RD Congo. Les dessous de l’échec de l’Accord de Washington…

RD Congo. Les dessous de l’échec de l’Accord de Washington…

Comme je l’avais annoncé la semaine dernière, la dernière sortie médiatique de Boulos, l’émissaire du président Trump en Afrique, et son langage diplomatique alambiqué n’auguraient rien de bon pour le destin du Congo. À la dernière minute, on apprenait que le gouvernement congolais a fait marche en arrière et voici pourquoi. Il suffit de regarder ces quatre clauses de l’Accord pour en avoir l’explication. 1. Intégration des rebelles dans les FARDC 2. Retrait conditionné des troupes rwandaises 3. Cogestion des provinces de l’Est avec le Rwanda (et Ouganda) 4. Cogestion de nos rivières et forêts avec le Rwanda Qu’en dire? Analysez bien ces quatre points et vous comprendrez que le point commun c’est le STATUT même de la RDC en tant qu’Etat indépendant et SOUVERAIN qui est mis à vil prix. Ces quatre points insinuent que la RDC est devenue une “petite” province du Rwanda, gérée non point à partir de Kinshasa mais de Kigali. Le très sale jeu politique en marche ces jours-ci d’exploiter la condamnation de Kabila, d’espérer tirer profit de sa probable vengeance politico-militaire pour plier la RDC et pour la mettre à feu et à sang se comprend dans l’optique de cette volonté cynique des puissances occidentales de rendre le Congo ingouvernable pour imposer leur vieux schéma d’implosion du pays. Malheur à tout politicien qui, par naïveté politique, a cru sécuriser les frontières de notre pays en se jetant dans le bras de cette puissance-là même qui se veut le commanditaire d’un Rwanda qui n’est qu’un simple sous-traitant. Il aura à rendre des comptes à l’histoire et au peuple congolais pendant que ce même peuple ne se laissera jamais faire et lui survivra. Par Germain Nzinga

Diplomatie congolaise : le naufrage d’un régime en échec et mat ! ( lecture en 5 minutes )

Diplomatie congolaise : le naufrage d’un régime en échec et mat ! ( lecture en 5 minutes )

