Le Cameroun n’échappera pas au feu qui couve si le régime du président Paul Biya n’accepte pas une transition pacifique

Le Cameroun n’échappera pas au feu qui couve si le régime du président Paul Biya n’accepte pas une transition pacifique

Ce magnifique pays, déjà déchiré par la guerre, n’a pas besoin de sombrer dans le chaos. Le président Biya a perdu les élections. Nous l’avons dit ici dès les premières heures des dépouillements, après des nuits entières de recoupements et de compilations des vidéos et photos des bureaux de vote. Cette tendance a été confirmée par l’équipe d’Issa Tchiroma Bakary qui, depuis quelques jours, publie des chiffres avoisinant ces premières projections. Plus de 54 % en faveur du candidat de l’opposition n’est pas le résultat final. C’est un résultat issu du dépouillement d’environ 90 % du territoire. Le score sera encore plus conséquent si l’on prend en compte les 10 % restants. Malheureusement, cette vérité vraie, absolue, inattaquable et inviolable est sur le point d’être torpillée par un régime de 43 ans qui ne s’est maintenu jusqu’ici que par la ruse et la force. Malheureusement pour lui, 2025 est complètement différent de 2018. 1. D’abord parce qu’il y a une population déterminée, prête à en découdre. Dans le Nord et l’Extrême-Nord, ce qui se passe n’est rien comparé à ce qui se prépare. Le peuple camerounais s’organise jusque dans le Grand Sud. Les leaders de la société civile se concertent et attendent le moment venu pour, unanimement, donner le mot d’ordre. 2. Parce qu’il y a un Issa Tchiroma vindicatif, frontal, résolu à exercer le pouvoir d’État. Tchiroma n’a ni la patience ni la passivité du professeur Maurice Kamto. J’ai écouté tous ses discours : il n’exclut littéralement aucune option. Il n’a pas fait sienne la formule de « l’alternance dans la paix et par les urnes ». Si nous analysons les « non-dits », on comprend aisément que toutes les options sont sur la table pour contraindre le régime de Yaoundé à reconnaître sa défaite, plier bagage et se retirer de la gouvernance d’un pays qu’il n’a même pas été capable de gérer. À ceux qui nous disent qu’il ne faut pas encourager l’implosion, j’ai envie de demander : qui incendie ? Une population qui appelle depuis des jours à respecter la vérité des urnes ? Ou un pouvoir avide de sang qui détient l’allumette au-dessus de l’essence ? Par Teddy Patou Journaliste et animateur radio

Emission Obligataire historique : La Banque Ouest africaine de développement (BOAD) lève sur le marche international 1 milliard d’euros sur 15 ans

Emission Obligataire historique : La Banque Ouest africaine de développement (BOAD) lève sur le marche international 1 milliard d’euros sur 15 ans

La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) a franchi une nouvelle étape décisive en réalisant avec succès une émission obligataire historique d’un montant d’un milliard d’euros sur une maturité de 15 ans sur le marché financier international. Cette opération s’est caractérisée par un vif engouement des investisseurs qui a permis d’atteindre un carnet d’ordres record de 2,7 milliards d’euros. Cette forte demande a permis d’obtenir un resserrement du spread de 35 points de base, se traduisant par un coupon compétitif de 6,25%. La réussite de cette émission témoigne de la grande confiance des investisseurs dans la solidité de la signature BOAD et dans les perspectives de croissance de l’Union Economique et Monétaire Ouest- Africaine (UEMOA). La haute qualité et la diversité de l’allocation finale en est une autre illustration : une forte présence du marché européen avec les investisseurs britanniques et irlandais représentent 49% de l’allocation, suivis par la région DACH* (23%), les États-Unis (13%), le reste de l’Europe (10%), le Moyen-Orient (4%) et enfin l’Asie (1%). En termes de type d’investisseur, les gestionnaires d’actifs représentent 74% de l’allocation, les Hedge Funds 14%, suivis par les banques et banques privées 7%, les fonds de pension/assurance 3% ainsi que les banques centrales 1%. Cette transaction représente une étape importante pour les Banques Multilatérales de Développement (BMD) du continent, puisqu’il s’agit de l’obligation de référence en euros la plus longue jamais émise par une BMD africaine. Les fonds levés seront alloués au financement de projets structurants et prioritaires dans l’UEMOA. La maturité exceptionnelle de 15 ans est en parfaite adéquation avec la nature de ces investissements, essentiels pour le développement à long terme de nos économies, et s’aligne pleinement sur la mission de la Banque et les objectifs ambitieux de son Plan stratégique. M. Serge EKUE, Président de la BOAD a déclaré : « Cette opération est plus qu’un succès financier ; elle est une reconnaissance manifeste de la crédibilité de la BOAD et de son modèle. C’est surtout un encouragement à repousser les frontières du possible, dans un environnement de défis majeurs. Cet emprunt historique de 1 milliard d’euros sur 15 ans renforce notre capacité à financer le développement durable de nos Etats membres. Je tiens à saluer le rôle crucial du syndicat des Banques BNP Paribas, JP Morgan, Natixis et SMBC ainsi que des Conseils juridiques dans la réussite de cette transaction majeure. Je voudrais également remercier nos actionnaires et nos partenaires pour leur appui indéfectible à notre mission ». Région DACH : acronyme désignant l’ensemble des pays germanophones d’Europe cenntrale : Allemangne, Autriche, et la confédération helvétique ou Suisse. APO

