RD Congo : agression du journaliste Claude Pero Luwara en Belgique (TV5 Monde)
La Belgique veut remettre le conflit militaire de la RDC dans l’agenda de l’Union Européenne

En tournée politique et humanitaire dans 4 pays de l’Afrique centrale et orientale, le vice-Premier ministre, ministre belge des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement, Maxime Prévôt, a été reçu ce mardi à la Cité de l’Union africaine par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi. À l’issue de leur entretien de près de deux heures, M. Prévot a réaffirmé l’engagement ferme de la Belgique, et plus largement de l’Union européenne (UE), dans les efforts de paix menés par la République Démocratique du Congo (RDC). Sur un ton grave, il a en substance déclaré que la Belgique veut remettre le conflit militaire de la RDC dans l’agenda européen. « La Belgique reste extrêmement préoccupée par les atrocités qui se déroulent dans l’Est du Congo. Nous avons salué, comme il se doit, les efforts réalisés par Washington et Doha pour pouvoir esquisser les pourtours d’une paix potentielle dont la population a urgemment besoin », a déclaré le VPM belge. Selon lui, malgré les efforts diplomatiques en cours, il subsiste encore un grand décalage entre les intentions couchées sur papier et la réalité du terrain. « Le mois qui s’est écoulé depuis la signature est probablement l’un des mois le plus meurtrier », a regretté M. Prévot. « Il y a toujours trop de violences, trop de viols, trop de tueries. Il y a des problèmes humanitaires qui restent criants. Il y a motif à avoir toujours d’énormes préoccupations par rapport à la situation dans l’Est du Congo où on voit du reste le M23 s’installer, organiser sa propre administration, son propre appareil de justice, remplacer les chefs coutumiers, se comporter finalement comme si le territoire était devenu leur État. Ce n’est pas acceptable ! », a-t-il souligné. Le Chef de la diplomatie belge a insisté sur la nécessité pour la communauté internationale de rester mobilisée sur la situation dans l’Est de la RDC. Dans ses propos, Maxime Prévôt relève que « la Belgique a toujours été une grande défenderesse des principes du droit international, en ce y compris, évidemment, de l’intégrité des territoires et de la souveraineté des États, ce qui n’est actuellement pas du tout garanti ni respecté dans la partie orientale de la RDC ». Au-delà du rôle des acteurs régionaux et internationaux, Maxime Prévot a encouragé l’impulsion d’un dialogue national à l’intérieur de la RDC. Il a estimé qu’en complément des démarches externes, il était essentiel d’envoyer des signaux internes forts en faveur de la paix et de la stabilité. Le patron de la diplomatie belge a souhaité pouvoir remettre la question de la situation humanitaire dramatique dans l’Est du Congo à nouveau dans l’agenda des futurs conseils européens des Affaires étrangères pour que ce ne soit pas finalement une situation passée sous silence au motif que l’initiative a été prise par les États-Unis et le Qatar. Au sujet justement des Processus de Washington et de Doha, M. Prévôt a fait savoir qu’il s’agit « des initiatives louables, des initiatives que nous soutenons parce que nous voulons croire à la bonne foi de l’ensemble des partis qu’il s’agisse de la RDC et du Rwanda pour œuvrer à une paix qui est indispensable à obtenir de manière rapide et durable dans l’Est du Congo, et les Européens doivent rester vigilants sur cette situation. » Cette deuxième visite du ministre des Affaires étrangères belge en RDC, en l’espace de 4 mois, s’inscrit dans un double volet politique et humanitaire en Afrique centrale. Après Brazzaville, Kinshasa et Lubumbashi, M. Prévôt va poursuivre sa tournée au Kenya pour y évoquer la crise humanitaire en Ethiopie. Le ministre belge était accompagné de l’Ambassadrice du Royaume de Belgique en RDC, de l’Envoyé spécial belge pour les Grands Lacs, Marc Pecsteen, et de son Conseiller pour l’Afrique, Thomas Stevens.
