Maroc: Ilyas El Omari salue les réalisations notables de la Chine depuis la fondation du PCC*

Au cours de toutes ses visites en Chine depuis 2006, Ilyas El Omari, l’ancien secrétaire général du Parti authenticité et modernité (PAM) du Maroc, a pu constater que la Chine avait fait des progrès tangibles dans l’agriculture, l’industrie, le commerce, la construction urbaine, la culture et la politique. Ces réalisations n’auraient pu être accomplies sans la direction du Parti communiste chinois (PCC), a récemment déclaré M. Omari à Xinhua. Le PCC analyse les réussites et les échecs du passé tout en faisant des plans corrects pour l’avenir, a-t-il dit, ajoutant que c’est cette philosophie dominante consistant à suivre le rythme de l’époque qui a constamment renforcé l’influence de la Chine dans les domaines économique, politique et diplomatique. Notant que le PCC est parvenu à éradiquer la pauvreté absolue avant le 100e anniversaire de sa fondation cette année, M. Omari a estimé que l’accomplissement de cet objectif était dans l’intérêt du peuple chinois et de ceux du monde entier, constituant une réalisation majeure du PCC et du peuple chinois. Depuis sa création, a rappelé M. Omari, le PCC a prêté attention aux intérêts des agriculteurs et des zones rurales, et n’a jamais oublié de soutenir le développement agricole dans la promotion du développement économique. Le PCC a établi des liens étroits avec le peuple et sous sa direction, la Chine possède la capacité de continuer à promouvoir le développement des zones rurales, a-t-il noté. M. Omari a été invité à participer au Dialogue de haut niveau entre le PCC et des partis politiques du monde organisé en 2017 à Beijing. Il a, de son propre aveu, été profondément impressionné par les remarques sur la construction conjointe d’une communauté de destin pour l’humanité faites à l’occasion de cette réunion par le président chinois Xi Jinping, également secrétaire général du Comité central du PCC. « La population mondiale devrait être guidée par la vision que tout le monde sous les cieux constitue une famille, s’embrasse à bras ouverts, renforce la compréhension mutuelle et recherche un terrain d’entente tout en mettant de côté ses divergences. Ensemble, nous devons nous efforcer de construire une communauté de destin pour l’humanité », a déclaré M. Xi à cette occasion. La façon dont la Chine a géré l’épidémie de COVID-19 est intelligente et réussie, a estimé M. Omari, ajoutant qu’il considérait la méthode chinoise comme exemplaire en matière de gestion de crise. A propos des relations sino-marocaines, il a affirmé que l’amitié entre les deux pays avait une longue histoire, notant que le voyageur marocain Ibn Battûta avait visité la Chine au 14e siècle. Le Maroc occupe une importante position stratégique, reliant l’Afrique et l’Europe. Alors que la Chine est la deuxième plus grande économie du monde, la coopération entre les deux pays est complémentaire et mutuellement bénéfique, a-t-il souligné. Il a également proposé que les deux parties intensifient davantage les échanges économiques et culturels, renforcent la compréhension mutuelle, et utilisent cela comme une base pour consolider davantage la coopération entre les deux pays dans les domaines politique et diplomatique. *Titre de la dépêche: Un ancien chef de parti marocain salue les réalisations notables de la Chine depuis la fondation du PCC
Totale Solidarité du Roi Mohammed VI du Maroc avec le Souverain jordanien après la tentative de déstabilisation du Royaume Hachémite

Une tentative de prise de pouvoir par d’anciens hauts responsables jordaniens, dont le demi-frère du Roi Abdellah II de Jordanie, le Prince Hamza, a été mise en échec, selon un communiqué officiel en date du 03 avril 2021. Selon le Chef d’Etat-Major de l’armée jordanienne, le Général Youssef Huneiti, les services de sécurité jordaniens ont arrêté un ancien Conseiller du Roi, Bassem Awadallah, ainsi qu’un nombre indéterminé d’autres personnes et assigné à résidence le Prince Hamza, ancien Prince Héritier de Jordanie. Ce complot, complexe et de grande envergure, contre le régime jordanien comprendrait, en outre, un autre membre de la famille Royale jordanienne ainsi que des Chefs Tribaux et des membres de la Direction de la Sécurité du pays. Dès l’annonce de ce complot, le Roi Mohammed VI du Maroc a été le premier Chef d’Etat à exprimer sa solidarité avec le Souverain Hachémite, à l’occasion d’un entretien téléphonique avec le Roi Abdellah II, tenu le dimanche 04 avril 2021. Cet entretien téléphonique intervient en concrétisation des forts liens historiques et familiaux unissant les deux Souverains et les deux Familles Royales, et des liens entre les deux pays et les deux peuples. Farid Mnebhi.
