M. Sassou et son gouvernement s’enfoncent et mettent le Congo en péril

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TRIBUNE. L’histoire du Congo sera catastrophique si on ne la réécrit pas maintenant. Car, l’insoutenable gouvernance de M. Sassou et ses ministres de ce dernier quinquennat inquiète.

Le tribalisme, l’incompétence, la concussion et la corruption à tous les étages, l’insuffisance des infrastructures routières et des structures sanitaires, les inondations, la détérioration du système éducatif, les violations répétées des droits de l’homme, la manipulation, la vie chère, plongent le peuple dans une précarité sans précédente. Retour sur le récent séjour du premier ministre Anatole Collinet Makosso(ACM) en France et sur l’actualité congolaise de ce mois pour un décryptage.

Mvouba et Collinet prennent des Congolais pour des ignares

La semaine passée, le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba et le Premier ministre, ACM, ont louvoyé pour faire avaler la pilule rwandaise aux Congolais. Malheureusement, elle n’a pas connu de succès. ACM, s’est contredit au point de contredire aussi ses ministres (Christel Sassou et Jean Claude Ngakosso). Dans cet élan, ACM aurait ridiculisé le ministre de la Défense, Jean Richard Mondjo ainsi que les Forces Armées Congolaises.

En effet, au cours d’un entretien avec la presse à Brazzaville, ACM parlait de cession de douze mille hectares aux Rwandais. Le 15 avril 2022 sur RFI, il fait un rétropédalage, en rejetant le terme cession pour évoquer la création d’une société de droit congolais. Depuis, il était incapable de donner les détails. Depuis peu, il parle d’une autorisation express d’occuper – provisoire – sur 20 ans, procédure prévue par des textes en vigueur (…) en harmonie avec le parlement.

Pour rappel, le communiqué officiel publié à l’issue de la visite de Paul Kagamé au Congo du 11 au 13 avril 2022, indique la cession des terres à l’État Rwandais dans trois départements du Congo (Pool, Bouenza et Niari) via Ewanda Crystal Venture. Pire, le 22 juillet 2023 à Kigali, le ministre Christel, en présence des présidents Kagamé et Sassou, a parlé de cent vingt mille hectares et non de douze mille cédés au Rwanda par l’entremise du ministère des affaires foncières. Le mea culpa du ministre, Christel Sassou Nguesso à la commission parlementaire dirigée par Obambi, de ne pas associer en amont le parlement avant de signer les accords avec le Rwanda en dit long. Concéder des milliers d’hectares des terres aux Rwandais pendant 20 ans sans associer le ministre de la Défense, est une faute sécuritaire grave et une insulte aux forces armées congolaises ainsi qu’aux intellectuels. Le ministre Ngobo de l’agriculture conviendra avec nous, que l’État peut effectuer lui – même ces investissements : ce sont des contrats léonins ou aux aides du FMI qu’évoque le professeur Malanda dans son livre qu’il présentera le 6 janvier à Limoges.

Le remaniement gouvernemental en question

Les échos de remaniement gouvernemental et de changement du régime refont surface pour sortir le Congo du chaos. Une frénésie et une panique doublées d’angoisse s’emparent des membres du gouvernement et collabos qui se demandent si le prince va leur renouveler sa confiance. Les féticheurs et pseudo prophètes deviennent de plus en plus sollicités. Les coups bas entre politiciens sont légion. Les mauvais sorts se jettent comme des grains de sable. Le syncrétiste ACM a même failli trépasser au cours d’un incendie dont les flammes ont gagné jusqu’à sa chambre. A la place d’ouvrir une enquête, interpeller plusieurs personnes dont, Alexis Vincent Gomez qui loue la résidence du premier ministre à dix millions de fcfa/mois, les charlatans ont vite attribué cet incendie et celle de sa résidence privée de la Base à ses potentiels adversaires.

Bref la tension est vive et perceptible dans différentes officines, d’autant qu’accéder à un poste de responsabilité au Congo, n’est pas une affaire de compétences encore moins d’intégrité, mais de clanisme et d’occultisme. Ce qui justifie que, M. Sassou peine à débarquer, les gendres, enfants, parents et amis ; si les veufs Oba et Maguessa Ebomé seront maintenus par compassion pour leurs épouses décédées, il est à craindre que la voie de décès des parents de ministres soit largement ouverte.