MSIA 2025 : la troisième édition récompense 8 initiatives marocaines porteuses d’innovation sociale

MSIA 2025 : la troisième édition récompense 8 initiatives marocaines porteuses d’innovation sociale

La troisième édition des Moroccan Social Innovation Awards (MSIA), organisée par la Fondation Abdelkader Bensalah, a récompensé cette année 8 initiatives marocaines porteuses d’innovation sociale. Retour sur cette édition et sur les projets socialement innovants des lauréats. Le Grand Prix a été attribué à l’Association Amal pour son projet emblématique Café des Signes, premier café au Maroc créé par et pour les personnes sourdes. Lancée en 2023 par la fondation Abdelkader Bensalah, cette initiative s’est imposée, en trois éditions, comme un dispositive de célébration de l’excellence en innovation sociale, d’accélération de l’impact des initiatives lauréates et de promotion de leur adoption à l’échelle nationale et régionale. Les projets ont suivi un processus de sélection en cinq étapes : analyse technique, évaluation par six commissions de présélection réunissant 25 experts, vérification par une commission régionale, puis évaluation finale par un jury présidé par M. Hamid Bouchikhi et composé de huit personnalités (listés dans le tableau ci-dessous) issus du monde académique, entrepreneurial et associatif. A l’issue des délibérations du Jury, le Grand prix est revenu à l’Association Amal. « Nous sommes particulièrement satisfaits de cette édition, qui a mobilisé près d’une centaine de candidatures de qualité issues des douze régions du Royaume », déclare Tarik Maâroufi, Directeur Général de la Fondation Abdelkader Bensalah. « Ces projets témoignent de la vitalité et de la créativité de l’écosystème marocain de l’innovation sociale. Nous félicitons l’ensemble des lauréats et saluons tout particulièrement l’Association Amal pour son engagement exemplaire et AJAD pour son idée novatrice », poursuit-il. En ce qui est des catégories, le Prix de la Catégorie Digital a été remporté par Sustainable Food Solutions de Casablanca pour son projet Colibghiti, une plateforme digitale et logistique de lutte contre le gaspillage alimentaire, fondée sur l’intelligence artificielle pour connecter les entreprises disposant de surplus et les associations locales de redistribution. Le Prix Santé est revenu à la Coopérative SANAD Agricole d’Oulad Mbarek pour son initiative Femmes de la Terre, qui œuvre à l’autonomisation économique et sociale des femmes rurales à travers la valorisation des produits du terroir naturels et sans gluten. Dans la catégorie Culture, l’Association Joudour Sahara de M’hamid El Ghizlane a été distinguée pour son Zamane Festival, un événement annuel célébrant le patrimoine musical et culturel du Sahara, tout en intégrant des thématiques liées au développement durable. Le Prix Inclusion a été attribué à Edronic Technologie, basée à Casablanca et Fès, pour son projet AYNI, des lunettes intelligentes utilisant l’IA et l’IoT afin d’améliorer l’autonomie des personnes malvoyantes. Dans la catégorie Education, le trophée a récompensé l’Association Semnid pour le Développement Social à Azilal pour son Centre d’Accueil Familial d’Excellence, qui lutte contre l’abandon scolaire des filles en milieu rural. Le Prix Environnement est revenu à l’Association IDENDI de Développement et Coopération à Taroudant pour son projet L’Eau = La Vie, une initiative d’approvisionnement en eau potable intégrant gouvernance traditionnelle et approche associative moderne. En plus du Grand prix octroyé par la Fondation Abdelkader Bensalah, organisatrice de l’événement, les Prix des