Nouvelle étape dans les relations Congo-États-Unis : le DOAG renouvelé

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Dans le cadre de la promotion de la protection des ressources naturelles et de la biodiversité en République du Congo, Mme Ingrid Ebouka-Babackas, Ministre du Plan, de la Statistique et de l’intégration régionale et M. Eugene Young, Ambassadeur des États-Unis d’Amérique en République du Congo, ont apposé leur signature sur le 6ème amendement de l’accord de subvention pour l’objectif de développement durable (DOAG), le 1er juillet 2024 à Brazzaville.

Le DOAG, qui est un Accord de subvention pour l’’objectif de développement, a été signé entre le République du Congo et les Etats-Unis d’Amérique, Représenté par l’agence Internationale pour le développement international (USAID), le 19 septembre 2019 pour une durée de cinq ans.

Pourquoi la signature de cet accord ?

La signature de cet accord s’inscrit dans le cadre de pouvoir sécuriser les subventions du gouvernement américain.

Le calendrier budgétaire des Etats-Unis cours du 1er octobre au 30 septembre de l’année qui suit. Donc, nous signons nos accords, toujours avant la date du premier octobre, pour que les subventions soient prises en compte par le congrès.

« Cet accord a aussi l’avantage de préciser les programmes, les comptes et les composantes des activités qui se déroulaient au cours de la période, en indiquant bien sûr l’enveloppe globale, mais aussi les tranches annuelles par programme et par composantes », a déclaré M. aimé Blaise Nitoumbi, dans sa présentation.
A noter que cet accord signé 2019, a pour objectif d’accélérer la transition de l’Afrique centrale au développement résilient, au climat et à faible émission de gaz à effet de serre grâce à une gestion durable des forêts riches en biodiversité.
« Au moment de la signature, nous avions un seul objectif de développement qui portait sur le maintien de l’intégrité écologique des écosystèmes des forêts humides du bassin du Congo, avec un programme qui porte sur l’environnement. » a-t-il ajouté.

Ce programme d’environnement été décliné en deux composantes : la biodiversité et les changements climatiques et l’enveloppe initiale était le 25.000.000 de dollars.

De ces amendements. Très rapidement, nous avons modifié le DOAG pour ajouter un deuxième objectif de développement qui portait sur le maintien de la stabilité dans les zones clés, notamment la zone du pôle avec le programme démobilisation, désarmement et réinsertion des ex-combattants. Ce programme a bénéficié également d’une enveloppe supplémentaire, ce qui a porté, après le deuxième amendement, l’enveloppe à 26 millions de dollars
« …nous annonçons une contribution du peuple américain de près de 5 millions supplémentaires pour soutenir les efforts du gouvernement congolais dans la préservation d’immenses ressources naturelles et de la beauté de ce pays, tout en améliorant les moyens de subsistances des communautés locales », a déclaré Eugène Young, l’Ambassadeur des USA au Congo.

Pour sa part, Mme Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, ministre du plan, signataire de cet accord, a mis en avant l’importance de ce partenariat en faveur du développement durable et a mentionné que les fonds sont passés de 25 à 50 millions de dollars, avec une augmentation de 100% au fil de cinq amendements successifs. « Nous allons rallonger la durée du projet pour nous aligner au Plan national de développement (PND). Mais, nous savons que la question de la biodiversité et de la conservation ira au-delà des PND », a-t-elle ajouté.

Les communautés locales financées par le Projet CEERC-USAID

Après la signature de l’accord GORD, le Projet CEERC a organisé la seconde cérémonie de remise des matériels à quatorze groupements agricoles des départements de la Sangha et de la Likouala ont bénéficié de matériels et de financements pour améliorer leurs activités, avec l’appui financier de l’USAID. Grâce à ces subventions, les regroupements de producteurs de cacao pourront accroître leur productivité, tandis que les autres pourront mettre en place des pratiques durables de récolte et de transformation des produits forestiers non-ligneux.

Douze groupements des départements de la Sangha et la Likouala spécialisés dans le cacao d’une valeur totale de 129.658.000 FCFA.
Deux groupements spécialisés sur les PFNL ont reçu des matériels et équipements d’une valeur de 18.718.000 FCFA.
Quant à la coopérative Nkita ya Nzamba, il a reçu l’appui financier et technique d’un montant de 47.530.000 FCFA.

De sa part, la ministre en charge de l’Économie forestière, Rosalie Matondo, a exprimé sa reconnaissance face à l’initiative américaine. « Nos amis des Etats-Unis nous montrent déjà la voie à suivre en vue de prendre en compte ce que les écosystèmes peuvent apporter comme revenu aux communautés locales et au peuple autochtone. Nous devons aller vers la formalisation de ces unités de production ».

Enfin, le Projet CEERC-USAID se réjouit d’effectuer l’accompagnement de ces organisations en étroite collaboration avec les départements ministériels concernés.

Wilfrid Lawilla D.

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