Sublime Côte d’ivoire : le ministère du Tourisme signe un partenariat avec le Stade Français Paris pour trois saisons

Sublime Côte d’ivoire : le ministère du Tourisme signe un partenariat avec le Stade Français Paris pour trois saisons

Le Ministère ivoirien du Tourisme et des Loisirs a signé, ce 2 septembre 2025, à Paris, un partenariat majeur avec le Stade Français Paris, un club de rugby de la capitale française, pour les trois prochaines saisons. Ce partenariat a été facilité par SPORTFIVE, agence de marketing sportif internationale. Dans le cadre de ce partenariat, Sublime Côte d’Ivoire bénéficiera en effet d’une exposition sur la face avant du maillot de l’équipe professionnelle en TOP 14 et Coupe d’Europe à domicile et à l’extérieur, sur les équipements du staff, ainsi que sur le maillot de l’équipe féminine des Pink Rockets, en complément de dispositifs de visibilité classiques dans le stade. Cette convention prévoit en outre : – Une communication auprès du grand public pour promouvoir le tourisme ;– Des synergies B to B entre les entreprises ivoiriennes qui souhaitent s’implanter en France et des entreprises françaises dans leur développement en Côte d’Ivoire ;– Un développement de la pratique du rugby en Côte d’Ivoire en s’appuyant sur l’expertise du club parisien qui a développé un réseau de clubs partenaires à l’international : accompagnement, séances de formation en ligne et sur site, accueil de jeunes joueurs/joueuses pour des stages, envoi de maillots et dotations. « Ce partenariat avec le Stade Français Paris marque une étape majeure dans la stratégie d’internationalisation de la destination Sublime Côte d’Ivoire », a expliqué Siandou Fofana, ministre du Tourisme et des Loisirs, pour qui le sport, et en particulier le rugby, véhicule des valeurs de fraternité, de respect et de dépassement qui résonnent avec l’identité ivoirienne. Faire de la Côte d’Ivoire l’une des destinations principales de l’Afrique. Tel est le plan stratégique déployé par le gouvernement ivoirien à travers le concept « Sublime Côte d’Ivoire ». Aussi, à travers ce partenariat, le ministère en charge du Tourisme entend non seulement faire découvrir la richesse du patrimoine touristique et culturel de la Côte d’Ivoire, mais aussi favoriser l’émergence de nouveaux talents et renforcer les liens entre Abidjan et Paris. « Nous sommes fiers que la Côte d’Ivoire devienne le partenaire majeur du Stade Français Paris », s’est, pour sa part, félicité Thomas Lombard, Directeur Général du Stade Français Paris, avant d’ajouter : « En choisissant notre club pour promouvoir son attractivité, créer des synergies économiques et surtout développer la pratique du rugby grâce à notre expertise, la Côte d’Ivoire initie une collaboration inédite dans le monde du rugby. » A l’en croire, « être le premier club à s’associer à un pays africain donne à ce partenariat une dimension à la fois sportive, humaine et stratégique ». Exprimant sa fierté d’avoir contribué à la naissance de cette collaboration, Xavier Oddone, Directeur Général de SPORTFIVE, a affirmé qu’il s’agit d’un « projet porteur de sens, mêlant rayonnement culturel, développement économique et passion du rugby ».  A noter que le ministère du Tourisme avait précédemment signé un partenariat avec le club de football français de l’Olympique de Marseille en vue de promouvoir la destination Côte d’Ivoire.

