADI et le Trésor américain s’accordent à lutter contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme

En marge des assemblées annuelles du Groupe de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International (FMI), le Ministre des Finances a rencontré Michael Kaplan, Secrétaire Adjoint du Département du Trésor américain en charge des questions internationales. Au cours de cette rencontre, il a été conclu que la République démocratique du Congo a gagné la confiance du Trésor américain pour les réformes structurelles qu’elle a déjà entreprises et bénéficiera également de son soutien dans sa lutte acharnée contre la corruption, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (LBC/FT). Ce soutien s’étendra également à la mise en œuvre des réformes visant à soutenir le développement économique du pays. Lors de cette rencontre, le Trésor américain, par l’intermédiaire de son secrétaire adjoint, a proposé une assistance pluriannuelle sur différents sujets dont : l’amélioration de la gouvernance et de la transparence pour lutter efficacement contre la corruption et le blanchiment d’argent, le renforcement des capacités de la future banque congolaise de développement, le renforcement de la collecte de l’impôt sur le revenu des personnes physiques par la numérisation, et la création d’une chambre de compensation pour le dollar américain et le franc congolais. À la suite du plaidoyer de haut niveau de Nicolas Kazadi, le Trésor américain a réitéré l’intérêt des États-Unis d’Amérique pour une coopération bilatérale sincère avec la RDC. Le Trésor américain a indiqué que cette collaboration s’inscrit dans le cadre des ambitions de l’administration Biden-Harris et devrait contribuer au renforcement de la démocratie. A cet égard, le Trésor américain a souligné le besoin exprimé par la RDC de travailler étroitement sur des projets structurants afin d’améliorer sa situation économique. En tant qu’acteur clé dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, le Trésor américain a proposé d’aider la RDC à améliorer et à mettre en œuvre son cadre national de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. En outre, le Trésor américain a salué le rapport complet rendu par le FMI en mai 2021 sur la gouvernance et la lutte contre la corruption en RDC. Le rapport contient des recommandations visant à remédier aux principales faiblesses du système de gouvernance économique du pays. Le Trésor américain sollicite l’engagement de la RDC à mettre en œuvre les recommandations du rapport dans le cadre du nouveau programme conclu avec le FMI. Cette réunion permettra certainement de déterminer les prochaines étapes de la mise en œuvre effective de l’engagement pluriannuel d’assistance à la RDC, en vue de rendre son système financier à la hauteur des attentes de la population. D’autres préoccupations incluent la compréhension du type d’assistance nécessaire pour mettre en œuvre les recommandations du FMI dans son rapport de mai 2021, la collaboration avec les États-Unis sur les sanctions américaines contre les institutions et les personnalités impliquées dans les crimes économiques en RDC, les stratégies efficaces pour des solutions plus durables, et la question de la numérisation de la chaîne de collecte des impôts ainsi que la création d’une chambre de compensation. Les discussions vont se poursuivre pour relever tous les défis qui s’y rattachent.
Le Ministre des Finances Nicolas Kazadi et 7 ambassadeurs s’activent à lutter contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme en RDC

Le jeudi 16 septembre 2021, le Ministre des Finances, Nicolas Kazadi, les ambassadeurs et les représentants de l’Allemagne, de la Belgique, des États-Unis, de la France, des Pays-Bas, du Royaume-Uni et de l’Union Européenne ont décidé de lutter ensemble contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LBC/ FT). Cette réunion qui a eu lieu en présence de la Gouverneure de la Banque Centrale du Congo, Mme. Marie-France Malangu Kabedi-Mbuyi, visait à clarifier la situation sur les mesures prises par la République Démocratique Du Congo pour plus de transparence en ce qui concerne les questions relatives aux flux financiers, afin d’optimiser les stratégies de mise en œuvre du cadre national de LBC/FT. Selon M. Nicolas Kazadi, la RDC prend vraiment au sérieux la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Par conséquent, un plan d’action a été élaboré selon les recommandations du Groupe d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique Centrale (GABAC). Tous les efforts déployés par la RDC visent à éviter que le pays ne soit placé sur la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI). Avant mars 2022, des réformes importantes sont nécessaires, notamment dans le cadre juridique et le système financier. S’adressant à l’ambassadeur américain Mike Hammer, qui a salué les performances du gouvernement congolais, le Ministre des Finances a aussi démontré le fait que l’absence des compensations devient de plus en plus pénible pour l’économie congolaise. M. Nicolas Kazadi a insisté sur la collaboration qui doit exister entre les différents partenaires, car la RDC est en train de finaliser un projet de loi qui prendra en compte toutes les recommandations. Face à la presse, M. Jolke Oppewal, ambassadeur du Royaume des Pays-Bas, s’est dit satisfait de la franchise des discussions entre le Ministre des Finances et les 7 ambassadeurs. Selon M. Jolke Oppewal, tous les partenaires impliqués dans la lutte contre le terrorisme sont clairement disposés à fournir une assistance technique à la RDC afin d’atteindre les objectifs. Ainsi, les autorités congolaises doivent rapidement mettre en œuvre les recommandations du rapport d’évaluation mutuelle du GABAC d’avril 2021 afin de rendre le système financier plus résistant aux abus et de mettre la RDC en conformité avec les normes internationales en matière de LBC/FT. La RDC doit améliorer et mettre en œuvre le cadre national de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, comme le prévoit le programme du gouvernement soutenu par le Fonds monétaire international (FMI). La procédure est en cours pour l’adoption par le Parlement des projets de textes révisant la loi LAB/CFT de 2004, préparés par la Cellule Nationale de Renseignements Financiers (CENAREF), afin de répondre aux normes internationales. De plus, l’ITIE-RDC a publié un rapport complet sur la situation, y compris sur la GECAMINES, dont les contrats signés sont déjà sur son site web. En ce qui concerne la déclaration d’intérêts et de biens requise pour les personnes politiquement actifs, l’ITIE-RDC contribue en publiant les propriétaires des entreprises extractives conformément à l’exigence 2.5 de la norme ITIE.
Brazzaville a abrité un séminaire sur l’évaluation nationale des risques de blanchiment des capitaux

Fournir aux participants des informations sur les notions d’évaluation des risques de blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme. Tel était l’objet du séminaire-atelier sur l’évaluation nationale des risques (ENR) de blanchiment des capitaux (BC), de financement du terrorisme (FT) et de la prolifération des armes à destruction massive (PADM), tenu du 16 au 18 mai à Brazzaville. Organisé par l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF), avec l’appui technique de la Banque mondiale (BM), ce séminaire auquel ont pris part 70 participants venus des administrations financières et de sécurité, notamment du Congo-Brazzaville et de la RDC, visait aussi à décrire l’approche d’évaluation nationale des risques et à présenter l’outil d’évaluation nationale des risques de la Banque mondiale. Comme l’a souligné Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, ministre du Plan, de la statistique et de l’Intégration régionale, ce rendez-vous du transfert des connaissances s’inscrit dans le cadre du second cycle des évaluations mutuelles des dispositifs de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme dans les Etats de la sous-région Afrique centrale, rapporte le ministère des Fiances et du Budget dans un communiqué. Selon elle, « ce séminaire répond à une recommandation forte du Groupe d’action financière (GAFI), à savoir : mieux cerner les risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme d’un Etat, pour asseoir des politiques et actions adéquates, financées par des ressources suffisantes aux fins de juguler efficacement ces risques », a-t-elle indiqué. Martin KAM