PARLONS-EN. La débâcle du candidat Firmin Édouard Matoko, écrasé par Khaled El-Enany (55 voix contre 2) à l’élection au poste de Directeur général de l’UNESCO, marque bien plus qu’un revers diplomatique. Elle consacre le vide stratégique et symbolique du Congo dans le système international. À Brazzaville, on assiste désormais à la montée des périls entre les clans rivaux du pouvoir pour une prochaine conflagration dont les bébés noirs ne sont qu’une mise en bouche. Le 3 août dernier nous avions prédit un échec cuisant et hors norme du Congo. Le soutien explicite de la France, de l’Union africaine et celui du Congo lui-même ( !) à l’Égypte, avait clairement défini le rapport de force. Pourtant, ACM, Moungala, Ossebi, Okiemi préoccupés par leurs frais de missions, ont choisi l’entêtement : tromper M. Sassou afin qu’il maintienne une candidature notoirement vouée à l’échec. Conseiller M. Sassou pour se faire les poches est regrettable. Cela révèle l’isolement croissant d’un pouvoir coupé des réalités internationales, régionales et même locales. C’est la preuve que les 4 mousquetaires cités supra sont prisonniers des illusions des pseudo prophètes et syncrétistes. Dans les cercles diplomatiques, la défaite du Congo à la tête de l’UNESCO est assimilée au symptôme d’une extinction d’influence et de régime. Qui blâmer ? Le manque de crédibilité des dirigeants congolais sans doute. Mais à cela s’ajoutent la faute diplomatique du Premier Ministre congolais et les sorties médiatiques inappropriées des membres de son Gouvernement qui n’ont fait qu’enfoncer le candidat Matoko. La dernière session extraordinaire des chefs d’État de la CEEAC à Sipopo à Malabo n’avait pas non plus pris position pour le candidat Matoko. Curieux ! À l’annonce des résultats, M. Sassou aurait déclaré, « j’étais trop pressé de féliciter ACM pour son interview. Si je savais que cela devait m’enfoncer de plus belle, je me serais abstenu de lui envoyer un message pour l’applaudir ». Jadis interlocuteur respecté et incontournable de l’Afrique, le Congo n’a plus de relais dans l’Union africaine, ni auprès de ses voisins immédiats. Les voisins considérés comme alliés tacites, se sont progressivement distancés. Félix Tshisekedi à Kinshasa et João Lourenço à Luanda ont consolidé un axe stratégique RDC–Angola centré sur la stabilité énergétique et la sécurité frontalière avec le corridor de Lobito inauguré en présence de Joe Biden le 4 décembre 2024. Au même moment, Brazzaville s’enferme dans une alliance opportuniste avec Paul Kagame en bradant ses propres terres. Cette orientation, censée affaiblir Kinshasa sur le plan diplomatique, a paradoxalement plongé Brazzaville dans une zone de défiance, perçu désormais comme un acteur instable, contradictoire et peu crédible. La diplomatie congolaise est devenue un viatique de survie autoritaire : nouer des alliances ponctuelles, flatter les puissances du moment, sans cohérence d’ensemble. D’ailleurs l’alliance conjoncturelle avec Kagame illustre ce naufrage stratégique. Tous ces mauvais choix d’alliance traduisent l’incapacité du Congo à exister indépendamment des autres. Sassou, ACM, Gakosso et Cie : l’alliance du repli et la faillite du système diplomatique L’isolement diplomatique de M. Sassou est le produit d’un système à bout de souffle, personnifié par ACM, Gakosso et Cie, dont la politique extérieure se résume à la mise en scène du protocole. Distributeur de passeports diplomatiques à des personnalités peu recommandables et des « petites » de Raymond Mboulou, ACM et autres, n’ont jamais eu ni doctrine régionale, ni stratégie multilatérale de leur côté. Ils sont tout simplement incompétents dans leurs tâches. Il faut dire qu’ils doivent leur survie à l’appartenance au cercle de minables loges sorcières. Seulement en politique, seuls prévalent les intérêts. M. Sassou va s’y retrouver confronté à Trump sous peu. Macron ne l’aidera pas, bien au contraire. La diplomatie congolaise s’est donc vidée de sa substance. Les vastes capitales – Paris, Berlin, Washington, Londres – n’accordaient plus à Brazzaville qu’une tolérance polie. Cela s’est transformé en volonté d’éjection depuis peu sous nos yeux. Il faut réinterpréter la situation des pseudo « Bébés Noirs – Kuluna » à l’aune de cette situation de futur « printemps congolais » en gestation : présence des réseaux peulhs chassés du Mali, des réseaux Peuhls islamisés djihadistes de la Centrafrique, des services d’intelligence de la RDC, des filières internationales de drogues et blanchiment… Bref le Congo prend l’eau de toute part ! Matoko, victime expiatoire d’une diplomatie de l’illusion ? Dans ce théâtre d’ombres, Matoko, certes compétent, a servi de bouc émissaire consentant à un régime en quête de prestige. Sa candidature n’aurait jamais pu symboliser l’excellence intellectuelle française au regard de certains dossiers scabreux qu’il laisse derrière lui à l’UNESCO (fermez le ban!). Élu de la voûte étoilée sous le glaive de feu Nzoungou Alphonse, Matoko révèle une contradiction fondamentale : comment prôner la culture, l’éducation et la science alors que le système national de l’enseignement congolais s’est effondré ? Comment imposer Fatimata Barry Marega, représentante UNESCO au Congo sans qu’elle n’ait l’expérience requise et tuer le mort déjà mort ? Ces choses se savent. Les partenaires de l’UNESCO ne s’y trompent pas. Le Congo ne peut être un ambassadeur crédible de la connaissance alors que ses écoles forment au rabais, ses enseignants et médecins sont impayés et ses universités privées de moyens de base. Au-delà de l’humiliation, sa défaite diplomatique sonne comme un verdict ironique de l’histoire. En effet, né d’une mère indochinoise, elle-même fille de parents déportés en travail forcé pour la construction du CFCO dès 1921, Matoko n’a pas suivi l’exemple d’Hô Chi Minh et Vo Nguyen Giap qui ont conduit leurs compatriotes à la libération au terme de la défaite française à Dien Bien Phû en 1954 ! Ils ont ensuite battu les USA en 1975 pour devenir le Vietnam indépendant et respecté de nos jours. A l’inverse, l’échec de la candidature congolaise cristallise l’évidence du régime Sassou qui vit hors des temps et des leçons de l’histoire. Le monde, lui, avance sans le Congo, désormais relégué au rang de spectateur marginal de sa propre histoire. Nous doutons que la France en reste là. Elle va solder ses comptes assurément… Ghys Fortune BEMBA DOMBE