France. Au Sénat la honte à l’unanimité

TRIBUNE. Le vote au Sénat d’un amendement pour pouvoir dissoudre l’UNEF affiche un tableau pitoyable et angoissant de la montée du danger d’extrême droite en France. Puis l’interdiction dans le public d’un mariage de drapeaux étrangers sauf ceux de l’union européenne finit d’afficher le naufrage moral des sénateurs qui l’ont voté. Voici l’objectif de l’amendement qui annonce sans aucune ambiguïté la volonté de dissoudre le syndicat historique de la gauche étudiante à l’université. « Cet amendement propose de faire évoluer les conditions de mise en application de l’article L. 212-1 du code de sécurité intérieure pour permettre la dissolution d’associations racistes et dangereuses pour l’intérêt général. En réponse aux réunions non-mixtes, c’est-à-dire interdites aux « blancs », organisées par l’UNEF, nous devons agir. L’état du droit positif ne permettait pas de sanctionner cette démarche déplorable et intolérable, cet amendement propose de combler cette lacune. » Ainsi les groupes de parole que le syndicat a mis en place entre personnes victimes d’une même forme de discrimination sont assimilés contre toute raison à des réunions de discriminations raciales. Dans l’unique but de pouvoir dissoudre un syndicat. La droite agissant sous la pression de l’extrême droite l’a proposé et voté. Et l’amendement est passé à l’unanimité ! Oui à l’unanimité car la gauche présente dans l’hémicycle l’a adopté. Incroyable ! Le plus ahurissant sont les explications de vote de cette gauche-là. On entend ceux qui les expriment dire qu’ils « désapprouvent l’objet (la dissolution de l’UNEF) mais qu’ils approuvent le texte ! Ils refusent donc le but mais approuvent son moyen ! Naufrage total ! De son côté, la ministre Schiappa avait nié la réalité vécue par les victimes du racisme : « Un groupe de parole fondé sur l’expérience vécue, oui ; exclure des gens sur leur couleur de peau, non. » Après quoi cependant sur la base d’une note d’un de ses conseillers elle avait fini par offrir une échappatoire : « d’un point de vue juridique, la dissolution ne peut reposer que sur de stricts motifs d’ordre public. Celui que vous proposez est trop large et vague. Il y a donc un risque constitutionnel majeur. » Devant l’unanimité qui se dessinait elle donna son feu vert en décidant de s’en remettre à la « sagesse » du Sénat. Telle est la France à cet instant. Une droite sombrant dans le pire et une gauche sans repère ni principe qui tombe dans le piège grossier qui lui est tendu. Quant à la suite et le vote contre les drapeaux étrangers sauf ceux de l’Union européenne dans les mariages, on se pince pour y croire. Je ne sais pas qui est coutumier de cette pratique et je ne l’ai jamais entendu mentionner preuve qu’elle ne doit pas sembler si intrusive et dérangeante. Quatre ou cinq millions de bi-nationaux bons français sont donc contraint à la mutilation symbolique. Telle est le niveau de crétinisme xénophobe auquel la représentation politique du pays est parvenue. Par Jean-Luc Mélenchon
Niger: Le personnel de la Présidence de la République rend un dernier hommage à SEM Issoufou Mahamadou
INDISCRETION. Le personnel de la Présidence de la République du Niger a rendu, mercredi 31 mars 2021, au Palais, un dernier hommage à SEM Issoufou Mahamadou, Président de la République, Chef de l’Etat. A travers le Ministre d’Etat, Directeur de Cabinet par Intérim du Président de la République, M. Foumakoye Gado, et dans un moment d’intense émotion, les responsables, à tous les niveaux, de cette institution ainsi que les agents, ont témoigné au Chef de l’Etat leur « infinie gratitude » et leur « immense reconnaissance » pour leur avoir fait l’honneur de servir à ses côtés, souligne un communiqué de la Présidence. Selon la même source, directeurs de Cabinet Adjoints, Secrétaire