Le Fonds Saoudien pour le Développement signe un nouvel accord de prêt de développement pour soutenir le secteur des transports en Tunisie et inaugure 270 unités de logement
Le Directeur Général du Fonds Saoudien pour le Développement (SFD), S.E. Sultan Al-Marshad, a signé un nouvel accord de prêt de développement avec la Ministre de l’Économie et de la Planification de la République de Tunisie, S.E. Feryel Ouerghi. À travers cet accord, le SFD contribue à hauteur de 55 millions de dollars américains pour financer le projet de renouvellement et de développement du réseau ferroviaire de transport du phosphate en Tunisie. L’accord a été signé en présence du Ministre des Transports de la Tunisie, S.E. Rabie Majidi, et de l’Ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en Tunisie, S.E. Dr Abdulaziz bin Ali Al-Saqr, en compagnie d’officiels des deux côtés. Cet accord marque une avancée significative pour l’amélioration de l’infrastructure de transport en Tunisie. Plus précisément, le projet contribuera au renouvellement d’environ 190 km du réseau ferroviaire, visant à augmenter la capacité de transport du phosphate. Il participera ainsi à la croissance économique de la Tunisie en créant des opportunités d’emploi directes et indirectes, tout en allégeant la charge sur le réseau routier et en réduisant les congestions routières. En complément des efforts visant à soutenir l’infrastructure économique de la Tunisie, le PDG du SFD, aux côtés de l’Ambassadeur d’Arabie saoudite en Tunisie, a également inauguré 270 unités de logement dans le gouvernorat de Zaghouan. La Ministre de l’Équipement et de l’Habitat de la République de Tunisie, S.E. Sarra Zaâfrani, et le Gouverneur de Zaghouan, S.E. Mohamed El Euch, ont participé à cette inauguration, faisant partie de la première phase du projet immobilier de Riyadh. Ce projet fournira 4 715 unités de logement et est financé par le Fonds à travers un prêt souple de développement d’une valeur de plus de 150 millions de dollars américains. Il jouera également un rôle clé en contribuant à l’amélioration du niveau de vie de la population, en facilitant l’accès au logement et en améliorant la vie des citoyens. Les autres avantages comprennent les contributions du projet à la création d’opportunités d’emploi directes et indirectes, ainsi qu’à la promotion de la croissance socio-économique et de la prospérité dans diverses régions de la Tunisie. Depuis 1975, le Fonds Saoudien pour le Développement a financé 35 projets et programmes de développement en Tunisie, d’une valeur de plus de 1,3 milliard de dollars américains, pour soutenir les secteurs clés de développement du pays, notamment l’infrastructure sociale, les transports et les communications, l’énergie et le développement rural.
Banque de Développement Shelter Afrique et la Guinée signent un accord de prêt pour stimuler la fourniture de logements abordables dans le pays

Banque de Développement Shelter Afrique (ShafDB) conclut la signature d’un accord de prêt avec le gouvernement de la République de Guinée pour coopérer sur des projets visant à combler le déficit de logements et à améliorer les conditions de vie en Guinée. Le protocole d’accord a été signé à Conakry par le directeur général de Banque de Développement Shelter Afrique Development Bank, Thierno Habib Hann, et le Ministre Guinéen de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire, le Ministre M. Ehadj Ibrahima Kalil Conde, Général deuxième Section. « Le gouvernement a mis en place un programme prioritaire de construction de logements abordables et décents, visant à construire un million de logements sur plusieurs années. Ce programme vise à s’aligner sur les Objectifs de développement durable (ODD) liés à la croissance économique, à la réduction des inégalités et aux communautés durables. Le protocole d’accord que le gouvernement guinéen a signé avec Banque de Développement Shelter Afrique Development Bank sera crucial pour accélérer ces projets et atteindre les objectifs du gouvernement en matière de logement », a déclaré le colonel Bangoura. Dans le cadre de ce protocole d’accord, Shelter-Afrique Development Bank fournira des services de conseil et d’assistance technique au gouvernement guinéen et l’aidera à créer un cadre pour les projets de logement – y compris la création d’un plan stratégique pour réduire le déficit de logements, la définition de modèles de transaction et de financement pour les projets de logement. Parallèlement, la ShafDB mobilisera et renforcera les capacités des institutions concernées, telles que l’AGUIFIL et l’ANRU, et évaluera l’intégration du marché du logement en Guinée. M. Hann a félicité le gouvernement de la République de Guinée d’avoir pris une mesure audacieuse pour remédier à la pénurie de logements dans le pays, en soulignant que la réussite du projet constituerait une référence remarquable pour le déploiement de partenariats public-privé dans la lutte contre la crise du logement dans toute l’Afrique. « La décision de la Guinée de se lancer dans un projet d’envergure visant à développer un million de logements est un véritable exploit. En tant que banque de développement, ce