ACTUALITE. Le Conseil supérieur de la liberté de communication : mission accomplie dans la régulation de la communication pendant l’élection présidentielle au Congo

Le Conseil Supérieur de la Liberté de Communication, dans l’exercice de ses fonctions, a accompli sa mission au niveau de la régulation de la Communication, pendant la campagne de l’élection présidentielle du 21mars 2021, particulièrement pendant la campagne électorale. Aussi, la presse a-t-elle respecté les principes élémentaires de ce que doivent faire les Instituions ainsi que les hommes et femmes de médias dans de telles circonstances. Aucun grief n’a été porté contre des journalistes ; pas de diffamations de la part des hommes et femmes de médias à l’encontre des politiques en compétition électorale. On peut alors affirmer, sans ambages, que l’équipe de Philippe Mvouo a magistralement supervisé la régulation de la communication pendant l’élection présidentielle. Certes, on a eu à remarquer un grand décalage au niveau de la communication pendant la campagne précédant l’élection présidentielle en ce qui concerne le passage des « propagandistes atalakus» de chaque candidat sur les médias publiques. Et, sur ce point, on pourrait dire que l’exécutif, qui n’est autre que le Ministère de la Communication et des médias, s’est montré complaisant vis-à-vis des politiques dont l’arbitrage au niveau du passage dans les médias publiques n’a pas été équitable. Le Président Philippe Mvouo, dans un point de presse dans la journée du vendredi 2 avril 2021, à l’hôtel Saint-François (siège de l’Acerac), en présence du Vice-président Jean Pierre Goma et de la Secrétaire comptable Agnès Isabelle Nioko, a félicité plus ou moins la presse nationale pour le travail bien accompli pendant la campagne présidentielle. Mais, comme on peut le lire dans Horizon africain n° 98 du Vendredi 9 Avril 2021, « il [le Président du CSLC] a déploré l’absence d’émission de débats autour des projets de société des candidats et le déséquilibre constaté dans les médias publiques en raison de l’attitude de certains candidats de ne pas faire couvrir leurs activités ou d’envoyer des éléments pour diffusion dans ces médias ». Le travail du Conseil Supérieur de la de Liberté de Communication a été reconnu sous certains cieux du continent. La République du Benin, du côté de l’Afrique de l’ouest, qui a été marqué par ce travail, n’a pas hésité d’inviter le Conseil Supérieur de la Liberté de Communication pour lui apporter son expérience ainsi que son expertise dans la supervision de la régulation de la communication au cours de l’élection présidentielle. Et une délégation du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication, composée de son président et des Hauts Conseillers Joachim MBanza et Asie Dominique de Marseille, a débarqué à Cotonou ; ces derniers ont eu à partager l’expérience de leur Institution avec leurs homologues béninois au sujet de leur élection du 11 avril 2021. Aussi, remarque-t-on que ce nouveau mandat de Philippe Mvouo à la tête du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication s’avère exceptionnel et productif avec ses nouveaux collègues qui l’accompagnent merveilleusement dans sa mission de régulation de la Communication qui, jusque là, se réalise sans entraves. Noël Kodia-Ramata
RD Congo: Communiqué de l’Alliance de base pour l’action commune (ABACO) sur la Réforme électorale

Nous publions ci-dessous un communiqué de l’Alliance de base pour l’action commune (ABACO) relatif à la réforme électorale en RD Congo parvenu à noter Rédaction. Lors de la présentation le 9 avril à l’Assemblée nationale du rapport général sur le processus électoral 2012-2019 ainsi que celui de 2019-2020, Corneille Nangaa, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), a plaidé pour que les acteurs politiques ne fassent plus partie des membres de la CENI – l’objectif étant de garantir son indépendance et sa neutralité. Selon M. Nangaa, il serait souhaitable que « […] les personnalités indépendantes choisies ne soient ni des personnalités politiques élues ni des candidats non élus, encore moins des militants avérés de premier rang ». Ainsi faudrait-il, a-t-il ajouté, « Préserver la mémoire institutionnelle par un renouvellement partiel des membres de la CENI en fin mandat ». S’agissant du débat sur la réforme du système électorale, la Direction internationale de l’Alliance de base pour l’action commune (ABACO), ne peut qu’approuver et applaudir des deux mains les recommandations de M. Corneille Nangaa. De plus, celles-ci reprennent des propositions longtemps défendues en son sein (voir lien ci-contre: afrikipresse.fr) En effet, le 6 janvier 2015, par le truchement du porte-parole du Rassemblement pour le développement et la paix au Congo (RDPC), plate-forme devenue depuis une mouvance interne de l’ABACO, des réserves ont déjà été émis sur le projet de révision de la loi électorale à la suite de la présentation à l’Assemblée nationale pour examen et adoption en urgence par l’ancien Vice-premier ministre chargé de l’Intérieur et de la Sécurité, M. Évariste Boshab, du projet de loi portant modification de la loi électorale. Ce texte gouvernemental visait à modifier l’organisation des élections présidentielle, législatives, sénatoriales, provinciales, municipales et locales