Maroc. Abdeljalil Elblidi: Une force d’expression éclatante

Maroc. Abdeljalil Elblidi: Une force d’expression éclatante

ZOOM. Dans ses œuvres, l’artiste-peintre marocain Abdeljalil Elblidi mène un véritable combat pictural.  Ses meilleurs atouts : des couleurs vives et généreuses posées sur la toile. Largesse du geste, force d’expression, ce plasticien qui vit et travaille à Rabat, nous entraîne dans une intense joie visuelle à travers ses portraits, natures mortes, autour du patrimoine immatériel du Maroc. Les œuvres paysagistes, figuratives, suggestives, expressionnistes de notre artiste génèrent une interaction entre la matière et la forme. L’esthétique matérielle de la couleur, fluide, ou raclée en est le moteur. Décidément, le plasticien Abdeljalil Elblidicultive un lâcher-prise qui autorise à sa création de remonter de l’obscurité jusqu’au grand jour. Ici encore, la composition s’impose d’elle-même en une sorte de lumineux éclat visionnaire, à partir de quelques éléments entrevus que l’ensemble se construit au rythme de l’élan créateur. Comme les Nymphéas de Monet, sa peinture nécessite de prendre du recul: près du tableau, les jeux de matières, les larges aplats parsemés de touches et de points, à la limite de la projection. Le regard à l’œuvre découvre alors des silhouettes suggérées qui évoluent si librement dans l’espace. Suggérées car les formes restent avant tout allusives, comme si les êtres devaient se fondre avec la nature, dans une harmonie qui exclurait toute vaine tentative de domination. Elblidis’inspire de sujets oniriques, ou fantasmagoriques mais ses œuvres restent cependant fidèles à la réalité des formes. Elles déroutent, interrogent, dégagent de la poésie. Dans l’univers de l’artiste-peintre Abdeljalil Elblidi, le chromatisme vif et contrasté de ses tableaux ne dépend que des rapports des tons entre eux, selon les surfaces qu’ils animent, de manière totalement subjective. Tout cela se bouscule sur la toile en voisinages inattendus, suscitant chez le spectateur la surprise et le questionnement. Le rapprochement est tantôt éloquent, tantôt obscur, jusqu’à ce que l’effort soit fait de se laisser inviter dans cet univers et de s’en imprégner. Abdeljalil Elblidi semble avoir inscrit ses travaux dans la lignée des Peintres de la Réalité Poétique, dont Maurice Brianchon fut le chef de file. Dans une période attachée à l’ordre, cette conception privilégie le retour au réel et à la figuration, mais un réel transfiguré par la poésie. Les sujets de prédilection de notre artiste sont alors des scènes d’extérieur, mais il excelle aussi dans les scènes d’intérieur et les natures mortes. Il y fait preuve d’une solide construction et d’un harmonieux équilibre des couleurs. Peinture à l’huile, l’aquarelle, l’acrylique, bois… Abdeljalil Elblidi, lui, jongle avec les différentes techniques mises à sa disposition.Sa réflexion technique se métamorphose ainsi en méditation quasi-spirituelle. Qu’on le veuille ou non, bien qu’il soit toujours dans la recherche et l’expérimentation, il reste fidèle à son vocabulaire formel et chromatique qui signifie en dépit et au-delà de la finalité qu’il lui assigne. C’est dire qu’admirer ses oeuvres, c’est aussi rencontrer la sincérité et une certaine conviction qui ne nous laissent pas insensibles. Dans ses œuvres, le contemplateur s’aperçoit immédiatement les possibilités de notre artiste de guider méthodiquement son imagination pour faire quelques pas dans les territoires infinis de la création. Il bouscule, malmène et renverse le sens commun des choses pour arriver à leur signification profonde. Il faut dire que l’œuvre d’Abdeljalil Elblidi statue que l’harmonie des couleurs repose uniquement sur l’entrée en contact avec l’âme humaine et que cette base constitue le principe de la nécessité intérieure : la spiritualité. Ayoub Akil Bio-express : Abdeljalil ELBLIDI est né en 1974 à Rabat, a l’âge de 3 ans, il a été initié à la peinture, il reproduisait ses bandes dessinées préférées. Depuis son enfance, il était très sollicité par ses amis et proches pour leur offrir un portrait ou leur dessiner une image. C’est un artiste peintre autodidacte qui a su joindre l’utile à l’agréable en faisant de sa passion une carrière, il peint des tableaux figuratifs marqué par le réalisme du traitement. Il aime le détail, la précision et la perfection du dessin. Parmi ses expositions individuelles et collectives :  2023 : L’association culturelle D’Art Louane, 3éme édition de l’événement Gal’Rues. 2022 : L’association culturelle D’Art Louane, 2éme édition de l’événement Gal’Rues. 2020 : L’association culturelle D’Art Louane, 1 ère édition de l’événement Gal’Rues. 2019 : Centre culturel de l’Agdal, 2eme édition Vide Cartons. 2017 : L’association culturelle D’Art Louane, Rabat. 2009 : Club Royal, Rabat. 2008 : Centre de formation et d’insertion des jeunes, Ain Aouda. 2008 : Place Jaddah, Avenue Mohammed V, Rabat. 2008 : Galerie BabRouah, Rabat. 2008 : Théâtre Mohammed V, Rabat.