projet s’inscrit parfaitement dans notre stratégie globale, qui met l’accent sur l’offre de logements rentables et abordables dans nos États membres grâce à des collaborations entre les secteurs public et privé. Nous avons le privilège de participer à ce projet », a déclaré M. Hann. Le gouvernement de Guinée, à travers le Ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire, facilitera le travail de la ShafDB en fournissant des informations, en autorisant l’accès aux sites des projets et en assurant la coordination avec les parties prenantes concernées. Le gouvernement fournira également le soutien nécessaire aux interventions de la ShafDB. Banque de Développement Shelter Afrique Development Bank Development Bank est une institution panafricaine qui se consacre exclusivement au financement et à la promotion du logement, du développement urbain et des infrastructures connexes sur l’ensemble du continent africain. La ShafDB opère dans le cadre d’un partenariat impliquant 44 gouvernements africains, ainsi que la Banque africaine de développement (BAD) et la Société africaine de réassurance (Africa-Re). Banque de Développement Shelter Afrique Development Bank Development Bank fournit des solutions financières et des services associés qui soutiennent à la fois l’offre et la demande de la chaîne de valeur du logement abordable. En tant que premier fournisseur de solutions financières, de conseil et de recherche, ShafDB se concentre sur la résolution de la crise du logement en Afrique par le biais d’institutions financières, de financement de projets et de partenariats public-privé, en s’efforçant d’obtenir un impact durable sur le développement.
La BDEAC et le Congo signent un accord de prêt de 100 milliards de F CFA

Vendredi 10 décembre 2021 à Brazzaville, Fortunato-Ofa Mbo Nchama, Président de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC), et Rigobert Roger Andely, Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, ont signé l’Accord de financement de 100 milliards de F CFA par la BDEAC, pour la réalisation de la première phase du Projet d’aménagement du Corridor multimodal Brazzaville- Ouesso (République du Congo)- Bangui (République centrafricaine) – N’Djamena (République du Tchad). « Dans le cadre de cette phase, l’intervention de la BDEAC sur le territoire congolais concerne principalement le bitumage de la section de route Ouesso-Pokola, longue de 50 km ; la construction d’un pont de 616 mètres sur la rivière Sangha et l’aménagement minimum du tronçon Pokola (dans le département de la Sangha) – Betou (dans le département de la Likouala). Le projet inclut également quelques aménagements connexes au niveau de la ville de Pokola », a précisé Fortunato-Ofa Mbo Nchama. Ce dernier a souligné les avantages économiques, sociaux et environnementaux de ce projet, ainsi que l’intérêt affiché par le gouvernement congolais pour cette phase du Corridor, en ces termes : « Au plan économique, ce projet contribuera à la réduction du coût et de la durée du transport entre la frontière centrafricaine et Ouesso. Ce qui entraînera des gains financiers susceptibles d’être orientés vers le développement des activités économiques dans la zone. Les avantages économiques, sociaux et environnementaux du projet confirment bien son importance pour le Congo, en particulier, et pour l’Afrique centrale, en général. Mais, c’est surtout l’intérêt déterminant affiché par le gouvernement congolais pour ce projet qui a motivé la BDEAC quant à l’urgence de son financement. A travers la mise en œuvre du présent projet, le Congo participera à la réalisation des programmes intégrateurs en matière de liaison routière entre les capitales des six pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) ». Pour sa part, le gouvernement congolais, représenté par Rigobert Roger Andely, a remercié, à travers ce prêt de 100 milliards de F CFA, l’accompagnement de la BDEAC dans le renforcement de la position de ‘’pays de transit’’ qu’a toujours occupé le Congo pour ses voisins, depuis la colonisation. Il a plaidé, à juste titre, pour un effort de financement supplémentaire de la part de cette banque, pour la réalisation de la bretelle de Betou. Car elle désenclavera le département de la Likouala, comme l’a toujours souhaité le président congolais, Denis Sassou-N’Guesso. Le Ministre Andely n’a pas manqué de solliciter l‘assistance de la BDEAC pour la réalisation du Plan national de développement (PND 2022-2026), en cours d’élaboration par le gouvernement congolais. Ce Plan quinquennal met un accent particulier sur la diversification de l’Economie. Enfin, le Ministre Andely a saisi l’occasion pour inviter les pays membres de la CEMAC à se serrer les coudes pour que vive longtemps la BDEAC, malgré la conjoncture. Car, «la BDEAC, c’est notre instrument de développement », a-t-il conclu. A noter que l’éclat de la cérémonie a été rehaussée, notamment, de la présence de Madame Olga Ingrid Ghislaine Ebouka-Babackas, Ministre de l’Economie, du plan, de la statistique et de l’intégration régionale ; de Marcel Ondélé, Vice-président de cette banque de développement sous-régional ; et des conseillers ministériels.
