RD Congo. Le FCC et sa stratégie de présence-absence…

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TRIBUNE. Cette mise au point de Raymond Tshibanda au nom du FCC me rappelle un scénario déjà vécu en 2011. Les élections présidentielles et législatives venaient en effet d’avoir lieu et le résultat du scrutin présidentiel proclamait vainqueur, un candidat qui n’avait pas du tout gagné les élections. Branle-bas et combat impitoyable pour le contrôle de l’impérium qui poussera Étienne Tshisekedi à interdire aux députés de son parti de prendre part aux sessions parlementaires de Lingwala.

Dans les semaines qui vont suivre, une bonne quarantaine parmi eux sera plutôt présente dans l’hémicycle du palais du peuple sans avoir jamais démissionné de leur parti ni en être révoquée non plus. Au contraire ils vont maintenir le contact secret avec qui de droit. La même méthode sera d’application par Lamuka en 2019 quand il va contester la légitimité du scrutin tout en siégeant au parlement déclaré pourtant illégitime.

C’est donc propre aux mœurs de la politique congolaise. Dire que le FCC ne participera pas au gouvernement Sama Lukonde me paraît sinon une vaste blague du moins une stratégie destinée à dribbler l’opinion sur les noms de très proches de Kabila qu’on va bientôt retrouver dans la future équipe gouvernementale.

Le FCC a juste trouvé la formule pour se dédouaner du ridicule de son prétendu statut de nouvel opposant et également pour échapper à la vigilance de ceux qui risquent de comprendre qu’en réalité « leur » étroite collaboration n’a jamais été rompue. Pour le regard averti, les membres de FCC déjà si influents dans l’USN, au sein de l’assemblée nationale et du sénat seront bel et bien partie prenante du futur gouvernement avec une formule inédite de PRÉSENCE-ABSENCE. Ils y seront présents tout en clamant leur absence. On les verra là-bas dans les voir dans leur vraie couleur politique… Ouuf!

Par Germain Nzinga (chercheur indépendant)

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