Brouxou ou quand l’imagination dépasse le réel

Brouxou ou quand l’imagination dépasse le réel

LIVRES. Il est des mots qui naissent d’une erreur de prononciation et deviennent des royaumes de rêves. Dans la nouvelle « Brouxou », extraite du recueil Une petite vie à Sidi Youssef Ben Ali de My Seddik Rabbaj, le réel et l’imaginaire s’entrelacent avec une délicatesse nostalgique pour raconter une histoire dont le théâtre est le quartier Sidi Youssef Ben Ali, à Marrakech. À travers une simple déformation phonétique — « Bruxelles » devenue « Brouxou » — l’auteur construit une méditation sensible sur l’enfance, le langage, l’exil rêvé et la désillusion. L’histoire est dédiée au poète et dramaturge belgo-marocain Taha Adnan, dont le parcours entre le Maroc et la Belgique éclaire le sens profond du texte. Tout commence dans ce quartier populaire où des enfants espiègles transforment le trajet vers la place Jemaa el-Fnaa en une aventure. Ils préfèrent s’accrocher discrètement aux calèches. Cependant, goûter à l’ivresse du risque, à la liberté conquise est payé parfois à coup de fouet. L’avion surgit dans la nouvelle comme une figure surnaturelle. Ni oiseau ni voiture : un « merveilleux entre-deux ». Un jour, à l’école, le maître explique que l’avion permet d’atteindre des capitales européennes comme Paris, Londres, Amsterdam et Bruxelles. Mais l’enfant entend « Brouxou ». Ce malentendu devient le point central du récit. Pour lui, « Brouxou » n’est pas une ville réelle : c’est un lieu mystérieux, riche, presque magique. Le mot lui-même le fascine par sa sonorité. Il le répète, le savoure, l’adopte. Rapidement, le terme se répand parmi ses amis et devient une expression du quartier. On l’utilise pour parler du luxe, de l’élégance ou d’un comportement prétentieux. Ce passage montre clairement comment le langage peut transformer la réalité. Un simple mot, mal compris, devient un symbole collectif. L’imaginaire des enfants remplit le vide laissé par l’ignorance géographique. Le génie de la nouvelle tient à cette alchimie. Le signifiant — le mot — précède le signifié — la réalité. « Brouxou » n’est pas encore un lieu géographique ; c’est un espace imaginaire, un pays où l’argent ne manque jamais, où les rues flottent dans l’air. Le narrateur invente ce qu’il ne connaît pas. Il partage le mot avec ses amis. Il l’élève au rang de mythe collectif. Brouxou devient une expression, un code, une mesure du luxe et de l’élégance. Le langage crée un monde parallèle. Plus tard, au lycée, la révélation tombe : Brouxou n’est autre que Bruxelles. Le choc est discret mais profond. La magie se fissure. L’erreur d’enfance devient faute linguistique. Le narrateur tente d’effacer l’ancien mot, d’adopter la prononciation correcte — « Brucelles » — comme on enfile un masque social. Derrière cette anecdote phonétique se cache une réflexion subtile sur l’ascension sociale et la honte des origines. Dire correctement le nom d’une capitale devient un signe d’appartenance. Mal le dire, c’est trahir le quartier. Le langage est ici territoire et frontière. En perdant « Brouxou », le narrateur perd une part de lui-même. L’enfance se retire comme une marée silencieuse. La ville réelle entre en scène à travers Taha Adnan, ami et confident, parti étudier en Belgique. À travers ses récits, le narrateur espère retrouver son mythe. Mais la description est prosaïque : studios exigus, difficultés financières, survie étudiante. La capitale européenne n’est plus cité enchantée mais espace de lutte. Brouxou vacille. Plus tard, le narrateur lui-même obtient l’occasion d’aller en Belgique. L’excitation est immense. Pourtant, à deux reprises, le périphérique l’empêche d’entrer dans le centre-ville. La ville est là, toute proche, mais inaccessible. L’ironie est poignante : arrivé enfin à Bruxelles, il ne rencontre toujours pas Brouxou. La déception est décrite avec une pudeur bouleversante. Ce n’est pas seulement un itinéraire contrarié ; c’est une collision entre imaginaire et réalité. L’enfant intérieur attendait un miracle. L’adulte se heurte à la logistique, aux horaires, à l’indifférence fonctionnelle des chauffeurs. La dédicace à Taha Adnan éclaire le texte d’une lumière fraternelle. À travers l’ami parti en Europe, le narrateur a voyagé sans quitter son quartier. Les récits de l’autre ont entretenu la flamme du mythe. Brouxou devient alors symbole du lien entre deux rives, entre deux langues, entre deux réalités. Le style de My Seddik Rabbaj est limpide, presque oral, mais traversé de fulgurances poétiques. Les comparaisons sont issues du quotidien : un château de sable qui s’effondre, un cadeau dont l’emballage dissimule un vide, une boule dans la gorge impossible à avaler. Cette simplicité donne au texte sa force. Elle permet au lecteur de reconnaître sa propre « Brouxou » — ce mot, ce lieu, cette illusion d’enfance qu’il a dû abandonner.  Par Youssef Ait Bihi

