Maroc : Vers une consolidation de la relance (DEPF)

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Les indicateurs conventionnels tout comme les indicateurs à haute fréquence montrent que l’activité économique continue de se renforcer.

Cette évolution résulte de la reprise de l’activité du secteur agricole ainsi que de la poursuite de la dynamique enclenchée des activités non agricoles. Une dynamique qui concerne d’une part, les secteurs du BTP, de l’énergie électrique et celle des industries manufacturières telles qu’indiqué par le raffermissement de l’indice de production
industrielle (+10,4% à fin juin contre -10,4% un an auparavant). Elle est due d’autre part, au secteur extractif et au secteur des télécommunications qui maintiennent globalement leur évolution positive, ainsi qu’à l’atténuation du retrait des indicateurs du tourisme et du transport notamment aérien.

Sur le plan de la demande intérieure, la consommation des ménages a renoué avec la croissance, en lien avec l’amélioration des revenus, favorisée par la réalisation d’une excellente production agricole, l’amélioration du marché de l’emploi (création de 215.000 emplois rémunérés au T2-2021) et la bonne tenue des transferts des MRE (+45,6% à fin juillet 2021).

Elle résulte également du redressement des crédits à la consommation (+1,1% à fin juillet 2021) et de la maîtrise du niveau général des prix (+1,1% à fin juillet 2021). La même vigueur se dessine également au niveau de l’investissement, dont les signes de reprise se lisent à travers le redressement des importations de biens d’équipement, la hausse des recettes des IDE et le regain de la dynamique de créations des entreprises.

Par ailleurs, la situation des échanges extérieurs, à fin juillet 2021, est caractérisée par un raffermissement des échanges, lesquels ont atteint leur niveau d’avant-crise. Cette situation est due à une hausse des exportations de 23,2% et à une augmentation des importations de 21%, générant une amélioration du taux de couverture de 1,1 point et un creusement du déficit commercial de 17,9%.

Sur le plan des finances publiques, l’exécution de la Loi de Finances 2021 présente à fin août un allégement, en glissement annuel, du déficit budgétaire de 6,9%, atteignant ainsi 43,4 milliards de dirhams.

Cette évolution résulte principalement de la poursuite de la hausse des recettes ordinaires (+11,6%) et de la croissance des dépenses ordinaires (+7,2%), conjuguées à une hausse de l’excédent des comptes spéciaux du Trésor de 2,8%.

Concernant le financement de l’économie, les crédits bancaires connaissent une certaine décélération (+1,6% à fin juillet 2021 après +5,8% l’année dernière), évolution concernant plus particulièrement le secteur non financier (+3% après +6%). Quant aux indices boursiers MASI et MADEX, ceux-ci poursuivent leur reprise au cours du mois
d’août 2021. Comparés à fin décembre 2020, ces indices se sont accrus respectivement de 12,5% et 12,2%.

Globalement, outre le regain du dynamisme des activités sectorielles, le redressement de l’activité économique semble se confirmer en 2021, à la faveur des avancées enregistrées en matière de vaccination, des mesures de relance de l’activité initiées précédemment, de la consolidation de la croissance chez nos principaux partenaires commerciaux et le regain de vigueur des échanges mondiaux de biens et services.

L’économie nationale devrait ainsi clôturer l’année 2021 avec une croissance du PIB, en volume, entre 5,5% et 5,8%. Cette évolution globale devrait quasiment combler l’écart de la production apparu en 2020 et contribuer à redresser progressivement les principaux agrégats macro-économiques.

Par la Direction des Études et des Prévisions Financières

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