Maroc. Relative amélioration du moral des ménages au premier trimestre 2024

Maroc. Relative amélioration du moral des ménages au premier trimestre 2024

Le moral des ménages a connu une relative amélioration au titre du premier trimestre de 2024, a annoncé le Haut-commissariat au plan (HCP) indiquant qu’il s’est dégradé dans le  même ordre par rapport au même trimestre de l’année passée. En effet, d’après les résultats de son enquête permanente de conjoncture auprès des ménages marocains, l’indice de confiance des ménages (ICM) s’est établi à 45,3points, au lieu de 44,3 points enregistrés le trimestre précédent et 46,3 points une année auparavant. Dans le détail, « 82,5% des ménages déclarent une dégradation du niveau de vie au cours des 12 derniers mois, 13,1% un maintien au même niveau et 4,4% une amélioration », a indiqué le HCP soulignant que le solde d’opinion relatif à cet indicateur s’établit à moins 78,1 points, contre moins 83,2 points au trimestre précédent et moins 81,5 points au même trimestre de l’année passée. Selon les résultats de l’enquête, 56,9% des ménages s’attendent à une dégradation du niveau de vie au cours des 12 prochains mois, 33,5% à un maintien au même niveau et 9,6% à une amélioration. Ainsi, « le solde d’opinion sur l’évolution future du niveau de vie est resté négatif à moins 47,3 points, contre moins 49,0 points au trimestre précédent et moins 38,8 points au même trimestre de l’année passée », a noté l’organisme public dans sa récente note d’information sur les résultats de l’enquête de conjoncture auprès des ménages. Les résultats de l’enquête montrent qu’au premier trimestre de l’année en cours, 83,6% contre 6,1% des ménages s’attendent à une hausse du chômage au cours des 12 prochains mois. Ainsi, rapporte le HCP, « le solde d’opinion est resté négatif à moins 77,5 points contre moins 80,3 points un trimestre auparavant et moins 81,4 points un an auparavant’. Toujours selon l’institution, au premier trimestrede2024, 80,7% contre 7,8% des ménages considèrent que le moment n’est pas opportun pour effectuer des achats de biens durables. « Le solde d’opinion relatif à cet indicateur s’établit à moins 72,9 points en dégradation aussi bien par rapport au trimestre précédent que par rapport au même trimestre de l’année précédente », a fait savoir le HCP rappelant qu’il était respectivement à moins 70,4 points et à moins 69,8 points au cours de l’année écoulée. 55,9% des ménages estiment que leurs revenus couvrent leurs dépenses, alors que 42,3% déclarent s’endetter ou puiser dans leur épargne, a en outre noté le HCP indiquant que le solde d’opinion relatif à la situation financière actuelle est resté négatif, à moins 40,5 points contre moins 40,3points un trimestre auparavant et moins 42,0 points une année auparavant. Selon le HCP, 56,2% des ménages considèrent que l’évolution de leur situation financière s’est dégradée au cours des 12 derniers mois. Le solde correspondant s’établit à moins 52,7 points contre moins 56,1points au trimestre précèdent et moins 57,2 points au même trimestre de l’année précédente. Toutefois, 16,5% des ménages contre 29,9% s’attendent à l’amélioration de leur situation financière au cours des 12 prochains mois. Ainsi, le solde d’opinion s’établit à moins 13,4 points en dégradation aussi bien par rapport au trimestre précédent que par rapport au même trimestre de l’année précédente. Alrain Bouithy

La croissance économique du Maroc devrait enregistrer cette année une amélioration à 2,7%

La croissance économique du Maroc devrait enregistrer cette année une amélioration à 2,7%

La croissance économique du Maroc devrait enregistrer une amélioration en 2023 à 2,7% après 1,3% en 2022, avant de se consolider à 3,2% en 2024 et à 3,4% en 2025, selon le Comité de Coordination et de surveillance des risques systémiques (CCSRS), réuni jeudi au siège de Bank Al-Maghrib (BAM). « Après trois hausses successives du taux directeur d’un total de 150 points de base entre septembre 2022 et mars 2023 pour s’établir et se maintenir à ce jour à 3%, l’inflation, quant à elle, continue son ralentissement depuis le pic de février dernier », a constaté la Banque centrale dans un communiqué consacré à cette réunion. Ainsi, au terme de l’année 2023, elle devrait ressortir à 6,1% en moyenne contre 6,6% en 2022 avant de reculer sensiblement pour s’établir à 2,4% en 2024 et 2025. Concernant la position extérieure, le déficit du compte courant devrait s’atténuer à 1,6% du PIB en 2023 et se creuserait au cours des deux prochaines années pour se situer à 2,5% en 2024 puis à 3,8% en2025, tandis que les avoirs officiels de réserve permettraient la couverture au cours des deuxprochaines années de près de 5 mois et 6 jours d’importations de biens et services. S’agissant des finances publiques, le déficit budgétaire poursuivrait son atténuation à 4,8% du PIB en 2023, à 4,5% en 2024 et à 3,9% en 2025. Dans ces conditions, l’endettement du Trésor devraits’alléger à 69,8% du PIB en 2023, puis à 69,6% en 2024 et à 68,9% en 2025. Martin Kam