Quoi qu’il en soit, le salut du Congo ne viendra pas du remaniement qui reprendra les mêmes alimentaires qui ne vivent que de la politique et qui n’ont pour le souverain primaire que désintérêt et dédain. Le peuple qui souffre, qui ne peut faire le check-up en Europe comme les dignitaires de Mpila, est désespéré et ne sait plus à quel saint se vouer. Tout lui tombe sur la tête : l’augmentation des prix du carburant, de l’électricité et de l’eau, la vie de plus en plus chère, les érosions qui font des dégâts à cause surtout des mafieux et incompétents qui détournent l’argent mis dans les grands travaux.

Les dernières missions de ACM et Cie en France

Le 11 novembre 2023, à la veillée organisée en mémoire de Henri Lopes, au salon Hoche, ACM a été ridiculisé devant 279 personnes de diverses nationalités. Plus d’une fois, pendant 31 minutes, le conseiller en communication à la primature, Gyldas Mayela et Cie ont servi à l’assistance des projections dépourvues de son. C’est plus tard seulement qu’une séquence de l’hommage de ACM à Henri Lopes a été suivie. Le contenu du message, très apprécié, retrace le parcours d’Henri Lopes, politicien, diplomate, humaniste, auteur et visionnaire d’exception. La faute de Gyldas Mayela s’est de ne pas se présenter dans la salle bien avant, pour tester le matériel et discuter avec des tiers comme l’a fait son collègue, Précieux Massouemé.

Le personnel de l’Ambassade du Congo à Paris, sous-estimé et les journalistes en langues abandonnés dans les missions de ACM, doivent se frotter les mains sur ce couac qui relève de l’inconscience ou du reflet des autorités congolaises actuelles. A l’époque du président Yhombi, Gyldas devrait passer 45 jours en prison.

Après la veillée et les obsèques de Henri Lopes, ACM et le ministre de la jeunesse, des sports et de la formation qualifiante, Hugues Ngouélondélé ont visité les locaux de la maison de l’emploi Paris OGES qui doit recruter certaines intelligences pour le Congo.

Pour rendre hommage au président Fulbert Youlou et uniformiser tous les services, ACM a demandé que tout cet immeuble acquis à l’époque dudit président, soit réhabilité. Séance tenante, on a tenté de joindre le ministre des finances, Jean Baptiste Ondaye pour une visite et instruction sur ce dossier. Jean Baptiste Ondaye était en lobbying auprès des journalistes et présentait les opportunités d’investissement qu’offrent différents départements du Congo mais aussi, il discutait avec des tiers pour la réunion de fin novembre à Paris. C’est bien de réhabiliter tout ce bâtiment jusqu’au sous-sol ou loge, huit gendarmes congolais affectés à Paris comme des rats dans ce cagibi. Mais, l’idéal serait de penser d’abord aux étudiants qui côtoient cet immeuble, aux agents de l’OGES et du service social qui broient le noir. L’ambassadeur Adada, madame Bokilo, le directeur de l’OGES, Constantin Ebélébé ne disconviendront pas à nos propos. D’ailleurs, il n’est pas exclu que Evard Chrislin Malanda qui suit minutieusement le projet, poursuive l’ACPE et autres au Prud’homme et ailleurs si les autorités congolaises ne rectifient pas le tir. La juriste-comptable Dzouma Nguélé, bénévolement à l’OGES sera d’avis avec nous.

Le séjour parisien de la délégation a été écourté après les check-up des ministres suivis du dîner occulte à la place Vendôme, pour descendre vite manipuler les âmes naïves à Brazzaville, à qui l’ont fait croire, que l’augmentation des prix relève du diktat du FMI et les inondations de changement climatique. Faux ! Les souffrances que vivent les Congolais sont liées à l’incompétence, aux mauvais choix des gouvernants et à la gestion peu orthodoxe. Une personne interrogée qui a gardé l’anonymat pense qu’à défaut, d’un remaniement en profondeur, le peuple doit prendre son destin en mains surtout que, ACM et son parquet n’arrivent pas à frapper des voleurs comme, le directeur général du CHU et son équipe qui pille tout laissant mourir les malades(nous y reviendrons le mardi). Enfin, nombre de personnes attendent, le 28/112023, la libération des détenus politiques, André Okombi Salissa et Jean Marie Michel Mokoko

Par Ghys Fortune BEMBA DOMBE

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