inDrive met en avant sa vision d’une mobilité équitable et durable lors de l’Auto Expo 2025

inDrive met en avant sa vision d’une mobilité équitable et durable lors de l’Auto Expo 2025

inDrive a pris part au panel sur la mobilité durable organisé dans le cadre de l’Auto Expo 2025, un événement consacré cette année à la mobilité hybride et électrique. La discussion, animée par le journaliste de renom Ouadih Dada, a réuni plusieurs figures majeures du secteur, parmi lesquelles Abdelouahab Ennaciri, président de l’AIVAM ; Said Mouline, directeur de l’Agence marocaine de sûreté et de sécurité nucléaires et radiologiques ; Pierre Alexandre Vigil, secrétaire général de TotalEnergies EV Charge ; et Badr Boukil, directeur de Logicat / Evccat. Représentant inDrive dans la région du Maghreb, Fatine Bennani Meziane a rappelé que la mobilité doit rester un facteur d’égalité sociale, en offrant un accès au travail, à l’éducation et aux opportunités. Elle a mis en avant le modèle de tarification équitable de l’entreprise, dans lequel passagers et chauffeurs négocient directement le prix des trajets, rendant ainsi les déplacements plus abordables et plus justes. Fatine a également présenté l’approche double d’inDrive en matière de durabilité : allier inclusion sociale et progrès environnemental. Elle a détaillé les initiatives de soutien à la transition des conducteurs vers les véhicules électriques, notamment grâce à des incitations comme la réduction, voire la suppression des commissions – déjà testées au Kazakhstan – ainsi qu’à travers des partenariats financiers avec les banques permettant aux chauffeurs d’utiliser leurs revenus inDrive pour accéder à des crédits dédiés aux véhicules électriques. Un autre message essentiel a porté sur la nécessité d’élargir l’accès à la mobilité durable au-delà des grandes villes. Fatine a expliqué comment les services interurbains d’inDrive et ses projets à venir en matière de véhicules électriques – y compris les motos électriques – visent à toucher également les populations rurales. Enfin, elle a plaidé pour un renforcement des partenariats public–privé, où les gouvernements apportent vision et régulation, tandis que des entreprises comme inDrive introduisent innovation et agilité. « Pour nous, la mobilité est un facteur d’égalité sociale. Elle ouvre l’accès à l’emploi, à l’éducation et aux opportunités. Chez inDrive, nous pensons que la durabilité doit être à la fois sociale et environnementale. C’est pourquoi nous œuvrons à rendre le transport plus abordable et plus équitable, tout en accompagnant les chauffeurs dans leur transition vers l’électrique. Avec nos partenaires, nous pouvons rendre la mobilité verte accessible à tous au Maroc », a déclaré Fatine Bennani Meziane, représentante d’inDrive au Maroc. À travers sa participation à ce forum, inDrive réaffirme son engagement à prendre part au dialogue national sur la mobilité durable au Maroc et à contribuer à des solutions innovantes permettant d’étendre l’accès à une mobilité verte au-delà des grands centres urbains. À propos d’inDrive L’application inDrive a été téléchargée plus de 360 millions de fois et a été classée deuxième application de mobilité la plus téléchargée au monde pour la troisième année consécutive. Outre son activité de transport urbain, inDrive propose une offre en expansion comprenant le transport interurbain, la livraison et les services financiers. En 2023, l’entreprise a également lancé New Ventures, une branche dédiée au capital-risque et aux fusions-acquisitions.

