Guinée : inauguration de la route Coyah-frontière de la Sierra Leone, construite avec l’appui de la Banque africaine de développement et de l’Union européenne

Guinée : inauguration de la route Coyah-frontière de la Sierra Leone, construite avec l’appui de la Banque africaine de développement et de l’Union européenne

Construite avec le soutien de la Banque africaine de développement et de l’Union européenne, la route Coyah-frontière de la Sierra Leone a été inaugurée le 17 juin 2023, par le Premier ministre guinéen Bernard Gomou, en présence d’une délégation du bureau pays de la Banque africaine de développement, conduite par son responsable, Léandre Bassolé. Les ministres Gando Barry et Moussa Cissé, chargés respectivement des Infrastructures et des Travaux Publics, et de l’Économie et des Finances, et la cheffe de la délégation de l’Union européenne en Guinée Jolita Pons, étaient aussi présents à la cérémonie, qui s’est déroulée à Forécariah. Les infrastructures aménagées dans le cadre du Projet de reconstruction de la route Coyah-Farmoreah-frontière de la Sierra Leone concernent la route Coyah-Farmoréah-frontière de la Sierra Leone qui a été totalement reconstruite sur 75 kilomètres. À quoi s’ajoutent trois ponts construits sur un linéaire cumulé de 195 mètres. Des ouvrages d’assainissement (dalot, caniveaux et fossés) ont également été aménagés le long de la route ainsi que ses autres dépendances pour lui permettre de fonctionner pleinement . Le Premier ministre Bernard Gomou a souligné la vision des plus hautes autorités guinéennes : renforcer les relations économiques et les liens d’amitié entre la Guinée et les pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest. « Cela passe par la réalisation d’infrastructures de communication qui permettent la libre circulation des personnes et des biens à travers d’importants projets, à l’instar de celui que nous célébrons ce jour », a déclaré M. Gomou. « J’insiste sur l’entretien des infrastructures et j’instruis l’accélération de la mise en œuvre des autres projets du secteur des transports », a-t-il ajouté, exprimant sa reconnaissance à toutes les délégations mobilisées pour l’occasion. « La réalisation de ces différents travaux a permis de rendre la liaison Coyah-frontière de la Sierra Leone praticable. Ce qui contribue à améliorer significativement le niveau de service sur l’axe Conakry-Freetown », a déclaré M. Bassolé, ajoutant : « La réalisation de cette route a un impact positif sur les coûts de transport et les temps de parcours, ainsi que sur l’accessibilité aux services de base. Elle va contribuer à améliorer les conditions de vie des populations de la zone d’influence élargie du projet, qui couvre 11 % de la superficie des deux pays. » Saluant les efforts du gouvernement guinéen en faveur du développement des transports et l’excellente collaboration entre les différents partenaires mobilisés, M. Bassolé a souligné l’importance du projet dans le renforcement de la coopération et de l’intégration sous-régionales. Financé à hauteur de 86 millions de dollars américains par la Banque africaine de développement et l’Union européenne, le Projet de reconstruction de la route Coyah-Forécariah à la frontière de la Sierra Leone s’inscrit dans le cadre du renforcement de l’intégration et des échanges sous-régionaux, qui mise sur la croissance des échanges entre la Guinée et la Sierra Leone.

Madagascar : la Banque africaine de développement et le gouvernement lancent un projet pour renforcer l’autosuffisance alimentaire et nutritionnelle dans le Sud du pays

Madagascar : la Banque africaine de développement et le gouvernement lancent un projet pour renforcer l’autosuffisance alimentaire et nutritionnelle dans le Sud du pays

