RDC. Uvira… la ville de tous les enjeux !!!

PARLONS-EN. Depuis la chute de Bukavu en février 2025, les autorités provinciales du Sud-Kivu se sont repliées à Uvira, faisant de cette ville le nouveau siège des institutions provinciales. Mais pas seulement…. c’est également ici que l’armée congolaise (FARDC), appuyée par ses alliés (la Force de Défense Nationale du Burundi et les Wazalendo) a établi ses positions fortifiées. Cette photo, prise depuis Bujumbura (capitale du Burundi), illustre bien la complexité de la position géographique d’Uvira. Sans entrer dans une analyse des forces militaires en présence, je voudrais simplement partager une analyse descriptive, pour mieux faire comprendre à chacun l’importance stratégique de cette ville dans le contexte actuel. – À l’ouest, les hauts et moyens plateaux d’Uvira abritent de nombreux villages où vivent principalement les communautés Bafuliru, Banyamulenge et Banyindu. C’est également là que se trouve Mulenge, localité à l’origine du nom « Banyamulenge ». L’histoire récente a montré que celui qui contrôle les hauts et moyens plateaux d’Uvira possède un net avantage sur ceux qui tiennent uniquement la ville. Aujourd’hui, les combattants Banyamulenge « Twirwaneho », ayant fait allégeance à l’AFC et pris le contrôle de plusieurs localités dans ces zones (ainsi que dans les hauts et moyens plateaux de Fizi), bénéficient de cet avantage stratégique. C’est à Uvira que j’ai vécu la guerre de l’AFDL… J’ai encore en mémoire les épisodes d’août/septembre 1996, lorsque Mobutu avait dépêché des milliers de soldats zaïrois à Uvira pour combattre ce que l’on qualifiait alors de « révolte des Banyamulenge ». Chaque jour, des centaines de blessés revenaient des affrontements menés sur ces hauteurs, confirmant qu’en terrain montagneux, la personne positionnée en altitude domine presque toujours celui qui se trouve en contrebas. La tactique actuelle de l’AFC laisse entrevoir une volonté claire d’encercler Uvira par les hauteurs, comme l’illustre la récente prise stratégique de la localité de Rurambo. – A l’est, le lac Tanganyika forme une frontière naturelle entre la RD Congo et le Burundi. Uvira n’est en réalité qu’une étroite bande de terre (parfois large d’à peine 500 mètres) coincée entre deux obstacles majeurs : le lac Tanganyika d’un côté et les hauts et moyens plateaux de l’autre. En cas d’encerclement et de combats, la configuration géographique de la ville la rend particulièrement vulnérable. Le lac, infranchissable dans un contexte de conflit, ferme toute possibilité de fuite vers l’est. La seule issue terrestre reste alors le poste frontalier de Kavimvira, menant à Bujumbura, la capitale burundaise. – Au Nord, s’étend ce que l’on appelle « Plaine de la Ruzizi ». Sur près de 90 kms, elle regroupe une dizaine de localités faisant partie intégrante du territoire d’Uvira. Aujourd’hui, cette zone est sous le contrôle des FARDC et de leurs alliés (Burundais et Wazalendo). D’après les témoignages de ceux qui s’y sont rendus récemment, la plaine de la Ruzizi ressemble à une véritable forteresse imprenable, compte tenu du nombre important d’élements FARDC, de soldats burundais et de Wazalendo qui y sont déployés. L’armée congolaise contrôle ainsi toutes les localités de la Plaine de la Ruzizi, jusqu’au niveau de la localité de Katogota, où sont positionnées les forces de l’AFC/M23. De Katogota à la frontière rwandaise (Province de l’Ouest), c’est environ 8km. Toute tentative de capture de la ville d’Uvira passerait donc nécessairement par la prise de toutes ces localités sur les 90 kms de la plaine de la Ruzizi. Il faut également noter que cette bande territoriale est frontalière des anciennes provinces burundaises de Cibitoke et de Bubanza. Du temps de la guerre de l’AFDL, lorsque le Burundi était engagé aux côtés des rebelles, la conquête de la plaine de la Ruzizi ne représentait pas une difficulté majeure. Aujourd’hui, les enjeux sont radicalement différents. – Au sud, les territoires de Fizi et de Kalemie, accessibles aussi bien par la route que par le lac Tanganyika. Lors de la chute de Bukavu, par exemple, tous les éléments des FARDC repliés à Uvira avaient fini par embarquer sur des bateaux depuis le port d’Uvira, cap sur Kalemie. Par Benjamin Babunga Watuna Penseur libre
Burkina : Carol Flore-Smereczniak, coordinatrice résidente du Système des Nations Unies, déclarée persona non grata après un rapport controversé

La Coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies au Burkina Faso, Carol Flore-Smereczniak, a été déclarée persona non grata par le gouvernement au début de la semaine. La décision du gouvernement burkinabè fait suite à l’élaboration, sans concertation avec les autorités nationales, d’un rapport du Secrétaire général des Nations Unies sur « Les enfants et le conflit armé au Burkina Faso » contenant des informations jugées « non fondées ». Dans un communiqué, le porte-parole du gouvernement burkinabè Gilbert Pingdwendé Ouédraogo, reproche à l’équipe spéciale pays, coprésidée par Mme Flore-Smereczniak, d’avoir produit un document comportant « des affirmations sans fondement et des contre-vérités », mettant sur le même plan les forces de défense et de sécurité burkinabè et les groupes armés terroristes, rapporte l’Agence d’information du Burkina (AIB). Patricia Engali
L’Union des Congolais du Maroc lance une série de rencontres communautaires

DIASPORA. L’Union des Congolais du Maroc (UCM) a donné le coup d’envoi, samedi 16 août, d’une série de rencontres communautaires baptisées « UCM vient chez vous ». La première étape s’est tenue à la Fondation Orient-Occident, située dans la commune de Yacoub El Mansour à Rabat, en présence des Congolais résidant à Rabat, Salé et Tamesna. Ces descentes de proximité ont pour objectif de présenter l’association, de rappeler ses missions et surtout d’échanger avec la diaspora congolaise installée au Maroc sur les difficultés rencontrées au quotidien. Après Rabat, l’UCM prévoit d’aller à la rencontre des compatriotes dans d’autres villes telles que Casablanca, Mohammedia, Tanger, Meknès, Marrakech, Fès ou encore El Jadida. « Cette initiative vise à comprendre les besoins de notre communauté afin de mettre en place des solutions concrètes », a expliqué le secrétaire général de l’UCM, Chris Ganga Oumba. Il a tenu à préciser que l’UCM n’est pas une caisse d’assurance sociale, mais une association fonctionnant grâce aux cotisations de ses membres et ouverte à tout Congolais vivant au Maroc. M. Oumba a également insisté sur la volonté du bureau de collaborer avec les autres associations congolaises du Royaume afin de bâtir un cadre fédérateur où solidarité et participation seront au cœur des actions. La chargée de la culture de l’UCM, Mme Aurore Boréale, a pour sa part souligné « la nécessité de construire une communauté plus unie, plus forte et mieux organisée, à l’instar d’autres diasporas africaines établies au Maroc ». Présents à la rencontre, plusieurs participants ont salué l’initiative. L’un d’entre eux, ayant requis l’anonymat, a déclaré : « Nous sommes très heureux d’avoir reçu le bureau de cette nouvelle association. Nous espérons qu’elle sera à la hauteur des attentes de notre communauté. » La rencontre s’est clôturée dans une ambiance fraternelle autour d’une collation, marquant ainsi le début d’un cycle de dialogues réguliers entre l’UCM et ses compatriotes. Fred Mbemba
Jeux Mondiaux de Chengdu 2025 : Marcel GBETABLE écrit une nouvelle page d’Or pour le Bénin

Le Bénin vient d’inscrire une nouvelle page glorieuse à son histoire sportive et brille de nouveau sur la scène internationale. À Chengdu, en Chine, notre pays a été magnifiquement représenté par Marcel GBETABLE, plus connu sous le surnom de « Colonel GBE ». Véritable icône de la pétanque béninoise, il a décroché le prestigieux titre de champion du monde de Tir de Précision aux Jeux Mondiaux 2025. La finale l’opposait à l’Italien Andrea CHIAPELLO, tenant du titre mondial en 2024. Dans un duel intense et palpitant, le « Colonel GBE » a fait preuve d’un sang-froid remarquable et d’une précision redoutable pour s’imposer. Score final : 29 à 25 en faveur du Bénin. Ce triomphe n’est pas un coup d’éclat isolé dans la carrière de Marcel GBETABLE. Révélé lors des Championnats du Monde 2023, il s’était déjà illustré en remportant : – le titre de Champion du monde en doublette mixte avec Laïma SAMBO, face à la France ; – et celui de vice-champion du monde en doublette aux côtés de Marcel BIO. Avec ce nouveau sacre, Marcel GBETABLE confirme son statut de légende vivante de la pétanque. Sa victoire illustre à la fois son immense talent et la détermination de l’ensemble des boulistes béninois, qui ne cessent d’honorer les couleurs nationales sur la scène mondiale. Désormais, le Bénin s’impose comme une véritable terre de pétanque, capable de rivaliser avec les plus grandes Nations et de continuer à écrire, avec éclat, l’histoire du sport mondial.