catégories ont été sponsorisés par des acteurs engagés en l’occurrence, Fondation Crédit du Maroc, Cooper pharma, Fondation TGCC, LafargeHolcim, Cosumar et Mass Céréales al Maghreb. Brèves Présentations des projets des MSIA 2025 Grand Prix de la Fondation Abdelkader Bensalah Projet Cafe des Signes – Association Amal – Marrakech Créé en 2018, le Café des Signes est le premier espace au Maroc conçu autour de la communauté sourde. Alliant inclusion, formation et emploi, il propose un parcours complet d’accompagnement des jeunes sourds vers l’insertion professionnelle, à travers un modèle économique durable et solidaire. Coup de cœur pour AJAD Projet FIIT- Association des Jeunes d’Avenir pour le Développement – Khouribga Le Forum International des Innovations Technologiques (FIIT) est une initiative qui consiste en l’organisation d’un événement scientifique et technologique de grande envergure, destiné en priorité à la jeunesse marocaine. Il vise à accompagner les mutations mondiales rapides en matière de technologies, tout en stimulant l’esprit d’innovation et d’initiative chez les jeunes. Catégorie Digital, soutenue par Fondation CDM Projet Colibghiti – Sustainable Food Solutions – Casablanca Colibghiti est une plateforme digitale qui lutte contre le gaspillage alimentaire en connectant entreprises et associations pour redistribuer les surplus. Grâce à l’intelligence artificielle et à la traçabilité des dons, elle génère un triple impact : social, environnemental et solidaire. Catégorie Santé, soutenue par Cooperpharma Projet Femmes de la Terre – Coopérative SANAD Agricole – Oulad Mbarek Femmes de la Terre vise à renforcer l’autonomie économique et sociale des femmes rurales à travers la valorisation des produits du terroir. En associant savoir-faire traditionnel et exigences modernes en matière de santé et de nutrition, la coopérative produit une gamme 100 % naturelle et sans gluten, destinée à une alimentation saine et inclusive. Catégorie Culture, soutenue par Fondation TGCC Projet Zamane Festival – Association Joudour Sahara – Mhamid El Ghazlan Zamane Festival est un événement annuel organisé à M’hamid El Ghizlane, dans la vallée du Drâa, qui célèbre le patrimoine musical et culturel saharien. À travers concerts, ateliers et rencontres, il met en valeur les traditions locales, encourage les échanges interculturels et sensibilise aux enjeux du climat et de la préservation du patrimoine. Catégorie Inclusion, soutenue par LafargeHolcim Projet AYNI – Edronic Technologie – Casa et Fès Le projet AYNI vise à améliorer l’autonomie des personnes aveugles ou malvoyantes grâce à une solution innovante développée au Maroc. Il s’agit d’un dispositif intelligent sous forme de lunettes qui intègre des technologies de pointe, notamment l’intelligence artificielle (IA) et l’iOT, pour répondre aux besoins spécifiques des personnes en situation de handicap visuel. Catégorie Education, soutenue par Cosumar Projet Centre d’Accueil Familial d’Excellence – Association Semnid pour le Development Social – Azilal Le Centre d’Accueil Familial pour l’Excellence est une initiative à but non lucratif qui œuvre dans les hauteurs montagneuses d’Azilal. Il lutte contre l’abandon scolaire des filles en milieu rural. Depuis son lancement en 2018, le centre a accueilli gratuitement environ 30 élèves par an, soit plus de 205 filles à ce jour. Catégorie Environnement, soutenue Mass Céréales al Maghreb Projet L’eau=La Vie –

ePass révolutionne le renouvellement des passeports pour les Béninois de la diaspora

ePass révolutionne le renouvellement des passeports pour les Béninois de la diaspora