Le gouvernement malgache et le bureau pays du Groupe de la Banque africaine de développement ont officiellement lancé le 13 juin 2023 à Fort-Dauphin (Sud de Madagascar), la première phase du Projet de pôle intégré de croissance agricole et agroindustrielle du sud de Madagascar. La cérémonie s’est déroulée en marge des Journées internationales des régions, organisées cette année, dans la région d’Anosy pour valoriser les potentialités régionales et promouvoir le partenariat pour le développement régional. D’un coût total de 19 millions de dollars américains, le projet vise à créer les conditions d’une amélioration des conditions de vie de la population et d’un renforcement de la résilience, outre préparer une deuxième phase. Objectifs : attirer les investissements publics et privés dans les filières porteuses de valeur ajoutée, à travers la transformation des produits agricoles et la fourniture d’intrants, et de prestation des services agricoles. « L’objectif final de la mise en œuvre de ce projet sera de contribuer à l’autosuffisance alimentaire et nutritionnelle et à la résilience de la population du Sud de Madagascar, notamment des régions Anosy et Androy face aux chocs climatiques », a déclaré le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, Harifidy Ramilison. Au total, six périmètres seront irrigués au cours de cette première phase, soit plus de 1 000 hectares, 160 autres hectares seront aménagés dans le cadre du programme « Titres verts » (visant à octroyer des titres fonciers aux paysans), outre la construction de trois forages à gros débit et à usage multiple et la réhabilitation de pistes de désenclavement des zones de production. Il est aussi prévu de poursuivre les études pour la mobilisation des ressources hydriques afin de mettre en valeur la riche plaine agricole d’Ambovombe. « Les activités du projet vont contribuer à accroître la production agricole, et à faciliter l’évacuation des récoltes pour être transformées dans les parcs agro-industriels qui vont être créés dans la deuxième phase du programme », a déclaré le responsable pays de la Banque Adam Amoumoun. « La production transformée pourrait être facilement acheminée au Port d’Ehoala, pour l’exportation. Elle pourra être également évacuée vers les marchés intérieurs du pays, à travers les routes qui seront bientôt construites, notamment la route nationale RNT12A en cours de réhabilitation, avec l’appui de la Banque africaine de développement, de l’Union européenne et d’autres partenaires financiers, dans le cadre du Projet d’aménagement de corridors et de facilitation du commerce ». Avant la cérémonie de lancement, plus de 40 personnes comprenant les équipes de gestion du projet et d’autres parties prenantes ont été formées trois jours durant sur les procédures de gestion des projets financés ou cofinancés par le Groupe de la Banque africaine de développement.

Le partenariat liant le Maroc à la Banque africaine de développement dépasse la simple relation financière

Le partenariat liant le Maroc à la Banque africaine de développement dépasse la simple relation financière

