Médias : la Tunisie vu d’ailleurs (Revue de presse du lundi 3 au samedi 8 février)

Médias : la Tunisie vu d’ailleurs (Revue de presse du lundi 3 au samedi 8 février)

RFI : En Tunisie, le mausolée de Saïda Manoubia, une sainte ayant vécu à Tunis au XIIᵉ siècle, attire de nombreux Tunisiens. Sa proximité avec l’hôpital Razi, un hôpital psychiatrique, en fait un lieu d’accueil et un refuge pour tous.  MONDAFRIQUE : Les rapports accablants et les témoignages se multiplient, pointant du doigt le recours excessif à la violence, les expulsions forcées, les agressions physiques et sexuelles, le tout exacerbé par le discours ouvertement raciste du président Kaïs Saïed.  LE MONDE : Des journalistes et plusieurs personnalités politiques tunisiennes, dont le plus célèbre des opposants au président Kaïs Saïed, Rached Ghannouchi, ont été condamnées mercredi 5 février à de lourdes peines de prison pour « atteinte à la sûreté de l’Etat ». Le verdict a aussitôt été critiqué par des proches d’accusés et par le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), qui l’ont qualifié de « politique » et d’« injuste ».  RFI : Le leader du parti Ennahdha, Rached Ghannouchi, vient d’être condamné ce mercredi à 22 ans de prison par le tribunal de première instance de Tunis. Cette condamnation dans le cadre d’une affaire baptisée « Instalingo » qui implique, selon les autorités tunisiennes, plusieurs hommes d’affaires, journalistes et donc le leader du parti islamo-conservateur Ennahdha.  XINHUA : Le président tunisien Kaïs Saïed a réitéré jeudi la ferme « position de principe » de son pays qui rejette catégoriquement tout projet de délogement et de transfert des Palestiniens, d’après un communiqué du palais présidentiel à Carthage. JEUNE AFRIQUE : L’ancien ministre des Domaines de l’État et des Affaires foncières, Mabrouk Korchid, et Adel Grar, ex-directeur de Karama Holding, en charge de la gestion de biens spoliés, et surtout l’ancien chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, comparaîtront bientôt devant la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis.  ALGERIE FOOT : La Fédération Tunisienne de Football (FTF) a annoncé que l’équipe nationale des moins de 17 ans participera à la Coupe d’Afrique des Nations U17 en 2025 au Maroc, grâce à une invitation spéciale de la Confédération Africaine de Football (CAF). Cette décision intervient malgré l’échec des Aiglons à se qualifier lors des éliminatoires de novembre dernier.  LE MONDE. Depuis plusieurs jours, un élu républicain américain connaît une improbable notoriété en Tunisie en raison de ses virulentes critiques contre le président Kaïs Saïed. Joe Wilson, un partisan du nouveau président, Donald Trump, qui représente la Caroline du Sud au Congrès des Etats-Unis, a pris pour cible le chef de l’Etat tunisien, le qualifiant de « dictateur ».  Adrien Thyg

Burkina Faso. Création d’un Prix Thomas Sankara au FESPACO 2025 : Le cinéaste Balufu Bakupa-Kanyinda lance un appel à une démarche « concertée et respectueuse »

Burkina Faso. Création d’un Prix Thomas Sankara au FESPACO 2025 : Le cinéaste Balufu Bakupa-Kanyinda lance un appel à une démarche « concertée et respectueuse »

L’annonce de la création d’un « Prix Thomas Sankara pour le panafricanisme » pour le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) fait réagir Balufu Bakupa-Kanyinda, cinéaste, écrivain et poète congolais, fondateur en 2014 du Prix Thomas Sankara (PTS). Dans une mise au point qu’il a fait parvenir à notre rédaction, il explique que contrairement à ce qui a été dit lors de la conférence de presse, l’attribution de ce prix n’a pas connu d’interruption. Balufu Bakupa-Kanyinda est cinéaste, écrivain et poète, originaire de la République démocratique du Congo. Dans sa filmographie, figure « Thomas Sankara, le Baobab de Dagnoën », présenté au FESPACO 1993. Membre fondateur du Mémorial Thomas Sankara, il a été élevé au rang de chevalier de l’Ordre du mérite des arts du Burkina Faso, en reconnaissance de son engagement dans la valorisation des arts, de la mémoire panafricaine et de la mémoire de Thomas Sankara. En 2014, il crée le Prix Thomas Sankara (PTS), attribué pour la première fois lors FESPACO 2015… Lire la suite sur Lefaso.net