RD Congo. Joseph Kabila condamné à la peine de mort

RD Congo. Joseph Kabila condamné à la peine de mort

L’ancien Président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a été condamné ce mardi 30 septembre à la peine de mort. Le verdict a été par la Haute Cour militaire à Kinshasa, en l’absence du prévenu. L’ancien Chef de l’Etat est également condamné au paiement des dommages et intérêts de 33 milliards USD dont 29 milliards pour la partie civile la République et 2 milliards pour chacune des parties civiles des provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu. La Haute Cour militaire a ordonné l’arrestation immédiate du sénateur à vie; apres l’avoir reconnu coupable de toutes les infractions mises à sa charge notamment la trahison, la participation à un mouvement insurrectionnel, crimes de guerre. Plusieurs heures pour exposer les motifs de cette condamnation du point de vue du droit et des faits.  Selon les juges, Joseph Kabila est le chef de ́la coalition AFC/M23. Bien qu’étant président de la République, il a toujours été le chef incontesté de tous les mouvements rebelles du pays, depuis la rébellion de  Mutebusi. Il effectue des inspections dans les centres d’instruction de l’AFC/M23, supervise des réunions d’état-major de la rébellion et dirige les hostilités contre la RDC, indique la Haute Cour.  Concernant sa nationalité supposée rwandaise d’après les parties civiles, la Cour s’en déclare incompétente. L’arrêt de la Cour statue que celle-ci juge plutôt un Congolais qui a été président de la République. Elle n’autorise pas non plus la mise sous séquestre de ses biens.   Elle établit en droit et dans les faits plusieurs infractions contre le condamné dont la participation à l’insurrection en entente avec Corneille Nangaa et le Rwanda pour renverser les institutions de la République par l’élimination physique de son président.  Pour la Cour, les faits sont d’une extrême gravité et scandalisent des millions des Congolais dont Kabila a été président pendant 18 ans, violant ainsi le devoir de réserve, de dignité et de loyauté envers l’Etat.  Radio Okapi

ECONOMIE. Kristalina Georgieva : «Il incombe à chaque pays de mettre ses affaires en ordre»

ECONOMIE. Kristalina Georgieva : «Il incombe à chaque pays de mettre ses affaires en ordre»

Face à des perspectives de croissance faible et d’endettement élevé Les perspectives de l’économie mondiale restent moroses, en dépit de la résilience dont elle a fait preuve face aux chocs qui se sont succédé ces dernières années, selon la Directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva. «Nous continuons de faire face à des perspectives de croissance faible et d’endettement élevé», a-t-elle affirmé dans un récent rapport annuel du FMI intitulé «Cap sur la croissance en période d’incertitude». D’après la DG de l’institution financière internationale, «la prévision de croissance mondiale à cinq ans s’établit à environ 3%, bien en deçà de l’expansion moyenne d’après-guerre de 3,7%». Dans ce contexte, Kristalina Georgieva estime que «les pays membres du FMI traversent des difficultés considérables» et qu’«il leur faut notamment préserver la stabilité macroéconomique et financière tout en assurant la viabilité de la dette, remédier aux déséquilibres entre pays et améliorer les perspectives de croissance». Elle prévient cependant que la réalisation de ces objectifs exige des mesures urgentes et de grande envergure. Aussi, s’il revient aux pouvoirs publics d’intervenir en premier lieu au niveau national, la patronne du Fonds soutient qu’il incombe à chaque pays de mettre ses affaires en ordre. La patronne du FMI se dit toutefois confiante quant à la capacité des autorités nationales à «stimuler la productivité et renforcer la croissance intérieure, rétablir les marges de manœuvre budgétaires nécessaires à des investissements indispensables et en prévision de futurs chocs, renforcer la stabilité financière et accroître leur résilience», estimant qu’à l’échelle internationale, les pays doivent rechercher des solutions concertées à leurs défis économiques communs. Dans ce rapport, Kristalina Georgieva rappelle un contexte économique mondial en pleine mutation depuis une année, marqué par de profonds changements: du passage au numérique à l’intelligence artificielle, en passant par les transitions démographiques. Et d’ajouter: «En outre, les politiques économiques connaissent des transformations majeures de nature à reconfigurer les échanges commerciaux et les flux de capitaux au niveau mondial». Quoi qu’il en soit, «le FMI continuera de soutenir ses pays membres»,  s’adaptera, si nécessaire, pour aider les pays à traverser cette période difficile et à remédier aux déséquilibres dont ils pâtissent, a-t-elle assuré. Dans son rapport, le Fonds affirme que le contexte actuel exige clarté, détermination et coordination. «Si l’économie mondiale a fait preuve d’une remarquable résilience ces cinq dernières années, les tensions commerciales se sont fortement accentuées depuis la publication du précédent Rapport annuel, et l’incertitude entourant les politiques économiques s’est accrue», fait-il remarquer. De l’avis des experts du FMI, les autorités sont en butte à un durcissement des conditions financières et à un surcroît de volatilité sur les marchés, et les chocs survenus ces dernières années ont épuisé leurs marges de manœuvre. En conséquence, les décideurs doivent rapidement s’atteler à trois priorités essentielles.L’institution estime qu’ils doivent en premier apaiser les tensions commerciales et corriger les déséquilibres qui y contribuent. Elle les invite à «faire respecter des règles équitables, d’éviter de mettre en œuvre des politiques génératrices de distorsions pour s’arroger un avantage concurrentiel, et de s’abstenir de prendre des mesures de nature à entraver les échanges commerciaux». La deuxième priorité consiste à agir collectivement pour préserver la stabilité économique et financière, en mettant leurs propres affaires en ordre en procédant de manière réaliste à des plans d’ajustement crédibles. Quant au troisième axe prioritaire, il «consiste à accélérer les réformes propices à la croissance, afin de rehausser la productivité et le potentiel de production», a indiqué le Fonds. L’institution appelle les pays à privilégier les politiques intérieures et les réformes structurelles des marchés du travail, des biens et des produits financiers, tout en continuant à faire preuve de rigueur sur le plan réglementaire. Alain Bouithy