Le partenariat qui lie le Maroc à la Banque africaine de développement (BAD) «dépasse la simple relation financière», a affirmé le représentant résident de la Banque panafricaine au Maroc, Achraf Tarsim, rappelant au passage que le Royaume est le premier partenaire et compte parmi les pays fondateurs de l’institution financière. «Notre relation avec le Maroc s’étend aussi aux autres pays africains», a-t-il souligné dans un entretien accordé à la MAP, expliquant, en effet, que «par le partage d’expériences réussies, tenant compte du contexte africain, nous montrons aux autres pays que la voix de l’émergence peut être une réalité». Sur l’approche de développement de la Banque au Maroc, Achraf Tarsim a d’emblée indiqué que la Banque africaine soutient le cap défini par le nouveau modèle de développement du Royaume. Pour le responsable-pays pour le Maroc, il ne fait aucun doute que «cette vision ambitieuse de SM le Roi Mohammed VI va permettre de consolider les bases d’une croissance verte, durable et inclusive, au bénéfice de toutes les Marocaines et les Marocains». Dès lors, quoi de plus normal pour l’institution panafricaine qu’il représente en terre marocaine d’intervenir sur des thématiques de première importance comme l’eau, l’agriculture, l’inclusion sociale, les infrastructures ou encore l’efficacité énergétique, pour élargir le portefeuille d’opérations. Pour la Banque africaine de développement, l’objectif est des plus clairs : «Approfondir l’excellent partenariat qui lie le Maroc à la Banque». Et cela, a-t-il précisé, «se concrétisera par le lancement de projets et programmes à fort potentiel d’impact sur les territoires et les populations». A la question de savoir comment la BAD comptait aider le secteur privé marocain à investir davantage dans l’énergie verte, son représentant s’est  empressé, en premier lieu, de rappeler que «la Banque a soutenu les efforts du gouvernement à améliorer le climat des affaires et à promouvoir le secteur privé».  Là-dessus, il a  indiqué que «l’inclusion financière, l’entrepreneuriat, l’accélération de la dynamique d’industrialisation, représentent des domaines de partenariat avec les acteurs publics comme privés». Il a, par la suite, en ce qui concerne  l’accompagnement des opérateurs privés, fait savoir que «la Banque a notamment participé à des projets d’investissement comme dans le secteur industriel, à travers, par exemple, la production de ciment ou les fertilisants ou en intégrant la dimension climatique dans les outils logistiques». Achraf Tarsim a en outre rappelé l’appui indirect apporté par l’institution panafricaine «à plusieurs PME à fort potentiel de croissance via des prises de participation dans des fonds d’investissement». Par ailleurs, dans la perspective de soutenir les investissements du secteur privé dans l’action climatique et la croissance verte au Maroc,  il a affirmé que l’institution «est engagée à travers le soutien financier aux opérateurs publics et privés, l’appui aux réformes politiques et réglementaires qui favorisent l’investissement durable, l’assistance technique aux institutions financières locales et aux développeurs de projets pour renforcer leur capacité à mettre en œuvre des projets climatiques». La Banque africaine travaille aussi au «renforcement des partenariats avec d’autres partenaires au développement ainsi qu’avec le secteur privé et les organisations de la société civile», a-t-il insisté. Il est important de noter qu’en l’espace d’un demi-siècle, plus de 12 milliards d’euros ont été investis dans des secteurs stratégiques du Maroc. Selon Achraf Tarsim, les résultats ont été au rendez-vous dans tous les secteurs (santé, eau, développement humain, agriculture, énergies renouvelables, transports et secteur financier). Comme pour soutenir ses propos, ce dernier a déclaré : «Sur la dernière décennie, 8,5 millions de personnes ont bénéficié de meilleurs services de santé, 3,5 millions ont profité d’un accès amélioré à l’eau potable et à l’assainissement, sept millions ont été raccordées au réseau électrique et 16 millions ont bénéficié d’un meilleur accès aux infrastructures de transport». Abordant le volet portant sur les projets en cours ou à venir soutenus par l’institution au Maroc, Achraf Tarsim indique que sur les cinq dernières années, la Banque a approuvé le financement de 33 projets (4 dans le secteur privé, 29 relevant du secteur public), pour près de 3,6 milliards de dollars américains. Outre ces projets, la Banque africaine «est intervenue dans deux domaines prioritaires : l’industrialisation « verte » décarbonée par les petites et moyennes entreprises et le secteur exportateur, et l’amélioration des conditions de vie par l’emploi pour les jeunes et les femmes, et dans les zones rurales». La Banque n’entend pas s’arrêter sur ces seuls projets. Dans les années à venir, elle prévoit de soutenir «le capital humain pour une croissance plus forte et inclusive ainsi que la gestion des ressources en eau et en énergie pour renforcer la résilience de l’économie marocaine aux chocs exogènes». Le représentant de la BAD conclut en ajoutant que des projets structurants et innovants sont en cours de mise en œuvre au niveau des secteurs du transport et de la logistique, des énergies renouvelables, des chaînes de valeurs agricoles et rurales, de l’entreprenauriat et la formation professionnelle, de la santé et de l’eau. Alain Bouithy

La Banque africaine de développement nomme M. Armand Nzeyimana au poste de directeur par intérim du Département de la prestation de services, de la gestion de la performance et des résultats

La Banque africaine de développement nomme M. Armand Nzeyimana au poste de directeur par intérim du Département de la prestation de services, de la gestion de la performance et des résultats