Intensification des opérations militaires au Burkina : De nombreux succès encore enregistrés sur le terrain contre les terroristes

Intensification des opérations militaires au Burkina : De nombreux succès encore enregistrés sur le terrain contre les terroristes

Les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) ont mené, cette semaine, des opérations d’envergure, combinant offensives terrestres et frappes aériennes dans plusieurs régions. De nombreux terroristes ont été neutralisés et une importante de matériel récupéré ou détruit, a appris l’AIB dimanche auprès de sources sécuritaires.  Le 30 novembre 2024, les Forces aériennes ont ciblé plusieurs colonnes de criminels à Barani et à Taffogo. Ces groupes, qui tentaient de s’organiser pour des actions hostiles, ont été foudroyés. Les unités terrestres ont ensuite achevé le travail en ratissant les zones concernées. Le 28 novembre 2024, dans la zone de Kantchari, des groupes armés dissimulés sous des arbres ont été détectés et frappés, suivis d’une intervention terrestre décisive. Le même jour, les hommes du 23e Bataillon d’Intervention Rapide (BIR) ont affronté des groupes armés dans la zone de Kosse… Lire la suite sur Burkina24.com

Projet de construction d’une centrale nucléaire au Burkina : Les experts burkinabè et ceux de ROSATOM discutent sur le développement de l’infrastructure

Projet de construction d’une centrale nucléaire au Burkina : Les experts burkinabè et ceux de ROSATOM discutent sur le développement de l’infrastructure

Des experts burkinabè et ceux de l’entreprise russe ROSATOM échangent sur l’évaluation et le développement de l’infrastructure nucléaire au Burkina Faso. Cette rencontre en ligne avec les experts russes se tient ce mardi 12 novembre 2024. La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par Salif Boussim, directeur de cabinet du ministre en charge de l’énergie, représentant le ministre. Cette rencontre permettra d’avoir une compréhension commune sur les questions clés de l’infrastructure nucléaire suivant l’approche par étapes de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) visant le programme électronucléaire national. Elle permettra également de discuter des activités qui devraient être mises en œuvre dans le cadre de ces questions clés pour constituer la base d’une prise de décision éclairée sur l’énergie nucléaire au Burkina Faso et pour le développement du projet de centrale nucléaire, selon Salif Boussim. Pour rappel, lors du sommet Russie-Afrique de juillet 2023 à Moscou, le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a exprimé la volonté du Burkina Faso pour la construction d’une centrale nucléaire dans le but de combler le déficit énergétique. Cette annonce a été suivie de la signature de mémorandum entre l’entreprise russe ROSATOM et le ministère en charge de l’énergie. Lefaso

An1 CNSP/Diplomatie : Le Niger reprend progressivement sa place dans le concert des Nations

An1 CNSP/Diplomatie : Le Niger reprend progressivement sa place dans le concert des Nations