CAN Maroc 2025 : Les Eaux Minérales d’Oulmès s’associent à la CAF avec Sidi Ali

CAN Maroc 2025 : Les Eaux Minérales d’Oulmès s’associent à la CAF avec Sidi Ali

La marque emblématique du groupe désignée eau officielle de la compétition La société Les Eaux Minérales d’Oulmès, à travers sa marque d’eau minérale naturelle Sidi Ali, a franchi un cap continental en devenant Eau Officielle de la Coupe d’Afrique des Nations CAF TotalEnergies, Maroc 2025. Partenaire historique des équipes nationales marocaines de football, le leader du secteur des eaux embouteillées au Maroc a signé jeudi 25 septembre un partenariat d’exception avec la Confédération Africaine de Football (CAF), à travers sa marque emblématique Sidi Ali. La cérémonie officielle de signature du partenariat s’est tenue au sein du Complexe Sportif Prince Moulay Abdellah à Rabat, en présence des personnalités du football africain et de représentants d’institutions économiques. Etaient notamment présents lors de cette cérémonie : le Président de la Fédération royale marocaine de football et Premier Vice-Président de la CAF, Fouzi Lekjaa, le Président Directeur Général du Groupe Holmarcom, Mohamed Hassan Bensalah, la Vice-présidente Directrice générale de la société Les Eaux Minérales d’Oulmès, Miriem Bensalah-Chaqroun, et le Secrétaire Général de la CAF, Véron Mosengo-Omba. Cette signature avec la CAF traduit la volonté de la société Les Eaux Minérales d’Oulmès d’accompagner les dynamiques sportives africaines, dans un esprit de développement structurant et de rayonnement, ont déclaré les responsables de l’entreprise marocaine à la presse. Selon les termes du partenariat, Sidi Ali accompagnera l’ensemble des acteurs de la CAN CAF TotalEnergies – Maroc 2025 et assurera l’hydratation des joueurs, officiels et supporters sur tous les sites de la compétition. Pour Naoufel Jellal, Directeur général de la société Les Eaux Minérales d’Oulmès : «Ce partenariat stratégique reflète l’ambition d’un acteur privé marocain de contribuer à une dynamique africaine fondée sur l’excellence, la jeunesse et la coopération ». En devenant Eau Officielle de la Coupe d’Afrique des Nations CAF TotalEnergies 2025, avec le Maroc comme pays hôte, « Les Eaux Minérales d’Oulmès – à travers sa marque emblématique Sidi Ali – affirme son engagement à soutenir l’émergence d’un sport africain fédérateur, porteur de valeurs d’unité, d’inclusion et de développement», a-t-il souligné. Ravis d’accueillir Sidi Ali comme eau officielle de la Coupe d’Afrique des Nations TotalEnergies-Maroc 2025, le Secrétaire général de la CAF, Véron Mosengo-Omba, a pour sa part déclaré : La Coupe d’Afrique des Nations est le plus grand événement organisé sur le sol africain et attire des millions de spectateurs à travers le monde. Je me félicite tout particulièrement de voir davantage d’entreprises implantées localement, telles que Les Eaux Minérales d’Oulmès, s’associer à la compétition et la soutenir. » Alain Bouithy – Rabat

