La lutte contre le paludisme s’améliore en Afrique

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L'Afrique subsaharienne compte pour une part importante et disproportionnée de la charge mondiale du paludisme.

Bonne nouvelle. Les enfants et les femmes enceintes en Afrique subsaharienne ont un plus large accès aux interventions efficaces de lutte contre le paludisme, a indiqué l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un nouveau rapport.

Publié mardi 13, le « Rapport 2016 sur le paludisme dans le monde » fait état d’une progression dans la lutte contre le paludisme au niveau du continent africain.

« Dans toute la région, on a signalé ces cinq dernières années une augmentation sensible des tests de diagnostic du paludisme chez l’enfant et des traitements préventifs administrés aux femmes enceintes », a constaté l’OMS. Autre bonne nouvelle : l’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticide se serait rapidement élargie chez l’ensemble de la population exposée au paludisme, selon l’agence onusienne.

Pour rappel, l’Afrique subsaharienne compte pour une part importante et disproportionnée de la charge mondiale du paludisme. Des données analysées par l’OMS, il ressort qu’« en 2015, on dénombrait 90% des cas de paludisme et 92% des décès dus à la maladie dans cette région. Les enfants de moins de 5 ans sont particulièrement vulnérables, représentant environ 70% de l’ensemble des décès dus au paludisme », a relevé l’organisation.

Une chose est certaine, c’est que la multiplication des tests de diagnostic permet aux personnels soignants de détecter rapidement le paludisme et de prescrire un traitement salvateur.

Ainsi, selon les nouvelles conclusions présentées dans le rapport en 2015, « environ la moitié (51%) des enfants présentant de la fièvre et consultant un établissement de santé publique dans 22 pays africains, ont été soumis à un test de diagnostic du paludisme, par rapport à 29% en 2010 ».

Les moustiquaires imprégnées d’insecticide constituent un élément essentiel des efforts de prévention du paludisme en Afrique, a indiqué l’OMS dans un communiqué. Se référant aux conclusions du rapport, elle note que « plus de la moitié (53%) de la population à risque en Afrique subsaharienne utilisaient ce type de moustiquaires en 2015, par rapport à une proportion de 30% en 2010 ».

Si la lutte contre le paludisme s’améliore en Afrique pour les personnes vulnérables, les auteurs du rapport ont, en revanche, observé que les progrès stagnent à l’échelle mondiale.

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