La Banque africaine de développement a nommé M. Armand Nzeyimana, de nationalité burundaise, au poste de directeur par intérim du Département de la prestation de services, de la gestion de la performance et des résultats, depuis le 1er mai 2023. M. Nzeyimana est un professionnel chevronné et orienté sur les résultats, totalisant plus de 30 années d’expérience et a été depuis novembre 2017, chef de la Division de l’appui à la prestation de services et de la mise en œuvre de la Banque. Il a joué un rôle déterminant dans le renforcement de la responsabilisation en matière de prestation de services et dans l’instauration d’une culture de la haute performance au sein de l’institution. Il a également mené des réformes institutionnelles essentielles incluant la révision de la structure des coûts et des mesures d’efficacité de la Banque. Pendant la période difficile de Covid-19, il a dirigé une équipe multidépartementale chargée de conseiller la haute direction sur les plans optimaux de mise en œuvre des opérations, dans le respect des limites prudentielles. Ces dernières années, il a été le fer de lance de l’appui de la Banque aux unités gouvernementales de prestation de services et de la création du réseau africain des unités de prestation de services, une plateforme de partage des connaissances, d’expériences et d’expertise entre les unités de prestation de services établies sur le continent. Avant de rejoindre la Banque, M. Nzeyimana a occupé divers postes au sein d’institutions multilatérales de développement et d’ONG internationales en Afrique et dans les Caraïbes, dirigeant depuis 1989 des activités de contrôle financier, d’efficacité organisationnelle et de gestion de la performance. M. Nzeyimana est titulaire d’un Master of Business Administration en finance de la Western Michigan University (1993) et d’une licence en finance et comptabilité de l’École des Hautes Études Commerciales (HEC) de Montréal (1988). Commentant sa nomination, M. Nzeyimana a déclaré : « Je suis très honoré de l’occasion qui m’est donnée de diriger la formidable équipe du Département de la prestation de services, de la gestion de la performance et des résultats au cours de cette période d’intérim. Je suis très reconnaissant au président Adesina pour la confiance accordée en me nommant à ce poste. Je me réjouis de travailler sous la direction de la vice-présidente principale avec des collègues talentueux partout au sein de la Banque pour améliorer et accélérer les résultats de la Banque en matière de développement pour un continent plus résilient, inclusif et prospère ».

Un budget de 11,70 millions de dollars de la Banque africaine de développement pour faciliter l’accès aux engrais des producteurs agricoles africains

Un budget de 11,70 millions de dollars de la Banque africaine de développement pour faciliter l’accès aux engrais des producteurs agricoles africains

Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a donné son feu vert à la dotation budgétaire de 11,70 millions de dollars au Mécanisme africain de financement du développement des engrais (MAFDE), le 16 mai 2023 à Abidjan. Cette dotation budgétaire permettra au fonds spécial créé par l’Union africaine de mener convenablement ses activités au cours de l’année 2023. Outre l’enveloppe budgétaire de 4,7 millions de dollars qui avait été approuvée en 2022 et qui est reportée sur 2023, la Banque africaine de développement approuve donc 11,70 millions de dollars ce qui porte à 16,40 millions de dollars, le budget 2023 du Mécanisme africain de financement du développement des engrais. Le MAFDE continuera également ses efforts de mobilisation des ressources auprès d’autres partenaires et sollicitera le versement du reliquat de la promesse de don de 10,15 millions de dollars faite par l’Agence norvégienne de coopération pour le développement (NORAD) en 2022 (8,6 millions de dollars ont déjà été versés). Le Conseil d’administration a, dans le même temps, validé le programme d’activités 2023 du MAFDE : renforcer le secteur des engrais en misant sur l’accès aux financements, soutenir l’élaboration de réformes politiques viables pour améliorer la production, le commerce et l’utilisation des engrais, et faciliter l’accès des petits exploitants agricoles aux intrants et à l’assistance technique.   