African Young Women in Action : le cinéma africain s’écrit au féminin

African Young Women in Action : le cinéma africain s’écrit au féminin

Du 15 septembre au 27 octobre 2025, entre Rabat, Casablanca et Marrakech Dix jeunes réalisatrices venues des cinq sous-régions du continent africain se réunissent au Maroc pour un voyage créatif inédit : la résidence African Young Women in Action (AYWA), et ce, du 15 septembre au 27 octobre 2025. Mise en place par la Fondation Tamayouz Cinéma et l’UNESCO, en partenariat avec l’Université Mohammed VI Polytechnique, la Story School, La Prod, Digital Factory et Intelcia, et avec le soutien de la République populaire de Chine, cette résidence accompagne une nouvelle génération de réalisatrices africaines. Elle incarne un élan dynamique en faveur de la création et de la visibilité des talents du continent. Un laboratoire du cinéma africain de demain AYWA est un manifeste pour la reconnaissance des voix féminines africaines et la promotion d’un cinéma ambitieux. Sous la direction de Lamia Chraibi, productrice et fondatrice du programme, les réalisatrices bénéficient de l’encadrement de figures majeures du 7ème art africain, dont le réalisateur et créateur multidisciplinaire Hicham Lasri et le réalisateur au César Abderrahmane Sissako, ainsi que d’un réseau de professionnels internationaux. Pendant six semaines, ces talents émergents développent, tournent et post-produisent leurs courts-métrages, sous le regard d’experts de renommée internationale.Il s’agit d’une immersion artistique et humaine, où chaque film devient la pièce d’un puzzle collectif : une série anthologique panafricaine prête à conquérir les écrans du monde.  « L’originalité du programme repose sur un double enjeu : permettre à chacune de signer une œuvre personnelle tout en construisant ensemble une anthologie panafricaine. Cette collection de films, reliée par un concept narratif commun inspiré des centres d’appel de Casablanca – lieu emblématique des échanges et carrefours culturels du continent – constituera un véritable proof of concept en faveur d’un cinéma africain collectif et ambitieux. » explique Lamia Chraibi, fondatrice du programme. Des voix puissantes, un projet collectif Pensée comme une fabrique d’histoires, AYWA offre à ces créatrices un cadre professionnel exigeant, mais profondément inspirant. En réunissant des réalisatrices africaines autour d’un fil narratif commun ancré au Maroc, le programme affirme une ambition claire : faire rayonner les récits africains sur la scène internationale, tout en célébrant la diversité des regards féminins. Rappelons que les pays représentés sont : la Namibie, le Botswana, l’Éthiopie, le Kenya, le Cameroun, la République Centrafricaine, le Libéria, le Sénégal, l’Égypte, l’Algérie et le Maroc. La résidence se clôturera le 27 octobre à la Cinémathèque Marocaine de Rabat par la projection en avant-première des œuvres inédites des 10 résidentes et d’un événement de networking réunissant producteurs, diffuseurs, plateformes, festivals et partenaires institutionnels. AYWA naît d’une conviction forte : les voix des femmes africaines en cinéma doivent disposer de l’espace, du cadre et du soutien nécessaires pour s’épanouir et rayonner. Des partenaires visionnaires Ce programme prolonge la mission de la Fondation Tamayouz Cinéma, créée en 2019 par cinq professionnelles marocaines, engagées pour la formation, le mentorat et l’accès aux opportunités, afin de faire émerger des œuvres diverses, exigeantes et ancrées dans la vitalité du continent. Cette initiative d’envergure est portée avec l’UNESCO, et avec le soutien de la République Populaire de Chine. Elle bénéficie de l’appui de partenaires engagés : l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P)et la Story School, LaProd, Digital Factory et Intelcia. Tous partagent une même conviction : investir dans la créativité africaine, c’est préparer le futur du cinéma mondial. Rendez-vous le 27 octobre pour une occasion unique de rencontrer les réalisatrices, de découvrir leur travail et de tisser des liens avec les futurs visages du cinéma africain.