Dans le cadre de sa politique de modernisation de la diplomatie et de ses services consulaires, le Gouvernement de la République du Benin annonce le lancement officiel de ePass. il s’agit d’ »une solution innovante qui simplifie et dématérialise entièrement la procédure de renouvellement des passeports pour les Béninois vivant à l’étranger », indique le gouvernent dans un communiqué ». Face aux difficultés rencontrées par la diaspora béninoise, notamment les délais excessifs, la complexité des démarches administratives et l’éloignement géographique des consulats, le Gouvernement offre ainsi « une réponse rapide, sécurisée et conforme aux standards internationaux de l’OACI », souligne la même source. Accessible partout dans le monde via les plateformes mobiles et en ligne, ePass https://www.epass.gouv.bj permet à chaque citoyen béninois résidant à l’étranger d’effectuer sa demande de renouvellement en toute simplicité, depuis son domicile, et de recevoir son passeport dans un délai garanti de quatre (04) semaines à compter de la validation de sa demande, précise le communiqué. Martin Kam

La  Confédération générale des entreprises du Maroc accueille le président de la CEOE, Antonio GARAMENDI

La  Confédération générale des entreprises du Maroc accueille le président de la CEOE, Antonio GARAMENDI

La Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) a accueilli lundi 20 au Maroc, M. Antonio Garamendi, Président de la Confederación Española de Organizaciones Empresariales (CEOE), patronat espagnol, accompagné de M. Iñigo Fernández de Mesa, Vice-président, et de Mme Marta Blanco, Présidente de la Commission des Relations Internationales.   Cette visite revêt une valeur hautement symbolique, traduisant la solidité du partenariat économique et stratégique entre le Maroc et l’Espagne, deux nations unies par une vision commune de croissance durable, d’intégration régionale et de prospérité partagée. Elle illustre également la profonde complémentarité entre leurs tissus économique et la volonté conjointe d’approfondir davantage la coopération dans des secteurs à fort potentiel.   Cette visite a été marquée par une rencontre tenue hier en présence de M. Chakib Alj, Président de la CGEM et de M. Karim Zidane, ministre de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques, et de chefs d’entreprises marocains. Les échanges ont porté sur les opportunités d’investissement et de partenariat et les moyens de renforcer davantage la coopération économique bilatérale dans un contexte mondial en pleine mutation.    Une réunion de travail s’est tenue aujourd’hui au siège de la CGEM, en présence de M. Chakib ALJ, de M. Mehdi TAZI, Vice-Président Général de la CGEM et de Mme Ghita LAHLOU, Vice-Présidente et Présidente de la Commission internationale, lors de laquelle ont été identifiés les leviers à activer pour promouvoir davantage l’investissement espagnol au Maroc et l’investissement marocain en Espagne, notamment auprès des TPME et ce, dans des secteurs à forte valeur ajoutée tels que le tourisme, l’automobile, l’éducation, l’industrie pharmaceutique, la durabilité et les nouvelles technologies.  Les discussions ont également exploré les opportunités croisées permettant aux entreprises marocaines d’accéder aux marchés ibéro-américains à travers l’Espagne et aux entreprises espagnoles de se déployer sur le marché africain via le Maroc, véritable porte d’entrée du continent.   Les échanges ont enfin abordé les investissements et partenariats stratégiques à déployer pour accompagner la préparation de la Coupe du Monde 2030, que le Maroc, l’Espagne et le Portugal accueilleront ensemble. Dans ce cadre, les Présidents de la CGEM et de la CEOE ont souligné le rôle majeur et la responsabilité du secteur privé pour faire de cet événement mondial un levier de développement économique, générateur de croissance, d’emplois et d’opportunités durables.   À cet effet, il a été convenu, avec M. Armindo Monteiro, Président de la Confédération des Entreprises de Portugal (CIP), de créer un Comité conjoint CGEM–CEOE–CIP. Ce comité aura pour mission d’élaborer une feuille de route des secteurs privés marocain, espagnol et portugais, visant le partage d’expertise et la construction de partenariats en faveur de la maximisation et la durabilité de l’impact économique et social de la Coupe du Monde 2030.   Dans ce cadre, il a été décidé d’organiser, début 2026 à Rabat, un Forum entrepreneurial Maroc-Espagne-Portugal, qui réunira des chefs d’entreprises des trois pays.  

