Interview. Sonia Bled : «Le socle de ma musique, c’est le mélange»

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Sonia Bled

La musicienne congolaise, Sonia Bled a récemment porté un jugement sur sa musique dont le socle est, a-t-elle déclaré à Starducongo (dnr, actuel Pagesafrik), le mélange.

Quel genre de musique pratiquez-vous ?
Sonia Bled
: Je pratique un genre de musique assez mixte avec beaucoup de variétés.

Pourquoi pensez-vous que votre musique est un genre mixte ?
Sonia Bled
: Je le dis ainsi parce que ma musique varie entre le Hip hop, le jazz, la soul music et la rumba qui est la musique congolaise ou le Ndombolo. C’est un mélange que j’appelle aussi «Mélange fatal».
Je travaille actuellement sur un projet que j’appelle «Afro-club», qui s’appuie sur un titre : le Bouki-bouki. C’est un single déjà disponible sur les réseaux sociaux depuis près d’un mois. C’est un morceau que tout le monde adore. Il incarne un peu la personnalité de Sonia Bled. C’est un ensemble de genres musicaux mis dans un dans une seule musique.

Une idée de la composition de votre groupe ?
Sonia Bled
: J’ai beaucoup d’artistes qui travaillent avec moi. Je suis le leader d’un groupe que j’appelle aussi Sonia Bled. Je suis toutefois accompagnée par un groupe de cinq personnes mais je fais, je puis le dire, une carrière Solo.

Comment faites-vous vivre vos artistes quand on sait les difficultés des managers de groupes musicaux ?
Sonia Bled
: J’ai conscience que tout travail mérite salaire. Je souligne aussi que c’est le travail que nous faisons qui rapporte des gains. Je ne rémunère pas des artistes qui ne m’accompagnent pas sur un projet. Je suis consciente que j’ai un contrat de prestation avec eux, c’est-à-dire que, lorsque nous avons un contrat, nous nous y mettons à fond et lorsqu’il paye, chacun a son gain.

Savez-vous qu’il y a des gens qui traitent la musique de parent pauvre ?
Sonia Bled
: Je ne partage pas cette vision de chose. Je suis moi-même une musicienne. C’est un métier noble dont je suis fière. J’ai fait des études de Droit mais j’ai fait le choix de la musique. Je ne partage pas cette idée honteuse qui consiste à penser que les musiciens sont de pauvres gens. C’est avec ce métier que je nourris ma famille et je ne pense plus vivre ma vie sans la musique.

Etes-vous prête pour le Fespam 2017 ?
Sonia Bled
: C’est un festival qui concerne tous les pays africains. Je considère qu’il est là pour ouvrir la culture et la musique congolaise au monde. Je voudrais plutôt conseiller aux organisateurs d’avoir un regard bienveillant en ce qui concerne le problème des cachets des artistes congolais. Si je pouvais parler au Fespam comme à un être humain, un être physique portant des oreilles pour écouter et un cœur pour sentir la douleur, je lui demanderais d’être un peu plus équitable dans ce sens. Il faut éviter les partis-pris dans un festival.

Des perspectives ?
Sonia Bled
: Pour le moment, je m’occupe de mon concept : Le Bouki-bouki créé par Sonia Bled et son groupe. Le Bouki-bouki, c’est une coiffure, un style, une manière de s’habiller, une façon de parler. Tout un jargon, une façon de voir la vie.
Dans le même esprit, je m’apprête pour un spectacle prévu le 24 septembre 2016 et le tournage de «Bouki-bouki» en octobre. Je suis attendue à Pointe-Noire le 29 octobre.

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