UNESCO : le candidat du Congo a perdu face au favori égyptien

UNESCO : le candidat du Congo a perdu face au favori égyptien

Le Conseil exécutif de l’Unesco a désigné, lundi 6 octobre, son nouveau directeur général, en la personne de l’Égyptien Khaled el-Enany. Le candidat égyptien qui partait favori l‘a emporté devant le congolais, Firmin Edouard Matoko. Une combinaison de facteurs stratégiques, diplomatiques et de positionnement international pourraient expliquer la défaite du candidat de la République du Congo, Firmin Édouard Matoko face à l’Égyptien Khaled El-Enany, en dépit du solide profil de Matoko, un cadre expérimenté qui a connait bien la maison Unesco. Les facteurs clés de la défaite du Congo. Il faut dire que le candidat le congolais Firmin Édouard Matoko était entré en compagne assez tardivement, environ six mois avant le vote. Il n’a donc pas eu le temps nécessaire pour convaincre, contrairement au candidat favori, l’égyptien, Khaled El-Enany qui était en campagne depuis deux ans. C’est ainsi qu’il a obtenu le soutien public de la France, la Ligue des pays arabes, de l’Union africaine, ainsi que d’autre pays comme le Brésil, l’Allemagne ou la Turquie. Ces soutiens internationaux majeurs ont assuré à l’égyptien, un bloc de votes qui devenait difficile à contrer au sein du Conseil exécutif. Le choix de la France, pays hôte de l’UNESCO en défaveur du candidat congolais sonnait déjà comme un désaveu de cette ancienne puissance coloniale pour le Congo. Cette position avait, d’ailleurs, suscité des « vifs regrets » du Congo dont le porte-parole, Thierry Moungala avait au cours d’une conférence de presse reproché à la France son choix de soutenir le candidat égyptien plutôt que le candidat francophone. D’autres pays de l’Union européenne (UE) ont sans doute suivi la position officielle de la France contre le congolais Firmin Edouard Ndinga. Dès lors que la France a délaissé le Congo, ancienne capitale de la France libre, on ne pourrait s’étonner du choix de la Ligue des pays arabes dont l’Égypte fait partie en faveur du candidat égyptien. Le groupe électoral arabe y compris les pays du Golfe a constitué un bloc de bloc de votes importants pour M. Khaled El-Enany. Firmin Edouard Matoko pouvait compter sur les pays africains, au regard de l’activisme diplomatique du Congo sur le continent, en dépit du soutien officiel de cette institution continental à l’égyptien. De plus, la République du Congo a sillonné presque tous les pays africains qui avaient affirmé voter, le moment venu, pour son candidat. Mais, l’Égyptien a conservé le soutien institutionnel de l’UA, renforçant ainsi le poids de son candidat. Le contexte des blocs électoraux Le vote au Conseil exécutif de l’UNESCO repose sur une répartition complexe en groupes électoraux. L’Égypte, par exemple, appartient à un groupe arabe très soudé et influent. Ainsi, en dépit du fait que la République du Congo ait bénéficié du soutien de son groupe africain, la capacité de l’Égypte à rassembler à la fois le groupe arabe et une partie significative du soutien africain et européen a créé une coalition de vote plus large et plus solide. Le profil perçu des candidats Monsieur Matoko, en tant que Sous-directeur général du Département Afrique de l’UNESCO avait une expérience qui faisait de lui un connaisseur des arcanes de l’organisation. « Je suis l’UNESCO », selon ses propres mots. Cependant, le profil d’El-Enany, plus politique et le fait qu’il soit porté par de grands États a semblé plus rassurant, en termes d’enjeux géostratégiques pour les grandes capitales. Wilfrid Lawilla D.

Maroc. Epson et le FIAV forment de jeunes créateurs marocains aux technologies de projection et de vidéomapping

Maroc. Epson et le FIAV forment de jeunes créateurs marocains aux technologies de projection et de vidéomapping

