Maroc. Arts plastiques : Mohamed Essoulimani expose ses femmes musiciennes

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L’artiste-peintre Mohamed Essoulimani expose actuellement ses œuvres à l’espace d’art Palais des couleurs de Casablanca. Une exposition à voir jusqu’au 23 décembre 2021.
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LES ARTS. Plus frais, plus motivé, l’artiste-peintre Mohamed Essoulimani expose actuellement ses œuvres récentes à l’espace d’art Palais des couleurs de Casablanca.

Organisée par PlEINAR, cette exposition qui se poursuit jusqu’au 23 décembre 2021 autour du thème « D’Art et de Lumière » est l’occasion pour le public de découvrir sa palette riche à plus d’un titre et l’univers d’émotions matérialisées par des couleurs et des formes qui caractérisent ses œuvres, nourries de cet amour et de cette passion qu’il voue pour l’art. 

A travers cette exposition, ce plasticien natif de Casablanca en 1974, juriste de formation, dévoile au public aujourd’hui son univers intime fait de rêves fugaces et de poésie impalpable autour de la femme. En témoignent ses œuvres récentes où l’utilisation du corps comme moyen d’expression participe à la redécouverte de soi, de l’art et de cet autre inconnu pour l’homme.  Des femmes musiciennes jouant avec différents instruments de musique, notamment le luth, le violoncelle, le violon, le piano…Ses portraits de femmes, à travers des couleurs vives et généreuses posées sur la toile, nous entraînent dans une intense joie visuelle : largesse du geste et force d’expression.

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Mohamed Essoulimani participe avec ses œuvres aux côtés de sept autres artistes contemporains

« Son intérêt pour la femme se manifeste dans la multiplication des toiles qui la représentent. Un univers pictural qui interpelle le spectateur sur les thèmes de la femme et de la musique. Une série de portrait est consacrée à la femme. Une femme qui échappe aux stéréotypes et diktats auxquelles sont confrontés les femmes modernes, au regard de la publicité, mode ou cinéma. Le spectateur découvre une femme anticonformiste à travers le regard du peintre. La répétition de signes iconiques crée un rythme dans les tableaux. Le parcours du regard est guidé par des balises visuelles. Cette répétition souligne, de surcroît, la parfaite entente entre la femme et les instruments de musique», indique Fatiha Kamli, docteur en langue et littérature françaises et chercheure en sémiotique de l’image.

Il faut dire que le travail de Mohamed Essoulimani est résolument tourné vers une recherche sur la profondeur, les transparences et les jeux de lumière.  Comme les Nymphéas de Monet, sa peinture nécessite de prendre du recul: près du tableau, les jeux de matières, les larges aplats parsemés de touches et de points, à la limite de la projection. Il suffit de s’éloigner de quelques pas pour que la composition s’assemble, se construise et révèle son thème.

«Les portraits représentent des femmes, le plus souvent, dans un intérieur. Le dessin est précis, les silhouettes ont un contour net. Il met en scène des personnages isolés dans des décors minimalistes. Les toiles sont dominées par une épuration des formes, une utilisation des contrastes de couleurs pures. Aussi, Il privilégie la représentation du sujet. La posture est en buste ou en pied. Le résultat de ces choix techniques est des effets inattendus qui déclenchent l’émotion et la réflexion. Une lumière de face surexpose les personnages et les objets prennent du volume», poursuit Fatiha Kamli.

Dans les œuvres de Mohamed Essoulimani, l’esthétique matérielle de la couleur, fluide, ou raclée en est le moteur. On y découvre les motifs les plus divers comme des gouverneurs symboliques. Des effets prismatiques émanent de la couleur rayonnante la plupart du temps, parfois romantique. Les contrastes des motifs confrontés de manière grotesque s’assemblent dans le scintillement et l’éclat du tourbillon.

«Depuis quelque temps, je travaillais sur le corps que je voulais maîtriser, que ce soit le portrait ou le reste du corps, d’où ce sujet sur la femme. C’est une période que je traverse pour le moment et qui peut changer prochainement pour d’autres sujets. D’ailleurs, avant cette thématique sur la femme, je faisais des natures mortes, des portraits…», explique Mohamed Essoulimani à ce propos.

Soulignons enfin que Mohamed Essoulimani participe avec ses œuvres à une exposition collective « D’Art et de Lumière» aux côtés de sept autres artistes contemporains de divers horizons au Palais des Couleurs de Casablanca. Il s’agit des artistes Hassan Dahane, Khadija Bennani, Christophe Cochain, Meriem Ammor, Loubna Fazazi Idrissi, Majda Chraibi et Bazardage. L’exposition prendra fin le 23 décembre 2021.

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