Maroc : La hausse des prix a ralenti à 0,7% à fin avril 2025

L’inflation passe sous la barre de 1% L’inflation a nettement ralenti à fin avril 2025, selon les chiffres publiés par le Haut-commissariat au plan (HCP). Comparé au même mois de l’année précédente, elle s’est établie à 0,7%, mais reste sur une tendance haussière pour le quatrième mois consécutif. La hausse des prix a ainsi fortement fléchi au cours du mois dernier, après avoir atteint 2,0% en janvier, 2,6% en février et 1,6% en mars derniers. Notons que l’indice des prix à la consommation (IPC) est repassé sous la barre de 1%, ce qui ne s’était pas produit depuis décembre 2024 où il s’était établi à 0,9%, après avoir des hausses de 0,8% en novembre, 0,7% en octobre et 0,8% en septembre 2024. Le ralentissement de l’inflation enregistré en avril est la « conséquence de la hausse de l’indice des produits alimentaires et de celui des produits non alimentaires de 0,7% », explique l’institution publique dans sa note d’information relative à l’Indice des prix à la consommation (IPC) du mois d’avril 2025 En ce qui concerne les produits non alimentaires, la même source indique les variations vont d’une baisse de 4,0% pour le «Transport» à une hausse de 4,4% pour les «Restaurants et hôtels». A titre de rappel, la hausse enregistrée durant le mois précédent (mars) avait été attribuée à l’augmentation de l’indice des produits alimentaires de 2,2% et de celui des produits non alimentaires de 1,1%. Dans sa précédente note d’information, le Haut-commissariat ajoutait, s’agissant des produits non alimentaires, que les variations allaient d’une baisse de 2,4% pour le «Transport» à une hausse de 3,9% pour les «Restaurants et hôtels». Rappelons également qu’en mars 2025 les variations produits non alimentaires allaient d’une baisse de 2,4% pour le «Transport» à une hausse de 3,9% pour les «Restaurants et hôtels, rapportait l’institution qui justifiait la hausse de l’indice des prix à la consommation (1,6%) par celle de l’indice des produits alimentaires de 2,2% et de celui des produits non alimentaires de 1,1%. En rythme mensuel, le HCP signale que l’indice des prix à la consommation a connu une baisse de 0,3% par rapport au mois précédent suite à la baisse de 0,6% de l’indice des produits alimentaires et de 0,2% de l’indice des produits non alimentaires. D’après les données recueillies, les baisses des produits alimentaires observées entre mars et avril 2025 ont concerné principalement les «Poissons et fruits de mer» (4,5%), les «Viandes» et le «Lait, fromage et œufs» (2,6%), les «Huiles et graisses» (1,0%) et le «Pain et céréales» (0,3%). Il est important de noter que les prix ont augmenté durant la même période de 4,9% pour les «Fruits», de 0,6% pour les «Légumes» et de 0,2% pour le «Café, thé et cacao», ressort-il de la note d’information. En ce qui concerne les produits non alimentaires, la même source indique que la baisse a concerné principalement les prix des «Carburants» qui ont chuté de 3,4%. S’agissant des baisses les plus importantes de l’IPC, les chiffres montrent qu’elles ont été enregistrées à Laâyoune (1,1%), à Beni-Mellal (1,0%), à Kénitra (0,9%), à Agadir et Dakhla (0,8%), à Casablanca et Rabat (0,6%), à Meknès (0,5%) et à Marrakech, Settat et Safi (0,2%). Quant aux hausses enregistrées dans la même période, elles l’ont été à Fès (0,7%), à Tanger (0,5%), à Al-hoceima (0,2%) et à Tétouan (0,1%). A titre de comparaison, rappelons qu’entre février et mars 2025 des hausses avaient été enregistrées à Kenitra et Al-Hoceima avec 0,9%. En revanche, les baisses les plus importantes avaient été enregistrées à Guelmim (1,8%), à Laâyoune (1,5%), à Dakhla (1,1%), à Settat (0,9%), à Errachidia (0,8%), à Safi et Beni-Mellal (0,6%), à Tétouan (0,4%) et à Agadir, Casablanca, Fès, Marrakech, Oujda, Meknès et Tanger (0,3%). En parallèle, les baisses des produits alimentaires avaient concerné principalement les «Viandes» (4,7%), le «Lait, fromage et œufs» (2,0%), les «Huiles et graisses» (1,4%), les «Poissons et fruits de mer» (0,3%) et les «Eaux minérales, boissons rafraichissantes, jus de fruits et de légumes» (0,2%). A l’inverse, les prix avaient augmenté de 4,9% pour les «Légumes» et de 1,7% pour les «Fruits». Pour les produits non alimentaires, la baisse a concerné principalement les prix des «Carburants» avec 1,8%. Il est important de noter qu’à fin avril 2025, l’indicateur d’inflation sous-jacente est ressorti en baisse de 0,2% sur un mois et en hausse de 1,2% sur une année. Bouithy Alain