Epson, en partenariat avec le Festival International de l’Art Vidéo (FIAV) porté par la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines Ben M’Sik – Université Hassan II de Casablanca, organise, les 6 & 7 octobre 2025 à l’École Supérieure des Beaux-Arts de Casablanca(ESBAC), une formation sur les technologies professionnelles de projection et de mapping. Près d’une trentaine d’étudiants issus de six établissements publics et privés présenteront ensuite leurs projets de vidéo mapping à la Cathédrale Sacré Cœur, lors de la 31ᵉ édition du FIAV qui se tiendra du 10 au 15 novembre 2025. Une formation intensive pour maîtriser les technologies Pro AV Réunissant la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines Ben M’Sik, l’École Supérieure des Beaux-Arts de Casablanca (ESBAC), l’École Nationale Supérieure d’Art et de Design (ENSAD), la Faculté des Sciences Ben M’sik, l’Institut IHB Art Média et Collège La Salle, ce programme permet à des étudiants d’horizons variés de travailler ensemble autour des techniques de projection et de mapping vidéo. Un tremplin créatif et professionnel À l’issue de la formation, les participants, regroupés par équipes, développeront des projets de mapping qu’ils présenteront au public du FIAV. Le groupe gagnant sera distingué lors de la cérémonie d’ouverture du festival.Cette expérience constitue un véritable tremplin professionnel pour ces créateurs en herbe ainsi qu’une belle opportunité de networking avec des artistes internationaux. Un engagement durable en faveur des jeunes talents Convaincu du potentiel créatif des jeunes talents marocains, Epson renforce son engagement en offrant cette formation inédite, fruit de cinq années de partenariat avec le FIAV. Cette initiative reflète la philosophie d’Epson, qui place l’éducation et la stimulation de la créativité des jeunes au cœur de ses technologies, alliant innovation, compacité et efficacité énergétique. « Nous sommes particulièrement fiers de renforcer notre partenariat avec la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines Ben M’Sik et avec le FIAV, une exceptionnelle plateforme d’expression et de création artistique qui permet aux étudiants issus de plusieurs établissements publics et privés de développer leurs projets de mapping vidéo et d’explorer de nouvelles formes de créativité. » déclare Zakaria Eddoumi, Account Manager pour la gamme vidéoprojecteurs. « Porté par notre faculté depuis plus de trente ans, le FIAV, festival international de référence, offrira un espace unique de création et d’expression artistique aux jeunes artistes provenant d’établissements publics et privés.»souligne Leila Maziane, Doyenne de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines Ben M’sik Casablanca, Présidente du festival International d’Art Vidéo de Casablanca. « Nous nous réjouissons de notre partenariat avec Epson, dont le soutien et les technologies de pointe permettront aux étudiants de développer leurs projets de mapping vidéo et d’explorer de nouvelles formes de créativité. » ajoute Majid Seddati, Directeur du festival International d’Art Vidéo de Casablanca.

UNESCO. Les Congolais croisent les doigts

UNESCO. Les Congolais croisent les doigts

Le Conseil Executif de l’UNESCO désignera, le 6 octobre 2025, à Paris, son nouveau Directeur Général, au terme d’une élection à bulletin secret. Deux candidats sont en lice : l’Égyptien Khaled El Enany et M. Firmin Édouard Matoko, brillant homme de culture, fils émérite de la République du Congo. Et, ce 6 octobre 2025, les coeurs battants, les Congolais auront les regards tournés vers Paris. Leur compatriote Firmin Édouard Matoko suscite beaucoup d’espoir et de soutien de leur part. Avec plus de 30 ans d’expérience, dans la diplomatie internationale et une carrière remarquable au sein de l’UNESCO, M. Firmin Édouard Matoko présente un profil solide pour diriger l’UNESCO. Il recèle des atouts. Son expérience diplomatique est bien avérée. Bénéficiant d’une parfaite connaissance de l’UNESCO. M. Firmin Édouard Matoko a occupé plusieurs postes clés à l’UNESCO, notamment celui de Sous- Directeur Général Chargé de la Priorité Afrique et des Relations Extérieures. Ayant œuvré, au sein de l’UNESCO, trois décennies, il maîtrise son fonctionnement, ses mécanismes et ses priorités. Sa vision pour l’Afrique est centrée sur l’éducation pour tous, la culture, comme levier de paix et un accès équitable à la science à l’ère numérique. Le choix de M. Firmin Édouard Matoko, comme Directeur Général de l’UNESCO, serait un motif de fierté pour la République du Congo. Il marquerait l’intérêt international pour le pays. Les Congolais souhaitent ardemment voir leur compatriote Firmin Édouard Matoko réussir dans cette entreprise et ainsi renforcer la position de l’Afrique dans les instances internationales. Tous les meilleurs voeux du Peuple Congolais accompagnent M.Firmin Édouard Matoko dans cette élection majeure du Directeur Général de l’UNESCO. Bonne chance lui est souhaitée avec l’espoir qu’il sera retenu à la tête de cette Institution Internationale pour lui insuffler plus de dynamisme et plus de perspectives porteuses dans son dommaine d’action. Sans compter que la victoire de M. Firmin Édouard Matoko serait une visible acceptation de son opiniatreté au travail. et de son inlassable dévouement à l’égard de l’éducation. Que le Gouvernement de la République du Congo et les autres Etats membres de l’UNESCO qui n’ont ménagé aucun effort pour assurer la victoire de M. Firmin Édouard Matoko, sur son concurrent l’Égyptien Khaled El Enany, trouvent ici l’expression de notre profonde gratitude. Brazzaville 5 octobre 2025 Ouabari Mariotti