Après son échange avec Le Président de la République, Maxime Prévot témoigne du soutien de la Belgique et des états européens à la Rdc

Reçu en audience, ce lundi 28 avril, par le Président de la République Félix Tshisekedi, Monsieur Maxime Prévot, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement du Royaume de Belgique a témoigné du soutien de son pays et d’autres États européens aux initiatives en cours prises par le gouvernement congolais, les instances sous régionales et internationales en faveur de la paix en République démocratique du Congo (RDC). Selon le chef de la diplomatie belge, son pays (le Royaume de Belgique) donne un maximum de chances aux succès de ces initiatives et contribue à apporter son concours à leur réussite. « Nous restons un acteur fort, crédible de longue date dans la région des Grands Lacs. Nous avons exprimé au Président Tshisekedi le soutien de la Belgique et d’ailleurs, plus largement de la communauté d’États européens », a indiqué M. Prévot. Pour lui, sa rencontre avec le Président Tshisekedi s’inscrit dans le cadre du renforcement du partenariat historique entre la République Démocratique du Congo et le Royaume de Belgique, fondé sur des valeurs communes de respect de la souveraineté, de paix et de développement.Le Chef de l’État et son hôte ont également échangé sur les initiatives diplomatiques régionales et internationales en cours, notamment la Déclaration de principes signée entre la RDC et le Rwanda ainsi que les pourparlers de Doha. Le Président de la République a salué l’engagement de la Belgique aux côtés de la RDC dans la défense de sa souveraineté et dans les efforts internationaux en faveur de la paix dans la région des Grands Lacs. Il a également été question de la position de l’Union européenne et des mesures prises en soutien au processus de stabilisation, notamment par le biais des sanctions ciblées à l’encontre des responsables de la déstabilisation dans l’Est de la RDC. La visite récente du vice-Premier ministre belge à Kampala (Ouganda) et à Bujumbura (Burundi) a été évoquée, témoignant de l’intérêt de la Belgique pour une approche régionale intégrée à la résolution des crises.Le climat des affaires et l’importance de garantir un environnement économique attractif et sécurisé pour les investisseurs ainsi que les entreprises belges actives en RDC ont aussi fait partie des discussions entre le Président de la République et M Maxime Prévot. La rencontre s’est déroulée dans un climat de confiance, de franchise et de convergence de vues sur les grands enjeux régionaux et bilatéraux. La RDC et la Belgique ont réaffirmé leur volonté commune de renforcer leur partenariat stratégique au service de la stabilité, de la paix et du développement durable, a-t-il conclu. Reçu le même jour après le vice-Premier ministre belge, l’Envoyée Spéciale du Royaume Uni Tiffany Saddler s’est aussi rangée aux côtés de la RDC pour soutenir toutes les initiatives en faveur de la paix en République Démocratique du Congo. À l’en croire, il y a bon nombre des processus qui visent à rechercher une paix durable dans les Grands Lacs (le processus de Luanda, de Washington, de Doha…). L’important, selon la diplomate britannique, est que tous ces processus soient coordonnés dans l’objectif de trouver la paix, la prospérité et la sécurité dans la région.
La Belgique demande au Rwanda de retirer ses soldats déployés dans l’Est de la RDC et plaide pour des sanctions contre Kigali

La Belgique demande au Rwanda de se retirer du territoire congolais. L’ancienne puissance coloniale de la RDC et du Rwanda plaide également pour des sanctions contre Kigali, qu’elle qualifie d’« agresseur ». Un durcissement de ton alors que le groupe rebelle M23, soutenu par l’armée rwandaise, poursuit son offensive dans les provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu, dans l’Est de la RDC. Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, s’est exprimé sur la question le 10 février devant le parlement belge. Il a évoqué la possibilité d’utiliser « le levier de la coopération » avec le Rwanda, envisageant « la suspension des aides » pour exprimer l’indignation de la Belgique face à la situation dans l’Est de la RDC. Le chef de la diplomatie belge a rappelé que la position du gouvernement belge était claire quant à la responsabilité du Rwanda dans le soutien au groupe rebelle M23. « On peut craindre effectivement que Goma ne soit pas la destination finale », a-t-il averti, soulignant que le cessez-le-feu proclamé par le M23 avait rapidement été violé. Maxime Prévot a réitéré l’engagement de la Belgique à plaider au sein de l’Union européenne