SanctuaryKingdom : Rachid Bouhamidi expose à l’Espace Rivages de la Fondation Hassan II

SanctuaryKingdom : Rachid Bouhamidi expose à l’Espace Rivages de la Fondation Hassan II

ARTS. La Fondation Hassan II pour les Marocains résidant à l’étranger organise l’exposition « SanctuaryKingdom » de l’artiste maroco-américain Rachid Bouhamidi  du 2 octobre au 3 novembre 2025 à l’Espace Rivages. Bouhamidi est en quête d’équilibre et de pureté entre formes et couleurs. Sa création est une expérience visuelle captivante par sa richesse chromatique.  Il manipule des  teintes contrastées pour capturer la lumière. Par des  œuvres vibrantes d’énergie, il transmet des messages notamment à propos du statut de la femme.  Son attachement pour le Maroc est fort en dépit de son éloignement, n’ayant visité le Maroc  pour la première fois qu’à l’âge adulte. « Cette exposition représente l’aboutissement de mon désir, en tant qu’individu et en tant qu’artiste, de renouer avec le pays de mon père. Cette exposition est une reconnaissance de mon appartenance au Maroc », exprime Rachid Bouhamidi. Rachid Bouhamidi est né à Palm Springs aux Etats-Unis en 1981, d’une mère française et d’un père marocain. Il a grandi en Californie du Sud, mais vit et travaille à Los Angeles. Il est diplômé en Beaux-Arts de la School of the Art Institute à Chicago et titulaire d’un Master en peinture de l’Université de Boston. Son parcours artistique l’a conduit à exposer aux États-Unis, en Europe et au Maroc. Le vernissage aura lieu le jeudi 2 octobre 2025 à 18H30 à l’Espace Rivages au siège de la Fondation.

Madagascar. « LEO DÉLESTAGE »

Madagascar. « LEO DÉLESTAGE »

PARLONS-EN. Ce qui se passe au Madagascar ressemble énormément au triste train de vie d’autres pays de l’Afrique subsaharienne. La triste image d’un État qui a échoué à ses missions les plus élémentaires, notamment dans la prestation des services publics. À Antananarivo, les chiffres parlent d’eux-mêmes et dessinent le portrait accablant d’un pays à l’agonie infrastructurelle. Chaque foyer endure quotidiennement entre quatre et huit heures de coupures électriques. En province, l’obscurité s’étend parfois sur deux à trois journées entières. L’eau courante, ce bien de première nécessité, est devenue un luxe inaccessible. Les Malgaches, résignés, font la queue devant les bornes-fontaines publiques, bidons jaunes à la main, dans une scène qui rappelle les pénuries des temps de guerre. Cette dégradation ne date pas d’hier. Depuis plus d’une décennie, Madagascar s’enfonce dans une spirale de déliquescence des services publics, sans que l’État ne manifeste la moindre volonté politique de faire de ces urgences vitales une priorité absolue. Face à cette inertie coupable, la jeunesse malgache a fini par dire « stop ». Le mouvement citoyen « LEO DELESTAGE » – littéralement « on en a assez du délestage » – incarné par la génération Z, a cristallisé avant-hier jeudi 25 septembre l’exaspération populaire. Des milliers de jeunes ont manifesté pacifiquement, réclamant simplement ce qui devrait être un droit : l’accès à l’eau et à l’électricité. Car derrière ces coupures se cache un drame humain et économique d’une ampleur considérable. Les petites entreprises, privées d’énergie et démunies face au coût prohibitif des générateurs ou panneaux solaires, ferment leurs portes les unes après les autres. Le chômage explose dans un pays déjà classé parmi les plus pauvres au monde. Plus grave encore : dans les hôpitaux publics, combien de vies ont été sacrifiées sur l’autel de ces délestages, faute de respirateurs artificiels, de machines à oxygène ou d’appareils de dialyse fonctionnels ? Curieusement face à ces revendications légitimes, quelle a été la réponse de l’État malgache ? La répression pure et simple. Tirs, gaz lacrymogènes, coups et blessures, arrestations arbitraires contre des manifestants pacifiques et désarmés. Voilà le vrai visage d’un pouvoir qui se proclame démocratique sur la scène internationale. Au Madagascar comme dans de nombreux pays africains subsaheriens, quelque chose de pourri caractérise la mentalité des animateurs des pouvoirs publics. Cette “agonie infrastructurelle” générée par leur mauvaise gouvernance est visible un peu partout en Afrique et exige des réponses, des actes, une politique digne de ce nom. Le mouvement citoyen « Leo Délestage M (On en a marre des délestages) par lequel les jeunes malgaches ont exprimé leur ras-le-bol devrait faire effet boule de neige et devenir plus généralisé à travers le continent noir en vue d’inquiéter ceux qui croient ne plus avoir de compte à rendre à leurs peuples. Germain Nzinga

