RD Congo. Politisation du judiciaire ou judiciarisation du politique version Fatshi

INDISCRETION. Comme par miracle du Saint Esprit, Fortunat Biselele, ancien conseiller de Félix Tshisekedi, et Kalev Mutund, le super flic sous le régime de Joseph Kabila, ont été blanchis par la justice congolaise.

Le premier, écroué depuis janvier pour notamment « trahison, atteinte à la sûreté extérieure de l’État et propagation de faux bruits », est sorti de prison sur décision du tribunal de grande instance de Kinshasa-Gombe, qui instruisait l’affaire.

Ses vidéos de vie privée, apparemment divulguées par ceux qui ont exploité son téléphone lors de son arrestation, circulent encore sur la toile. Une bonne dose d’humiliation.

Quant au deuxième, il était poursuivi entre autres pour torture physique et morale, arrestations arbitraires, détention illégale, menaces de mort et tentative d’assassinat sur d’anciens détenus, tous opposants farouches à Joseph Kabila.

En cavale depuis 2021, Kalev a bénéficié, à la surprise générale, d’une cessation des poursuites judiciaires prononcée par le procureur général près la cour d’appel de Kinshasa-Gombe, Robert Kumbu Phanzo, qui explique que « les raisons de sa poursuite ne subsistent plus ».

Faut-il noter que Vital Kamerhe, ancien directeur de cabinet du président congolais de Kinshasa, avait déjà séjourné à la prison de Makala, pour « détournement de deniers publics », avant de revenir dans les bonnes grâces de Félix auquel il s’est à nouveau inféodé pour préparer sa réélection. Jean-Marc Kabund, ancien secrétaire général de l’Udps, en séjour à Makala, bénéficiera t-il à son tour de la tactique politique de Fatshi :  » je te mets en prison et te libère quand bon me semble pour te soumettre à mon autorité afin que tu travailles pour ma réélection « ?

Par A.Ndongo

Journaliste économique et financier, Brazzaville Congo

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