La Banque africaine de développement et les institutions saoudiennes renforcent leur partenariat pour stimuler les investissements en Afrique

La Banque africaine de développement et les institutions saoudiennes renforcent leur partenariat pour stimuler les investissements en Afrique

Le Groupe de la Banque africaine de développement et le Royaume d’Arabie saoudite sont convenus de renforcer leur partenariat pour accélérer les investissements dans les secteurs clés de la croissance en Afrique, à l’issue d’entretiens de haut niveau à Washington. Lundi, le président de la Banque, M. Sidi Ould Tah, a rencontré respectivement le dirigeant de la Banque saoudienne d’import-export (Saudi EXIM), M. Saad Alkhalb, et le dirigeant du Fonds saoudien pour le développement (SFD), M. Sultan Abdulrahman Al-Marshad, en marge des Assemblées annuelles 2025 de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international. Les discussions ont porté sur l’élargissement du co-investissement dans les énergies renouvelables, les infrastructures commerciales et le développement social, y compris le logement abordable. Les deux parties ont décrit ces réunions comme marquant un nouveau chapitre dans les relations entre la Banque africaine de développement et l’Arabie saoudite, visant à promouvoir une croissance durable et la création d’emplois à travers l’Afrique. Le président Ould Tah et les responsables saoudiens ont noté que la Vision 2030 de l’Arabie saoudite et les priorités stratégiques des Quatre points cardinaux de la Banque africaine de développement étaient fortement alignées, notamment en ce qui concerne l’industrialisation verte, la facilitation du commerce, l’emploi des jeunes et l’intégration régionale. Le président du Groupe de la Banque a souligné les initiatives phares de la Banque, notamment Desert to Power, le programme des Zones spéciales de transformation agro-industrielle et l’Alliance pour l’infrastructure verte en Afrique, comme autant d’opportunités clés pour les futurs partenariats et investissements saoudiens. Au cours des discussions avec Saudi EXIM, MM. Ould Tah et Alkhalb ont réaffirmé leur ambition commune d’élargir la collaboration en matière de financement du commerce, de garanties de crédit et de soutien aux exportations saoudiennes dans les projets d’infrastructure et industriels africains. Les deux dirigeants ont convenu d’approfondir leur coopération en matière de connaissance du marché, de renforcement des capacités et de mécanismes de cofinancement conjoints afin d’accroître les opportunités en matière de commerce et d’investissement à travers le continent. Lors des échanges avec le Fonds saoudien pour le développement, le président Ould Tah a souligné la volonté de la Banque de s’associer au cofinancement d’investissements du secteur public dans l’agriculture, l’énergie, les transports et la résilience climatique. Les deux institutions ont convenu d’intensifier leur collaboration structurée afin d’accroître l’impact sur le développement. Ces réunions ont réaffirmé l’engagement de l’Arabie saoudite à honorer sa promesse de 41 milliards de dollars en faveur de l’Afrique, dont 10 milliards de dollars de financements des exportations par l’intermédiaire de Saudi EXIM et 5 milliards de dollars de financement du développement par l’intermédiaire du Fonds saoudien. L’État du Golfe a annoncé ce plan lors du « New Africa Summit » en octobre 2024, s’engageant à établir un partenariat pour aider à combler les déficits de financement, créer des emplois, stimuler la croissance économique et améliorer les conditions de vie de millions de personnes en Afrique. La Banque africaine développement collabore avec les deux institutions pour canaliser ces ressources vers des projets transformateurs qui soutiennent la transformation économique de l’Afrique. Les Assemblées annuelles 2025 de la Banque mondiale, qui se sont ouvertes lundi sous le thème « Emploi — la voie de la prospérité », sont axées sur les stratégies mondiales en matière d’emploi et de croissance inclusive. La participation de M. Ould Tah souligne sa vision axée sur le renforcement des partenariats qui débloquent des opportunités à grande échelle pour les jeunes et stimulent une croissance économique durable dans toute l’Afrique. Afdb

« Souveraineté sanitaire : Un impératif pour l’Afrique » en débat au Forum Galien 2025

« Souveraineté sanitaire : Un impératif pour l’Afrique » en débat au Forum Galien 2025