Maroc. Le déficit budgétaire s’accentue à fin avril 2025

Le déficit budgétaire s’est aggravé à fin avril 2025. Selon les chiffres publiés par la Trésorerie Générale du Royaume (TGR), il s’est établi à 11,7 MMDH durant le mois dernier contre un déficit budgétaire de 1,2 MMDH un an auparavant. «Sur la base des recettes encaissées et des dépenses émises, la situation des charges et ressources du Trésor dégage un déficit budgétaire de 11,7 MMDH à fin avril 2025 contre un déficit budgétaire de 1,2 MMDH un an auparavant», a indiqué la Trésorerie générale dans son récent Bulletin mensuel de statistiques des finances publiques (BMSFP). Ce déficit tient compte d’un solde positif de 16,2 MMDH dégagé par les comptes spéciaux du Trésor (CST) et les services de l’Etat gérés de manière autonome (SEGMA), contre un déficit du Trésor de 1,2 MMDH à fin avril 2024 compte tenu d’un solde positif de 14,3 MMDH dégagé par les CST et les SEGMA, a-t-elle expliqué. Dans le détail, les recettes ordinaires brutes ont augmenté de 19% (soit +23 MMDH) pour s’établir à 144,1 MMDH à fin avril 2025 contre 121,1 MMDH à fin avril 2024. Cette évolution résulte de «l’augmentation des impôts directs de 35,5%, des droits de douane de 2,2%, des impôts indirects de 12,1%, des droits d’enregistrement et de timbre de 5,4% et par la baisse des recettes non fiscales de 2,5%», a indiqué la TGR dans son bulletin. D’après le document, les recettes fiscales brutes ont affiché une hausse de 22,3% (+23,4 MMDH), atteignant 128,7 MMDH contre 105,3 MMDH à fin avril 2024, suite à l’évolution des recettes fiscales résultant de la hausse des recettes douanières de 10,2% et de la fiscalité domestique de 27,4%. Il est important de noter que les recettes douanières nettes (droits de douane, TVA à l’importation et TIC sur les produits énergétiques) se sont élevées à 30.840 MDH à fin avril 2025 contre 27.961 MDH un an auparavant. Elles ont ainsi augmenté de 10,3% (+2.879 MDH) par rapport à leur niveau à fin avril 2024, « compte tenu de remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux de 23 MDH à fin avril 2025 contre 40 MDH un an auparavant ». Quant aux recettes douanières brutes, elles ont atteint 30.862 MDH à fin avril 2025 contre 28.001 MDH un an auparavant, ce qui correspond à une hausse de 10,2% (+2.861 MDH) par rapport à leur niveau à fin avril 2024. Dans son bulletin, la Trésorerie générale fait état également de la hausse de 23,4% (+16,2 MMDH) des recettes nettes réalisées au titre de la fiscalité domestique. Précisons que celles-ci «se sont établies à 85,8 MMDH à fin avril 2025 contre 69,5 MMDH à fin avril 2024, compte tenu des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux supportés par le budget général de 7.514 MDH à fin avril 2025 contre 3.703 MDH un an auparavant», comme l’a expliqué la TGR. Quant aux recettes brutes de la fiscalité domestique, il ressort dudit document qu’elles ont atteint 93,3 MMDH à fin avril 2025 contre 73,2 MMDH à fin avril 2024, correspondant à une augmentation de 27,4% équivalant à +20,1 MMDH. En hausse de 28,5%, l’évolution des dépenses ordinaires au titre du mois dernier s’explique par l‘augmentation de 33,4% des dépenses de biens et services, de 15,8% des charges en intérêts de la dette et de 101,4% des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux. Cette variation s’explique également par l’absence d’émissions de dépenses au titre de la compensation qui étaient de 4 MMDH un an auparavant. Il est à noter que le solde ordinaire enregistré au cours de la même période a été «positif de 9,7 MMDH contre un solde ordinaire positif de 16,5 MMDH un an auparavant», selon la Trésorerie