Générale et Secrétaire Général Adjoint de la Présidence, Conseillers avec rang de ministre, Responsables des services rattachés, Conseillers spéciaux et techniques, Directeurs, Chefs de service, agents, ils étaient tous là pour témoigner des réalisations conformément au Programme de Renaissance, dans tous les domaines, sous la conduite du Président Issoufou Mahamadou. « Au-delà du peuple nigérien, c’est le monde entier qui vous honore aujourd’hui à travers les multiples récompenses qui vous ont été décernées notamment le Prix Mo Ibrahim », a dit le Ministre d’Etat, louant « les qualités intrinsèques d’Homme d’Etat » de SEM Issoufou Mahamadou, notamment « son attachement aux valeurs du travail et du mérite et son sens élevé de l’intérêt général. » « Nous venons de passer dix années passionnantes ensemble au service du peuple nigérien », a dit SEM Issoufou Mahamadou, s’adressant au personnel de la Présidence de la République. Le Chef de l’Etat s’est réjoui de la collaboration de ce personnel dans la mise en œuvre du Programme de Renaissance, avant de le remercier infiniment. « Nous pouvons être fiers du travail accompli ensemble, des résultats obtenus », a-t-il affirmé. Le Niger est en transformation, et cette transformation qui a été amorcée, se poursuivra, a-t-il indiqué soulignant que « chacun de nous aura une histoire à raconter par rapport à cette aventure que nous avons vécue ensemble. » Avec CP
Mali: Conseil des ministres du mercredi 31 mars 2021

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 31 mars 2021, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence de Monsieur Bah N’DAW, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de textes ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté les projets de textes relatifs à la ratification de deux Accords de prêt, signés à Lomé, le 21 décembre 2020, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Ouest africaine de Développement, en vue du financement des mesures urgentes prises pour faire face à la crise sanitaire liée à la COVID-19. Par ces accords, la Banque Ouest Africaine de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali : un prêt d’un montant de 15 milliards de francs CFA remboursable sur une période de 18 ans ; un prêt d’un montant de 13 milliards francs CFA remboursable sur une période de 10 ans. Les prêts accordés sont destinés au financement du plan de riposte adopté par le Gouvernement dans le cadre de la lutte contre la maladie à Coronavirus. La mise en œuvre de ce plan contribuera à réduire les impacts sanitaires, économiques et sociaux de la maladie à Coronavirus, notamment le renforcement des capacités sanitaires et le soutien aux entreprises évoluant dans les secteurs de l’économie les plus affectés. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret portant approbation de l’avenant n°1 au marché n°00713/DGMP-DSP 2018 relatif au contrôle et à la surveillance des travaux d’aménagement en 2×2 voies de la traversée de la ville de Sikasso. L’avenant est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le bureau CIRASAS pour un montant hors taxes de 303 millions 478 mille 986 francs CFA et un délai d’exécution supplémentaire de 09 mois. L’avenant conclu vise à prendre en compte, dans le marché de surveillance et de contrôle des travaux, les modifications intervenues dans la construction du viaduc et de l’échangeur dans la ville de Sikasso. un projet de décret portant approbation de l’avenant n°2 au contrat de concession pour la réalisation en Build, Own, Operate and Transfer de la Centrale solaire photovoltaïque de 33 Mégawatt-crêtes à Ségou. Le Gouvernement de la République du Mali et la Société SEGOU SOLAIRE ont signé, en 2015, un contrat de concession pour la réalisation d’une centrale solaire photovoltaïque de 33 mégawatt-crêtes, à Ségou dans la