EXPOSITION « LIFELINES » : La Congolaise Rhode Bath Makoumbou parmi douze artistes africaines réunies à Stockholm

EXPOSITION « LIFELINES » : La Congolaise Rhode Bath Makoumbou parmi douze artistes africaines réunies à Stockholm

L’artiste peintre Rhode Bath Makoumbou (République du Congo / Belgique) participe à l’exposition collective « Lifelines » (Lignes de vie), présentée à l’Espace d’art Eva Livijn, à Stockholm (Suède), du 27 février au 5 avril 2026. Conçue par UlrikaFlink et réalisée en collaboration avec le Réseau des ambassadrices des femmes africaines dans les pays nordiques, l’exposition « Lifelines » réunit douze artistes femmes africaines et issues de la diaspora africaine. L’événement explore les notions de connexion, de mémoire et d’expérience vécue comme autant de moyens de façonner les mondes sociaux. Il met en dialogue des pratiques artistiques ancrées dans l’expérience vécue comme force créatrice. « Explorant la peinture, la performance, la photographie, le dessin, le textile, le film et la vidéo, les artistes abordent l’expérience vécue non comme un simple décor, mais comme une méthode. La mémoire prend forme, le langage façonne la perception et les gestes, intimes et collectifs, génèrent du sens », souligne-t-on dans un communiqué. « Lifelines » , qui s’appuie sur l’œuvre d’Oyeronke Oyewumi, notamment sa critique du genre comme principe organisateur universel de la vie sociale, appréhende le quotidien des femmes non comme des anecdotes personnelles, mais comme des espaces où se construisent et se négocient les relations sociales. Directrice artistique de Konstfrämjandet Stockholm et commissaire de la Triennale de Bruges 2027, UlrikaFlink a été commissaire du Pavillon suédois à la 15e Biennale de Gwangju en Corée du Sud et co-commissaire de la Biennale de Çanakkale en Turquie. Sa pratique curatoriale s’intéresse aux interactions entre l’art et les infrastructures sociales, la mémoire collective et la vie civique. Forte de plus de 30 ans d’expérience dans le domaine de l’art contemporain, Eva Livijn est de son côté galeriste, conseillère artistique et collectionneuse. Après avoir longtemps dirigé une galerie avec son défunt mari, elle poursuit depuis 2013 cette activité depuis son domicile à Stockholm, présentant des expositions soigneusement conçues et devenues des références incontournables du calendrier artistique suédois. Martin Kam LES AUTRES ARTISTES PARTICIPANTES : Phoebe Boswell (Kenya / Royaume-Uni), Dina Danish (Égypte / Pays-Bas), Kakizi Jemima (Rwanda), Priscilla Kennedy (Ghana), Charlene Komuntale (Ouganda), Mónica de Miranda (Angola / Portugal), Kresiah Mukwazhi (Zimbabwe / Allemagne), Asemahle Ntlonti (Afrique du Sud), Pamela Phatsimo Sunstrum (Botswana / Pays-Bas), Hannah Uzor (Zambie / Royaume-Uni), Olga Yaméogo (Burkina Faso / France).