En 2023, le mécanisme prévoit de continuer la mise en œuvre de trois projets de garantie de crédit commercial, d’un montant total de 8,3 millions de dollars. Il s’agit de deux projets de 2 millions de dollars chacun en Côte d’Ivoire et au Ghana, et d’un projet de 4,3 millions de dollars au Zimbabwe. D’autres projets, portant sur des garanties de crédit commercial pour un total de 9,7 millions de dollars seront mis en œuvre cette année en Tanzanie, en Ouganda, au Mozambique et au Kenya. Trois autres nouveaux projets pourraient être lancés au Sénégal, en Zambie et au Ghana, si l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) concrétise son engagement d’allouer 15 millions de dollars au MAFDE. Les projets de 2023 seront mis en œuvre en appui au deuxième pilier de la Facilité africaine de production alimentaire d’urgence, que la banque avait lancée pour faire face à la crise alimentaire due à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. En outre, le MAFDE travaillera activement avec les pays africains et d’autres acteurs clés à la conception détaillée des pactes nationaux pour l’alimentation et l’agriculture que les dirigeants du continent ont présentés lors du sommet « Nourrir l’Afrique », tenu à Dakar en janvier 2023. Visant à faciliter l’accès des petits exploitants agricoles aux intrants et aux services de vulgarisation grâce à des projets de garantie de crédit, le MAFDE prévoit de renforcer leurs capacités ainsi que celles des distributeurs d’intrants. Objectifs : garantir le bon usage des engrais, accroître la productivité agricole et améliorer l’état des sols. Le MAFDE poursuivra sa collaboration avec le Centre international de développement des engrais (IFDC) et l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), dans le cadre des initiatives lancées en 2021 pour améliorer la production, le commerce et l’utilisation des engrais. Il mènera aussi une analyse approfondie de la politique des engrais dans dix pays africains a minima, qui dressera un état des lieux, identifiera les lacunes et débouchera sur un plan d’action. Il s’agit d’apporter un appui aux orientations stratégiques qui permettront de combler les faiblesses qui auront été identifiées. En 2023, le MAFDE nouera également des partenariats stratégiques avec des partenaires clés dans le secteur des engrais et l’agriculture, pour contribuer à améliorer la sécurité alimentaire en Afrique. Créé par l’Union africaine à Abuja en 2006, le Mécanisme africain de financement du développement des engrais est un fonds spécial qui vise à améliorer la productivité agricole en fournissant les financements nécessaires pour stimuler l’utilisation des engrais en Afrique et ainsi atteindre l’objectif de 50 kilogrammes d’éléments nutritifs à l’hectare. Il est hébergé et géré par la Banque africaine de développement. Le MAFDE s’est doté d’un plan stratégique pour la période 2022-2028. L’action du MAFDE est cruciale en Afrique pour faire face aux crises alimentaires et aux diverses menaces à la sécurité alimentaire qu’entraînent la guerre de la Russie en Ukraine, les changements climatiques (sécheresse, inondations, appauvrissement des sols…), les conflits, les attaques acridiennes et les maladies.