Commune rurale de Pélengana. Au cours de l’exécution dudit projet, la baisse du prix des équipements solaires sur les marchés internationaux et le financement additionnel des infrastructures connexes par le Gouvernement norvégien ont permis la révision du coût des dépenses d’investissement et la baisse du prix de cession du kilowatt. Le retard observé dans l’exécution du projet et la baisse du prix de cession du kilowatt heure ont rendu nécessaire une nouvelle révision du contrat concernant notamment la définition de certains termes, le droit de substitution de l’acheteur, le régime fiscal et douanier applicable et les modalités de mise en œuvre de la convention de cautionnement. L’adoption du présent projet de décret s’inscrit dans ce cadre. un projet de décret portant approbation de la convention de concession pour la construction et l’exploitation de la centrale solaire photovoltaïque de 50 Mégawatt-crêtes à Fana en Build, Own, Operate and Transfer. Le Gouvernement de la République du Mali et la Société Legendre Energie ont signé, en 2016, un protocole d’accord pour la réalisation d’une centrale solaire photovoltaïque de 50 mégawatt-crêtes à Fana. Le contrat de concession conclu définit le cadre juridique de mise en œuvre du projet. Il décrit également les principes techniques, financiers ainsi que les modalités pratiques de mise en œuvre du projet, notamment la signature d’un contrat d’achat d’énergie entre la Société Energie du Mali (EDM-SA) et la société Fana Solar Power. La durée de la concession est de 30 ans et le coût de réalisation du projet est estimé à 60 milliards 835 millions de francs CFA hors taxes et frais de douanes. La réalisation de la centrale solaire photovoltaïque de Fana s’inscrit dans le cadre du développement à grande échelle d’infrastructures de production d’énergies renouvelables en vue de réduire le déficit énergétique du pays. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES FONCIERES, DE L’URBANISME ETDE L’HABITAT Sur le rapport du ministre des Affaires foncières, de l’Urbanisme et de l’Habitat, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret portant affectation au Ministère de la Santé et du Développement social de la parcelle de terrain, objet du titre foncier n°186976 du Cercle de Kati, sise à Kouralé, Commune rurale de Kalabancoro. La parcelle de terrain, d’une superficie de 2 hectares 15 ares 36 centiares, est destinée à la construction du Centre de Santé de Référence de Kouralé. La construction dudit centre permettra de renforcer la couverture sanitaire et d’améliorer les conditions de prise en charge des populations bénéficiaires. un projet de décret portant affectation au Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation des parcelles de terrain, objet des titres fonciers n°9117 et n°9118 du Cercle de Ségou, sise à Farako. Les deux parcelles de terrain, d’une superficie respective de 15 hectares 34 ares 13 centiares et de 9 hectares 52 ares 10 centiares, sont destinées à satisfaire les besoins d’extension du village de Farako. L’affectation de ces parcelles permettra l’installation des services et des équipements sociaux collectifs en vue de promouvoir le développement du village de Farako et d’améliorer le cadre de vie des populations. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le
MONUSCO. La RDC « a déjà les yeux tournés vers les élections de 2023 »

