Total Maroc annonce l’ouverture d’Atlantis, la première station-service au concept Mobility

Total Maroc annonce la mise en service de la station-service autoroutière Atlantis, située sur l’axe Tanger-Rabat, à proximité de Larache. Elle est la 338e station, la 10e autoroutière du réseau Total au Maroc, avec 40 emplois créés. Pour l’occasion, Tarik Ameziane Moufaddal, Directeur Général de Total Maroc y a accueilli officiellement Mohamed Ghazali, Secrétaire Général du Ministère de l’Energie, des Mines et de l’Environnement, et Anouar Benazzouz, Directeur Général des Autoroutes du Maroc. La station Atlantis propose une offre multi-services pour les automobilistes avec trois îlots de distribution de carburants nouvelle génération Total Advanced et Total Excellium, ainsi qu’une baie d’entretien Total Quartz Auto Service. Atlantis, une station éco-responsable D’une superficie de 3000 m² et représentant un investissement de 20 MMAD, la station Atlantis est une station éco-responsable, avec notamment : 60 panneaux solaires, d’une surface totale de 320 m², couvrant 30% de l’énergie nécessaire au fonctionnement de la station (50e station solarisée du réseau Total au Maroc); 3 cuves de carburant à double paroi, équipées de détecteurs de fuites, à la pointe de la technologie; un mécanisme de recyclage des eaux et des huiles usées au niveau de la baie d’entretien ainsi qu’une borne de recharge pour les véhicules électriques (17e station du réseau Total au Maroc à être équipée de bornes de recharge électrique pour véhicules). Le nouveau concept Mobility La nouvelle station arbore par ailleurs le nouveau concept Mobility que Total déploie progressivement dans son réseau de distribution à travers le monde. Grâce à ce concept innovant, ouvert à toutes les mobilités, le Groupe répond aux tendances du marché et aux besoins qu’expriment ses clients. Depuis l’extérieur, sur la piste, jusqu’à l’intérieur de la boutique, les clients sont accueillis au sein d’univers qui privilégient la fluidité de circulation aussi bien pour un achat rapide en libre-service ou en caisse que pour une véritable pause au sein d’un espace détente et bien-être accueillant. De nouveaux produits et services sont proposés dans les corners dédiés, « Énergie », « Mobilité » et « Café Bonjour », qui permettent de répondre aux nouvelles attentes de bien-être, de détente et de « mieux se restaurer». Une boutique Bonjouroffrant de nombreux produits et un large rayon jouets pour le plaisir des plus jeunes, un restaurant Burger King – premier du genre dans le réseau Total au Maroc – ainsi qu’un corner Starbucks viennent compléter l’offre diversifiée que propose cette station nouvelle génération. Dar Dyafa, un nouveau concept de restauration marocaine authentique Alliant hospitalité, convivialité et savoir-faire artisanal, Dar Dyafa est un nouvel espace de restauration marocaine. Ce concept propose aux clients une carte complète de plats marocains raffinés, avec un service à table, dans un cadre chaleureux et décoré de pièces artisanales marocaines. En phase avec les attentes des familles marocaines, Dar Dyafa offre une expérience culinaire inédite en station, “comme à la maison”, dans un cadre d’exception. Enfin, dans le souci de protéger l’ensemble de ses parties prenantes, Total Maroc continue à mettre en œuvre, dans l’ensemble de ses sites et stations, les mesures sanitaires et gestes barrière nécessaires pour éviter la propagation du virus Covid-19.
Tanguy Gahouma Bekale : Il nous faut mettre en place des solutions adaptées au changement climatique

Conseiller spécial du président Ali Bongo Ondimba sur les questions du changement climatique, secrétaire permanent du Conseil national climat et directeur général de l’Agence gabonaise d’études et d’observations spatiales (AGEOS), Tanguy Gahouma Bekale a pris part à l’Africa Security Forum qui s’est déroulé du 1er au 3 décembre à Rabat. Le Gabon a été invité à la 4ème édition de l’ASF pour discuter de l’importance de la gestion de l’eau dans les conflits en Afrique. Qu’en attendiezvous ? Tanguy Gahouma Bekale : Nos attentes pour ce forum étaient multiples, mais la principale était d’amener la question du changement climatique à sa vraie place. C’est-à-dire, prendre conscience qu’il est un facteur aggravant des conflits en Afrique surtout dans les zones arides. Aujourd’hui, on en a la preuve. On sait aussi que plusieurs groupes extrémistes utilisent l’eau comme arme en coupant son accès à certaines villes. On assiste donc déjà à de vraies tensions liées à cette ressource. Pourtant, la question du changement climatique est encore largement sous-estimée. Et l’Africa Security Forum 2019 était justement l’occasion d’en discuter. Le président Ali Bongo accorde une attention particulière aux questions liées au changement climatique. Où en est aujourd’hui sa politique sur ce sujet ? La politique du président Ali Bongo sur ce sujet est effectivement reconnue au niveau du continent et à l’international. Il est le porte-parole de l’Afrique depuis trois ans et assure le rôle de coordinateur du Comité des chefs d’Etat et de gouvernement africains sur les changements climatiques. Il mène