pour des mesures fortes, parmi lesquelles « la suspension du dialogue politique et sécuritaire avec le Rwanda », ainsi que l’arrêt du protocole d’entente sur les matières premières critiques entre l’Union européenne et le Rwanda. Cependant, le ministre belge a insisté sur le fait que la solution à la crise dans l’Est de la RDC ne pourra être que diplomatique. Il a également précisé que la mise en place de sanctions nécessitait l’unanimité des pays européens, ce qui complique le processus. Il a affirmé que la Belgique restait « l’un des principaux partenaires de soutien de la RDC », tout en exhortant également Kinshasa à éviter de s’appuyer sur des « milices locales » dans la gestion du conflit. Radio Okapi
RDC : Luc Eymael, entraîneur belge, suspendu 6 mois pour propos racistes

Le technicien belge Luc Eymael, entraîneur principal du FC Saint Eloi Lupopo, fait face à une vive polémique en République démocratique du Congo (RDC). Il a été suspendu pour six mois par la Commission de Gestion de la Linafoot à la suite d’accusations de propos racistes tenus lors d’un match de l’Illicocash Ligue 1 contre Blessing FC (victoire 2-1), le 30 octobre dernier. Des accusations graves Eymael aurait traité le gardien adverse, Arma Latoleya, de « nègre » et insulté des membres du staff en les qualifiant de « putains ». Ces déclarations supposées ont conduit à des sanctions sévères : une suspension de six mois assortie d’une interdiction d’accès aux infrastructures sportives et une amende de 2 000 dollars américains (environ 1,25 million FCFA). Le soutien controversé du FC Saint Eloi Lupopo Le club de Lubumbashi a réagi dans un communiqué en exprimant son soutien à l’entraîneur, estimant que les sanctions reposent sur des « rapports biaisés et distordus ». Le FC Saint Eloi Lupopo a annoncé son intention de faire appel, réclamant une confrontation des parties pour que « toute la lumière soit faite ». Extrait du communiqué : « Tout en déplorant que certaines officines aient fomenté des rapports biaisés sur les incidents impliquant M. Luc Eymael, le Football Club Saint Eloi Lupopo affirme que le concerné va faire appel pour exiger une audition et une confrontation des personnes impliquées. […] Nous croyons fermement en l’intégrité des membres de la Commission de Gestion, qui ont sûrement été induits en erreur. » Un passé controversé Cette affaire n’est pas une première pour Luc Eymael. En juillet 2020, alors entraîneur des Young Africans (Tanzanie), il avait été licencié pour des propos jugés racistes à l’encontre de supporters. Plus récemment, une controverse similaire avait fait avorter sa nomination à Chippa United, en Afrique du Sud. Cependant, dans ce dernier cas, Eymael avait obtenu gain de cause, la Fédération sud-africaine ayant conclu que les accusations reposaient sur des enregistrements manipulés. Un dénouement incertain Alors que Luc Eymael conteste ces nouvelles accusations, le doute persiste quant à l’issue de cette affaire. La suspension de l’entraîneur pourrait toutefois marquer un précédent en matière de lutte contre les comportements discriminatoires dans le football congolais. Le FC Saint Eloi Lupopo et son entraîneur espèrent obtenir justice, mais cette nouvelle polémique risque d’écorner davantage la réputation d’un technicien déjà marqué par de nombreuses controverses. Ya Willy.
Formation artistique : Rhode MAKOUMBOU attendue à Brazzaville pour un stage destiné aux enfants

ARTS. L’artiste peintre congolaise Rhode Bath-Schéba Makoumbou se rendra en septembre prochain à Brazzaville, où elle animera un stage de formation artistique destiné aux enfants. Dans un bref message adressé à notre rédaction, l’artiste, dont les œuvres mettent en valeur les activités sociales de la femme africaine, précise que ce stage se déroulera au centre culturel « ESPACE-MAK », situé au 10 Rue Mpoutou, dans le quartier Mansimou, arrondissement n°8 Madibou, à l’OMS. Initiée à la peinture par son père, le peintre David Makoumbou, Rhode Bath-Schéba Makoumbou s’est réellement engagée dans l’art à partir de 1989. « La variété de ses toiles s’illustre dans un style nettement africain (inspiré de l’art statuaire traditionnel), mais également influencé par les courants réaliste, expressionniste et cubiste », peut-on lire sur le site de l’artiste. Depuis 2002, Rhode Makoumbou a créé de nombreuses sculptures en matière composite, représentant des métiers villageois en voie de disparition. Cependant, c’est à partir de 2003 qu’elle a entamé une carrière internationale marquante, exposant ses magnifiques sculptures à travers le monde entier. Originaire du Congo Brazzaville, la talentueuse artiste se considère comme une archiviste de la mémoire sociale et culturelle de l’Afrique en général, et du Congo en particulier. Lauréate du « Grand Prix des Arts et des Lettres » décerné par le Président de la République du Congo en décembre 2012, Rhode Makoumbou a été élevée au grade d’Officier de l’Ordre du Dévouement Congolais en 2013 par le Président Denis Sassou N’Guesso. Martin Kam