Marché du travail au Maroc : Casablanca-Settat et le Sud en tête pour l’emploi et le chômage

MARCHE DU TRAVAIL. Selon les chiffres publiés récemment par le Haut-commissariat au plan (HCP), cinq régions abritent 72,3% de l’ensemble des actifs âgés de 15 ans et plus au Maroc. Dans sa note d’information relative à la situation du marché du travail au deuxième trimestre de 2025, la région de Casablanca-Settat se situe en première position avec 22,2% d’actifs, suivie de Rabat-Salé-Kénitra (13,6%), de Marrakech-Safi (13%), de Fès-Meknès (11,8%) et de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (11,7%). Les données recueillies montrent que quatre régions affichent des taux d’activité supérieurs à la moyenne nationale (43,4%): Tanger-Tétouan-Al Hoceima avec 47,9%, le Sud (46,6%), Casablanca-Settat (45,4%) et Marrakech-Safi (43,9%). « En revanche, les taux les plus bas sont enregistrés dans les régions de Béni Mellal-Khénifra (39,7%), de Drâa-Tafilalet (40,1%), de Sous-Massa (40,4%) et de l’Oriental (40,4%), a fait savoir l’institution publique. En ce qui concerne le chômage, il apparait que cinq régions concentrent également 72,3% des chômeurs. Il s’agit de la région de Casablanca-Settat (25,5%), de Fès-Meknès (14,8%), de Rabat-Salé-Kénitra (13,1%), de l’Oriental (10,7%) et de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (8,2%). Il est important de noter qu’au deuxième trimestre les taux de chômage les plus élevés sont observés dans les régions du Sud (25,7%) et de l’Oriental (21,1%), comme le souligne la note du Haut-commissariat. Et de préciser qu’ »avec moins d’acuité, deux régions dépassent la moyenne nationale (12,8%) à savoir Fès-Meknès (16,2%) et Casablanca-Settat (14,7%) ». En revanche, tout indique que les régions de Drâa-Tafilalet, de Marrakech-Safi et de Tanger-Tétouan-Al Hoceima enregistrent les taux les plus bas durant cette même période, respectivement 6,4%, 7,5% et 8,9%, a conclu le HCP. Martin Kam
Commémoration : le Congo célèbre ses 65 ans d’indépendance dans la paix et vers le développement

La République du Congo, célèbre ce 15 août 2025, le 65ème anniversaire de son accession à l’indépendance. Un défilé civil et militaire a été organisé au boulevard Alfred Raoul de Brazzaville, sous haut patronage du président de la République, Denis Sassou N’Guesso et madame. Aujourd’hui, sous la très haute autorité de Denis Sassou N’Guesso, président de la République, Chef suprême des armées, les Congolais honorent un repère cardinal de l’histoire de leur nation dans sa lutte pour le triomphe des libertés. Les célébrations y afférentes se déroulent sous le thème « Mobiliser dans la paix, ensemble poursuivant la marche vers le développement ». Ce sujet souligne que la nation ne se résume pas à un patrimoine transmis, mais qu’elle représente également un chantier où chaque citoyen joue le rôle d’un architecte, contribuant à bâtir son avenir. A ce jour, notre terre, la terre congolaise, résonne des pas de l’histoire. Les vents qui passent sur notre terroir portent encore les échos des champs de liberté entonnés, il y a de cela 65 ans. Des forêts jusqu’à la savane et des savanes jusqu’à la mer. Les citoyens congolais, venus des quatre coins du pays, se sont rassemblés au boulevard Alfred Raoul de Brazzaville pour participer à cette importante fête nationale. Leur défilé symbolise leur engagement, rythmé par les pas cadencés de notre vaillante force publique sur ce trottoir chargé de souvenirs, accompagnés des chants interprétés par les forces vives de la nation. Le défilé civil et militaire a été le point d’ordre de la présente cérémonie commémorative marquant le 65ème anniversaire de l’indépendance où la participation des toutes les institutions, les ministères, des administrations publiques, des collectivités décentralisées et concentrées, des entreprises privées, des partis politiques, la société civile, ONG, les confessions religieuses, notamment l’église communément appelée « Kimbanguiste » à travers aussi bien, les fidèles en défilant et par la fanfare dans l’animation du défilé civil, l’église Lassyste, l’Eglise Evangélique du Congo, l’église catholique, sans oublier les communautés étrangères et et autres. La spécificité de cet événement a été illustrée par la vigueur de la collaboration militaire entre le Congo et les États-Unis d’Amérique, illustrée notamment par la présence du détachement de l’Orchestre des Forces aériennes américaines en Europe et en Afrique. A noter que dans un esprit d’un seul peuple, d’une seule âme, d’un seul cœur ardent et fier, les congolais reconnaissent les efforts consentis par les hommes et les femmes qui