RD Congo. Une démission qui clôture un cycle de fraude et ouvre à l’incertitude…

RD Congo. Une démission qui clôture un cycle de fraude et ouvre à l’incertitude…

PARLONS-EN. Depuis janvier 2019, les analystes savaient que tout ce qui se boutiquait dans l’ombre de Genève, puis de Nairobi et enfin de Kingataki finirait mal et nous y sommes. Le premier cycle se produit en novembre 2018 à Genève où se tenait la réunion de 7 opposants politiques congolais pour l’élection d’un candidat unique à la présidentielle et qui consacrait la nomination de Fayulu, Vital Kamerhe et Felix Tshisekedi, deux des signataires du même document, font défection et se retirent du processus. Une semaine plus tard, plus précisément le 23 novembre 2018 se produira le second cycle à Nairobi lorsque Kamerhe et Tshisekedi, les deux dissidents politiques de Genève se réunissent à Nairobi et pondent un accord politique qui consacrera un pouvoir bicéphale et à rotation. Dans leur communiqué final, ils déclarent : “ vous devez savoir que nous allons gouverner ensemble, et tous au même niveau sans qu’il y ait un qui essaie de mater l’autre”. Bref on fait face à un quinquennat dirigé au modèle du schéma Poutine- Mednevev, avec Felix Tshisekedi comme président et Vital Kamerhe comme Premier Ministre et le second quinquennat avec Kamerhe comme président et son partenaire à la primature. A peine sont-ils rentrés à Kinshasa que s’ouvre le troisième cycle caractérisé par des tractations secrètes entre les signataires de l’Accord de Nairobi et le FCC de Kabila. Un nouveau pacte à l’africaine négocié en secret va se solder par un hold-up électoral portant à la présidence un candidat qui n’avait pas obtenu le suffrage universel des urnes. Le quatrième cycle sera marqué par des hauts et des bas, des coups bas à répétition au sein même de l’Accord de Kingataki jusqu’à ce que les premières fissures se fassent jour, de nouvelles alliances naissent et aboutissent à la neutralisation et à l’exil de Joseph Kabila puis à la chute de Kamerhe aujourd’hui. Dans cette démission de Vital Kamerhe qui défraie la chronique, il importe de lire trois messages: – Le triumvirat congolais né en 2018 portant à la tête de l’état, par voie des accords secrets et de fraude électorale, un régime régi par trois politiciens signe SON ACTE DE DÉCÈS aujourd’hui. Comme jadis il y a trois ans, je vous l’avais prédit dans une étude comparative avec le triumvirat ( César, Pompée et Crassus), un seul avait survécu politiquement. Et le survivant en avait profité pour imposer son régime autoritaire jusqu’aux ides de Mars 44 où son sort sera scellé. – En ce qui regarde le triumvirat du Congo, le riche Crassus ( Kabila) et le caméléon Pompée( Kamerhe) sont certes déchus mais encore en vie et la comparaison s’arrête là. Et cette nouvelle donne nous ouvre à beaucoup d’inconnues. Et l’enjeu majeur de ces luttes fratricides c’est la conquête du pouvoir en 2028. Chacun veut éliminer l’autre de la course. Par tous les moyens, y compris la mort politique voire physique. – Concrètement on est arrivé au point critique de la crise congolaise où seules les armes risquent d’avoir le dernier mot. Dans un tel contexte de trahisons, de méfiance et de suspicion mutuelles, il devient quasi difficile de mettre ces trois anciens alliés autour d’une table. Les conditions sont réunies pour une guerre civile par laquelle pourra s’imposer le plus fort en troupes militaires et le plus trempé en des alliances stratégiques.