générale du Royaume. Des chiffres recueillis, il ressort que les dépenses émises au titre du budget général ont progressé de 24,7% par rapport à leur niveau à fin avril 2024, s’élevant à 195,5 MMDH à fin avril 2025. Cette évolution résulte de «l’augmentation de 30,3% des dépenses de fonctionnement, de 17,6% des dépenses d’investissement et de 16,2% des charges de la dette budgétisée». Les recettes des comptes spéciaux du Trésor ont atteint 86,1 MMDH, a fait également savoir la TGR précisant qu’elles tiennent compte des versements reçus des charges communes d’investissement du budget général pour 16,5 MMDH contre 14,5 MMDH à fin avril 2024. A noter que «les dépenses émises ont été de 70,7 MMDH. Elles intègrent la part des CST au titre des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux pour 2,4 MMDH» et que le solde de l’ensemble des comptes spéciaux du Trésor s’élève à 15,4 MMDH. Quant aux recettes des services de l’Etat gérés de manière autonome, elles ont été de 1,095 MMDH contre 811 MDH à fin avril 2024, en hausse de 35%, alors que les dépenses de 219 MDH contre 274 MDH à fin avril 2024, ont été en diminution de 20,1%. Alain Bouithy
Burkina Faso: Conseil des ministres du jeudi 24 avril 2025

– Inauguration du Mausolée Thomas-SANKARA le 17 mai 2025 – 158 nouveaux pupilles de la Nation – Burkinabè, une nationalité prisée Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a présidé ce jeudi, l’hebdomadaire Conseil des ministres. Lors du point fait à la presse à la fin des travaux, le ministre Porte-parole du gouvernement, M. Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO a indiqué que plusieurs rapports ont été adoptés et des décisions importantes prises. Au titre du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, le Conseil a autorisé l’inauguration du « Mausolée Thomas-SANKARA et ses 12 compagnons » le 17 mai 2025. Cette cérémonie est placée sous le très haut patronage de Son Excellence Monsieur le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ. Selon le ministre chargé de la Culture, M. Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, le choix de la date fait référence à une date historique, celle du 17 mai 1983, qui est retenue comme étant la date du déclenchement de la Révolution démocratique et populaire (RDP) à la suite de l’arrestation de Thomas SANKARA, alors Premier ministre du Conseil du Salut du Peuple (CSP). Le ministre OUÉDRAOGO rappelle que « l’érection du mausolée vise d’une part à célébrer la mémoire du Capitaine Thomas SANKARA et celle de ses 12 compagnons, et d’autre part à contribuer à la sauvegarde, à la préservation et à la promotion de l’héritage politique du Père de la Révolution d’août 1983 ». 158 enfants adoptés comme pupilles de la Nation Pour le compte du ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil a adopté deux rapports. Le premier rapport est relatif à l’octroi du statut de pupille de la Nation aux enfants mineurs des éléments des forces de défense et de sécurité et à des enfants mineurs d’agents publics qui sont tombés sur le champ d’honneur ou qui ont été blessés du fait d’exercices opérationnels dans le cadre de la sécurisation du territoire national. « Le Conseil a analysé et adopté ce décret qui porte octroi du statut du pupille de la Nation à 158 enfants mineurs des membres des forces armées, des forces de sécurité intérieure et à d’autres agents de la fonction publique », précise le ministre chargé de la Justice, M. Edasso Rodrigue BAYALA. 72 personnes de 16 nationalités désormais Burkinabè Le deuxième rapport au titre toujours du ministère en charge de la Justice est relatif à la naturalisation de 72 personnes de 16 nationalités différentes qui ont fait la demande d’acquérir la nationalité burkinabè. « Il faut dire que notre pays reste toujours attrayant, parce que c’est la troisième fois en moins de six mois que nous venons avec des décrets de naturalisation de plusieurs personnes de nationalités différentes. Ce qui prouve qu’aujourd’hui le Burkina Faso est une destination convoitée », se réjouit le ministre chargé de la Justice.