s’étaient levés pour que nous soyons libres aujourd’hui. Il y a 65 ans en effet, sur cette terre bénie, nos pères et nos mères avaient brisé les chaînes. Ils avaient affronté la tempête, les mains nues, mais le cœur armé d’une foi et d’une espérance en l’avenir. Peu avant le début du défilé, le Président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a procédé à la décoration dans plusieurs ordres nationaux à un échantillon de compatriotes. Ces derniers se sont distingués par leur engagement, leur travail exemplaire et leur attachement aux valeurs fondamentales qui incarnent la noblesse de notre citoyenneté commune. Souvenons-nous que de nombreux Brazzavillois, ainsi que d’autres, ont été présents pour vivre de leurs propres yeux ce défilé qui a honoré la célébration du 65e anniversaire de l’indépendance du Congo. Le défilé civil et militaire a commencé à 11h08 et s’est terminé à 13h45. Wilfrid Lawilla D.
Congo/ SMIB 2025 : le Kenya et l’Ouganda dominent le plateau international

SPORTS. La 20ème édition du semi-marathon international a livré ses résultats. Avec des performances respectives de 1h04mn32s pour le Kenyan Denis Kipkosgei et 1h13mn10s pour l’Ougandaise Ruth Cheptoyek, ces deux athlètes ont largement dominé la course qui s’est tenue le 14 août 2025 à Brazzaville, à l’occasion du 65ème anniversaire de l’indépendance du Congo. Cette année, le semi-marathon de la Brazzaville a fêté ses 15 ans d’existence. La Fédération locale de course à pied, en tant que partenaire principal de l’événement, a à nouveau insufflé l’énergie du sport dans cette compétition. Avec un parcours de 25 km, officiellement homologué selon les standards internationaux, le marathon 2024 a rassemblé près de 7 000 participants, dont une trentaine d’athlètes venus de l’étranger. Pour les nationaux tous les 15 départements ont été représentés. Une dizaine d’athlètes congolais, cinq hommes et cinq femmes, se sont préparés, grâce au soutien du sponsor officiel (SNPC) ont suivi trois mois de formation à Eldoret, au Kenya, pour renforcer leur endurance et porter haut les couleurs du Congo. Au niveau de la sous-région, 6 pays étaient présents à Brazzaville, à savoir la RDC, le Cameroun, le Tchad, le Gabon et la RCA. Pour le plateau international, la 20 ème édition a réuni les athlètes venus de l’Ethiopie, de l’Ouganda, du Kenya et du Rwanda. Sur le terrain, la tradition a été respectée. Une fois encore, les athlètes congolais ont mordu la poussière face aux étrangers qui se sont imposés sur le plateau international dès le premier bouclage des 8 premiers kms. Et sans surprise, c’est le Kényan Denis Kipkosgei, avec un chrono de 1h04mn32s, en version masculine qui a franchi le premier la ligne d’arrivée avec un chrono de 1h04mn32s de 1heure ; talonné de près par l’ougandais Ezékiel Chepkorom et Rwandais Félicien Muhitira, tenant du titre, avec respectivement un chrono de 1h04mn38s et d’1h4mn 56s. En version féminine, la logique a été encore respectée et le tiercé gagnant a souri largement aux athlètes des hauts plateaux. Sur la plus haute marche du podium s’est illustrée l’ougandaise Ruth Cheptoyek avec un chrono de 1h13mn 10s. Ses poursuivantes immédiates ont pour noms Frida Hassanatte du Tchad (1h 13min 36 s) et Emeline Imanizayo du Rwanda (1h 17min 00 sec). Du côté des nationaux, la palme d’or est revenue, en version masculine, à Jean Marie Sametone Matena Libombo qui a bouclé les 21km 100 en 1h09mn5s. Il a été talonné de près par Rubin Bindikou et Nelson Mandela Boyoko qui ont affiché respectivement un chrono1h0946s et 1h10mn7s. En version féminine, Missamou Bafoundissa Léonce Chardevie, la tenante du titre s’est contentée de la 3ème place avec un chrono de 1h17mn20s. Elle a été détrônée par Ladelice Matoumbissa suivie de Cleme Mambeke réalisant pour la première un chrono de 1h16mn30s et pour la deuxième un chrono 1h16mn51s. Au cours de cette 20ème édition, l’association sport et loisir (ASEL) partenaire international du SMIB a décerné au président, Denis Sassou N’Guesso, un trophée en bronze de 23 kilos soulignant l’élégance et la noblesse de la presse. Un trophée a été également remis au Directeur général de la SNPC, Maixent Raoul Ominga. Le président du Comité de direction du SMIB, Raymond Ibata, a reçu également un trophée de la part de l’ASEL. Au cours de cette édition, les athlètes ayant figuré sur le podium lors des compétitions nationales ont vu leurs primes s’accroître. Le vainqueur a reçu un chèque de 2 500 000 FCFA, le second 2 000 000 FCFA, et le troisième 1 500 000 FCFA, représentant une hausse de 500 000 FCFA par rapport aux éditions précédentes. Wilfrid Lawilla D.