La Belgique veut remettre le conflit militaire de la RDC dans l’agenda de l’Union Européenne

La Belgique veut remettre le conflit militaire de la RDC dans l’agenda de l’Union Européenne

En tournée politique et humanitaire dans 4 pays de l’Afrique centrale et orientale, le vice-Premier ministre, ministre belge des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement, Maxime Prévôt, a été reçu ce mardi à la Cité de l’Union africaine par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi. À l’issue de leur entretien de près de deux heures, M. Prévot a réaffirmé l’engagement ferme de la Belgique, et plus largement de l’Union européenne (UE), dans les efforts de paix menés par la République Démocratique du Congo (RDC). Sur un ton grave, il a en substance déclaré que la Belgique veut remettre le conflit militaire de la RDC dans l’agenda européen. « La Belgique reste extrêmement préoccupée par les atrocités qui se déroulent dans l’Est du Congo. Nous avons salué, comme il se doit, les efforts réalisés par Washington et Doha pour pouvoir esquisser les pourtours d’une paix potentielle dont la population a urgemment besoin », a déclaré le VPM belge. Selon lui, malgré les efforts diplomatiques en cours, il subsiste encore un grand décalage entre les intentions couchées sur papier et la réalité du terrain. « Le mois qui s’est écoulé depuis la signature est probablement l’un des mois le plus meurtrier », a regretté M. Prévot. « Il y a toujours trop de violences, trop de viols, trop de tueries. Il y a des problèmes humanitaires qui restent criants. Il y a motif à avoir toujours d’énormes préoccupations par rapport à la situation dans l’Est du Congo où on voit du reste le M23 s’installer, organiser sa propre administration, son propre appareil de justice, remplacer les chefs coutumiers, se comporter finalement comme si le territoire était devenu leur État. Ce n’est pas acceptable ! », a-t-il souligné. Le Chef de la diplomatie belge a insisté sur la nécessité pour la communauté internationale de rester mobilisée sur la situation dans l’Est de la RDC. Dans ses propos, Maxime Prévôt relève que « la Belgique a toujours été une grande défenderesse des principes du droit international, en ce y compris, évidemment, de l’intégrité des territoires et de la souveraineté des États, ce qui n’est actuellement pas du tout garanti ni respecté dans la partie orientale de la RDC ». Au-delà du rôle des acteurs régionaux et internationaux, Maxime Prévot a encouragé l’impulsion d’un dialogue national à l’intérieur de la RDC. Il a estimé qu’en complément des démarches externes, il était essentiel d’envoyer des signaux internes forts en faveur de la paix et de la stabilité. Le patron de la diplomatie belge a souhaité pouvoir remettre la question de la situation humanitaire dramatique dans l’Est du Congo à nouveau dans l’agenda des futurs conseils européens des Affaires étrangères pour que ce ne soit pas finalement une situation passée sous silence au motif que l’initiative a été prise par les États-Unis et le Qatar. Au sujet justement des Processus de Washington et de Doha, M. Prévôt a fait savoir qu’il s’agit « des initiatives louables, des initiatives que nous soutenons parce que nous voulons croire à la bonne foi de l’ensemble des partis qu’il s’agisse de la RDC et du Rwanda pour œuvrer à une paix qui est indispensable à obtenir de manière rapide et durable dans l’Est du Congo, et les Européens doivent rester vigilants sur cette situation. » Cette deuxième visite du ministre des Affaires étrangères belge en RDC, en l’espace de 4 mois, s’inscrit dans un double volet politique et humanitaire en Afrique centrale. Après Brazzaville, Kinshasa et Lubumbashi, M. Prévôt va poursuivre sa tournée au Kenya pour y évoquer  la crise humanitaire en Ethiopie. Le ministre belge était accompagné de l’Ambassadrice du Royaume de Belgique en RDC, de l’Envoyé spécial belge pour les Grands Lacs, Marc Pecsteen, et de son Conseiller pour l’Afrique, Thomas  Stevens.

Après son échange avec Le Président de la République, Maxime Prévot témoigne du soutien de la Belgique et des états européens à la Rdc

Après son échange avec Le Président de la République, Maxime Prévot témoigne du soutien de la Belgique et des états européens à la Rdc

