ABEF 2019: La Tunisie accueille le Forum sur l’Economie Bleue en Afrique

ABEF 2019: La Tunisie accueille le Forum sur l’Economie Bleue en Afrique

Le deuxième Forum sur l’Économie bleue en Afrique (ABEF) se tiendra les 25 et 26 juin 2019 à Tunis, ville historique du commerce maritime à la croisée de l’Europe et de l’Afrique. Pour la deuxième année consécutive, l’événement réunira plus de 150 délégués internationaux, notamment des experts des océans, décideurs politiques, entrepreneurs et investisseurs, ainsi que des représentants de la société civile et des organisations multilatérales, afin de discuter des opportunités offertes par l’économie bleue en Afrique. Lors de sa première édition, les intervenants et délégués de l’ABEF avaient souligné l’importance de la coopération internationale, de l’éducation et de financements innovants pour développer l’économie bleue en Afrique à plus grande échelle. Ils avaient notamment rappelé que pour y parvenir, gouvernements et secteur privé devaient impérativement adopter une approche concertée et coordonnée. Au regard de ces recommandations, ABEF2019 mettra l’accent sur les opportunités d’investissement dans les secteurs traditionnels et émergents pour un développement durable en Afrique. Rappelons que l’industrie maritime africaine est estimée à environ 1 000 milliards de dollars par an tandis que la valeur des actifs des différents écosystèmes de l’économie bleue serait d’environ 24 000 milliards de dollars. L’économie des océans représente donc un énorme potentiel en matière de création d’emplois et de sources de revenus pour les communautés locales, tout en apportant une réponse aux problématiques du changement climatique et de la durabilité des ressources naturelles. Leila Ben Hassen, fondatrice et PDG de Blue Jay Communication, organisatrice de l’ABEF, a déclaré : « Cette année, le Forum est plus que jamais tourné vers l’action, afin de créer des partenariats, faciliter les investissements et créer des emplois pour la jeunesse africaine tout en engageant davantage les femmes dans la chaîne de valeur de l’économie bleue. Je pense qu’il est impossible aujourd’hui de parler de croissance si elle n’est pas durable et si nous ne tenons pas compte de son impact social et environnemental. » Les sujets de discussion de l’ABEF porteront notamment sur les thématiques suivantes : Partenariats public-privé ; Pêche et aquaculture ; Ports et commerce ; Énergie des océans ; Gouvernance et sécurité ; Pollution et gestion des déchets ; Autonomisation des femmes dans le secteur maritime ; Éducation des jeunes et technologie ; et Financement des océans.

« Le bleu est le nouveau vert » : le premier Forum sur l’Economie Bleue de l’Afrique est une réussite

« Le bleu est le nouveau vert » : le premier Forum sur l’Economie Bleue de l’Afrique est une réussite

LONDRES, Royaume-Uni, 14 juin 2018/ – Le continent africain doit travailler de concert à un niveau régional et national pour mettre en place et, plus important encore, mettre en œuvre un système de gouvernance maritime durable qui profitera à l’ensemble du continent ; c’est la conclusion à laquelle sont parvenus les délégués au premier Forum sur l’économie bleue en Afrique (ABEF). L’ABEF 2018 s’est déroulé à Londres le 8 juin pour coïncider avec la Journée mondiale de l’océan. Le Forum a attiré des experts internationaux et des ministres de gouvernements africains afin de débattre de la contribution économique des océans dans le contexte de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et des Objectifs de développement durable des Nations Unies. Paul Holthus, PDG du Conseil mondial des océans et porte-parole principal à l’ABEF 2018, a déclaré : « L’Afrique présente des occasions majeures d’investissement dans l’économie bleue ainsi que des défis de développement durable. Nous œuvrons à regrouper le leadership et la collaboration des communautés d’activités concernant les océans en Afrique pour profiter de ces occasions et relever ces défis ». Lors de la table ronde sur le thème « L’économie blue et le financement des océans », Gregor Paterson-Jones, un expert indépendant sur l’investissement dans les énergies renouvelables, a déclaré : « L’économie bleue n’est pas un sujet uniforme. L’économie verte se définit plus facilement, parce qu’elle concerne les énergies « propres ». L’économie bleue comporte de nombreux secteurs avec différents types d’occasions d’investissement. Je dis toujours que le bleu est le nouveau vert ». Les sujets de discussion ont couvert aussi bien la pêche illicite, non déclarée et non règlementée (IUU) que la sécurité maritime, la gouvernance des océans et le rôle des services de l’écosystème dans les pêcheries et l’aquaculture. Tout au long des discussions à l’ABEF, c’est la nécessité d’agir qui a prévalu. David Luke, Coordinateur, African Trade Policy Centre, Commission économique pour l’Afrique des Nations Unies, a déclaré : « L’économie bleue étant un concept très vaste, nous devons y apporter de la cohérence. Dans la mesure où l’Afrique est concernée, nous devons faire partie du changement que nous voyons se produire sur le continent pour que l’économie bleue soit motrice ». Il ne sera pas facile de parvenir à une approche régionale, a déclaré Yonov Frederick Agah, Directeur général adjoint, Organisation mondiale du commerce. « L’un de nos problèmes en Afrique est que nous n’aimons pas les idées », a-t-il fait remarquer. « Les ébauches de programmes sont sur l’étagère. L’intégration signifie qu’il faut lâcher prise sur certains points. » Les conférenciers et les délégués à l’ABEF 2018 ont convenu du besoin d’un financement innovant pour commencer à développer l’économie bleue en Afrique à une échelle plus large, non seulement de la part des gouvernements, mais aussi du secteur privé. Des données pertinentes et plus de recherche sont nécessaires pour mettre au point des politiques, en particulier en ce qui concerne le changement climatique. L’éducation de la jeunesse africaine est également primordiale pour façonner l’économie bleue, qui a la capacité de fournir des emplois extrêmement nécessaires sur l’ensemble du continent. Leila Ben Hassen, Fondatrice et PDG de l’organisateur de l’ABEF, Blue Jay Communication, a déclaré : « L’économie bleue ne relève pas simplement de la responsabilité des 38 pays côtiers africains, mais s’applique également de façon très pertinente à leurs voisins enclavés. Nous devons tous contribuer à mettre l’économie bleue en action, à aider à réduire la pauvreté, à améliorer les moyens de subsistance et à garantir un développement socio-économique durable ». ©APO