Mali/Année de la culture : la 5ème édition du SIAMA officiellement lancée

Mali/Année de la culture : la 5ème édition du SIAMA officiellement lancée

La salle des banquets du Centre International de Conférences de Bamako (CICB) a accueilli, ce jeudi 4 septembre 2025, la cérémonie de lancement officiel de la 5ᵉ édition du Salon International de l’Artisanat du Mali (SIAMA). Présidée par le Ministre en charge de la Culture, M. Mamou DAFFÉ, en présence du Ministre de la Communication, de l’Économie Numérique et de la Modernisation de l’Administration, M. Alhamdou Ag ILYÈNE, et de la Ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall SECK, du Président de l’Assemblée Permanente des Chambres de Métiers du Mali (APCMM), des représentations diplomatiques de l’AES ainsi que des acteurs du monde de la culture et de l’artisanat. Organisée par le Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, en collaboration avec l’Assemblée Permanente des Chambres de Métiers du Mali (APCMM) et les Organisations Professionnelles d’Artisans (OPA), cette édition du SIAMA se tiendra du 27 novembre au 07 décembre 2025 au Parc des Expositions de Bamako, sous le thème : « Artisanat, facteur de développement et de sauvegarde de notre identité culturelle ». Cette édition est placée sous le Haut Patronage de Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, et s’inscrit dans le cadre de l’Année de la Culture au Mali décrétée par le Président de la Transition. Le SIAMA, selon le Ministre DAFFÉ, est un espace de célébration de l’unité nationale et d’affirmation de l’identité nationale de notre pays. Le SIAMA, selon lui, va au-delà de l’aspect économique : il est un espace de préservation de notre héritage commun. Soutenir l’artisanat, c’est soutenir l’économie malienne. Le Burkina Faso et la République du Niger seront les pays invités d’honneur de cette édition qui proposera un programme riche et diversifié. Durant dix (10) jours, il est prévu des panels de haut niveau, des ateliers thématiques, des défilés de mode, des animations artistiques et socioculturelles, un circuit touristique, une soirée de gala consacrée à la distinction des lauréats, entre autres. Le rendez-vous est donc pris du 27 novembre au 07 décembre 2025 au Parc des Expositions de Bamako.

L’ONU et l’Éthiopie exhortent le Sommet africain sur le climat à envoyer un message clair : la COP 30 doit tenir ses promesses envers les nations africaines

L’ONU et l’Éthiopie exhortent le Sommet africain sur le climat à envoyer un message clair : la COP 30 doit tenir ses promesses envers les nations africaines

Le Sommet africain sur le climat qui se tiendra la semaine prochaine est une occasion à ne pas manquer pour envoyer un message clair à la communauté internationale, selon une déclaration commune forte publiée aujourd’hui par l’ONU Climat et le gouvernement éthiopien : « L’Afrique est prête à intensifier son action en faveur du climat, mais la COP 30 doit veiller à ce qu’elle en ait pleinement les moyens. » La déclaration commune, publiée aujourd’hui lors de la Semaine du climat à Addis-Abeba, intervient alors que les nations du monde entier se préparent pour la conférence mondiale cruciale sur le climat COP 30 qui se tiendra au Brésil en novembre. La déclaration, signée par S.E. Dr Fitsum Assefa, ministre éthiopien de la Planification et du Développement, et M. Simon Stiell, Secrétaire exécutif d’ONU Climat, prépare le terrain pour le Sommet africain sur le climat qui débutera lundi prochain, le 8 septembre, à Addis-Abeba. « Cette Semaine du climat a montré qu’aucun continent n’a plus de potentiel que l’Afrique pour mener des actions climatiques qui transforment les vies et les économies pour le mieux. Avec la population la plus jeune du monde, de vastes ressources naturelles, un potentiel inégalé en matière d’énergies renouvelables, une diversité extraordinaire et l’ingéniosité humaine, l’Afrique est un énorme ressort prêt à se déployer pour mener des actions climatiques », indique la déclaration. « Cette semaine du climat a montré que les innovateurs africains proposent des solutions pionnières pour renforcer la résilience climatique et réduire les émissions responsables du réchauffement de la planète. Cependant, elle a également mis en évidence une fois de plus que seule une fraction de ce potentiel a été réalisée jusqu’à présent. La décarbonisation mondiale progresse à grands pas, les investissements dans les énergies propres ayant atteint 2 000 milliards de dollars rien que l’année dernière, stimulant la croissance économique et créant des millions de nouveaux emplois, mais seule une fraction de ces investissements est destinée aux pays africains. » Les deux dirigeants ont souligné que les récentes conférences des Nations unies sur le climat (COP) ont abouti à des résultats concrets à l’échelle mondiale qui devraient profiter de manière significative à l’Afrique et à d’autres pays en développement. « Mais pour concrétiser ces avantages, la COP 30 doit prendre les prochaines mesures concrètes : avec des résultats ambitieux qui transforment les accords en résultats concrets sur le terrain, et des solutions évolutives qui ouvrent une nouvelle ère de mise en œuvre… Car lorsque tous les pays sont en mesure de prendre des mesures climatiques audacieuses, cela renforce l’ensemble de l’économie mondiale et profite aux 8 milliards d’habitants de la planète », conclut la déclaration. Lisez l’intégralité de la déclaration commune à l’adresse suivante : Déclaration commune de l’ONU sur les changements climatiques et du gouvernement éthiopien | CCNUCC AMA