mali: Conseil des Ministres du mercredi 23 avril 2025

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 23 avril 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a entendu des communications. 1. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a informé le Conseil des Ministres : a. de la participation des Aiglonnets à la CAN U-17 au Maroc. L’équipe nationale de football des moins de 17 ans a brillamment participé à la Coupe d’Afrique des Nations de Football de la catégorie, organisée au Maroc du 28 mars au 19 avril 2025. Elle a terminé sur le podium en obtenant la Médaille d’argent à l’issue de la séance des tirs aux buts face au pays organisateur. Cette formation nationale est qualifiée pour la Coupe du Monde des moins de 17 ans, prévue au Qatar, au mois de novembre 2025. Le Ministère en charge des Sports, en rapport avec la Fédération Malienne de Football, prendra les dispositions nécessaires pour assurer une meilleure participation de notre sélection nationale à cette Coupe du Monde. b. de la participation du Mali au Forum de la Jeunesse du Conseil Economique et Social des Nations unies « ECOSOC YOUTH 2025 ». Le Forum annuel de la Jeunesse, tenu du 15 au 17 avril 2025, à New-York aux Etats Unis d’Amérique, a regroupé des décideurs et des jeunes leaders du monde entier sur le thème : « Les Jeunes à l’avant-garde pour promouvoir des solutions durables et inclusives fondées sur la science et les données probantes pour le développement durable à l’horizon 2030 et ses objectifs de développement durable afin de ne laisser personne de côté ». Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, au cours des sessions, a mis l’accent sur les initiatives du Gouvernement en faveur de la jeunesse pour l’accès au financement, la création d’emplois, la participation des jeunes à la prise de décision et leur forte mobilisation à travers des activités citoyennes et d’investissement humain. La participation du Mali à ce forum a permis d’élargir le réseau de partenaires pouvant accompagner les efforts du Gouvernement en faveur des jeunes. 2. Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a informé le Conseil des Ministres : a. de la signature d’une convention relative à l’Assurance volontaire pour la Culture. Le Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme et le Ministère de la Santé et du Développement social, à travers l’Institut national de Prévoyance sociale, ont initié l’Assurance volontaire pour la Culture, conformément à la lettre de cadrage du Président de la Transition, Chef de l’Etat qui préconise : « L’amélioration de la couverture sanitaire et le développement d’un système de solidarité nationale ». L’Assurance volontaire pour la Culture est un régime de prévoyance sociale spécifique aux acteurs privés des secteurs de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme qui offrira des facilités aux assurés. Cette initiative, qui vise à atteindre un million d’acteurs de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme par an, contribuera à l’amélioration des conditions de vie et de travail des bénéficiaires. b. de l’organisation de la Biennale Artistique et Culturelle Tombouctou 2025. Instituée par le Décret n°2025-0036/PT-RM du 27 janvier 2025, la Biennale Artistique et Culturelle est la plus grande manifestation artistique et culturelle organisée par l’Etat qui met en compétition l’ensemble des 19 Régions et le District de Bamako dans plusieurs disciplines artistiques et culturelles comme la pièce de théâtre, l’orchestre, le ballet, la danse traditionnelle, le chœur, le solo de chant et l’exposition d’objets d’art. La Biennale Artistique et Culturelle 2025, se déroulera en 3 phases : – la phase locale se tiendra au mois de juillet ; – la phase régionale se déroulera au mois de septembre ; – la phase nationale est prévue pour le mois de décembre. L’édition 2025, qui se tiendra à Tombouctou, sera placée sous le signe de l’Année de la Culture avec pour thème : « La Culture, socle pour l’ancrage de la 4ème République ». 3. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la situation épidémiologique du pays marquée, notamment par une augmentation du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine écoulée. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre les maladies. Bamako, le 23 avril 2025 Le Secrétaire Général du Gouvernement, Birama COULIBALY Chevalier de l’Ordre national.
RDC : Conseil des Ministres du vendredi 18 avril 2025

