
TRIBUNE. Les faits lui en donnent raison : la vie sociale ne se gère pas de manière artificielle où le volontarisme des réformes, du discours et des législations conduirait aux résultats escomptés.
On doit prendre en compte plusieurs variables .D’abord E. Sharkansky ne s’est pas trompé ,en faisant observer l’écart entre les objectifs déclarés et ceux réellement atteints. Encore qu’avec H. Simon, on sait que l’atteinte maximale ou optimale des résultats n’est pas de ce monde, en dépit du poids de la rationalité exercée sur les économistes classiques.
Non seulement que nombre de choix pourrissent dans les tiroirs (pitié pour les lois dirait C. Debbasch )mais surtout et encore les ressources sont limitées. De plus, les intérêts de la diversité des acteurs sont multiples et contradictoires, et surtout ceux qui sont chargés de mise en oeuvre ont des intérêts corporatifs et propres du champ des professionnels qui se présentent comme représentatifs mais ne convergent pas avec ceux du grand nombre.
La pesanteur sociologique met en exergue des facteurs des lois- rapports .Ces facteurs essentiels ou accidentels (M weber) ou droits et réflexifs (Lohata PR) déterminent la forme, l’orientation et la nature des choses. L’intervention de ce complexe n’est jamais mécanique ni univoque étant donné que la place de l’autonomie dans les variables dépendantes donnant naissance à une forme de bureaucratie doit être prise en compte .
Bref, on ne fait pas avec la réalité comme on veut .Mais on apprend à la connaître avant de la modifier et de la changer. Ceux qui ont inventé l’avion, l’informatique et la technologie en savent quelque chose. En tout état de cause, les illusions et le sens commun vivront aussi longtemps que les hommes vivront ensemble et organisés politiquement.
Professeur Lohata Tambwe Okitokosa Paul-René.
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