Libre circulation en Afrique : mythe ou avenir possible

Libre circulation en Afrique : mythe ou avenir possible

TRIBUNE. L’article 13 de la Déclaration universelle des droits de l’homme stipule : « Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence. » L’espace Schengen incarne le principe posé par cet article, en reconnaissant à toute personne le droit de circuler librement et de choisir sa résidence. En supprimant les contrôles aux frontières intérieures entre les États membres, ce dernier permet une libre circulation des personnes conforme à ce droit fondamental. Ainsi, il traduit concrètement la liberté de circulation en une réalité juridique et pratique au sein de plusieurs pays européens. Ce constat amène à s’interroger sur la situation de la libre circulation des personnes en Afrique. Tout comme l’Union européenne a encouragé cette coopération pour renforcer la mobilité, la sécurité commune et l’intégration économique entre ses États membres. L’Afrique dispose également d’une organisation régionale. L’Union africaine, dont l’un des objectifs est de promouvoir les droits de l’homme et le développement à travers le continent, pouvant ainsi contribuer à cette avancée. La libre circulation en Afrique : un enjeu majeur Ne serait-ce pas un véritable progrès pour les Africains, de pouvoir voyager librement sur leur propre continent ? Pourquoi est-il si difficile pour les Africains de voyager en Afrique ? A cette question, le reportage d’AJ+ Français, présenté par Rémi Nsabimana, met en lumière un paradoxe frappant : alors que l’Afrique parle d’intégration et d’émergence, la libre circulation des personnes reste un défi majeur. Ce constat rejoint celui de la Banque africaine de développement, qui souligne que plus de lamoitié des pays africains exigent encore un visa à leurs ressortissants, alors que les étrangersnon africains bénéficient souvent de conditions d’accès plus favorables. Cette situation nourritun sentiment d’étrangeté entre pays frères. Les obstacles à la mobilité intra-africaine Au-delà de la question des visas, le reportage rappelle que le coût des transports, l’insécuritéroutière et l’absence de réseaux ferroviaires régionaux constituent des freins majeurs àl’intégration. Il sied de rappeler que l’agenda 2063 de l’Union africaine a pour objectif de renforcer l’intégration régionale, d’encourager le commerce intra-africain et faciliter la mobilité des citoyens à travers le continent. Dans ce cadre, le protocole adopté en 2018 à Kigali, prévoyait que tout citoyen d’un État membre puisse entrer, circuler librement et résider dans un autre État membre. Cependant, bien que 32 pays aient signé le protocole, seuls 4 pays l’ont ratifié à ce jour, loin des 15 nécessaires pour son entrée en vigueur. Cet échec a été justifié par des préoccupations liées à la sécurité, à la souveraineté nationale ou encore aux défis logistiques. Des arguments compréhensibles, mais qui ne sauraient justifier de freiner l’intégration et le développement du continent. Leçons tirées de l’expérience européenne Au début, certains pays européens étaient également méfiants. Supprimer les contrôles auxfrontières en Europe a suscité une forte méfiance : la France et l’Allemagne de l’Ouest, parexemple, avaient initialement rejeté une proposition de la Commission européenne allantdans ce sens. Elles craignaient de perdre leur souveraineté sur la gestion des frontières etdoutaient de la capacité de certains pays du Sud à contrôler efficacement l’immigration enprovenance de l’extérieur de la Communauté économique européenne.Cela illustre que, bien avant de devenir un symbole d’intégration, l’espace Schengen a d’abordété freiné par des craintes liées à la sécurité et à la maîtrise des flux migratoires. Solidarité et confiance Une plaidoirie en faveur de cette ambition apparaît opportune, car l’Afrique ne saurait selaisser paralyser par ses appréhensions au risque de compromettre son avenir. La librecirculation est bien plus qu’un simple projet politique : c’est un levier d’intégration, dedéveloppement et de fierté continentale. Chaque Africain, qu’il soit citoyen ou dirigeant, a unrôle à jouer pour transformer cette vision en réalité. Pourtant, la réalité est encore loin de ce rêve. Dans de nombreuses communautés régionalestelles que la CEEAC, l’IGAD, la CDAA, la CEDEAO ou la COMESA, la libre circulation despersonnes et des biens peinent à se concrétiser. Ce n’est pas d’abord un problèmed’infrastructures, mais un déficit de solidarité et de confiance entre États. Les disparités économiques et politiques, les préoccupations sécuritaires et sanitaires, etsurtout le manque de coordination et d’intégration efficace créent un climat de méfiance. Lapeur de « l’étranger voisin », prêt à se retirer au moindre problème, reste un obstacle majeur.Malgré l’existence de l’Union africaine, l’Afrique demeure fragmentée, et son potentiel demobilité intra-continental reste largement sous-exploité. Mais cette situation n’est pas une fatalité. Elle rappelle à quel point il est urgent de renforcerla coopération, d’instaurer la confiance et de construire une véritable solidarité africaine. Lalibre circulation n’est pas un mythe : elle peut devenir une réalité dès lors que chaque acteurdu continent, citoyen et dirigeant, choisit de s’engager activement pour l’avenir commun. Par Israel LUKAUEtudiant en droit – l’Université Catholique du Congo