Son Excellence, Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO a présidé, ce vendredi 18 avril 2025 à Lubumbashi, Chef-lieu de la province du Haut-Katanga, la quarantième réunion ordinaire du Conseil des Ministres du Gouvernement de la République. Cinq (05) points étaient inscrits à l’ordre du jour, à savoir : I. Communication de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat ; II. Points d’information ; III. Approbation d’un relevé de décisions du Conseil des Ministres ; IV. Examen et adoption de dossiers ; V. Examen et adoption de textes. I. COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE La communication du Président de la République, Chef de l’Etat a porté sur deux (02) points principaux, à savoir : 1. De la 37ème session du Conseil National du Travail Le Président de la République a commencé par saluer solennellement la tenue de la 37ème session ordinaire du Conseil National du Travail, dont les travaux préparatoires débutés le 08 avril 2025 ont été déjà clôturés pour laisser la place aux travaux proprement dits qui se dérouleront du 21 au 24 avril 2025. Ce cadre tripartite réunissant le Gouvernement, les représentants des travailleurs et ceux des employeurs demeure l’une des expressions les plus vivantes de notre démocratie sociale. Il constitue un espace privilégié pour bâtir ensemble des solutions durables aux défis de notre temps. A ce sujet, le Président de la République a insisté pour que ce Conseil soit bien plus qu’un rendez-vous institutionnel. « Il doit être un moment d’écoute sincère, de propositions audacieuses et d’engagements fermes. Les attentes de nos concitoyens sont immenses, et à juste titre. Nous devons y répondre avec clarté, courage et détermination », a – t – il martelé. Revenant sur les attentes, le Président de la République a précisé que cette session doit déboucher sur des mesures concrètes, réalistes et applicables, notamment pour : Renforcer le pouvoir d’achat des travailleuses et travailleurs ; Garantir leur dignité dans le monde du travail ; Encadrer de manière équitable et responsable l’emploi des étrangers ; Et consolider notre système de protection sociale, dans un esprit de justice, de solidarité et d’équité. En ce qui concerne l’augmentation du Salaire Minimum Garanti (SMIG), celle-ci devrait, avant tout, bénéficier aux travailleurs les plus vulnérables, dont les revenus actuels ne permettent pas de couvrir les besoins essentiels. Car, ce sont eux qui subissent le plus durement les effets de la précarité et pour qui cette mesure représenterait un véritable levier de dignité et de justice sociale. Le Président de la République a rappelé que l’emploi demeure le socle prioritaire de son mandat. Il est la clef de voûte de la paix sociale, le moteur du développement durable et le garant d’une justice intergénérationnelle véritable. Offrir un avenir à notre jeunesse, soutenir nos familles et dynamiser notre économie passent par un accès équitable à un emploi digne et productif. L’histoire devra retenir que nous avons su, dans un moment décisif, faire le choix du dialogue, de la justice sociale et de l’action. De ce qui précède, le Président de la République en a appelé à la mobilisation de tous. Il a invité chaque membre du Gouvernement à suivre, avec la plus grande attention, les travaux en cours, à appuyer les dynamiques positives qui en émergeront, et à veiller à leur mise en œuvre effective, dans un esprit de cohésion gouvernementale, d’obligation de résultats et de respect du principe d’égalité des chances. Par ailleurs, il a engagé la Première Ministre à s’assurer que le prochain Salaire Minimum Garanti (SMIG) à mettre en place puisse être adapté aux réalités du marché et qu’il prenne en compte les besoins vitaux réels des travailleurs afin de faciliter le renforcement de leur pouvoir d’achat. 2. Du suivi du développement du corridor Sud et de la construction des centres médicaux ultramodernes Le Président de la République a rappelé ce qu’il a souvent mentionné que, nos corridors ne doivent plus être perçus comme de simples voies de passage ou d’évacuation des marchandises. Ce sont, aujourd’hui plus que jamais, des artères vitales de développement, conçues pour dynamiser l’économie nationale, renforcer l’intégration régionale et améliorer durablement le quotidien de nos populations. « Ils constituent des nœuds stratégiques de croissance, à la croisée des échanges commerciaux, de la mobilité humaine et du développement des territoires. Ils doivent, à ce titre, être dotés d’infrastructures modernes, durables et résilientes, dans tous les secteurs : transport, logistique, énergie, télécommunications, santé, éducation et services sociaux de base », a – t – il insisté. Dans cette optique, la modernisation de l’aéroport de la Luano est bien plus qu’un chantier d’infrastructures. Elle symbolise la volonté de doter le pays d’équipements aux standards internationaux, capables d’accompagner notre montée en puissance économique. La construction d’une nouvelle aérogare, l’aménagement de nouvelles pistes ainsi que la réhabilitation des installations existantes constituent donc un jalon important dans la transformation du corridor Sud en véritable hub régional. Par ailleurs, le Président de la République a évoqué la construction d’un centre médical ultramoderne à Lubumbashi, le premier de cette envergure en Afrique Centrale, qui s’inscrit dans la même dynamique de transformation structurelle. A lui de préciser : « il s’agit d’un signal fort, un acte tangible de notre engagement à bâtir des infrastructures socio-sanitaires