Reçu en audience, ce lundi 28 avril, par le Président de la République Félix Tshisekedi, Monsieur Maxime Prévot, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement du Royaume de Belgique a témoigné du soutien de son pays et d’autres États européens aux initiatives en cours prises par le gouvernement congolais, les instances sous régionales et internationales en faveur de la paix en République démocratique du Congo (RDC). Selon le chef de la diplomatie belge, son pays (le Royaume de Belgique) donne un maximum de chances aux succès de ces initiatives et contribue à apporter son concours à leur réussite. « Nous restons un acteur fort, crédible de longue date dans la région des Grands Lacs. Nous avons exprimé au Président Tshisekedi le soutien de la Belgique et d’ailleurs, plus largement de la communauté d’États européens », a indiqué M. Prévot. Pour lui, sa rencontre avec le Président Tshisekedi s’inscrit dans le cadre du renforcement du partenariat historique entre la République Démocratique du Congo et le Royaume de Belgique, fondé sur des valeurs communes de respect de la souveraineté, de paix et de développement.Le Chef de l’État et son hôte ont également échangé sur les initiatives diplomatiques régionales et internationales en cours, notamment la Déclaration de principes signée entre la RDC et le Rwanda ainsi que les pourparlers de Doha. Le Président de la République a salué l’engagement de la Belgique aux côtés de la RDC dans la défense de sa souveraineté et dans les efforts internationaux en faveur de la paix dans la région des Grands Lacs. Il a également été question de la position de l’Union européenne et des mesures prises en soutien au processus de stabilisation, notamment par le biais des sanctions ciblées à l’encontre des responsables de la déstabilisation dans l’Est de la RDC. La visite récente du vice-Premier ministre belge à Kampala (Ouganda) et à Bujumbura (Burundi) a été évoquée, témoignant de l’intérêt de la Belgique pour une approche régionale intégrée à la résolution des crises.Le climat des affaires et l’importance de garantir un environnement économique attractif et sécurisé pour les investisseurs ainsi que les entreprises belges actives en RDC ont aussi fait partie des discussions entre le Président de la République et M Maxime Prévot. La rencontre s’est déroulée dans un climat de confiance, de franchise et de convergence de vues sur les grands enjeux régionaux et bilatéraux. La RDC et la Belgique ont réaffirmé leur volonté commune de renforcer leur partenariat stratégique au service de la stabilité, de la paix et du développement durable, a-t-il conclu. Reçu le même jour après le vice-Premier ministre belge, l’Envoyée Spéciale du Royaume Uni Tiffany Saddler s’est aussi rangée aux côtés de la RDC pour soutenir toutes les initiatives en faveur de la paix en République Démocratique du Congo. À l’en croire, il y a bon nombre des processus qui visent à rechercher une paix durable dans les Grands Lacs (le processus de Luanda, de Washington, de Doha…). L’important, selon la diplomate britannique, est que tous ces processus soient coordonnés dans l’objectif de trouver la paix, la prospérité et la sécurité dans la région.

La Belgique demande au Rwanda de retirer ses soldats déployés dans l’Est de la RDC et plaide pour des sanctions contre Kigali

La Belgique demande au Rwanda de retirer ses soldats déployés dans l’Est de la RDC et plaide pour des sanctions contre Kigali

La Belgique demande au Rwanda de se retirer du territoire congolais. L’ancienne puissance coloniale de la RDC et du Rwanda plaide également pour des sanctions contre Kigali, qu’elle qualifie d’« agresseur ». Un durcissement de ton alors que le groupe rebelle M23, soutenu par l’armée rwandaise, poursuit son offensive dans les provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu, dans l’Est de la RDC. Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, s’est exprimé sur la question le 10 février devant le parlement belge. Il a évoqué la possibilité d’utiliser « le levier de la coopération » avec le Rwanda, envisageant « la suspension des aides » pour exprimer l’indignation de la Belgique face à la situation dans l’Est de la RDC. Le chef de la diplomatie belge a rappelé que la position du gouvernement belge était claire quant à la responsabilité du Rwanda dans le soutien au groupe rebelle M23. « On peut craindre effectivement que Goma ne soit pas la destination finale », a-t-il averti, soulignant que le cessez-le-feu proclamé par le M23 avait rapidement été violé. Maxime Prévot a réitéré l’engagement de la Belgique à plaider au sein de l’Union européenne pour des mesures fortes, parmi lesquelles « la suspension du dialogue politique et sécuritaire avec le Rwanda », ainsi que l’arrêt du protocole d’entente sur les matières premières critiques entre l’Union européenne et le Rwanda. Cependant, le ministre belge a insisté sur le fait que la solution à la crise dans l’Est de la RDC ne pourra être que diplomatique. Il a également précisé que la mise en place de sanctions nécessitait l’unanimité des pays européens, ce qui complique le processus. Il a affirmé que la Belgique restait « l’un des principaux partenaires de soutien de la RDC », tout en exhortant également Kinshasa à éviter de s’appuyer sur des « milices locales » dans la gestion du conflit. Radio Okapi