La nouvelle envoyée de l’ONU en République démocratique du Congo (RDC) a appelé l’exécutif congolais à saisir les opportunités qui se présentent alors que le pays est à 33 mois des prochaines échéances électorales. « Le pays a déjà les yeux tournés vers les élections de 2023 », a déclaré, mardi, Bintou Keita, dans sa première intervention devant le Conseil de sécurité en sa qualité de Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU en RDC. Selon Mme Keita, qui est également Cheffe de la Mission des Nations Unies en RDC (MONUSCO), le processus électoral de 2023 représente une nouvelle étape critique dans le processus de transition démocratique, de consolidation institutionnelle et de stabilisation de ce pays. Devant le Conseil de sécurité, la Représentante spéciale a rappelé les opportunités à saisir en RDC, notamment la formation d’un nouveau gouvernement avec lequel l’ONU collabore « pour soutenir des réformes indispensables ». « Une dynamique pour le changement peut être construite », a-t-elle dit. Mme Keita a souligné auprès du pouvoir congolais la nécessité pour le nouveau gouvernement d’agir rapidement sur plusieurs priorités communes aux Nations Unies à savoir la réforme de l’armée et de la police ; la prise en main de la protection des civils ; le désarmement, la démobilisation et la réintégration des combattants ; le renforcement de la justice, notamment transitionnelle ; et le début des préparatifs des élections de 2023. L’envoyée onusienne a souligné à toutes les parties prenantes congolaises la nécessité d’agir dans le cadre de la Constitution du pays et d’organiser les élections en temps opportun et de manière et inclusive, en respectant le calendrier électoral. Kivus et Ituri : pas de retrait de la MONUSCO en vue Devant le Conseil, Mme Keita a rappelé que la MONUSCO se prépare à un retrait de la région du Kasaï et qu’elle pense pouvoir faire de même au Tanganyika l’année prochaine. Une transition que la mission onusienne garde également en tête pour les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri. « Cependant, la dynamique du conflit profondément enracinée et complexe dans les Kivus et l’Ituri signifie que nous ne sont pas encore au stade d’envisager le retrait de la MONUSCO de ces provinces, étant donné les défis extrêmement graves en matière de sécurité, de protection et humanitaire qui y demeurent », a dit la Représentante spéciale. « Pour faire taire les armes, il n’y a pas de solution militaire, mais des stratégies politiques », a souligné Mme Keita. Selon elle, ces stratégies doivent prendre en compte et répondre aux nombreux besoins sociaux, économiques et de gouvernance. Les défis sous-jacents tels que l’insécurité foncière et l’amélioration de la transparence et de la responsabilité dans le secteur minier doivent également être relevés, a-t-elle dit. Si une importante garantie de sécurité militaire et policière est nécessaire pour maintenir un espace pour des solutions politiques, l’élément principal de l’effort doit être politique, insiste la Représentante spéciale qui rappelle la nécessité de lutter contre les réseaux aux niveaux national et local qui soutiennent les activités des groupes armés et profitent d’une économie de guerre. apitaliser sur la présidence congolaise de l’UA L’autre grande opportunité qui se présente à la RDC est, selon Mme Keita, la récente accession du Président congolais Félix Tshisekedi à la présidence de l’Union africaine (UA). « Cette présidence ne symbolise pas seulement le retour de la République démocratique du Congo dans le concert des nations dirigeantes du continent africain, elle doit également permettre de montrer l’engagement du pays et de la région à faire taire les armes une fois pour toute dans cette partie du continent », a dit la Représentante spéciale. « Il est essentiel que nous soutenions l’engagement du Président Tshisekedi et sa présidence de l’Union africaine afin d’ancrer résolument et définitivement la région des grands lacs dans une dynamique de paix, de sécurité et de développement économique régional inclusif et durable », a ajouté la cheffe de la MONUSCO qui s’est engagé à redoubler d’efforts aux côtés de l’Envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la région des Grands Lacs, Huang Xia.