d’excellence, à la hauteur des aspirations légitimes de notre peuple à une santé de qualité et accessible. » C’est pourquoi, le Président de la République a formellement engagé le Gouvernement, sous la coordination de la Première Ministre, avec le concours actif de son Cabinet, à mettre en place un Comité national de suivi du développement des corridors. Ce Comité aura pour mission de piloter, coordonner et évaluer l’ensemble des projets liés à l’aménagement de ces espaces stratégiques, en commençant par le corridor Sud, tourné vers la SADC, avec une attention particulière à la synergie intersectorielle et à la cohérence territoriale. S’agissant particulièrement de la modernisation de l’aéroport de la Luano, l’instruction a été donnée de veiller à ce que qu’il n’y ait pas dépassement des
Mali: Conseil des Ministres du mercredi 16 avril 2025

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 16 avril 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de décret portant approbation du marché relatif à l’achat de 21 543 tonnes d’engrais et la livraison à Bamako au profit des bénéficiaires du Projet de Développement de la Productivité et de la Diversification Agricole dans les Zones Arides et Semi-arides du Mali. Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et la Société Office Chérifien des Phosphates (OCP-AFRICA) pour un montant de 9 milliards 838 millions 580 mille francs CFA hors TVA et un délai d’exécution de 45 jours. L’exécution du présent marché permettra d’améliorer la productivité agricole et de renforcer la résilience des ménages ruraux vivant dans les zones d’intervention du projet. b. un projet de décret portant approbation du marché relatif au transport aérien des pèlerins de la filière gouvernementale et leurs bagages, au titre du Hadj 2025. Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupement EGYPTAIR-KALIS VOYAGES-SARL pour un montant de 2 milliards 62 millions 500 mille francs CFA et un délai d’exécution d’un mois. L’exécution dudit marché permettra aux pèlerins de la filière gouvernementale d’accomplir leur devoir religieux dans les meilleures conditions. 2. Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret autorisant le transfert à la Société Les Mines de Lithium de Bougouni-S.A. du permis d’exploitation de grande mine de lithium attribué à la Société Future Minerals-SARL, à Foulaboula, dans le Cercle de Bougouni, Région de Bougouni. Un permis de recherche pour le lithium et les substances minérales du groupe 2 a été attribué à la Société Future Minerals-SARL à Foulaboula. Les travaux de recherche, menés par la Société sur le périmètre de Foulaboula, ont permis de découvrir un gisement de lithium avec des réserves estimées à 21,31 millions de tonnes à une teneur de 1,11% d’oxyde de lithium, exploitable par la méthode conventionnelle à ciel ouvert sur une durée de 10 ans. Suite à cette découverte, un permis d’exploitation de grande mine de lithium a été attribué à la Société Future Minerals-SARL, par le Décret n°2021-0774/PM-RM du 05 novembre 2021. En application des dispositions du Code minier, la Société Future Minerals-SARL a créé la Société d’exploitation anonyme de droit malien dénommée « Les Mines de Lithium de Bougouni-S.A. ». Le projet de décret, adopté, autorise le transfert au profit de la Société Les Mines de Lithium de Bougouni-S.A. du permis d’exploitation de grande mine de lithium attribué à la Société Future Minerals-SARL. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES – Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne : Monsieur Mamoutou DIABATE, Inspecteur du Trésor. – Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable : Madame BABY Assistan HAIDARA, Inspecteur des Finances. AU TITRE DU MINISTERE DES MALIENS ETABLIS A L’EXTERIEUR ET DE L’INTEGRATION AFRICAINE – Conseiller technique : Madame Balakissa THERA, Administrateur civil. – Chargé de mission : Monsieur Mohamed AG MATTOU, Economiste. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE ET DU COMMERCE – Conseiller technique : Monsieur Abdoul Kader SIBY, Enseignant-chercheur. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE L’ECONOMIE NUMERIQUE ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION – Conseiller technique : Monsieur Gamer Aksodant DICKO, Journaliste-Réalisateur. – Chargé de mission : Monsieur Alhousseini OUMAR, Gestionnaire des Ressources humaines. