
Le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé, dimanche 8 mars, à la coupure du ruban symbolique marquant l’inauguration du premier Centre de Radiothérapie en République Démocratique du Congo, en présence de plusieurs personnalités politiques, quelques membres du gouvernement ainsi que les dirigeants des institutions d’appui à la démocratie.
L’homme le plus heureux, c’est le Docteur Sulu initiateur de ce qui était il y a peu un rêve, et qui est devenu une réalité. Ému et satisfait de la présence du Chef de l’Etat, il a démontré l’importance de la Radiothérapie dans le processus de la prise en charge et du traitement des cancers, selon la présidence congolaise, soulignant qu’elle consiste à utiliser des radiations visant à détruire les celle cancéreuses en bloquant leur capacité à se multiplier.
Ce laboratoire, une première en RDC et quatrième en Afrique sur les 13 qui existent au monde, vient soulager mieux résoudre les difficultés liées au traitement complémentaire de ce fléau, poursuit la même source.
En RDC, le cancer tue plus que le VIH SIDA, la malaria et la tuberculose. Si pour les hommes le cancer de la prostate est le plus courant, chez les femmes c’est plutôt le cancer du col de l’utérus suivi du sein qui constituent l’une des principales causes de mortalité dans le monde, soit 1 décès sur 6 selon l’OMS, souligne-t-on dans une note publiée sur la page Facebook de la présidence.
Dans son allocution, le Dr Sulu a indiqué que le Centre hospitalier Nganda est impliqué depuis des années dans la lutte contre les cancers. L’inauguration de ce jour est donc l’aboutissement de ce challenge. C’est d’abord pour des raisons de standard dans la prise en charge des cancers qui exige 3 principes majeur à savoir: La chirurgie, la chimiothérapie et enfin la radiothérapie.
Les équipements présentés ce jour au chef de l’État lors de la visite du centre sont de haute facture à la pointe de l’électronique mondiale. Il s’agit notamment d’un stimulateur de Radiothérapie produit par le consortium américain General Electric et capable de servir aussi au diagnostic, d’un Accélérateur linéaire des particules du nom de » Halcyon » qui est l’équipement de base. Il est produit par la firme américaine » Varian ». Celui-ci est la dernière trouvaille parmi les équipements les plus avancés dans le domaine de la Radiothérapie. Sa capacité est la prise en charge de 80 à 120 malades par jour.
Selon le Dr Sulu Maseb, le CHN compte quatre principaux services à savoir : la chirurgie, gynécologie- obstétrique, pédiatrie et médecine interne. Il existe aussi plusieurs disciplines spécialisés tels que : les soins intensifs et réanimation, la dentisterie, la neurologie et la neurochirurgie, l’urologie, la dermatologie, l’ophtalmologie, l’oto-rhinino-laryncologie, la kinésithérapie et l’oncologie qui en constitue le fleuron.
Ce centre est le deuxième en Afrique après celui du Cap-Town en Afrique du Sud. Le grand défi est de permettre aux gens de venir se faire soigner. C’est là où l’implication des pouvoirs publics est sollicitée. Plusieurs pays au monde ont rendu gratuits ce soin, grâce à la couverture maladie.
Les équipements installés sont capables de prendre en charge au maximum 100 malades par jour, soit, 1200 malades par an.
Ainsi donc, la présence du chef de l’État n’est pas anodine, dans la mesure où les soins du cancer étant trop coûteux, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, dans sa vision de la couverture maladie universelle, va utiliser ce Centre comme la didactique de son quinquennat dans son volet « Couverture Santé Universelle.
Avec CM