donc une politique proactive sur ces questions dont les principaux axes consistent à opérationnaliser les initiatives en matière de lutte contre le changement climatique en Afrique, à trouver des financements nécessaires à cette opérationnalisation et à promouvoir la gouvernance en mettant sur pied le cadre à même de permette à tous les pays africains de parler d’une seule voix sur la question du changement climatique (« one Africa, one Voice », comme le souhaitait le président rwandais Paul Kagamé, lorsqu’il était président de l’Union africaine. Sur le premier axe, le président veut que les initiatives sur le changement climatique soient opérationnelles. Et l’un de ses chevaux de bataille, c’est justement la promotion des initiatives sur les énergies renouvelables dont a parlé Jean Louis Borloo (président et fondateur de l’Association Energie pour l’Afrique) lors de son intervention en vue de doter l’Afrique de la capacité de production de l’énergie la plus propre possible. L’autre initiative concerne l’adaptation de l’Afrique à la situation. On sait aujourd’hui qu’elle n’est pas responsable des émissions de gaz à effet de serre. Il n’empêche que nous sommes l’un des continents les plus vulnérables du fait de notre dépendance de l’agriculture et que nous comptons une quinzaine de villes situées sur le littoral et exposées à l’érosion côtière. La question c’est de savoir comment notre continent se prépare pour faire face aux catastrophes qui pourraient survenir demain, sachant que celles qui s’y produisent aujourd’hui engendrent un véritable drame humanitaire du fait de la faiblesse de nos infrastructures. On voit bien là que nous ne sommes pas préparés à faire face aux catastrophes. Le deuxième axe concerne la mobilisation des fonds nécessaires au financement de la lutte contre les effets du changement climatique en Afrique. Sur ce sujet, nous œuvrons, par exemple, de concert avec le Fonds vert pour le climat afin que l’Afrique puisse bénéficier des conditions spéciales d’accès à ces financements sachant que 70% des pays les moins avancés (PMA) se trouvent en Afrique qui compte, par ailleurs, beaucoup d’Etats insulaires. Comment faire donc pour privilégier ou faire preuve de solidarité envers les régions les plus touchées, notamment les zones arides comme celle du Lac Tchad dont quatre pays vivent des ressources ? Un lac qui s’assèche chaque année davantage et qui va peut-être disparaître bientôt et entraîner une migration climatique énorme vers d’autres zones du continent. Vous êtes membre du Conseil d’administration du Fonds vert pour le climat (GCF) de l’«Afrique centrale». Les pays de la sous-région manifestent-ils vraiment leur volonté de lutter contre le réchauffement climatique ? La sous-région Afrique centrale est unie par nature. Déjà, elle se regroupe à l’intérieur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) au sein de laquelle sont débattues les questions du changement climatique. On a aussi la chance en Afrique centrale de prendre des initiatives par rapport à la question des forêts, par exemple, à travers la Commission climat du Bassin du Congo (CCBC) où le président congolais Denis Sassou Nguesso pilote les travaux du Fonds bleu pour le Bassin du Congo et de la Commission du Bassin du Congo. Il y a deux mois, lorsque le Secrétaire général des Nations unies a invité les pays à venir ensemble discuter des questions du changement climatique au sommet de New York en septembre, ceux du Bassin du Congo ont parlé d’une seule voix. On a pu présenter une proposition par le biais du président Etienne Tishekedi de la République démocratique du Congo à l’initiative du président Ali Bongo. Tout ceci montre que les pays d’Afrique centrale travaillent de plus en plus de concert et développent des initiatives communes qui fonctionnent. Quelles sont les initiatives qui vous paraissent les plus urgentes pour promouvoir la sécurité en Afrique ? La prévention des conflits reste la meilleure option. On est convaincu aujourd’hui que si on est suffisamment averti de ce que peuvent être les conséquences du changement climatique -déplacements de populations et utilisation des ressources naturelles comme armes de guerre- on pourrait développer des plans d’actions adaptés. Autre exemple, le fait de savoir que les régions côtières pourraient être submergées, nous incite à mettre en place des politiques et prévenir tout cela. Aujourd’hui, ce qu’il faut c’est comprendre ce qui va arriver demain pour pouvoir mettre en place des solutions adaptées. Un mot sur la 4ème édition de l’ASF ? Nous félicitons le Maroc pour son leadership concernant la question du changement climatique. Nous sommes très contents que les organisateurs aient pensé à nous inviter à prendre part à
Les défis sécuritaires exigent un nouveau modèle de coopération interafricaine (Africa Security Forum)