La Banque africaine de développement et ILX signent un partenariat pour mobiliser des capitaux institutionnels européens en faveur de projets durables en Afrique

La Banque africaine de développement et ILX signent un partenariat pour mobiliser des capitaux institutionnels européens en faveur de projets durables en Afrique

La Banque africaine de développement et ILX Management B.V. (ILX) ont signé aujourd’hui (vendredi 21 avril, dnr) un accord de partenariat visant à accroître les investissements et à stimuler la mobilisation de capitaux des investisseurs institutionnels en faveur des Objectifs de développement durable et des projets du secteur privé axés sur la lutte contre les changements climatiques en Afrique. La cérémonie de signature a eu lieu dans les bureaux d’ILX Management à Amsterdam, aux Pays-Bas. Les investisseurs d’ILX sont les gestionnaires d’actifs des fonds de pension néerlandais APG Asset Management (pour le compte d’ABP et de bpfBOUW) et Achmea Investment Management (pour le compte de Pensioenfonds Vervoer), ainsi que d’autres fonds de pension néerlandais et européens qui participent aux fonds successeurs d’ILX et qui devraient les rejoindre dans le futur. L’ILX Fund I propose une stratégie d’investissement dans le crédit privé évolutive d’un milliard de dollars à déployer dans les pays émergents et en développement, en cofinancement avec des banques multilatérales de développement et d’autres institutions financières de développement. Cet accord de coopération permet à la Banque africaine de développement de concrétiser son ambition de mobiliser des ressources financières auprès d’investisseurs institutionnels pour combler l’important déficit de financement nécessaire à la réalisation des cinq grandes priorités de la banque, les « High 5 » à savoir : « éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie », « nourrir l’Afrique », « industrialiser l’Afrique », « intégrer l’Afrique » et « améliorer la qualité de vie des populations en Afrique ». Ce partenariat permettra à la banque et à ILX de soutenir des opérations non souveraines dans ces secteurs prioritaires clés. Les « High 5 » sont intrinsèquement liées aux Objectifs de développement durable (ODD). Dans le même temps, l’accord offre aux participants au fonds de pension d’ILX l’opportunité de bénéficier de la longue expérience de la Banque africaine de développement en matière d’investissement réussi dans des secteurs économiques clés à travers l’Afrique. Tous les investissements sous forme de prêts sont axés sur les Objectifs de développement durable ou la finance climatique, tout en offrant des rendements ajustés au risque attrayants, combinés à une solide protection environnementale, sociale et de gouvernance (ESG). APG Asset Management, la plus grande caisse de retraite des Pays-Bas, et Achmea Investment Management ont engagé 1, 05 milliard de dollars dans le fonds de crédit privé des marchés émergents ILX Fund I, pour investir dans quatre secteurs économiques clés : l’accès à l’énergie et l’énergie propre, l’industrie et les infrastructures durables, la finance inclusive et la sécurité alimentaire. ILX investit dans des participations à des prêts mis en place par des banques multilatérales de développement et d’autres institutions financières de développement de premier plan pour soutenir leurs projets axés sur les Objectifs de développement durable et la lutte contre les changements climatiques dans les marchés émergents et les économies en développement.  ILX a reçu des dons de la part de KfW, la banque de développement allemande, au nom du ministère allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), du ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas et du Bureau des affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement du Royaume-Uni. Ils ont fermement soutenu ILX dans son rôle de mobilisation de capitaux de fonds de pension à grande échelle pour les principales banques multilatérales et autres institutions financières de développement afin de soutenir leurs investissements liés aux Objectifs de développement durable et au financement de la lutte contre les changements climatiques dans les marchés émergents. Hassatou N’Sele, vice-présidente et directrice financière du Groupe de la Banque africaine de développement, a commenté : « Nous sommes très heureux de nous associer à ILX pour mobiliser des capitaux institutionnels axés sur les Objectifs de développement durable. Nos objectifs sont alignés, et la Banque africaine de développement a une solide expérience en matière de structuration et de financement de projets à fort impact sur le développement. » Manfred Schepers, fondateur et PDG d’ILX, a déclaré : « Nous sommes ravis d’avoir établi ce partenariat stratégique. Le lancement de ce partenariat témoigne de la ferme volonté de la Banque africaine de développement de s’engager activement auprès des fonds de pension européens en tant que partenaire clé, dans le cadre de ses efforts de mobilisation et de sa contribution à une croissance durable sur l’ensemble du continent africain. Nous nous réjouissons d’un partenariat à long terme avec la Banque africaine de développement au nom des investisseurs de nos fonds de pension, qui deviennent des partenaires clés pour le financement de projets liés aux Objectifs de développement durable et à la lutte contre les changements climatiques sur les marchés émergents ». Kitty van der Heijden, directrice générale de la coopération internationale au ministère néerlandais des Affaires étrangères a déclaré : « Avec cet accord, les fonds de pension néerlandais, ILX et la Banque africaine de développement unissent leurs efforts pour accroître les investissements dans les Objectifs de développement durable et les objectifs climatiques sur le continent africain. Cette étape est particulièrement bienvenue, car les défis liés à la réalisation des Objectifs de développement durable et la nécessité d’intégrer les engagements climatiques mondiaux dans les trajectoires de développement des pays africains sont plus urgents que jamais. »

La Banque africaine de développement approuve une ligne de crédit de 50 millions de dollars et de 50 millions d’euros en faveur de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC)

La Banque africaine de développement approuve une ligne de crédit de 50 millions de dollars et de 50 millions d’euros en faveur de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC)

