Congo/Agriculture : les acteurs du secteur du cacao engagés à développer des chaînes de valeurs du cacao durable

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La notion des chaines d’approvisionnement de cacao durable en République du Congo a fait l’objet d’un atelier d’un jour, ce 12 juin 2024, à Brazzaville, organisé par le projet CEERC et financé par USAID en collaboration avec Rainforest Alliance dans le cadre de son programme de changement transformationnel dans la gestion durable des forêts dans les paysages transfrontaliers du bassin du Congo soutenu par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM).

Le principal enjeu de cet atelier était de former, d’informer les partenaires de la chaîne de valeur du cacao au niveau de la République du Congo sur les exigences en matière d’agriculture durable. Ensuite, de susciter un plus fort engagement du secteur privé pour les questions de durabilité pour les questions d’amélioration des conditions de vie et des droits humains des populations productrices. Aussi, de renforcer l’engagement du secteur privé et autres partenaires institutionnel pour le développement des chaînes de valeurs du cacao durable au Congo, à travers une meilleure compréhension du projet CBSLP dans sa composante 3. Aussi, du projet CEERC qui œuvre pour la définition des modèles économiques pour une chaîne de valeurs du cacao participant de façon significative à la préservation de la biodiversité et l’environnement et de l’engagement des acteurs privés et publics pour ces modèles.

Des thématiques édifiantes

Au nombre des thématiques présentées lors de cet atelier figurent, le « Projet CEERC (Promotion des Petites et Moyennes Entreprises pour la réduction de la surexploitation des animaux sauvages et la destruction des forêts en République du Congo) et l’accompagnement des modèles d’affaires durables pour un cacao zéro déforestation », qui a été coprésenté par Mme Sabine Jiekak, Chef de Projet CEERC et Baptiste Andel—BEEVE ;
Du « projet CBSLP dans sa composante 3 », animé par Mme Nadège Nzoyem, Directrice régionale Rainforest Alliance pour l’Afrique Centrale et de l’Ouest

Enfin les « Exigences requises pour une chaine d’approvisionnement agricole durable : cas du standard d’agriculture durable de Rainforest Alliance », présentée par Yannik Mboba, de Rainforest Alliance.
« On a réuni les acteurs du secteur agricole, mais aussi des acteurs du secteur forestier, du secteur du commerce extérieur et de l’environnement, pour pouvoir les intéresser aux activités de certification, aux activités de renforcement de la chaîne de valeur du cacao durable, qui est une des cinq chaînes de valeur que le projet CEECR soutient. Donc, l’idée c’est de vraiment créer le lien entre le secteur privé, les producteurs et le gouvernement qui met en place des réglementations et qui suscite l’engagement des différents acteurs pour un cacao durable », a déclaré Mme Sabine JIEKAK, Chef de Projet CEERC.

D’avis d’organisateurs

« Notre objectif aujourd’hui est de discuter des moyens par lesquels nous pouvons rendre cette chaîne d’approvisionnement plus durable, tant du point de vue environnemental qu’économique. C’est dans cette optique que s’inscrit l’atelier sur les chaînes d’approvisionnement de cacao durable en République du Congo », a déclaré M. Jean Bosco NGANONGO, DG de l’ACFAP, Représentant la ministre Rosalie >Matondo de l’économie forestière.

Selon Mme Nadège Nzoyem, « le but du projet est de conserver la biodiversité, les ressources naturelles, mais aussi d’améliorer les conditions de vie des producteurs et productrices dans le monde ». Dans le cadre du projet régional à impact du fonds pour l’environnement mondial pour le Bassin du Congo, « Rainforest Alliance travail pour améliorer l’engagement du secteur privé dans la promotion des chaînes de valeur durables et établit des liens commerciaux durables entre les communautés et le secteur privé pour la protection de la nature et le bien-être de la communauté ». a-t-elle ajouté.

« L’atelier n’est pas seulement concentré sur la filière cacao de manière générale, c’est vraiment pour informer de l’opportunité offerte par un partenaire comme Rainforest Alliance pour des projets de cacao, pour renforcer la qualité au final et processus de certification et sur la qualité et du prix du cacao comme chaîne de valeur qui fait quand même activer des activités prioritaires des communautés vivant dans la zone nord du pays », a rappelé Mme Sabine Jiekak.

Satisfécit des participants

Les échanges fructueux entre les acteurs publics, privés, société civile et tant d’autres ont permis de jeter les bases solides d’une collaboration renforcée et d’une vision partagée pour un cacao zéro déforestation.
« C’est ce que nous avons toujours souhaité depuis la nuit des temps, parce que la relance de la culture du cacao au Congo est notre principale préoccupation. C’est pourquoi nous avons tous demandé aux pouvoirs publics de ne cesser d’apporter leur appui et d’avoir un regard sur la culture du cacao. Je ne peux qu’être satisfait de la tenue de cet atelier, qui a été vraiment riche d’enseignement », a déclaré M. Roger Wilfrid Emanne de la plateforme des producteurs du cacao de la Sangha.

« L’enseignement tiré est très grand dans la mesure où on apprit que les producteurs de cacao doivent quitter la production artisanale, on doit être compétitif, c’est-à-dire, il faudrait que nous parvenions à vendre aussi le cacao sur la chaîne internationale, sur le marché international, et pour cela il faut être compétitif. Il faut produire le cacao de qualité. Ensuite, il faut être organisé. On nous a informé sur comment gérer une entreprise capable de vendre aussi sur la chaîne internationale », a déclaré Raymond Tounda, Président de la Chambre de Commerce de Ouesso dans la Sangha.

« En tant que responsable de la chambre de commerce, nous disons à CEERC-USAID et Rainforest Alliance de continuer à nous accompagner. C’est très important, c’est une école et je crois qu’avec eux nous allons submerger », a -t-il conclu.

Wilfrid Lawilla D.

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