«Le rythme actuel du changement climatique, – la hausse du niveau de la mer, le recul et la fonte des glaciers, l’extrême variabilité des précipitations, la fréquence et l’intensité accrue des tempêtes-, provoque une situation inédite à laquelle nous devons nous préparer», a déclaré lundi à Rabat le président du Centre de recherches et d’études géostratégiques (Atlantis), Driss Benomar. « Ces différents phénomènes vont impacter nos ressources, notamment l’eau et les produits agricoles dont dépendent la vie, la sécurité et la prospérité de nos populations », a-t-il prévenu à l’ouverture de la quatrième édition de l’Africa Forum Security soulignant l’aggravation des problèmes de sécurité voire l’émergence de nouveaux conflits dans plusieurs régions du continent africain dont ceux entre éleveurs et agriculteurs. A tous ces problèmes s’ajoutent « les pressions géographiques, économiques et politiques qui vont entraver la capacité d’un pays à gérer ses propres affaires », a-t-il poursuivi devant un parterre d’experts sur la sécurité et le climat venus de plus d’une quarantaine de pays, d’Afrique, d’Asie, d’Amérique et d’Europe, « pour partager et porter avec nous les idées et l’ensemble des recherches et études géostratégiques d’Atlantis dans ce forum » placé sous le signe «L’impact du changement climatique sur la sécurité en Afrique». Au cours de son discours, Driss Benomar a prévenu l’assistance sur le fait que « ces pressions pourront accroître les tensions et les conflits intracommunautaires et pousser les populations à l’exode avec des répercussions économiques diverses, soit par l’abondant des terres cultivables, soit par des mouvements des troupeaux qui aggraveront les situations en grand nombre». Le président d’Atlantis pense aussi que «les tensions locales générées par les problèmes d’accès aux ressources alimentaires et hydriques peuvent se répercuter sur les pays voisins, les populations devant chercher les denrées et la sécurité notamment, ce qui va accroître la pression sur les ressources de ces pays et va, à l’évidence, amplifier les tensons existantes ». Soulignant la gravité de la situation, il a rappelé que les récentes études, combinées aux différents modèles de projection, indiquent avec précision que le changement climatique peut menacer la stabilité et la sécurité d’un pays si rien n’est fait pour endiguer les effets directs ou indirects. « La probabilité d’une baisse de la fréquence des précipitations, d’une augmentation des événements météorologiques en densité et en intensité en Afrique risque fort d’accélérer et amplifier les mouvements migratoires sur les phénomènes liés à l’érosion, à la disparité des terres arables », a-t-il prévenu. Driss Benomar a également attiré l’attention de l’assistance sur une autre préoccupation : « Les Etats aujourd’hui politiquement fragiles seront très probablement des futurs épicentres de violence et d’émigration forcée liée au climat, si rien n’est fait pour anticiper cet état de fait ». Pour lui, « cette dramatique situation humaine, que l’on observe malheureusement trop souvent sur le continent, devrait nous inciter tous à réfléchir à un nouveau modèle de coopération interafricaine de manière à relever les défis ». Par ailleurs, et c’est une des nombreuses autres préoccupations du centre qu’il dirige: « La modification de la disponibilité de la raréfaction en eau, le problème d’accès sous l’effet du changement climatique, peut fournir aux pays et aux acteurs non étatiques l’occasion d’utiliser l’eau comme une arme». Certains pays sont particulièrement exposés à cette conjoncture, entre climat, conflit et brutalisation des ressources. Invité de l’Africa Forum Security 2019, co-organisé par Atlantis et le Forum international des technologies de sécurité (FITS), l’ex-ministre d’Etat français et président fondateur de l’Association « Energie pour l’Afrique », Jean Louis Borloo, a pour sa part soutenu que « le dérèglement climatique se combine malheureusement avec un problème d’énergie sur le continent africain ». Selon lui, « 65% de la population n’a pas accès à l’énergie alors que l’énergie est aujourd’hui, au 21ème siècle, le premier des droits de l’Homme avant tous les autres puisqu’il est préalable à l’eau, à la sécurité alimentaire, à la santé et à l’éducation…» Pour Jean Louis Borloo, «nous assistons à la combinaison de l’absence d’énergie, du dérèglement climatique, des précipitations, de la sécheresse et d’un choc démographique inconnu dans l’histoire de l’humanité, moitié liée à l’amélioration de la santé publique et l’autre moitié à un système de natalité et d’un monde totalement connecté et donc informé». Sur les responsabilités de la situation, il consent qu’un Africain n’émet en moyenne que 200 kilos de CO2/hab/an, sachant que « les experts du GIEC estiment que pour que l’humanité se stabilise sur ce seul sujet, il faudrait que nous soyons à 2 tonnes/hab/an ». Alors qu’un Indien produit 1t/hab/an, 1 Français 5,5 tonnes/hab/an, un Allemand 9t/hab/an, un Américain 20t/hab/an et l’Arabie Saoudite, un cas particulier, avec 30t/hab/an. Et Jean Louis Borloo de déduire une vérité simple : les émetteurs sont d’un côté et les victimes sont de l’autre côté. Si l’on veut sortir de cette spirale, il faudrait avoir des objectifs extrêmement clairs, a-t-il insisté avant d’appeler une nouvelle fois, après l’avoir fait à Copenhague et à Paris, à un Plan Marchall, un traité de paix pour une prospérité et une croissance. Alain Bouithy