Procès Sarkozy, Mediapart et l’attentat du DC-10 d’UTA (RÉVÉLATIONS)

Procès Sarkozy, Mediapart et l’attentat du DC-10 d’UTA (RÉVÉLATIONS)

PARLONS-EN. Comme on le sait, le tribunal correctionnel de Paris a condamné l’ancien président français Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison pour avoir « laissé ses proches » démarcher la Libye de Mouammar Kadhafi en vue d’obtenir un financement illégal de sa campagne présidentielle de 2007. Le tribunal a également reconnu l’existence d’un pacte de corruption passé avec Abdallah Senoussi, l’ancien responsable des services secrets libyens condamné pour avoir commandité l’attentat contre l’avion DC-10 d’UTA à la fin des années 1980. Pour avoir mené une enquête sur la guerre de l’OTAN contre la Libye en 2011 et documenté diverses opérations clandestines pilotées par les services secrets occidentaux (notamment la CIA, le MI6 et la DGSE) contre le dirigeant libyen, le colonel Mouammar Kadhafi, je peux affirmer que des doutes sérieux subsistent sur l’implication de la Libye dans l’attentat contre le DC-10 d’UTA. Fabrice Arfi de Mediapart (média à l’origine de l’affaire Sarkozy) rappelle à juste titre la souffrance des familles des victimes de l’attentat, y compris Mme Maryvone Raveneau, la veuve du commandant de bord du DC-10. Mais ce qu’il semble ignorer, c’est que l’avocat de celle-ci a toujours mis en doute la thèse de l’implication libyenne, thèse découlant de l’enquête controversée menée par le juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière. J’ai interviewé l’avocat de Mme Raveneau en 2015. J’ai également discuté avec l’ancien directeur de cabinet du président François Mitterrand, Gille Ménage, qui suivait le dossier pour le compte de l’Élysée. Tous m’ont confié que la Libye de Kadhafi n’avait rien à voir avec l’attentat. Plus encore, l’avocat Mme Raveneau me confia que le juge Bruguière semblait être sous l’influence des Américains (notamment de la CIA), qui cherchaient à renverser Kadhafi, lui attribuant à tort la paternité des attentats de Lockerbie et d’UTA. Dans les deux affaires, la preuve de la culpabilité libyenne reposait sur des expertises manipulées du FBI. Fabrice Arfi et ses copains de Mediapart ne le savent peut-être pas. Je m’arrête ici… pour l’instant. Par Patrick Mbeko

« C’est arrivé près d’ici » la série ivoirienne événement débarque en exclusivité sur TV5MONDE

« C’est arrivé près d’ici » la série ivoirienne événement débarque en exclusivité sur TV5MONDE

TV5MONDE diffusera en exclusivité mondiale la série C’est arrivé près d’ici, aussi appelée “CAPI”, à partir du 8 octobre. Cette fiction en 30 épisodes nous plonge au cœur de la société ivoirienne, dans des récits intimes et poignants, tous inspirés de faits réels.    Secret enfoui, famille brisée, jalousie, escroquerie ou vengeance froide : C’est arrivé près d’ici explore les fractures silencieuses de la société à travers des histoires vécues qui pourraient arriver à n’importe qui, n’importe où. Tournée à Abidjan, Assinie, Grand-Bassam et Yamoussoukro, elle reflète aussi une Côte d’Ivoire dynamique, innovante et en pleine mutation. « Tout est parti d’une envie simple : donner la parole aux histoires qui secouent notre quotidien, mais que l’on garde souvent pour soi. Des histoires parfois dures, mais toujours humaines. » — Anselm Nfa   Produite par Icône Média, en coproduction avec TV5MONDE, créée et réalisée par Anselm Nfa, originaire du Gabon, cette série a mobilisé plus de 350 comédiens venus de toute l’Afrique de l’Ouest ainsi qu’une équipe technique d’une trentaine de personnes.   A travers ce projet original, TV5MONDE confirme son rôle de partenaire majeur du secteur audiovisuel africain et sa volonté de donner une visibilité mondiale aux créations du continent.   FICHE TECHNIQUE