Lancement des premières Directives volontaires pour les concessions forestières plus transparentes, responsables et inclusives

Plus de 70% des forêts dans les pays tropicaux sont utilisées pour récolter du bois, selon la FAO

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2011

Dans un communiqué rendu public récemment, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) annonce avoir lancé les premières Directives volontaires pour les concessions forestières dans les pays tropicaux.

Il s’agit de rendre ces concessions plus transparentes, responsables et inclusives et également de faire en sorte que les communautés les plus pauvres et isolées du monde puissent en bénéficier, explique l’organisation onusienne soulignant que plus de 70% des forêts dans les pays tropicaux sont utilisées pour récolter du bois.

« Alors que certains produits forestiers appartiennent à l’Etat et d’autres à la sphère publique, la plupart des forêts publiques sont gérées à travers des concessions, elles-mêmes administrées par des organismes privés ou des communautés locales selon les choix du gouvernement », fait observer la FAO.

Cependant, l’organisation constate que ces concessions peuvent être mal gérées en raison du manque de connaissances de ses détenteurs, et ce, notamment au niveau de la gestion des forêts tropicales.

Selon elle, « cela pourrait également être lié à un manque de gouvernance, à des règles extrêmement compliquées, à des attentes trop ambitieuses, à une stratégie de bénéfices à court terme qui va entraîner un phénomène de surexploitation, à un partage inadéquat des bénéfices, à une violation des droits, à un manque de reconnaissance des droits des populations locales ou encore à un manque de retombées économiques ».

Ainsi, la FAO estime qu’il est nécessaire de mettre en place une meilleure gestion des forêts de production publiques dans les pays tropicaux. Et pour cause, elle rappelle que ces deux dernières décennies, la plupart des pertes forestières ont été signalées dans les pays en développement, en Afrique subsaharienne, en Asie du Sud-Est et en Amérique latine.

Dans ce cas, les nouvelles Directives volontaires s’appuient sur les leçons apprises afin d’offrir des conseils pratiques et parvenir à une meilleure gestion des forêts de production publiques, par le biais des concessions, dans les pays tropicaux.

Elles « rappellent à toutes les parties qu’avec les droits, viennent les responsabilités », a indiqué la directrice de la Division de la FAO chargée des politiques et des ressources forestières, Eva Mueller.

Mieux, « elles soulignent la nécessité de renforcer l’engagement public au niveau national et sous-national et d’avoir des cadres de travail juridiques et institutionnels clairs et transparents», a-t-elle estimé, en marge du lancement des Directives lors du Forum des Nations Unies sur les forêts, à New York.

Pour E. Mueller, il n’y a pas de doute que «si elles sont gérées correctement, les concessions forestières peuvent avoir de multiples bienfaits sur le plan socio-économique et environnemental et contribuer à faire accroître la valeur des forêts pour les générations actuelles et futures. En somme, elles peuvent améliorer les vies des communautés rurales dans certaines des régions les plus pauvres et isolées du monde».

Adrien Thyg

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