CEMAC : anticipation d’une amélioration de l’activité économique au premier trimestre 2022

Les chefs d’entreprise de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) anticipent une amélioration de l’activité économique de la zone au premier trimestre de l’année en cours, selon une enquête de conjoncture publiée vendredi par la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC). Selon ce test prévisionnel, de nature prospective et réalisé tous les trois mois, l’optimisme des opérateurs reposerait essentiellement sur les retombées économiques favorables de la Coupe d’Afrique des nations (CAN-2021), dont le Cameroun aura été le pays hôte du 9 janvier au 6 février, conjugué avec les perspectives stables dans les autres pays que sont le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine et le Tchad. Ces investisseurs ne cachent toutefois pas une appréhension majeure, en rapport avec le développement de la pandémie de Covid-19 et l’apparition du variant Omicron. La BEAC table ainsi sur une dynamique assez favorable du secteur primaire, de bonnes performances dans l’agriculture, l’activité minière et le secteur secondaire, avec toutefois un secteur secondaire moins performant du fait d’une demande publique en berne.

Maroc. L’activité industrielle poursuit son amélioration

Maroc. L’activité industrielle poursuit son amélioration

L’activité continue de s’améliorer dans l’industrie pour le deuxième mois consécutif, selon Bank Al-Maghrib qui fait état d’une progression de la production et des ventes du secteur industriel à fin septembre 2021, en glissement mensuel. « Les résultats de l’enquête de conjoncture de Bank Al Maghrib au titre du mois de septembre font ressortir une amélioration, d’un mois à l’autre, de l’activité », a indiqué la Banque centrale. Ainsi, selon les données recueillies par l’institution publique, la production aurait progressé et le taux d’utilisation des capacités de production (TUC) aurait augmenté, d’un mois à l’autre, de 2 points à 73%. Sur la même période, l’enquête mensuelle de conjoncture de BAM fait ressortir que les ventes et les commandes se seraient accrues avec des carnets qui restent toutefois inférieurs à la normale, a souligné Bank Al Maghrib  de même source. Soulignons qu’à l’exception de la «mécanique et métallurgie», où elle aurait plutôt reculé, la production aurait pour sa part connu une hausse dans l’ensemble des branches. Pour ce qui est des ventes, les données recueillies au cours de cette même période montrent qu’elles auraient progressé aussi bien sur le marché local qu’étranger, a poursuivi la Banque centrale dans sa note de conjoncture. Selon la même source, par branche, elles auraient connu une hausse dans l’ensemble des branches à l’exception de la «mécanique et métallurgie» où elles auraient reculé, peut-on lire. S’agissant des commandes, la Banque centrale rapporte qu’elles auraient enregistré un accroissement dans toutes les branches d’activité sauf dans l’«électrique et électronique» où elles auraient plutôt baissé. Bank Al Maghrib ajoute, par ailleurs, que « les carnets de commandes se seraient établis à des niveaux inférieurs à la normale dans toutes les branches d’activité ». A titre de rappel, l’enquête de conjoncture de Bank Al Maghrib  au titre du mois d’août dernier avait fait ressortir une hausse en glissement mensuel de l’activité. Selon les résultats de l’enquête d’alors, la production et les ventes avaient progressé et les commandes s’étaient accrues, mais les carnets étaient restés inférieurs à la normale. Par branche d’activité, BAM indiquait que «la production aurait connu une hausse dans l’«agro-alimentaire» et dans la «mécanique et métallurgie», une stagnation dans la «chimie et parachimie» et une baisse dans le «textile et cuir» et dans l’«électrique et électronique»». Sur cette même période, les ventes auraient progressé dans l’ensemble des branches à l’exception de la « chimie et parachimie » où elles auraient stagné et du « textile et cuir» où elles auraient reculé. De même que les commandes auraient enregistré un accroissement dans l’«agro-alimentaire», la «mécanique et métallurgie» et dans l’«électrique et électronique», avec une stagnation dans la «chimie et parachimie» et un recul dans le «textile et cuir». En août toujours, il était ressorti de l’enquête que les carnets de commandes s’étaient établis à des niveaux inférieurs à la normale dans toutes les branches d’activité. A titre de comparaison, en juillet, les résultats de l’enquête de conjoncture de Bank Al Maghrib au titre du mois de juillet avaient fait ressortir une baisse de l’activité par rapport au mois de juin. Dans la note de conjoncture de BAM, publiée à cette période, il était ainsi ressorti que « la production et les ventes auraient reculé et les commandes se seraient repliées avec des carnets qui restent inférieurs à la normale » et que, dans ces conditions, le taux d’utilisation des capacités de production se serait établi à 71% après 75% enregistré en juin. Pour les trois prochains mois, les entreprises sondées déclarent s’attendre à une amélioration de l’activité. Précisons toutefois que plus d’un tiers d’entre elles (35%) ont déclaré ne pas avoir de visibilité quant à son évolution future, conclut l’enquête. Alain Bouithy