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé le 24 janvier 2022 à Abidjan, une ligne de crédit à double monnaie pour le financement du commerce en faveur de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC), d’un montant de 50 millions de dollars et de 50 millions d’euros. Un cofinancement supplémentaire de 30 millions de dollars proviendra du Fonds « Africa Growing Together » (AGTF), une facilité parrainée par la Banque populaire de Chine. La BIDC utilisera cette facilité d’une durée de trois ans et demi pour fournir un financement direct aux entreprises locales. Une part de la facilité sera canalisée vers des banques locales sélectionnées pour l’octroi de prêts à des secteurs clés tels que l’agriculture, les infrastructures et les transports. Les bénéficiaires finaux sont les petites et moyennes entreprises (PME), les coopératives d’entreprises locales et les agriculteurs de l’Afrique de l’ouest. S’exprimant peu après l’approbation par le Conseil d’administration, le directeur général adjoint pour la région Afrique de l’ouest, Joseph Ribeiro, a indiqué que les institutions régionales de financement du développement telles que la BIDC sont des partenaires clés de la Banque africaine de développement et servent des marchés et des segments de clientèle essentiels au développement global du continent. « Elles jouent un rôle important dans la promotion du commerce et de l’intégration régionale. Il s’agit du premier soutien financier de la Banque à la BIDC, et nous nous réjouissons à l’idée d’un partenariat encore plus solide dans un avenir proche », a-t-il déclaré. Le responsable du financement du commerce de la Banque, Lamin Drammeh, a souligné le besoin crucial d’un tel soutien dans la région. « Nous sommes ravis de travailler avec la BIDC pour accroître l’accès au financement du commerce dans la région de la CEDEAO, en mettant l’accent sur la chaîne de valeur agricole, les PME et les entreprises appartenant à des femmes », a-t-il déclaré. « Les institutions régionales comme la BIDC complètent les efforts de la Banque pour combler le déficit de financement du commerce en Afrique et constituent un moyen efficace d’acheminer les fonds nécessaires aux pays et secteurs mal desservis », a-t-il ajouté. La Banque africaine de développement estime que le déficit annuel de financement du commerce en Afrique est d’environ 81 milliards de dollars. Comparativement aux multinationales et aux grandes entreprises locales, les PME et autres entreprises nationales ont plus de difficultés à accéder au financement du commerce.

La croissance économique de l’Afrique dépassera les prévisions mondiales en 2023-2024, selon le rapport semestriel de la Banque africaine de développement

La croissance économique de l’Afrique dépassera les prévisions mondiales en 2023-2024, selon le rapport semestriel de la Banque africaine de développement