Congo Brazzaville. Que la liberté leur soit rendue

TRIBUNE. Des compatriotes, ces derniers temps, pour leurs opinions, sont maintenus, en détention préventive, dans des lieux d’enfermement des services de la sécurité congolaise. Ceux qui se sont offerts les services d’avocats n’ont pas le moindre contact avec ces conseils. Y sont signalés des noms. Tels MM. Raymond Malonga, Dr Alex Ibacka Ndzabana, Jean Louis Packat, Chryst Dongui Ganga, Florian Miangouila. Au nom du respect des libertés fondamentales et des droits humains, la remise en liberté de ces compatriotes est un geste patriotique qui ne laisse indifférent. D’autant que l’unité et la cohésion nationales, au lendemain des élections présidentielles du 21 mars 2021, en appellent à ce genre de signaux républicains. Des signaux qui devraient s’amplifier, couplés à une exigence, largement partagée et fort attendue par le peuple congolais, en ce qu’elle procéderait de l’apurement politique d’autres situations où les concernés devraient également retrouver la liberté. C’est le cas du Général Jean Marie Michel Mokoko et du Ministre André Okombi Salissa. Les deux, candidats au scrutin présidentiel de 2016, sont murés, depuis près de 4 ans, après leur condamnation pour atteinte à la sûreté d’Etat, à la maison d’arrêt centrale de Brazzaville. Conséquemment, les Congolais qui se sont vus astreints, dans les affaires Jean Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, devraient tirer profit d’identiques dispositions. S’y ajoutent les dossiers Benoit Koukébéné et Philippe Bikinkinta. Anciens Ministres du Président Pascal Lissouba, ils sont frappés d’une peine d’emprisonnement, par contumace, au lendemain des violences de juin 1997. Les deux vivent leur pénible exil en Europe. Devraient également être placés hors de toute condamnation. Des compatriotes, impliqués au même titre qu’eux, ont bénéficié des mesures de largesse du Président Sassou Nguesso. Tout ceci mis bout à bout, nous voudrions d’un Congo où les maisons d’arrêt et les cellules de séquestration de la force publique du pays sont délestées de détenus dont l’opinion générale estime injuste l’incarcération. Nous voudrions d’un Congo uni et indivisible. A l’image symbolique de la chaîne d’union, ci-dessous, de ces écoliers africains. Des écoliers, assis à même le sol. Tous torses nus. Pour marquer leur égalité, devant les lois et règlements de la République. Les pieds se touchant, en cercle, comme pour partager et leurs souffrances et les solutions à celles ci, ainsi que les valeurs de dialogue et de fraternité. Nous voudrions d’un Congo où la communauté nationale, rejette toutes sortes de discriminations. Une communauté qui, par sa combattivité et dans la justice, est appelée à défendre les valeurs de solidarité et de citoyenneté aux fins de construire une société fondée sur d’autres exigences que celles de l’exploitation de la domination frustrantes des uns sur les autres. Le Congo est à la veille d’événements solennels qui sont des occasions toutes faites pour rendre la liberté à ceux dont elle a été arrachée, dans des conditions d’iniquité. Le prix de l’homme baisse dès lors qu’il n’a plus l’usage de sa liberté. Celle-ci est un des dons les plus précieux que le Ciel ait fait à l’homme. Rien ne l’égale. Ni les trésors que la terre enferme en son sein. Ni ceux que la mer recèle en ses abîmes. Que la liberté leur soit rendue. Ouabari Mariotti Paris 1er avril 2021.
