Congo : Françoise Joly sous la menace d’une mise en examen dans une instruction visant l’avionneur Dassault ?

Françoise Joly, la conseillère du président congolais Denis Sassou-Nguesso, serait dans le collimateur de la justice française pour des faits présumés de « blanchiment », selon Africa Intelligent. D’après ce quotidien d’informations publié en français et en anglais bien informé sur l’actualité franco-africaine, une perquisition a été effectué le 12 avril 2023 dans l’appartement du 16e arrondissement de Paris de la représentante personnelle de Denis Sassou-Nguesso, chargée des affaire étrangères –avec rang de ministres, où des enquêteurs auraient mis la main sur des documents qui concernent l’achat d’un Falcon 8X au constructeur français Dassault. Cette découverte intrigue les enquêteurs d’autant plus qu’entre 2021 et 2023, la conseillère du président congolais Denis Sassou-Nguesso est soupçonnée d’avoir « organisé l’achat d’un jet privé auprès de l’avionneur Dassault, via une myriade de sociétés écrans ». Signalons que lors de cette même perquisition, qui serait restée secrète à Brazzaville, soixante-dix milles euros en petites coupures auraient été « découverts sur une table basse ainsi qu’un ordre de mission aux armes de la République du Congo, signés de la main du président lui-même ». Conduite en cellule de garde à vue pour un interrogatoire, Françoise Joly en serait ressortie après 2h. Dix-neuf mois après, fin novembre 2024, convoquée au tribunal judiciaire de paris en vue de sa mise en examen, la protégée de Denis Sassou-Nguesso ne se serait pas présentée au juge d’instruction. Cette semaine, Françoise Joly a tout de même fait partie de la délégation du chef de l’Etat congolais lors de sa visite en France, constate le média. Martin Kam