La capitale sénégalaise, Dakar, sera le théâtre de la huitième édition du « Forum Galien Afrique », qui se tiendra du 28 au 31 octobre 2025 sur le thème crucial de la « Souveraineté sanitaire : Un impératif pour l’Afrique ». Cette information a été officialisée par la présidente, la Professeure Awa Marie Coll Seck, lors d’un webinaire tenu mercredi, organisé par le Réseau des Médias africains pour la promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN). La huitième édition du Forum Galien Afrique s’annonce comme un rassemblement de haut niveau. Selon la présidente de l’événement, la Professeure Awa Marie Coll Seck, de nombreuses sommités du monde scientifique, ainsi que des personnalités et structures régionales, prendront part à ce sommet africain très attendu. Elle a insisté sur la nécessité d’impliquer « tous les acteurs » dans la réflexion sur la souveraineté sanitaire. Le forum accueillera ainsi des ministres, des dirigeants d’associations de la société civile impliquées dans la santé, et d’importants financiers (internationaux et locaux). La présence de grandes organisations, telles que les fondations Rockefeller et Gates, est également confirmée. Ces partenaires viendront soutenir les experts, les décideurs et les acteurs communautaires africains qui se pencheront sur cette problématique cruciale. Ces annonces ont été faites lors d’une rencontre virtuelle avec plus de 80 professionnels des médias, membres du REMAPSEN. « Souveraineté sanitaire : Un impératif pour l’Afrique » : le cri de ralliement du Forum GalienLa Professeure Awa Marie Coll Seck a qualifié la souveraineté sanitaire de « vrai défi » et de « combat de longue haleine » que l’Afrique se doit de relever.La présidente du Forum Galien a justifié l’importance du thème en expliquant que la rencontre rassemblera tous les horizons – ONG, société civile, secteur privé, ministres et partenaires – afin d’assurer des réformes concrètes. Elle s’est montrée confiante quant à la contribution de chaque partenaire.Cependant, l’ancienne ministre sénégalaise a lancé un appel vigoureux aux médias, soulignant qu’il est crucial de « faire pression » sur les dirigeants. « Les médias, vous en tant que journalistes, vous avez un rôle clé à jouer en mettant ces sujets au premier plan, en les inscrivant comme des priorités auprès de nos dirigeants », a-t-elle insisté. Malgré les retards accumulés sur le continent, la spécialiste a exhorté à la persévérance : « La lenteur de l’action politique dans certains pays africains, ne doivent pas nous empêcher de poser les bonnes questions. Si nous ne les posons pas, elles ne seront jamais résolues. » Quid sur le Prix Galien Afrique Le Prix Galien Afrique, qui en est à sa cinquième édition, sera l’un des moments clés du 8e Forum Galien Afrique. Ce prix vise à récompenser les initiatives africaines les plus innovantes dans le domaine de la santé et de la recherche. Selon le Co-président du jury, le Docteur John Nkengasong, le Prix Galien distingue spécifiquement les produits, services ou technologies récemment mis sur le marché africain. Il a souligné que la souveraineté sanitaire est indissociable de la recherche, de l’innovation et de l’entrepreneuriat sur le continent, dans un contexte de forte évolution de la santé mondiale. Les lauréats seront choisis sur la base de deux critères : leur innovation scientifique et leur impact concret sur les populations africaines. Quatre catégories seront récompensées : meilleur produit pharmaceutique, meilleur produit de tradi-thérapie, meilleure technologie médicale/solution digitale, et meilleur produit biotechnologique. Wilfrid Lawilla D.

Faut-il s’attendre à un changement au Cameroun avec Issa Tchiroma Bakary ?

Faut-il s’attendre à un changement au Cameroun avec Issa Tchiroma Bakary ?

PRESIDENTIELLE DU 12. La réponse est : oui ! Au moins sur la forme. Ça fait du bien de sortir de plus de quatre décennies de gestion chaotique. Ça fait du bien de voir un autre visage. C’est psychologiquement apaisant. Y a-t-il un risque que nous sortions d’une dictature pour une autre ? La réponse est : oui, peut-être. Convenons-en : il est malheureusement très difficile de le savoir à l’avance. Mais nous pouvons être proactifs. Dès la première prise de parole d’Issa Tchiroma Bakary, nous devons faire deux choses essentielles : 1. Réorganiser d’urgence la société civile camerounaise pour qu’elle redevienne un véritable contrepoids. Il est impératif de renforcer son influence afin qu’elle puisse surveiller l’action de l’État et réagir au moindre dérapage. 2. Fragiliser le parti au pouvoir à l’Assemblée nationale. Nous devons œuvrer pour un équilibre des forces, voire une majorité absolue de l’opposition, afin d’éviter toute concentration ou centralisation excessive du pouvoir entre les mains du président de la République. Ces deux actions suffiraient à rétablir un rapport de forces plus sain, garant d’une gouvernance plus démocratique et plus inclusive. Mais ça, c’est pour le jour d’après. Pour l’instant, allons voter pour Issa Tchiroma Bakary. Le bulletin jaune. Par Teddy Patou Journaliste et animateur radio