La gouvernance diplomatique du CNSP a été marquée par la normalisation des relations du Niger avec ses partenaires et l’affirmation de la souveraineté nationale. Ainsi, la grande majorité des pays et institutions ont repris leur coopération suspendue au lendemain du coup d’Etat du 26 juillet 2023. Dans le sillage de la levée des sanctions de la CEDEAO et de l’UMOA, des institutions financières telles que la Banque mondiale, le FMI, la Banque africaine du développement ont annoncé le financement d’importants programmes en faveur du Niger. Les nouvelles autorités nigériennes dans la droite ligne de l’affirmation de la souveraineté avaient donné 72 heures à la Coordinatrice de l’ONU, Louise Aubin pour quitter le territoire national. Cela parce que, expliquaient-elles, des entraves sont mises en place par le Secrétaire Général de l’ONU Antonio Guterres en vue de contrarier la participation du Niger à la 78ème Assemblée Générale de l’organisation qui a eu lieu en septembre à New York. « Le gouvernement décide d’ordonner à l’Ambassadeur, Coordonnateur résident du Système des Nations Unies, son excellence madame Louise Aubin de prendre toutes les dispositions utiles pour quitter Niamey sous soixante-douze heures », avait écrit le Ministère des Affaires étrangères dans un communiqué en date du 11 octobre 2023. Cette décision avait été prise alors que la France avait entamé, fin septembre 2023, le retrait de ses bases militaires du sol nigérien après près de deux mois de bras de fer avec les nouvelles Autorités nigériennes. Il s’en est également suivi le retrait des militaires américains. Niamey avait dénoncé des accords militaires jugés illégaux ou contraires aux intérêts du pays. En même temps, les Autorités du CNSP multipliaient les initiatives pour faire revenir le pays sur la scène internationale sur la base d’une coopération de confiance et de respect mutuel. Et c’est très vite que les nouvelles Autorités sont admises dans les rencontres et autres foras internationaux. Dès novembre 2023, le Niger signait son retour sur la scène internationale au 1er Sommet Arabie Saoudite – Afrique qui avait lieu le 10 à Riyad, en présence effective du Premier Ministre de la Transition nigérienne Ali Mahamane Lamine Zeine. Il était aux côtés de plusieurs Chefs d’État et de Gouvernement africains qui ont fait le déplacement pour participer à cette rencontre placée sous le thème « Développement et prospérité ». C’est donc seulement après un peu plus de trois mois que le Niger est de retour sur la scène internationale. « Le Niger est de retour », disait justement le Premier Ministre Ali Mahamane Lamine Zeine qui avait estimé qu’avec sa participation à ce sommet, le Niger referme la parenthèse de l’autarcie dans laquelle la CEDEAO, l’ONU et l’UA avaient voulu le placer en décidant de l’exclure de ses instances. Face à la résilience de sa population et l’intransigeance de ses dirigeants sur les questions de souveraineté et de respect mutuel dans les partenariats, le Niger a aussi réussi plusieurs autres victoires diplomatiques dont la reconnaissance de son Gouvernement issu du coup d’État militaire du 26 juillet par la Commission de Vérification des pouvoirs de l’Assemblée Générale des Nations Unies. En effet, suite à l’examen de la question portant sur la représentation du Niger aux travaux des Nations Unies, l’Assemblée Générale avait entériné, le 20 décembre 2023, la décision de reconnaître les représentants du Gouvernement du CNSP comme uniques et légitimes représentants du Niger à l’ONU. Il y avait eu auparavant une reconnaissance tacite de la légitimité du CNSP par la CEDEAO même lorsqu’elle l’avait appelé au dialogue en proposant sa médiation. Sur un tout autre plan, l’Organisation des Nations Unies annonçait, le 15 novembre 2023, la reprise de ses vols humanitaires au Niger afin de pouvoir acheminer des produits médicaux ou évacuer des personnes malades ainsi que des personnels humanitaires. Le Niger a renforcé ses relations avec certains partenaires traditionnels: la chine, la Turquie, l’Iran ou la Russie. Ce dernier pays a envoyé des équipements militaires de pointe et des formateurs. La solidarité de certains voisins  et pays amis s’est manifestée au moment le plus fort de l’embargo injuste de la CEDEAO. Dans sa lancée de la reconquête de la souveraineté, le Niger a annoncé son retrait de la CEDEAO dans un communiqué conjoint avec le Burkina et le Mali. Ces 3 pays ont créé la confédération de l’Alliance des Etats du Sahel qui vise à mener une lutte commune contre le terrorisme et les menaces potentielles d’agressions armées ou extérieures. La première rencontre au sommet de cette Organisation, tenue à Niamey le 06 Juillet 2024, a permis aux dirigeants des trois Etats d’acter la création de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel, tout en confirmant le retrait irrévocable de leurs pays de la CEDEAO. ANP

Niger. Orano risque de perdre l’exploitation de l’uranium d’Imouraren

Niger. Orano risque de perdre l’exploitation de l’uranium d’Imouraren

Le Niger a notifié à Orano la fin de ses droits d’exploitation de l’uranium dans la mine d’Imouraren à partir du 19 juin, selon Bloomberg. Les autorités nigériennes jugent le projet de développement de l’entreprise française « insatisfaisant ». Cette décision intervient après la relance officielle du projet par Orano mardi dernier. La société française détient une participation majoritaire dans le gisement d’Imouraren, considéré comme l’un des plus importants au monde. Le reste des parts (33,35%) est contrôlé par la société nigérienne Sopamin SA. Orano avait déjà reçu un premier avertissement, mais n’a pas réussi à répondre aux exigences des autorités nigériennes. Si le permis d’exploitation est révoqué le 19 juin, il s’agira d’un coup dur pour le groupe français, qui est l’un des principaux producteurs d’uranium au monde.