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé le Conseil des Ministres des conclusions de la 4ème édition du Forum diplomatique d’Antalya en Türkiye. A l’invitation du ministre des Affaires étrangères de la République de Türkiye, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale a participé, du 11 au 13 avril 2025, à la 4ème édition du Forum diplomatique d’Antalya. Cette rencontre a permis la diffusion des messages majeurs de la Transition dans les domaines de la Défense et de la Sécurité ainsi que sur les enjeux géopolitiques. Au cours du panel intitulé « Le Sahel : l’avenir de l’intégration régionale », les ministres chargés des Affaires étrangères de la Confédération des Etats du Sahel ont fourni les éléments nécessaires à une compréhension objective de la situation au Sahel et des efforts entrepris par la Confédération dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Les ministres chargés des Affaires étrangères ont également communiqué sur les conditions d’adhésion à la Confédération AES, la mise en place du prélèvement confédéral et la coopération entre la Confédération AES et la CEDEAO. En marge du forum, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a eu des entretiens bilatéraux avec ses homologues de la Türkiye, du Soudan, du Venezuela et avec le Haut Représentant des Nations unies pour l’Alliance des Civilisations. 2. Le ministre de l’Agriculture a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali au Forum de Haut Niveau « Dakar+10 », tenu du 07 au 09 avril 2025, à Dakar au Sénégal. Ce forum de haut niveau avait pour objectif de dresser le bilan de « La Déclaration de Dakar de 2013 sur l’irrigation », de proposer de nouvelles approches pour le développement de systèmes d’irrigation résilients et durables et la souveraineté alimentaire et nutritionnelle au Sahel. A l’issue des travaux, les participants ont validé la nouvelle stratégie régionale d`irrigation au Sahel et ont formulé des recommandations à l’endroit des parties prenantes, notamment : – l’alignement du financement des partenaires techniques et financiers sur les priorités politiques des Etats ; – la réduction des importations de denrées alimentaires à
Burkina Faso: Conseil des ministres du mercredi 16 avril 2025

– Une unité de formation et de recherche en sciences et techniques à Dori – Recrutement de 2000 sous-officiers au profit de Police nationale – Fin du monopole pour le Laboratoire national des bâtiments et des travaux publics (LNBTP) Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a présidé ce mercredi, l’hebdomadaire Conseil des ministres. Lors du point fait à la presse à l’issue des travaux, le ministre Porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO a indiqué que plusieurs rapports ont été adoptés et des décisions importantes prises. Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Conseil a adopté un décret portant déclaration d’utilité publique urgente, le projet de construction d’une Unité de Formation et de Recherche en Sciences et Techniques (UFR/ST) et d’une cité universitaire pour le Centre universitaire de Dori. Selon le ministre chargé de l’Enseignement supérieur, Pr Adjima THIOMBIANO, le Burkina Faso de concert avec des partenaires, a obtenu un financement pour la construction d’une UFR/ST et d’une cité au Centre universitaire de Dori. « Ce financement a été obtenu depuis 2020, un site avait été identifié, mais force est de constater que jusqu’à ce jour, les travaux n’ont pas pu commencer du fait de l’indisponibilité de ce site. Malgré les nombreuses discussions et négociations qui s’en sont suivies, le site reste toujours inaccessible pour l’érection des différentes infrastructures », explique le ministre chargé de l’Enseignement supérieur, Pr Adjima THIOMBIANO. Recrutement de 2000 Hommes au profit de la Police nationale Pour le compte du ministère de la Sécurité, le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’autorisation de recrutement sur concours directs et professionnels au profit de la Police nationale. Selon le ministre de la Sécurité, le Commissaire divisionnaire de Police Mahamadou SANA, son département va recruter au titre de 2025, sur concours professionnels 20 commissaires de police et 60 officiers de police. Pour les concours directs, ce sont 10 commissaires et 10 officiers de police, avec des qualifications spécifiques qui seront recrutés. De même, 2000 sous-officiers dont 50 de sexe féminin seront admis dans les rangs de la police nationale, avec un quota réservé aux Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP), aux Volontaires adjoints de sécurité (VADS) et aux femmes des Forces de Défense et Sécurité tombées au front. Le monopole du Laboratoire national des bâtiments et des travaux publics levé Au titre du ministère des Infrastructures et du Désenclavement, le Conseil a adopté un projet de loi portant règlementation de l’exercice de métier de laboratoire et des travaux publics. « Ce nouveau projet de loi a pour but de lever le monopole du Laboratoire national des bâtiments et des travaux publics (LNBTP) en vue d’entrer dans la dynamique de la mise en œuvre des engagements de l’État, de soutenir les différentes initiatives présidentielles et faire face aux nombreuses sollicitations », souligne le ministre chargé des Infrastructures, Adama Luc SORGHO. En termes d’innovations, le ministre SORGHO cite l’ouverture de certaines activités de Laboratoire au secteur privé, l’institution de l’agrément technique pour la réalisation des travaux et activités de laboratoire et la création d’un organe de régulation des activités des laboratoires du secteur du bâtiment et des travaux publics.