RDC : Luc Eymael, entraîneur belge, suspendu 6 mois pour propos racistes

RDC : Luc Eymael, entraîneur belge, suspendu 6 mois pour propos racistes

Le technicien belge Luc Eymael, entraîneur principal du FC Saint Eloi Lupopo, fait face à une vive polémique en République démocratique du Congo (RDC). Il a été suspendu pour six mois par la Commission de Gestion de la Linafoot à la suite d’accusations de propos racistes tenus lors d’un match de l’Illicocash Ligue 1 contre Blessing FC (victoire 2-1), le 30 octobre dernier. Des accusations graves Eymael aurait traité le gardien adverse, Arma Latoleya, de « nègre » et insulté des membres du staff en les qualifiant de « putains ». Ces déclarations supposées ont conduit à des sanctions sévères : une suspension de six mois assortie d’une interdiction d’accès aux infrastructures sportives et une amende de 2 000 dollars américains (environ 1,25 million FCFA). Le soutien controversé du FC Saint Eloi Lupopo Le club de Lubumbashi a réagi dans un communiqué en exprimant son soutien à l’entraîneur, estimant que les sanctions reposent sur des « rapports biaisés et distordus ». Le FC Saint Eloi Lupopo a annoncé son intention de faire appel, réclamant une confrontation des parties pour que « toute la lumière soit faite ». Extrait du communiqué : « Tout en déplorant que certaines officines aient fomenté des rapports biaisés sur les incidents impliquant M. Luc Eymael, le Football Club Saint Eloi Lupopo affirme que le concerné va faire appel pour exiger une audition et une confrontation des personnes impliquées. […] Nous croyons fermement en l’intégrité des membres de la Commission de Gestion, qui ont sûrement été induits en erreur. » Un passé controversé Cette affaire n’est pas une première pour Luc Eymael. En juillet 2020, alors entraîneur des Young Africans (Tanzanie), il avait été licencié pour des propos jugés racistes à l’encontre de supporters. Plus récemment, une controverse similaire avait fait avorter sa nomination à Chippa United, en Afrique du Sud. Cependant, dans ce dernier cas, Eymael avait obtenu gain de cause, la Fédération sud-africaine ayant conclu que les accusations reposaient sur des enregistrements manipulés. Un dénouement incertain Alors que Luc Eymael conteste ces nouvelles accusations, le doute persiste quant à l’issue de cette affaire. La suspension de l’entraîneur pourrait toutefois marquer un précédent en matière de lutte contre les comportements discriminatoires dans le football congolais. Le FC Saint Eloi Lupopo et son entraîneur espèrent obtenir justice, mais cette nouvelle polémique risque d’écorner davantage la réputation d’un technicien déjà marqué par de nombreuses controverses. Ya Willy.

Formation artistique : Rhode MAKOUMBOU attendue à Brazzaville pour un stage destiné aux enfants

Formation artistique : Rhode MAKOUMBOU attendue à Brazzaville pour un stage destiné aux enfants

ARTS. L’artiste peintre congolaise Rhode Bath-Schéba Makoumbou se rendra en septembre prochain à Brazzaville, où elle animera un stage de formation artistique destiné aux enfants. Dans un bref message adressé à notre rédaction, l’artiste, dont les œuvres mettent en valeur les activités sociales de la femme africaine, précise que ce stage se déroulera au centre culturel « ESPACE-MAK », situé au 10 Rue Mpoutou, dans le quartier Mansimou, arrondissement n°8 Madibou, à l’OMS. Initiée à la peinture par son père, le peintre David Makoumbou, Rhode Bath-Schéba Makoumbou s’est réellement engagée dans l’art à partir de 1989. « La variété de ses toiles s’illustre dans un style nettement africain (inspiré de l’art statuaire traditionnel), mais également influencé par les courants réaliste, expressionniste et cubiste », peut-on lire sur le site de l’artiste. Depuis 2002, Rhode Makoumbou a créé de nombreuses sculptures en matière composite, représentant des métiers villageois en voie de disparition. Cependant, c’est à partir de 2003 qu’elle a entamé une carrière internationale marquante, exposant ses magnifiques sculptures à travers le monde entier. Originaire du Congo Brazzaville, la talentueuse artiste se considère comme une archiviste de la mémoire sociale et culturelle de l’Afrique en général, et du Congo en particulier. Lauréate du « Grand Prix des Arts et des Lettres » décerné par le Président de la République du Congo en décembre 2012, Rhode Makoumbou a été élevée au grade d’Officier de l’Ordre du Dévouement Congolais en 2013 par le Président Denis Sassou N’Guesso. Martin Kam