RDC. MUTAMBA : LES ENJEUX D’UN VERDICT JUDICIAIRE…

RDC. MUTAMBA : LES ENJEUX D’UN VERDICT JUDICIAIRE…

POINT DE VUE. C’est avec beaucoup d’attention que j’ai suivi le procès de Constant Mutamba et le verdict qui venait d’être prononcé de la manière que l’on sait . J’en tire principalement trois leçons ci-après. 1. Au regard du prochain calendrier électoral prévu pour 2028, la durée de CINQ ANS d’inéligibilité et de non accès aux fonctions publiques requis contre le condamné sonne comme une stratégie d’élimination déguisée d’un adversaire politique que l’on veut marginaliser de la conquête du pouvoir. Ce jeune homme devenu trop populaire dérange le système. En réussissant à gagner les cœurs et les esprits d’une grande partie de l’opinion publique congolaise, il commençait à être vu par cette dernière comme une alternative sérieuse à la maffia politico-militaire qui a élu domicile à Kinshasa et qui cherche mille voies et moyens pour perdurer. 2.Observez bien le triple cycle vital du pouvoir tutsi de l’AFDL qui a pris NAISSANCE depuis 1997 sur le sol congolais, qui a atteint son APOGÉE sous les 18 ans de l’ère Kabila dans sa capacité d’infiltrer toutes les institutions républicaines congolaises. Depuis un moment, ce système aura déjà entamé sa phase existentielle de VIEILLISSEMENT et de DISPARITION. Les mensonges, les manipulations et le chaos organisé sur lesquels il a été construit ( cfr l’ouvrage « Stratégie du chaos et du mensonge: Poker menteur en Afrique des Grands Lacs » de Patrick Mbeko & Honoré Ngbanda) se révèlent de plus en plus inefficaces car tout congolais – jusqu’aux habitants des villages – a compris leur mode opératoire. Ça ne fonctionne plus que par la répression et surtout par la volonté mortifère de « tuer » politiquement ou physiquement tout congolais qui entreprend des actions spectaculaires capables de précipiter sa disparition. Vous aurez alors compris pourquoi Vital Kamerhe (un pied ici et un autre là-bas) a dû procéder illégalement et précipitamment à la levée de l’immunité du ministre de la justice. Son initiative s’accordait justement avec la volonté jusqu’au boutiste du système tutsi-afdl de bâillonner toutes velléités qui pousseraient les congolais de sortir la tête de l’eau et de commencer à démanteler cette maffia. Seule la mort politique de Mutamba était la finalité et non point l’assainissement du climat généralisé de pillages du trésor public, de corruptions et de concussions massives qui caractérise la vie quotidienne en RDC. 3.Les juges de la Cour de cassation, en prenant le courage de ne pas se laisser intimider par de nombreuses pressions et d’aller jusqu’au bout du prononcé du verdict, ont réussi à sauver les meubles de l’institution judiciaire mais juste pour un petit répit. Pourquoi ? Parce que ce que viennent de faire les avocats de la Cour de cassation est un couteau à double tranchant. Il a taillé Mutamba à la gorge tout en le jetant au placard de Makala mais ce même couteau risque bien de se retourner désormais contre les avocats de cette même cour et contre de nombreux barons du régime cités dans de nombreuses « casseroles » liées aux détournements dix fois plus importants que ce dont est accusé Mutamba. Bref le verdict sur Mutamba ne clôt pas le procès, bien au contraire il ne fait qu’ouvrir la boîte de Pandore. À moins d’un éventuel recours, il s’avère qu’aux yeux de la jeunesse congolaise, le procès ne fait que commencer et est en voie de pousser de toute évidence le peuple congolais à devenir plus regardant et plus IMPITOYABLE à la geste politique congolaise et à toutes ses dérives. Ce procès a eu l’avantage d’ouvrir la boîte de Pandore et la puanteur, sa trop grande puanteur au regard des pillages systématiques des caisses de l’Etat pourra faire vasciller les fondations du système politique tout entier mis en place depuis la « fausse » libération de mzi 1997. Par Germain Nzinga