Sénégal : Conseil des Ministres du mercredi 09 avril 2025

Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 09 avril 2025, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République. A l’entame de sa communication, le Président de la République a présenté les condoléances de la Nation à la communauté Layène et à la Oummah islamique suite au rappel à Dieu de Serigne Mouhamadou Makhtar LAYE, Khalife général des Layènes. Un an, jour pour jour, le Chef de l’Etat présidait le premier Conseil des Ministres, après la mise en place du Gouvernement, le 05 avril 2024, sous la direction du Premier Ministre Ousmane SONKO. Au terme d’une année pleine de labeur, le Président de la République a rendu grâce à Dieu. Il a magnifié l’engagement résolu du Gouvernement à réaliser méthodiquement et sans tarder le projet patriotique pour un Sénégal souverain, juste et prospère, dans la paix, la stabilité et la solidarité. Le Chef de l’Etat est revenu sur la célébration du 65ème anniversaire de la fête de l’indépendance qui a connu cette année un succès exceptionnel, dans la communion et la ferveur patriotique faisant la fierté de la Nation entière. Le Président de la République magnifie la présence des Chefs d’Etat de la Gambie, de la Mauritanie et de la Guinée Bissau et du Vice président de la République fédérale du Nigéria. Il a adressé ses chaleureuses félicitations au Ministre des Forces armées, au Chef d’Etat-major Général des Armées et au Haut Commandant de la Gendarmerie nationale et Directeur de la Justice militaire pour l’excellente préparation et le déroulement remarquable des cérémonies de prise d’armes et des défilés sur l’ensemble du territoire national. Il a félicité l’ensemble des forces de défense et de sécurité pour leur engagement permanent au service de la Nation et a aussi remercié et félicité les élèves, les mouvements de jeunesse, les acteurs culturels et toutes les forces vives de la Nation qui ont brillamment contribué au succès des manifestations et des défilés. Dans ce contexte de réappropriation de notre histoire et de nos valeurs fortes, il a salué l’exemplarité de nos forces de défense et de sécurité dans la préservation et le renforcement d’une citoyenneté active et constructive pour le Sénégal. La promotion de la culture du civisme et de la citoyenneté dans tous les secteurs de la vie nationale est au centre des préoccupations du Président de la République. Il a, à cet égard, rappelé au Gouvernement que la mobilisation et l’encadrement de la jeunesse dans des activités de développement, ainsi que la consolidation soutenue du lien Armée-Nation, s’érigent en priorité. Il a demandé au Premier Ministre d’intensifier, dans l’esprit d’un Sénégal souverain, juste et prospère, la mise en œuvre du Programme national de Promotion de la Citoyenneté, mais également le développement d’une nouvelle politique de jeunesse, innovante, ambitieuse et conforme, d’une part, à nos valeurs historiques et culturelles et, d’autre part, aux évolutions technologiques, économiques et sociales du monde contemporain. Le Chef de l’Etat a souligné l’urgence de repositionner l’instruction civique dans les curricula de formation et d’investir dans les infrastructures sociales, sportives et culturelles destinées à l’encadrement et à la valorisation du potentiel multisectoriel des jeunes du Sénégal. Dès lors, il convient de renforcer la vie associative à l’école, dans les daara et les différents quartiers et villages du Sénégal. A ce titre, il a demandé au Ministre en charge de la Jeunesse de veiller à la réorganisation consensuelle, avant le 1er juillet 2025, du Conseil national de la Jeunesse qui doit évoluer vers un organe consultatif qui fédérera toutes les propositions et aspirations des jeunes du Sénégal dans le cadre du développement national. Il a salué l’organisation les 5 et 6 avril 2025 des Journées mondiales de la Jeunesse (JMJ) à Pout Diack (dans la région de Thiès) et félicité l’ensemble des participants. Le Président de la République a saisi l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la santé, le 07 avril 2025, pour rappeler au Gouvernement, au Ministre de la Santé et de l’Action sociale notamment, l’urgence d’accentuer la mise en œuvre de mesures hardies de modernisation du système de santé dans tous ses compartiments. Il a indiqué, à cet égard, l’impérieuse nécessité de consacrer la prévention des maladies comme principe directeur de la politique nationale de santé. Il convient de placer la gestion des patients au cœur des performances du système sanitaire. Dans cette perspective, il a appelé au déploiement de la nouvelle carte sanitaire du Sénégal dans une logique de cohérence, de complémentarité et d’optimisation des infrastructures et établissements sanitaires, de même que des services et offres de soins. Il a souligné, en outre, l’importance de finaliser la réforme hospitalière, d’améliorer en permanence la qualité des équipements et du plateau médical ainsi que la fonctionnalité des services d’accueil et de prise en charge des urgences. Le Chef de l’Etat a insisté sur la nécessité d’améliorer la prise en charge des pathologies chroniques (insuffisance rénale, cancer, etc.), de relancer le programme élargi de vaccination et de présenter un plan quinquennal prévisionnel de recrutement des personnels dans le système de santé publique en perspective de l’ouverture progressive et la mise à niveau d’établissements et de structures de santé dans toutes les régions du Sénégal. Au demeurant, il a demandé au Ministre de la Santé et de l’Action sociale, en relation avec le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, de prendre toutes les mesures et dispositions idoines, afin de lutter efficacement contre la vente illicite de médicaments et l’exercice illégal d’activités médicales et chirurgicales sur l’étendue du territoire national. Dans le même ordre d’idées, il a demandé au Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et au Ministre de la Santé et de l’Action sociale, de travailler à un meilleur contrôle des établissements d’enseignement et de formation en médecine, pharmacie et en développement sanitaire et social. Le Président de la République a engagé le Gouvernement à accorder une attention particulière aux Facultés et Unités de Formation et de Recherche en médecine, aux