Côte d’Ivoire: la Banque mondiale approuve un accord de prêt d’un montant de 300 millions de dollars pour soutenir la riposte à la COVID-19
La Banque mondiale a approuvé mardi 16 février un accord de prêt d’un montant de 300 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA) en faveur de la Côte d’Ivoire pour soutenir la riposte à la COVID-19 et la relance du secteur privé. Dans un communiqué, l’institution de Bretton Wood indique que cet appui budgétaire va soutenir des réformes visant à promouvoir une reprise économique durable, en plus de renforcer les mesures déjà en place pour soutenir les ménages et les entreprises impactés par la pandémie. Selon la même source, il contribuera également à renforcer la transparence dans la gestion des finances publiques et des fonds d’urgence COVID-19. Comme le précise Coralie Gevers, directrice des opérations de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, la Guinée, et le Togo, « cette opération vient renforcer le soutien de la Banque mondiale aux mesures de riposte entreprises par le gouvernement pour sauver des vies, venir en aide aux plus défavorisés et soutenir les entreprises à faire face aux impacts de la crise ». Cité dans le communiqué, elle ajoute: « cette opération soutient également les réformes adoptées par le gouvernement pour stimuler l’investissement et ainsi contribuer à une reprise des activités économiques et à une croissance inclusive et durable ». Parmi les mesures soutenues par cette opération de la Banque mondiale, figurent plusieurs réformes structurelles sur l’accès au foncier avec la numérisation du système foncier et l’accélération de la procédure de délivrance des Arrêtés de Concession Définitive (ACD) ; des garanties de crédits aux PME à travers la création d’un Fonds de garantie de crédits aux petites et moyennes entreprises, avec l’appui de la Société financière internationale (IFC) ; la gestion transparente de la dette, etc. Martin Kam Avec CP
Le Crédit Agricole du Maroc obtient un accord de prêt de la BEI pour soutenir les écosystèmes agricoles

La Banque européenne d’investissement (BEI) et le Crédit Agricole du Maroc (CAM) annoncent avoir signé mercredi 16 septembre un accord de financement de 200 millions d’euros pour soutenir les écosystèmes agricoles. La convention de crédit a été signée en présence du ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Aziz Akhannouch, du président du directoire du Crédit agricole du Maroc, Tariq Sijilmassi, et de la vice-présidente de la Banque européenne, Emma Navarro. «Il s’agit du premier partenariat entre la Banque européenne et le CAM pour soutenir les entreprises dans le secteur de la bio-économie et de l’agriculture», ont indiqué les parties signataires dans un communiqué conjoint affirmant que cette ligne de crédit a pour objectif premier d’appuyer et accompagner la mise en œuvre de la nouvelle stratégie agricole du Maroc «Génération Green 2020-2030». Pour le ministre Aziz Akhannouch, cette démarche constitue une première action de concrétisation de la stratégie «Génération Green 2020-2030» depuis son lancement par Sa Majesté le Roi Mohammed VI en février dernier, a-t-il déclaré lors de la cérémonie de signature qui s’est tenue par visioconférence. Comme l’ont relevé la Banque européenne et le Crédit Agricole du Maroc dans ce texte commun, l’accord vise à renforcer le soutien aux entreprises marocaines dans le secteur de l’agriculture et de la bioéconomie avec une attention particulière pour le développement durable. Il «porte sur le financement des chaînes de valeurs agricoles, toutes productions confondues et touche l’ensemble de l’écosystème y afférent (production, stockage, logistique, conditionnement, emballage, transformation, commercialisation…)», peut-on lire dans le communiqué. Selon les termes de cet accord, y sont éligibles, l’ensemble des segments de production alimentaire, amont et aval (exploitations agricoles, coopératives agricoles, groupements d’intérêt économique, petites et moyennes entreprises, très petites entreprises, …). Les deux parties ont aussi ajouté que ce financement cible en particulier les investissements productifs et générateurs d’emplois et de valeur ajoutée et ce en parfait accord avec les orientations de «Génération Green 2020-2030». Selon toujours les termes de l’accord signé, la BEI mobilisera également des ressources additionnelles