Nora Toutain en tournée au Maroc, en France et en Belgique

Après un showcase remarqué à Visa For Music à Rabat en novembre dernier à l’occasion de la sortie de son troisième album Better Days, Nora Toutain, artiste franco-marocaine originaire de Rabat et basée Montréal entame sa première tournée transatlantique. Elle se produira notamment pour la première fois avec son groupe montréalais au Maroc avec à dates : le 9 mai à Tanger au Riad Sultan, et le 10 et 11 mai aux Villa des Arts de Casablanca puis Rabat. Sa tournée démarre cette semaine déjà avec une première date le 4 mai à l’Espace Magh de Bruxelles et se clôturera à Paris le 13 mai à Paris à la FGO Barbara. Nora Toutain a le don d’émouvoir les foules. De la prestigieuse scène du Montreal Jazz Fest à l’intimité de jazz clubs comme le Pietri dans sa ville natale de Rabat, son magnétisme et sa voix puissante créent un lien indéfectible avec son public. Sa façon d’incarner sa musique, à la fois avec authenticité et maîtrise, lui donne une portée universelle qui permet à chacun et chacune de rentrer dans la danse. Ses performances, portées par des rythmes ancestraux africains et amazighs associés à des sonorités soul, jazz et pop, offrent une véritable modernité à son héritage multiculturel. Une balade onirique entre deux mondes où les forces opposées s’attirent et se complètent pour aller à la découverte d’un paysage sonore encore inexploré. La générosité de ses musiciens et l’alchimie du groupe viennent parfaire l’expression de la créativité de Nora. Del’ancrage que lui ont offert ses deux premiers albums Grounding place Vol I & II, elle transporte son public à travers un voyage sensoriel, à la fois cathartique et méditatif, pour aller vers l’équanimité de Better Days. Better Days, une ode à l’espoir et à l’unité À la façon d’un voyage introspectif, Better Days appelle à la réconciliation à travers l’acceptation de ses parts d’ombres et de lumière pour tendre vers le lâcher prise et l’harmonie, cristallisés dans la focus track White Flag. En 10 morceaux tout en contrastes et en nuances, Nora distille des messages de paix, de tolérance et d’espoir qui font l’essence de sa pop consciente colorée et engagée. Elle y transcrit son propre vécu et ses intentions personnelles qui se manifestent aujourd’hui dans l’urgence collective d’une trêve. Pour Nora Toutain ce troisième album est résolument celui de la prise de risque artistique afin d’aller au bout de son envie de fusion et d’honorer son métissage culturel avec amour et authenticité. Elle dévoile en août dernier un premier clip avec Nass . Écrite à un moment de polarisation extrême du monde dans le contexte de la pandémie, la chanson est une forme desynesthésie musicale où l’autrice-compositrice-interprète vient avant tout traduire ses émotions de façon intuitive et cathartique. Sans fard et ni détour, mais toujours avec bienveillance, Nora récuse ici la dictature de la pensée et les fausses postures spirituelles qui viennent cloisonner et diviser les gens. Nass propose plutôt un retour à l’essentiel : l’humanité en chacun de nous. L’artiste suggère en filigrane le paradoxe de l’ultra-individualisme et de la quête absolue de liberté qui nous enferment et nous restreignent plus qu’ils ne nous libèrent, en contredisant finalement la nature même des êtres humains qui est de faire communauté. Réalisé par l’artiste elle-même entre Paris et Marrakech, le clip est un prolongement de son identité et un manifeste de ses valeurs. Avec un refrain en darija, des arrangements afro-pop et la trompette de Hichem Khalfa, Nora Toutain y affirme son identité musicale plurielle et métissée, profondément ancrée dans les rythmes traditionnels. Une démarche qu’elle poursuit dans le morceau Summer Wine où elle puise cette fois-ci dans ses racines amazigh pour créer son « œuvre la plus aboutie en termes de fusion et de complexité musicale » confie l’artiste. Porté par une guitare inspirée des mélodies des tribus ahwach dans le refrain et des qraqebs gnaouis qui vont à la rencontre d’une batterie plus r’n’b, le morceau voyage entre desert blues, pop, et soulful music. Toujours avec les interactions humaines au cœur de sa réflexion, Nora explore la notion d’appartenance et d’identité dans cette chanson. Les paroles du refrain, sont comme un chant incantatoire qui appelle à la trêve, à la réconciliation. Elles sont la promesse d’un lendemain meilleur, d’un espace de répit et de douceur. Les couplets ont quant à eux été écrits par la poétesse rbatie Abir Barakat, en écho à l’univers métaphorique et imagé de Nora. Mis en image par Badr Dean, le clip s’ouvre sur ces mots « à toutes les amitiés égarées destinées à se retrouver, à la grâce du pardon, entre nous et envers nous-même ». L’artiste y transcende ainsi un vécu personnel pour livrer un message salvateur universel. Avec CP
