Economie : Nécessité de respecter la quotité réservée aux femmes, aux jeunes et aux personnes vulnérables

Economie : Nécessité de respecter la quotité réservée aux femmes, aux jeunes et aux personnes vulnérables

La ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’artisanat et du secteur informel, Mme Yvonne Adelaïde Mougany, a insisté, le 12 mars 2020 à Brazzaville, sur la nécessité de respecter la quotité de 40% réservée aux femmes, aux jeunes et aux personnes vulnérables dans la mise en œuvre du Concours de plans d’affaires (Cpa) et du Fonds d’appui au développement des petites et moyennes entreprises (Fadpme). Elle a fait cette annonce à l’occasion de la cérémonie de lancement des activités de la composante 2 du Padec et de la sensibilisation du Cpa et du Fadpme. La ministre a demandé à ses collaborateurs de se souvenir, dans les deux cas, des cibles que constituent les participants, tout au long des opérations et activités, d’où sortiront les 200 meilleurs plans d’affaires simplifiés. Mme Mougany a ajouté, s’agissant des finalistes, que 100 auteurs de meilleurs plans d’affaires définitifs seront sélectionnés, parmi lesquels 50 lauréats qui bénéficieront des prix allant de cinq à 15 millions de Fcfa pour le Cpa. En ce qui concerne le Fadpme, les objectifs à atteindre seront de 200 entreprises et de 10 groupements d’intérêt économique à appuyer et à accompagner effectivement sur une durée de trois ans. Selon la ministre, le but du Cpa et du Fadpme est d’officialiser l’opérationnalisation des deux instruments de la composante 2 du Projet d’appui au développement des entreprises et la compétitivité (Padec) et favoriser l’adhésion et la participation des potentielles cibles. Elle a souligné en outre que le Cpa-Fadpme va induire un processus intégrateur comprenant la formation, le financement, le conseil et l’accompagnement du créateur ou de l’entrepreneur à tous les obstacles pour créer et développer une entreprise performante et pérenne, motrice et vectrice d’une croissance continue et d’une diversification efficace de l’économie. Mme Mougany a  par ailleurs fait savoir que l’ambition du ministère, au terme de ce passage  par ces moules de bonnes pratiques internationales, se renforce sur le fonds d’un épanouissement de l’initiative privée, la symbiose de la culture entrepreneuriale et managériale dans la société congolaise, afin de faire émerger les nouvelles générations d’entrepreneurs professionnels et modèles dotés d’une forte capacité d’entraînement. «Cela concerne aussi bien les textes et procédures comme les incubateurs, les pépinières et les accélérateurs, sans oublier les nouveaux mécanismes plus ancrés dans la modernité, offerts par l’environnement international», a expliqué la ministre en charge des Pme qui envisage de mettre à profit les expertises reconnues, en vue du perfectionnement de l’écosystème global d’appui à l’entreprenariat congolais. Elle a également souhaité la promotion d’une expression de plus en plus ordonnée et accessible, des opportunités d’investissements et d’affaires, notamment à travers l’approche des clusters et chaînes de valeur tout en appelant à susciter une adhésion massive à l’aventure entrepreneuriale, source de création d’emplois et de richesses, mais aussi de réalisation individuelle et collective. Elle a, à cet effet, interpellé les consultants et les experts de son ministère afin qu’ils apportent le plus grand soin aux présentations dont ils ont la responsabilité, car la réussite dans l’exécution du Cpa et du Fadpme dépend du niveau de compréhension et d’appropriation de la démarche par la population en général, les jeunes et les femmes en particulier. Mme Kouroutoumou Ouattara, représentante résidente du groupe de la Banque mondiale au bureau de Brazzaville, a estimé que ces instruments sont dédiés exclusivement au soutien direct aux entrepreneurs, aux micros et aux Pme, dans les secteurs porteurs et prioritaires comme l’agro-business, les technologies de l’information et de la communication, le tourisme, les transports et la logistique, le long du corridor Pointe-Noire-Brazzaville-Ouesso. «Ces défis seront relevés en particulier par la mise en place de la composante 2 du Padec, dont l’enveloppe est de 12 millions de dollars US. La composante 2 est mise en œuvre par deux instruments qui sont le Cpa, d’une part, et le Fadpme, d’autre part», a-t-elle dit. Mis en vigueur en 2019, le Padec est financé par un prêt de 25 millions de dollars US, soit approximativement 14,6 milliards de Fcfa, conclu entre la république du Congo et la Banque mondiale pour sa mise en œuvre. Le Padec, a-t-on appris, vise la relève des défis importants auxquels le Congo fait encore face, et qui entravent le processus de diversification de son économie, à savoir, l’amélioration du climat des affaires et la faible contribution du secteur privé. Les activités de ce projet contribueront à la réalisation des objectifs du gouvernement tels qu’énoncés dans le Plan national de développement (Pnd) 2018-2022, dans le 3ème axe stratégique qui cible trois secteurs porteurs que sont l’agriculture, l’industrie et le tourisme. Florent Sogni Zaou

Une semaine africaine de l’artisanat à Ankara en Turquie

Une semaine africaine de l’artisanat à Ankara en Turquie

L’ambassadeur de la Turquie au Congo, Can Incesu, a informé le 10 mars 2015 à Brazzaville, la ministre des petites, moyennes entreprises et de l’artisanat, Mme Yvonne Adélaïde Mougany que son pays organise au mois de mai prochain, la semaine africaine de l’artisanat à Ankara. «Nous allons, ensemble avec lui, voir les modalités de participation de nos artisans et identifier les produits qu’ils iront exposer», a déclaré Yvonne Adélaïde Mougany, annonçant ainsi la participation des artistes congolais à cette semaine. Les deux personnalités ont également évoqué la tenue prochaine de la commission mixte entre les deux pays en vue de renforcer la coopération entre le Congo et la Turquie. Les deux parties pourront procéder à la signature de plusieurs accords économiques parmi lesquels des accords dans le domaine de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises. «Nous avons déjà plusieurs sujets sur lesquels nous travaillons. De nombreux accords sont en discussion et d’autres sont d’ailleurs prêts à être signés, dans le domaine de l’artisanat et celui des PME », a expliqué Can Incesu. La première session de la grande commission mixte de la coopération entre la République du Congo et la Turquie avait eu lieu du 10 au 14 juin à Brazzaville. Les deux parties avaient évalué l’état de leurs relations économiques bilatérales et identifié les axes prioritaires, en tenant compte du potentiel de développement et des préoccupations prioritaires actuelles de chaque pays. Les relations économiques et commerciales entre le Congo et la Turquie ont commencé à se développer en 2011. Les échanges commerciaux ont enregistré un accroissement remarquable avec un volume du commerce bilatéral qui est passé de 4 millions de dollars US en 2000 à 104 millions de dollars US en 2011. En 2012, l’exportation de la Turquie au Congo a augmenté de 1361% par rapport à 2002, atteignant 92 millions de dollars américains. L’ambassadeur Can Incesu a récemment eu un entretien avec le conseiller du Président de la république, chef du département de la culture et des arts, Mme Lydie Pongault, avec qui il abordé la question d’une exposition du Kiébé-Kiébé, danse initiatique du Congo Brazzaville, dans son pays.