pour accompagner le CAM et ses clients à travers une assistance technique ciblée qui permettra d’une part de soutenir la digitalisation de ce secteur et l’emploi du «big data» et, d’autre part, de développer des mesures et actions en faveur de l’environnement. A souligner que ce financement fait également partie de la mobilisation de l’UE face à la pandémie de coronavirus et plus particulièrement du programme «Team Europe», créé par l’Union européenne dans l’objectif de soutenir les pays partenaires, notamment les pays hors de l’Europe, dans la lutte contre cette crise sanitaire et en atténuer les effets économiques et sociaux. Intervenant également à l’occasion de la signature de cet accord de prêt, Emma Navarro a indiqué que «le secteur privé est une priorité pour la BEI» et qu’à cet effet, la Banque européenne y accorde une importance particulière et tient, à travers ce partenariat, «à soutenir les petites entreprises et les entreprises à taille intermédiaire dans un secteur clef pour l’économie marocaine». Pour la vice-présidente de la BEI, «il s’agit pour nous d’un partenariat stratégique avec un acteur majeur pour le financement de la bio-économie au Maroc». «Cette convention est un premier pas entre le CAM et la BEI dans la construction d’un partenariat solide et durable au profit du monde agricole et rural», a pour sa part déclaré le président du directoire du CAM. Pour Tariq Sijilmassi, la signature de cet accord permet au Crédit Agricole du Maroc de renforcer encore plus son appui au secteur agricole qui reste la priorité absolue de la Banque, et, surtout, de mobiliser davantage de moyens pour accompagner la nouvelle stratégie agricole du pays «Génération Green 2020-2030». «Cette opération s’insère dans le cadre d’un programme de soutien et de relance d’envergure que le CAM prépare avec le ministère de l’Agriculture à destination des agriculteurs, des agro-industries et de la classe moyenne en milieu rural. Ce programme sera divulgué ultérieurement», a-t-il conclu. Alain Bouithy
Appui de l’AFD à l’amélioration de la performance des communes (Maroc)

L’Agence française de développement (AFD) annonce avoir signé un accord avec le Royaume du Maroc pour un prêt en vue de soutenir le programme d’appui à l’amélioration de la performance des communes qui vise à accroître les ressources des communes pour améliorer la qualité des services publics. Cet appui financier, d’un montant de 100 millions d’euros, complète le financement de la Banque mondiale dont le montant s’élevait à 272 millions d’euros. Dans un communiqué publié récemment, l’Agence française indique que « l’objectif du programme est de renforcer l’échelon communal qui joue un rôle de premier plan dans la fourniture des services publics et dans la relation entre l’administration et le citoyen ». Comme l’a relevé, de même source, le directeur de l’AFD au Maroc, Mihoub Mezouaghi, l’impact financier de la crise sanitaire liée au coronavirus (Covid-19) sera élevé pour les collectivités locales. Il se trouve que ces mêmes collectivités « sont amenées à fournir une partie des réponses sanitaires et des mesures de soutien économique et social nécessaire dans le contexte actuel », a-t-il fait remarquer jugeant dans ce cas « essentiel de renforcer la résilience des territoires ». Le programme, qui s’étale sur une période de 5 ans (2019-2024), doit par conséquent « y participer grâce à l’amélioration des ressources humaines et financières des communes, au renforcement de leurs capacités de maîtrise d’ouvrage et de gestion financière, transparente et efficiente », a-t-il estimé. Pour l’Agence française de développement, il ne fait donc aucun doute que ce programme permettra d’accroître la résilience des territoires, de renforcer leur capacité à soutenir la relance économique et le développement local et de garantir la continuité et l’amélioration de la qualité des services publics locaux. C’est ainsi qu’il « prévoit de renforcer la gouvernance et d’abonder le niveau de dotations d’équipement de la centaine de communes participantes », souligne le communiqué rappelant que celles-ci regroupent près de 80% de la population urbaine et 50% de la population totale du pays. Revenant sur les objectifs visés par le présent programme, Khalid Safir, wali directeur général des collectivités territoriales, a ,pour sa part, relevé que ceux-ci sont encore plus pertinents