Le Niger dénonce les multiples violations des accords relatifs à l’exploitation du pétrole nigérien et la prise d’otages de ses citoyens par le Bénin

Le Niger dénonce les multiples violations des accords relatifs à l’exploitation du pétrole nigérien et la prise d’otages de ses citoyens par le Bénin

Le gouvernement nigérien a dénoncé ce jour les multiples violations des accords liant le Niger et le Bénin concernant le transport du pétrole brut nigérien via le pipeline reliant les deux pays. Les autorités nigériennes accusent également le Bénin d’avoir pris en otage cinq de leurs ressortissants, des cadres de la société WAPCO-Niger. Le Niger rappelle que le transport du pétrole brut nigérien par le pipeline vers le Bénin est régi par trois accords principaux signés en 2019. Ces accords stipulent clairement que le fonctionnement du système de transport ne peut être entravé pour quelque motif que ce soit, même en cas de conflit entre les deux pays. Or, depuis le 26 juillet 2023, le gouvernement béninois, sous la présidence de Patrice Talon, a multiplié les obstacles au bon fonctionnement du pipeline. Le premier navire devant charger le brut nigérien à partir de la plateforme de Sémé a été empêché d’entrer dans les eaux territoriales béninoises en mai 2024. En outre, les autorités béninoises ont expulsé des inspecteurs nigériens du terminal de chargement de Sémé et ont récemment enlevé cinq cadres de WAPCO-Niger. Ces derniers sont accusés, sans aucune preuve, de « planification d’actes d’atteinte à la sûreté de l’Etat du Bénin ». Le gouvernement nigérien condamne fermement ces actes qu’il qualifie de « provocations » et de « pièges » visant à pousser le Niger à la faute. Il exige la libération immédiate et sans conditions de ses ressortissants et appelle le Bénin à respecter ses obligations contractuelles. Le Niger se déclare déterminé à prendre toutes les dispositions nécessaires pour obtenir la libération de ses citoyens et défendre ses droits et intérêts vitaux. Le pays pointe également du doigt la présence de bases françaises « subversives de déstabilisation » sur le territoire béninois, à proximité de la frontière nigérienne. Enfin, le Niger appelle la République Populaire de Chine, partenaire stratégique dans l’exploitation du pétrole nigérien, à prendre ses responsabilités et à s’engager à respecter l’ensemble des clauses contractuelles.

Bénin: Accusé de servir de base arrière aux terroristes de l’attaque de Boni, le pays s’enfonce dans une crise diplomatique avec le Niger

Bénin: Accusé de servir de base arrière aux terroristes de l’attaque de Boni, le pays s’enfonce dans une crise diplomatique avec le Niger

Le Premier ministre du Niger, Ali Lamine Zeine, a jeté un nouveau pavé dans la mare des relations tendues entre le Niger et le Bénin, en affirmant que les assaillants qui ont attaqué la base militaire nigérienne de Boni le 20 mai dernier étaient venus du territoire béninois. Cette accusation, formulée lors d’une conférence de presse ce samedi à Niamey, vient en réponse aux propos du président béninois Patrice Talon, qui avait accusé le président du CNSP, le général Abdourahamane Tiani, d’avoir refusé de recevoir un émissaire portant un message pour lui. M. Zeine a réfuté les accusations de Talon, expliquant en Hausa : « Quand il dit que le président Tiani a refusé de recevoir son émissaire, son ministre du Pétrole, ce n’est pas un refus. En réalité, le chef de l’État était occupé. Il présidait ce jour-là une réunion du conseil de sécurité au sujet de l’attaque meurtrière que les terroristes en provenance du Bénin ont menée sur notre base militaire de Boni. » AES