Burkina Faso/Littérature : Yentema Raïssa Doumi publie son premier roman « La Garde du Corps »

Burkina Faso/Littérature : Yentema Raïssa Doumi publie son premier roman « La Garde du Corps »

L’écrivaine burkinabè Yentema Raïssa Doumi vient de signer son premier roman intitulé « La Garde du Corps », une œuvre qui met en lumière le combat d’une orpheline pour s’imposer dans un monde masculin. Le récit met en lumière Ange, une jeune femme orpheline qui, malgré les épreuves et le rejet, réussit à s’imposer dans un univers masculin en devenant garde du corps. Admirée pour son professionnalisme, elle incarne la résilience, la foi et la quête d’amour. À travers ce roman, l’autrice explore des thématiques profondes telles que l’émancipation professionnelle des femmes, l’unité familiale, la complicité parents-enfants, la spiritualité, l’amour et la solidarité. Née le 5 octobre 1995, Yentema Raïssa Doumi est communicatrice de formation, chroniqueuse et animatrice, aujourd’hui engagée dans la littérature. Le roman « La Garde du Corps », 231 pages, est paru aux Éditions Céprodif et disponible au prix de 7 000 F CFA dans les librairies DIACFA, MERCURY et JEUNESSE D’AFRIQUE et à Fada N’Gourma au télécentre YENKILMA (Grand marché). AIB

Le nombre de personnes disparues enregistrées auprès du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge en hausse de près de 70% en cinq ans

Le nombre de personnes disparues enregistrées auprès du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge en hausse de près de 70% en cinq ans

MONDE. Le nombre de personnes enregistrées par le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge comme portées disparues avait augmenté de près de 70% en cinq ans et atteint environ 284 000 personnes, à cause notamment de la multiplication des conflits, des migrations massives et de l’étiolement du respect des règles de la guerre. « Du Soudan à l’Ukraine, en passant par la Syrie ou la Colombie, le constat est sans appel : la montée en flèche des disparitions nous rappelle, s’il en était besoin, que les parties en conflit et leurs soutiens ne protègent pas les populations en temps de guerre», a déclaré Pierre Krähenbühl, directeur général du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). « Les chiffres publiés aujourd’hui par le Réseau des liens familiaux* ne représentent que la partie émergée de l’iceberg. À travers le monde, plusieurs millions de personnes sont séparées de leurs proches, souvent depuis plusieurs années, voire plusieurs décennies. Mais le drame des disparitions n’est pas inévitable. Si des mesures plus fortes étaient prises pour prévenir les séparations, protéger les personnes en détention et gérer correctement les dépouilles mortelles, une vie d’angoisse pourrait être épargnée à d’innombrables familles. » N’oublions pas que derrière chaque chiffre il y a une mère, un père, un enfant ou des frères et sœurs dont l’absence laisse une douleur affligeante que les statistiques ne peuvent prendre en compte. C’est au premier chef aux États et aux parties aux conflits armés qu’il incombe de prévenir les disparitions, de protéger les civils et les personnes privées de liberté, d’élucider le sort des personnes disparues et de fournir une aide à long terme à leur famille. L’attitude des États face aux disparitions peut façonner les sociétés longtemps après que les violences ont cessé, en agissant sur la consolidation de la paix, la réconciliation et la capacité des communautés à se reconstruire. Lorsque les parties à un conflit respectent le droit international humanitaire (DIH), les risques de disparition sont moindres. À titre d’exemple, la Quatrième Convention de Genève impose d’éviter, dans la mesure du possible, que les membres d’une famille soient séparés les uns des autres lors du transfert ou de l’évacuation de civils par une puissance occupante. De même, d’autres traités internationaux et manuels militaires mentionnent le principe de préservation de l’unité familiale des réfugiés et des personnes déplacées. Les règles de la guerre prévoient par ailleurs que les parties doivent s’échanger des informations sur les personnes détenues en temps utile et leur donner les moyens de garder le contact avec leurs proches. L’obligation de recenser les combattants ennemis décédés assure également que leur famille sait ce qu’ils sont devenus et qu’ils ne sont pas enregistrés comme portés disparus.   Statistiques 2024 du Réseau des liens familiaux * À propos du Réseau des liens familiaux Le CICR déploie ses efforts par-delà les frontières, de concert avec les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, pour rechercher les personnes disparues et rétablir le contact parmi les familles dispersées par les guerres, les catastrophes et les migrations. Ensemble, ils forment le Réseau des liens familiaux, qui repose sur un principe simple : chacun a le droit de connaître le sort de ses proches.