dans ce contexte de crise sanitaire qui « verra les communes marocaines relever le double défi de régression des ressources et d’augmentation des attentes des citoyens et des charges ». Khalid Safir a soutenu que « les communes doivent redoubler d’efforts en vue d’assurer la continuité des services publics de base (services administratifs, éclairage public, transport public, collecte des déchets, …) en en améliorant la qualité, tout en faisant face aux nouvelles dépenses générées par cette pandémie», a-t-il dit. Il est à souligner que la contribution financière de l’Agence au programme sera en fonction des résultats atteints par les communes dans le cadre d’une évaluation annuelle de leur performance, menée par le ministère de l’Intérieur, a-t-elle mentionné dans son communiqué assurant que les communes disposeront de capacités d’investissement renforcées grâce à ce mécanisme incitatif. En outre, en corollaire de l’appui financier apporté par l’AFD, le programme propose également un accompagnement non-financier, via des prestations d’assistance technique et de formation adaptées qui seront mises à la disposition des communes, indique le communiqué. La subvention de 500.000 euros accordée en parallèle de ce prêt par l’agence en vue d’accompagner les collectivités dans la création et la mise en œuvre de cellules d’audit interne s’inscrit justement dans ce cadre, selon la même. Et de souligner que l’audit interne est un outil de gestion clé pour améliorer les compétences de management et de maîtrise des risques des collectivités locales. Soulignons enfin que ledit programme contribuera, par ailleurs, « au développement de l’intercommunalité, dans une logique d’amélioration de l’efficience de certains services publics clés tels que les transports communs ou la collecte des déchets », ajoute-t-on. Alain Bouithy
Compétitivité et croissance économique: la BAD et le Cameroun signent un accord de prêt de 80,4 millions d’euros

Le Cameroun et la Banque africaine de développement (BAD) ont dernièrement signé, à Yaoundé, un accord de prêt pour le financement de la troisième phase du Programme d’appui à la compétitivité et la croissance économique (PACCE III), en présence du Ministre camerounais des Finances, Louis-Paul Motaze . Ont procédé à la signature dudit accord: le Ministre camerounais de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, le Gouverneur du Groupe de la Banque africaine de développement pour le Cameroun, Alamine Ousmane Mey et le Responsable-Pays de la Banque africaine au Cameroun, Solomane Kone. « D’un montant de 80,4 millions d’euros, soit environ 52,74 milliards de FCFA, cette approbation complète les accords antérieurs relatifs aux phases I et II du PACCE, signés en décembre 2017 et décembre 2018, pour des montants de 180 millions d’euros et 150 millions d’euros respectivement », a indiqué la banque africaine dans un communiqué. Avec le nouvel appui financier, le montant cumulé des appuis budgétaires programmatiques pluriannuels (2017, 2018 et 2019) du Groupe de la Banque envers le Cameroun s’élève désormais à 410,4 millions d’euros (soit environ 269.2 milliards de FCFA). Rappelons que le Cameroun a signé le 26 juin 2017, avec le FMI, un accord triennal (2017-2020) au titre de la facilité élargie de crédit (FEC), pour un montant de 483 millions de DTS dans le cadre du Programme régional de réformes économiques et financières de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (PREF-CEMAC). Et que la Banque participe à ce Programme aux côtés d’autres Institutions, notamment l’Agence Française de développement, la Banque Mondiale et l’Union Européenne. Comme ses tranches I et II, « le PACCE III, libellé en euros, contribue à la reconstitution des réserves de change en zone CEMAC et au soutien de la parité du Franc CFA », a souligné la BAD dans son communiqué signalant que cet Accord vise à poursuivre les objectifs d’équilibre extérieur et budgétaire du Cameroun à travers deux composantes principales. La première porte sur la rationalisation du cadre de gestion des finances publiques (GFP) en vue de renforcer la stabilité macroéconomique, créer des marges budgétaires, prioriser les projets d’investissement public et stimuler la croissance. La deuxième composante vise le renforcement de la gouvernance et de la compétitivité des secteurs productifs, notamment le transport, l’énergie et