
Les recettes ordinaires ont été réalisées au terme du premier semestre 2018 à hauteur de 47,9% par rapport aux prévisions de la loi de finances 2018, pour se situer à 113,4 milliards de dirhams, enregistrant une baisse de 1,3% par rapport à fin juin 2017, a indiqué la Direction des études et des prévisions financières (DEPF).
Cette évolution recouvre, particulièrement, une légère hausse des recettes fiscales, contrebalancée par le repli des recettes non fiscales, a ajouté le département relevant du ministère de l’Economie et des Fiances.
« En ligne avec les prévisions initiales de la loi de finances, les recettes fiscales ont été exécutées à hauteur de 50% des prévisions initiales pour se situer à 105,7 milliards de dirhams, enregistrant une légère hausse de 0,7% par rapport à fin juin 2017 », a-t-elle souligné expliqué que cette évolution recouvre une hausse des recettes des impôts indirects et des droits de douane, atténuée par la baisse de celles des impôts directs et d’enregistrement et timbre.
Dans sa dernière note de conjoncture (N°258), la DEPF a également fait observer que les recettes des impôts indirects ont augmenté de 6% pour atteindre 43,4 milliards de dirhams, enregistrant un taux de réalisation de 49,8%, soulignant que cette hausse est en relation avec le raffermissement des recettes de la TVA et de celles des TIC.
Quant aux recettes de la TVA, elles se sont appréciées de 7,2% pour atteindre 30,2 milliards de dirhams, soit un taux d’exécution de 50,5%. « Cette évolution recouvre une hausse des recettes de la TVA intérieure de 6,2% à 11,1 milliards de dirhams, et de celles de la TVA à l’importation de 7,8% à 19,1 milliards de dirhams », a précisé la DEPF.
Pour ce qui est des recettes des TIC, il apparait qu’elles ont augmenté de 3,2% pour s’établir à 13,2 milliards de dirhams, soit un taux de réalisation de 48,3%, consécutivement à l’augmentation des recettes des TIC sur les tabacs manufacturés de 9,7% à 4,8 milliards de dirhams, conjuguée au léger recul de celles des TIC sur les produits énergétiques de 0,7% à 7,6 milliards de dirhams.
De leur côté, les recettes des droits de douane ont augmenté de 17% pour avoisiner 5 milliards de dirhams, enregistrant un taux de réalisation de 51,4%.
Quant aux recettes des impôts directs, réalisées à hauteur de 49,8%, elles ont reculé de 4,3% pour s’établir à 48,3 milliards de dirhams. Cette évolution a résulté, particulièrement, du repli des recettes de l’IS de 11,6% pour se situer à 25,5 milliards de dirhams.
La DEPF attribue cette baisse notamment au bon comportement durant l’année 2016 des résultats du secteur financier, des sociétés pétrolières, de l’agence nationale de la conservation foncière, des cimenteries, des sucriers et des sociétés de télécommunications.
« Toutefois, les recettes de l’IR se sont accrues de 5% pour atteindre 21,6 milliards de dirhams. L’évolution de ces dernières recouvre, notamment, l’augmentation des recettes de l’IR prélevé par la Direction des Dépenses de Personnel (DDP) de 4,2% à 4,3 milliards de dirhams et de celles de l’IR sur les profits immobiliers de 1,1% à 2,1 milliards de dirhams », a-t-elle poursuivi.
Par rapport aux prévisions initiales, les recettes de l’IS et de l’IR se sont concrétisées respectivement à hauteur de 49,9% et 51,6%, a souligné la DEPF dans sa note. Alors que les recettes relatives aux droits d’enregistrement et de timbre ont reculé de 2% pour avoisiner 9 milliards de dirhams, enregistrant un taux de réalisation de 51,2%. Tandis que les recettes non fiscales se sont repliées, en glissement annuel, de 22,2% pour s’établir à 6,7 milliards de dirhams, se concrétisant ainsi à hauteur de 30,4%.
« Cette évolution est attribuable, notamment, au recul des recettes de monopoles de 29,9% à 3,2 milliards de dirhams, soit un taux de réalisation de 32,9%, de celles au titre de dons de 86,2% à 147 millions de dirhams et des fonds de concours de 80,9% à 66 millions de dirhams », a-t-elle expliqué.
La DEPF a noté, en revanche, que la redevance gazoduc et les recettes en atténuation des dépenses de la dette ont augmenté respectivement de 61,1% à 944 millions de dirhams et de 15,6% à 386 millions de dirhams.
Adrien Thyg