La croissance économique de l’Afrique devrait dépasser celle du reste du monde au cours des deux prochaines années, avec un produit intérieur brut (PIB) réel d’environ 4 % en moyenne en 2023 et 2024. Ce chiffre est supérieur aux moyennes mondiales prévues de 2,7 % et 3,2 %, a indiqué le Groupe de la Banque africaine de développement dans son rapport Performance et perspectives macroéconomiques de l’Afrique, dévoilé jeudi à Abidjan. Grâce à une analyse complète de la croissance régionale, le rapport montre que les cinq régions du continent restent résilientes avec des perspectives stables à moyen terme, bien qu’elles soient confrontées à d’importants vents contraires résultant des chocs socio-économiques mondiaux. Il identifie également les risques et appelle à des mesures monétaires et fiscales robustes, soutenues par des politiques structurelles, pour y faire face. Le rapport Performances et perspectives macroéconomiques sera publié aux premier et troisième trimestres de chaque année. Il vient compléter le rapport annuel de la Banque sur les Perspectives économiques en Afrique, qui se concentre sur les principaux thèmes politiques émergents qui sont pertinents pour le développement du continent. Selon le rapport, la croissance moyenne estimée du PIB réel en Afrique a ralenti à 3,8 % en 2022, contre 4,8 % en 2021, dans un contexte de défis majeurs consécutifs au choc du Covid-19 et à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Malgré ce ralentissement économique, 53 des 54 pays d’Afrique ont affiché une croissance positive. Les cinq régions du continent restent résilientes avec des perspectives stables à moyen terme. Toutefois, le rapport émet une réserve sur les perspectives compte tenu des risques mondiaux et régionaux actuels. Ces risques comprennent la flambée des prix des denrées alimentaires et de l’énergie, le durcissement des conditions financières mondiales et l’augmentation connexe des coûts du service de la dette intérieure. Les changements climatiques — avec leurs effets néfastes sur l’approvisionnement en denrées alimentaires et le risque potentiel d’un changement de politique dans les pays où se tiendront des élections en 2023 — représentent des menaces tout aussi redoutables. Le rapport préconise l’adoption de mesures politiques audacieuses à l’échelle nationale, régionale et mondiale pour aider les économies africaines à atténuer ces risques cumulés. Dans son allocution prononcée lors du lancement, le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, a déclaré que la publication de ce nouveau rapport intervenait à un moment où les économies africaines, confrontées à d’importants vents contraires, démontraient leur résilience. « Avec 54 pays à différents stades de croissance, différentes structures économiques et diverses dotations en ressources, les effets des chocs mondiaux varient toujours en fonction de la région et du pays. Le ralentissement de la demande mondiale, le durcissement des conditions financières et la perturbation des chaînes d’approvisionnement ont donc eu des répercussions différentes sur les économies africaines », a-t-il déclaré. « Malgré la confluence de chocs multiples, la croissance dans les cinq régions africaines a été positive en 2022 — et les perspectives pour 2023-2024 devraient être stables. » Niale Kaba, ministre de la Planification et du Développement de Côte d’Ivoire, a déclaré : « La publication de ce rapport par notre banque, le Groupe de la Banque africaine de développement, à cette période de l’année est une excellente opportunité pour l’Afrique et ses partenaires mondiaux. Nous avons besoin de ces mises à jour régulières pour évaluer les performances et les perspectives macroéconomiques de nos pays. Ces informations fiables faciliteront la prise de décision et la gestion des risques pour les investisseurs potentiels en Afrique. » Les cinq économies africaines les plus performantes de la période pré-Covid-19 devraient connaître une croissance de plus de 5,5 % en moyenne en 2023-2024 et retrouver leur place parmi les dix économies les plus dynamiques du monde. Ces pays sont le Rwanda (7,9 %), la Côte d’Ivoire (7,1 %), le Bénin (6,4 %), l’Éthiopie (6,0 %) et la Tanzanie (5,6 %). D’autres pays africains devraient connaître une croissance supérieure à 5,5 % au cours de la période 2023-24. Il s’agit de la République démocratique du Congo (6,8 %), de la Gambie (6,4 %), de la Libye (12,9 %), du Mozambique (6,5 %), du Niger (9,6 %), du Sénégal (9,4 %) et du Togo (6,3 %). Lors du lancement, l’économiste Jeffrey Sachs, directeur du Center for Sustainable Development (Centre pour le développement durable) de l’université de Columbia, a salué le rapport qui, selon lui, montre que les économies africaines sont en pleine croissance et qu’elles progressent de manière constante. Sachs, qui est également chargé par le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres de défendre les Objectifs de développement durable, a déclaré : « L’Afrique peut et va atteindre une croissance de 7 % ou plus par an de manière constante dans les décennies à venir. Ce que nous verrons, en nous fondant sur la résilience que nous constatons dans ce rapport, c’est une véritable accélération du développement durable de l’Afrique, qui fera du continent la composante à croissance rapide de l’économie mondiale », a-t-il déclaré. « L’Afrique est l’endroit où il faut investir », a-t-il ajouté. Des politiques audacieuses pour aider les économies africaines à atténuer les risques cumulés Le rapport préconise l’adoption de mesures fortes pour faire face à ces risques. Celles-ci comprennent un mélange de politiques monétaires, fiscales et structurelles, notamment : – un resserrement rapide et agressif de la politique monétaire dans les pays à forte inflation, et un resserrement modéré dans les pays où les pressions inflationnistes sont faibles. La coordination efficace des actions budgétaires et monétaires optimisera les résultats des interventions ciblées visant à maîtriser l’inflation et les pressions budgétaires.  – Le renforcement de la résilience grâce à la stimulation du commerce intra-africain, notamment en ce qui concerne les produits manufacturés, afin d’amortir les effets de la volatilité des prix des produits de base sur les économies. – L’accélération des réformes structurelles pour renforcer les capacités de l’administration fiscale et investir dans la numérisation et la gouvernance électronique afin d’améliorer la transparence, de réduire les flux financiers illicites et d’accroître la mobilisation des ressources intérieures. – L’amélioration de la gouvernance institutionnelle et l’adoption de politiques susceptibles de mobiliser les financements du secteur privé, en particulier dans le cadre de projets entièrement nouveaux, à l’épreuve des changements climatiques et des pandémies, et mobiliser