Maroc. A l’approche des élections, autosatisfecit de Saad Dine El Otmani

TRIBUNE. Comme de coutume dans tous les démocraties du monde, les responsables politiques marocains envahissent le terrain et jouent la même partition dans le domaine social et économique. Aussi, de nombreux élus locaux et des maires, notamment ceux du Parti de la Justice et du Développement (PJD), se sont mis avant tout le monde à labourer le terrain et à chanter la bonne gestion financière de leur commune, devant leur bilan social fort médiocre. L’objectif des dirigeants et partisans du « Parti de la Lampe », le PJD, est de séduire les indécis et de montrer aux électeurs populaires et aux classes moyennes que les islamistes peuvent remporter les prochaines élections législatives et prétendre, une nouvelle fois, pratiquer la modernité à l’occidentale et l’authenticité musulmane à la marocaine. Ainsi, pour les islamistes du PJD, la campagne électorale se déroule t’elle chaque jour que Dieu fait, entre un repas mortuaire financé en totalité par le PJD, une cérémonie de circoncision supportée de A à Z par l’élu local PJD ou encore l’octroi de bourses pour des études en Turquie décrochée par une ONG salafiste au profit d’étudiants démunis. N’oublions pas que le PJD a un fonctionnement purement clanique, ce n’est plus un parti groupusculaire, mais il en a gardé l’esprit. C’est ici que réside le fameux réservoir de voix que bichonnent les islamistes sur la durée. D’ailleurs, si le PJD a gagné en 2011, c’est aussi parce qu’il s’est peu à peu érigé en parti antisystème contre l’ensemble de la classe politique marocaine, jouant les martyrs, ce qui lui a permis de récupérer sans concurrence bien des voix dissidentes. Comme il faut comprendre que, paradoxalement, c’est la nouvelle Constitution qui avait offert historiquement un pouvoir inédit, dans sa durée comme dans sa profondeur, aux islamistes, raison pour laquelle, le Chef du Gouvernement marocain, El Otmani, vient de publier un message sur le site officiel de son Département selon lequel son Gouvernement aurait mis en place une série de réformes en vue d’atteindre les objectifs recherchés au profit du citoyen et de l’économie de façon à faciliter la vie du peuple et des entreprises, mais aussi à moraliser la vie publique. Il a, en outre, relevé que le Gouvernement s’était employé à capitaliser sur les réformes et réalisations des Gouvernements précédents, en les mettant en œuvre et en leur donnant un nouveau souffle, parallèlement à de nouvelles réformes, « dont certaines étaient au point mort depuis des années, et d’autres viennent d’être réalisées pour la première fois ». Le Gouvernement aurait également lancé des réformes majeures, telles que la mise en place de la charte de décentralisation, « de nature à apporter un changement fondamental dans la structure administrative et à soutenir le chantier de la régionalisation avancée », et la promulgation de la loi sur le droit à l’information, qui permet plus de transparence et de clarté, outre des chantiers pour accélérer la transformation numérique de l’administration qui optimise les services administratifs et les rapprochent des usagers, l’élargissement et le renforcement des fonctions et compétences de l’Instance Nationale de la Probité, de la Prévention et de la Lutte contre la Corruption (INPPLC), l’élaboration d’un projet de loi pour renforcer l’arsenal national de lutte contre le blanchiment d’argent et de nombreux autres projets et réformes majeures. Mais, si la corruption a soi-disant explosé au Maroc, elle est en grande partie dûe à des responsables du PJD. Il n’y a qu’à comptabiliser le nombre d’élus de ce parti poursuivis par la justice ; le chiffre d’élus PJD et les sommes détournées sont effarants ! Quant à la position de la Femme dans ce parti, elle est quasi-nulle. C’est pourquoi de nombreuses élues et adhérentes à ce parti ont démissionné et ont rejoint d’autres formations politiques où la Femme à toute sa place. Pour ce qui concerne les grands projets économiques, sociaux, sanitaires, sécuritaires et politiques initiés durant la mandature du Chef du Gouvernement, El Otmani, ils l’ont été uniquement grâce à l’action et à la vigilance du Roi Mohammed VI du Maroc. Nul ne peut nier que, grâce à la clairvoyante vision royale, le Maroc s’est engagé dans la mise en place des réformes relatives à l’instauration des règles de bonne gouvernance et de la réforme de l’Administration, et ce, avec une progression régulière avec le même rythme depuis 2002. Personne n’est en droit de nier le rôle de la gouvernance et de la lutte contre la corruption, dans l’instauration des règles de bonne gouvernance et de la réforme de l’Administration et l’optimisation de ses services sont des priorités majeures déployées au niveau du Maroc depuis 2002 jusqu’aujourd’hui. Il s’agit d’un travail qui transcende les Gouvernements et qui est inscrit dans le temps long témoignant des efforts concrets et des résultats positifs enregistrés. Au final, rien ne sert de courir avant le lancement officiel de la campagne électorale, mais de bien montrer le véritable bilan gouvernemental lors des diverses manifestations électorales le moment venu et non avant. N’est-ce pas Monsieur le Chef du Gouvernement ! Farid Mnebhi.