La littérature congolaise en mouvement, nouvelle parution aux éditions Renaissance Africaine de Noël Kodia-Ramata

LITTÉRATURE CONGOLAISE. Le roman congolais ne cesse d’être pérennisé par la nouvelle génération des écrivains. Déjà dans l’Anthologie analytique des écrivains congolais, publié aux éditions Langlois Cécile, Noël Kodia- Ramata nous analysait 80 ouvrages parmi un grand nombre de romans produits de 2006 à 2016, une suite logique du Dictionnaire des œuvres littéraires congolaises qui révèlent la fécondité de la littérature congolaise. Le roman apparaissant en ce moment comme le genre le plus prisé des créateurs des œuvres de l’esprit, Noël Kodia-Ramata continue ses recherches sur le roman en mettant en lumière les écrivains de la nouvelle génération, souvent méconnus par le public. Avec La littérature congolaise en mouvement : Analyse de 12 romans de la nouvelle génération des écrivains congolais aux éditions Renaissance Africaine, qui se sont rapprochés de l’auteur découvrent dans ce modeste travail leur roman analysé. Que les écrivains de la nouvelle génération dans le domaine du roman prennent leur mal en patience : ils auront éventuellement leur place dans les prochaines études critiques de l’auteur. Romans analysés dans cet ouvrage : -1 Fétiche dans la poche, Brice Patrick Ngabellet, éditions Mon petit Editeur, paris, 2015 -2Fatale obsession, Rebecca de Ibende, éditions l’harmattan paris, 2006 -3 L’affreuse vie de Ndinga, Ariane PrefnaMabiri-Ma-Kaya, éditions L’Harmattan, Paris, 20017 -4Comme c’est beau la France, Philippe Moukoko, éditionsL’Harmattan, Paris, 2017 -5 L’intruse de Khalifat, Charles Nkouanga, éditions La Doxa, Paris, 2018 -6 Longue est ma route, Paterne Ngoulou, éditions L’Harmattan, Paris, 2019 -7 Brazzaville ma mère, BedelBaouna, éditions Le Lys Bleu, Paris, 2019 -8 Rescapé, Anthony Mouyoungui, éditions Maïa, Paris, 2020 -9 Le spectre de l’amour, Emma Diamonéka, éditions Maïa, Paris, 2023 -10 La Cité d’attache du vieux port, Emile Gankama, éditions L’Harmattan, Paris, 2023 -11 Le livre de ma grand-mère, Prince ArnieMatoko, éditions Renaissance Africaine, Paris, 2023 12 Â l’ombre du désespoir, Ferréol Gassakys, éditions Les 3 Colonnes, Paris, 2024 Docteur en littérature française de l’université de Paris IV Sorbonne, Noël-Ramata-Kodiaa enseigné les littératures française, francophone et congolaise à l’Ecole Normale Supérieure de Brazzaville (université Marien Ngouabi) ; il s’intéresse à la recherche au niveau du roman congolais, français et francophone. Plusieurs articles dans les presses nationale et internationale. On retrouve également quelques-unes de ses contributions dansla rubrique « Arts et lettres » du magazinz panafricaine Afrique Education. On lui doit le premier Dictionnaire des œuvres littéraires congolaises dans le domaine des romans et des recueils de nouvelles, ouvrage publié en 2010 aux éditions Paari à Paris.