Congo-Téléphonie Mobile : Les utilisateurs des forfaits week-end Mtn et Airtel mécontents de l’augmentation des tarifs

Congo-Téléphonie Mobile : Les utilisateurs des forfaits week-end Mtn et Airtel mécontents de l’augmentation des tarifs

Les utilisateurs des forfaits week-end Mtn et Airtel se sont indignés de l’augmentation soudaine et significative des tarifs des services de téléphonie mobile. Cette hausse,  variant de 750 à 800 Fcfa pour Mtn et de 500 à 700 F cfa pour Airtel, concerne les forfaits internet du week-end. Les consommateurs dénoncent une décision « unilatérale », prise sans consultation préalable, et jugent ces hausses tarifaires excessives dans un contexte où le pouvoir d’achat des Congolais est déjà à la hausse. Cette augmentation risque, également, d’accentuer l’exclusion numérique, surtout pour les ménages à faible revenu. « Chez Mtn, le forfait de 3,17 Go est passé de 750 à 840 francs, celui de 8,30 Go à 1 600 francs, et celui de 14,26 Go à 2 700 francs. Pour Airtel, le forfait de 2 Go, initialement à 500 francs, est maintenant à 700 francs. Sans explication, Mtn augmente le forfait, mais continue à envoyer le Sms « Vsd » avec l’ancien tarif », s’est indigné un abonné. Cependant, sur la page Facebook d’Airtel Congo, il est précisé que les anciennes offres restent disponibles via l’application « MyAirtelApp ». D’aucuns estiment que cette augmentation pourrait être liée au projet de loi sur « l’impôt de solidarité »,  que le parlement a récemment retiré. En rappel, en décembre 2023, l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (Arpce) avait jugé inacceptable le changement brusque des tarifs d’Internet mobile et avait interpellé Airtel et Mtn pour ce manquement, exigeant le rétablissement des promotions dans l’attente de clarifications. Dans le contexte économique actuel, la population interpelle le régulateur pour qu’il engage des discussions avec les opérateurs, explore des alternatives moins contraignantes pour les consommateurs et évalue l’impact de ces nouvelles mesures. Marlyce Tchibinda Batchi