Troisième édition de « Parcours d’Artistes ». Les œuvres de Said Ouattar s’invitent en Belgique

L’artiste peintre Said Ouattar vient d’exposer des œuvres récentes à la Maison des Cultures et au palais de la grande Poste de Bruxelles en Belgique, dans le cadre de la troisième édition de «Parcours d’Artistes ». Organisée sous le signe de la solidarité et du dialogue, cette manifestation culturelle de première importance a réuni plusieurs artistes européens ( Belgique, Hollande, Allemagne, France et Italie) mais également d’autres continents, du 10 au 14 avril 2024, dans le quartier maritime et historique de Molenbeek et le quartier Simonis de Koekelberg. De la peinture à la céramique en passant par la photographie, les installations, le vitrail, la mode, la sculpture et les bijoux, cette troisième édition de «Parcours d’Artistes» a témoigné du talent et de la créativité des artistes contemporains internationaux. Devant le succès remporté par cette manifestation,Mme Catherine Moureaux, maire de Molenbeek-Saint-Jean, a remercié les trois artistes venus du Maroc pour leur apport à la diversité culturelle et à la paix, mettant en valeur la richesse des cultures locales et renforçant les liens entre les communautés. Parmi ces artistes, on retient notamment Said Ouattar dont les œuvres incarnent véritablement le concept de vigueur et dégageant une force expressive et une vitalité palpable à travers un langage visuel captivant.Ce plasticien, né en 1950 dans la Vallée Ait Bouguemaz, crée des œuvres expressionnistes intenses captant les émotions humaines. Privilégiant son ressenti personnel, il utilise des coups de pinceau énergiques et des contrastes saisissants pour une dynamique émotionnelle forte dans ses tableaux. Sa peinture est un rite ludique et autobiographique célébrant la vie quotidienne, les couleurs et les figures, dans un monde innocent remémorant le quotidien.Ce processus de création artistique s’incarne à travers une pratique assidue et réfléchie, mettant en lumière la délicate alchimie entre spontanéité et maîtrise technique. Ses œuvres sont empreintes d’une sincérité palpable et se dévoilent comme autant de fragments d’une mémoire en construction. «Sans prétention, sa peinture est une autre façon de dire et d’écrire. Dans le sillage des artistes expressionnistes et symbolistes, Said Ouattar redessine les visages comme un enfant talentueux et hanté par la magie envoûtante de la vie. Il peint « le jardin discret et les souvenirs lointains », en mettant en scène la puissance chromatique si étonnante. Chantre des scènes connotatives, l’artiste est passionné par les formes gestuelles qui peuplent le fond et renforcent les tonalités claires et les compositions séduisantes», indique à ce propos le critique d’art et professeur Dr Abdallah Cheikh. Par ailleurs, les formes abstraites de Said Ouattar évoquent une réalité réinventée, mêlant habilement le réel et l’imaginaire. La profondeur des œuvres de l’artiste transcende le simple tableau pour nous inviter à contempler l’essence même de l’existence. «Des regards travaillés…qui nous renseignent sur une intériorité à fleur de peau,… ce qui entraîne des émotions sereines et attendries, comme lorsque la sagesse l’emporte sur l’impétuosité… Enfin, on est rehaussé en tant qu’Hommes devant le miroir tendu par l’œuvre…Comme toute recherche artistique sincère, le travail de Saïd Ouattar tient ses promesses formelles et ses appréhensions thématiques dans le bonheur de la couleur éclairante de l’âme…», souligne le critique d’art et écrivain M’barekHousni. En effet, les peintures de Said Ouattar expriment sa profondeur humaine à travers la couleur et des symboles subtils et captent une véritable essence émotionnelle. Les couleurs vives et audacieuses qu’il emploie révèlent une palette riche en nuances et en contrastes, soulignant ainsi son talent pour créer des compositions visuellement captivantes. Cette capacité à combiner la technique avec une profondeur conceptuelle lui confère une place singulière dans le monde de l’art contemporain. Rédaction