l’agriculture. Soulignons également qu’à travers ce Programme, le Cameroun s’engage à mettre en œuvre les réformes structurelles pour consolider le cadre macro-budgétaire, stimuler la production et les échanges nationaux et régionaux, ainsi que les investissements privés nécessaires à la création d’emplois, notamment pour les jeunes. Il est à préciser que « le PACCE III opérationnalise de manière directe trois des cinq priorités de la Banque relatives à l’énergie, l’agriculture, et l’intégration régionale », comme l’a relevé le communiqué. Et d’ajouter qu’il contribue indirectement aux deux autres priorités des « High 5 » en stimulant l’industrie et en améliorant les conditions de vie des populations. Enfin, la signature de cet Accord de prêt, ainsi que l’approbation le 18 décembre 2019 par le Conseil d’Administration de la Banque du financement de la deuxième tranche de la Ring road pour un montant de 161,6 millions d’euros, portent le portefeuille du Groupe de la Banque au Cameroun à 35 opérations, pour un montant de 2,63 milliards d’euros. Martin Kam avec CM
Maroc: Amélioration de l’accès des jeunes à des opportunités économiques

La Banque mondiale apporte son soutien au projet « Soutenir l’insertion économique des jeunes au Maroc », une initiative visant principalement l’amélioration de l’accès des jeunes à des opportunités économiques dans la région de Marrakech-Safi. Représentée par sa directrice du Département Maghreb et Malte, Moyen-Orient et Afrique du Nord, Marie Françoise Marie-Nelly, l’institution financière internationale et le ministre de l’Economie et des Finances, Mohamed Benchaaboun, ont procédé récemment à Rabat à la signature d’un accord de prêt relatif audit projet. L’accord a été signé en présence des ministres de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Saïd Amzazi ; de l’Emploi et de l’Insertion professionnelle, Mohamed Yatim et du ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé des Affaires générales et de la Gouvernance, Lahcen Daoudi. Etaient également présents à cette cérémonie : Mohamed Derdouri et Abdelmounaim Madani, respectivement wali et coordinateur national de l’Initiative nationale pour le développement humain et directeur de l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences. Inscrit dans le cadre du partenariat stratégique 2019-2024 entre le Maroc et la Banque mondiale, le projet «Soutenir l’insertion économique des jeunes au Maroc» permettra de mobiliser 55 millions de dollars sur cinq ans, indique le ministère de l’Economie et des Finances dans un communiqué publié au terme de cette cérémonie. Ainsi que le rappelle également le département des Finances, ce projet s’articule autour de trois composantes. La première porte sur la promotion de l’employabilité et l’insertion économique des jeunes, à travers la mise en place d’un réseau régional d’Espaces d’emploi des jeunes (EEJ) dans les sept provinces et la préfecture de la région et l’organisation de formations d’insertion professionnelle au profit de 19000 jeunes. La deuxième composante vise « le développement de l’écosystème entrepreneurial et le soutien à la création d’opportunités d’entrepreneuriat pour les jeunes dans les domaines aux chaînes de valeur à fort potentiel d’emploi; à travers la mise en place d’un réseau régional de Centres d’appui à l’entrepreneuriat et au développement économique local ». Selon le ministère, cette composante porte aussi sur la mise en œuvre d’un programme régional d’entrepreneuriat au profit de 25 000 jeunes avec la création de 1500 entreprises. Comme précisé de même source, par le département l’Economie et des Finances, elle porte également sur « la mise en œuvre d’un programme régional d’appui au profit des micros, très petites, petites et moyennes entreprises et des coopératives intégrées dans des chaines de valeur et activités économiques locales ayant un potentiel de croissance et de création d’emplois dans la région ». La troisième composante du projet fait allusion au renforcement des capacités des institutions et de mise en œuvre du projet. A noter que lors de la signature de l’accord de prêt, « les ministres présents à cette cérémonie et le directeur de l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences ont procédé à la signature de la convention de mise en œuvre de ce projet », souligne le département de l’Economie et des Finances. Alain Bouithy