en République Démocratique du Congo (cf. la Loi n° 06/006 du 9 mars 2006 telle que modifiée par la Loi N° 11/003 du 25 juin 2011). Sur la forme, les objectifs poursuivis par cette modification ayant semblé relever du bon sens, le porte-parole du RDPC a rappelé que l’évaluation des cycles électoraux de 2006 et 2011 s’avérait logique tout en précisant qu’il était néanmoins immoral et politiquement incorrect de changer les règles à l’approche des enjeux. De plus, le gouvernement aurait dû se pencher, bien en amont, sur les dispositifs défaillants afin de « passer du système de l’enregistrement périodique des électeurs ayant soulevé de nombreuses polémiques vers un système d’enregistrement permanent des électeurs », de « rendre plus transparent l’ensemble du processus électoral », de « renforcer la traçabilité des résultats de vote pour mieux documenter la phase du contentieux » et de « mieux impliquer les parties prenantes au processus électoral pour en garantir l’intégrité ». Sur le fond, le porte-parole du RDPC a estimé que le renforcement de la sanction pénale pour quiconque participerait à l’altération des résultats ne nécessitait pas forcément la modification de la Loi électorale. Celle-ci pouvait très bien faire l’objet d’un décret d’application. Il en était de même : – de l’ajout de l’autorité administrative locale parmi les destinataires des fiches et PV des résultats électoraux pour une publicité par affichage selon les modalités fixées par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ; – du droit d’accès plus large des partis politiques et candidats indépendants aux listes des électeurs préalablement aux scrutins ; – de la publication des listes définitives des électeurs avec leur assignation dans des bureaux de vote identifiables ; – de la majoration des frais de dépôt de candidature, afin de lutter contre la multiplicité de candidatures fantaisistes ; – de l’approche genre aussi bien dans l’établissement des listes électorales de femmes que dans l’attribution des sièges avec l’obligation légale d’avoir au moins 30 % de femmes dans les deux cas ; – de la cooptation des chefs de groupements comme membres de droit des conseils de secteur ou de chefferie pour assurer la représentation de tous les groupements au sein dudit conseil. Quant aux droits de vote et d’éligibilité des Congolais résidant à l’étranger – qui sont majeurs aux termes du droit congolais et ne se trouvent pas dans l’un des cas d’exclusion prévus par la loi –, leur participation ne doit en aucun cas se limiter au seul scrutin présidentiel. Ils doivent aussi prendre part aux élections des Congolais et sénateurs de l’étranger. Par conséquent, au vu des arguments évoqués supra, le RDPC par le truchement de son porte-parole, a estimé que le gouvernement aurait dû : – mettre en place, dès 2012, des dispositions susceptibles de prévenir les tensions et les conflits qui pourraient découler des processus électoraux à venir ; – prendre des mesures appropriées pour que la CENI ne soit composée que d’experts et de membres de la société civile, leur dépolitisation étant la meilleure garantie en vue des élections fiables, crédibles et transparentes. Par ailleurs, le Bureau du RDPC a vivement espéré que, à long terme, les attributions de la CENI incomberaient aux seules communes et aux collectivités locales. Enfin, pour des raisons de transparence et pour éviter les fraudes aux élections, le RDPC a encouragé l’implication de la société civile et de la communauté internationale dans les opérations relatives aux processus électoraux. Le souci du Bureau du RDPC a résidé à l’époque dans le fait que, au-delà de l’aspect électoral, l’administration congolaise soit en mesure de régler les problèmes liés à l’état civil et de mener à bien des réformes sociales (sécurité sociale), scolaires (gratuité de l’école) et fiscales (obligation de payer les impôts et autres charges fiscales aux Trésors publics). Quant à la recommandation de M. Corneille Nangaa sur l’option d’un scrutin indirect de l’élection présidentielle pour réduire notamment le coût des élections, les récents événements électoraux n’incitent pas du tout à l’adoption d’une telle proposition. Seul le peuple congolais pourrait massivement défaire conformément aux dispositifs constitutionnels, en cas de besoin, ce qui est ficelé à ses dépens par un groupe d’individus. Excepté la recommandation sur le scrutin indirect de l’élection présidentielle, force est donc de constater que, au regard du rapport
Tchad/présidentielle : le pouvoir et l’opposition divisés sur le taux de participation
Alors que les bureaux de vote pour la présidentielle ont à peine fermé ce dimanche soir au Tchad, le parti au pouvoir et l’opposition sont divisés sur le taux de participation des électeurs : une victoire de la démocratie, selon le parti au pouvoir, et une victoire du boycott, d’après l’opposition. « La démocratie a triomphé. Les Tchadiens ont donné une grande leçon démocratique. Les électeurs ont bravé la distance, la chaleur et le discours de la peur. Un signal politique très fort a été envoyé », a déclaré à la presse dimanche soir le secrétaire général du Mouvement patriotique du salut (au pouvoir), Mahamat Zen Bada, également directeur de campagne du président Idriss Déby, candidat à sa propre succession. « Les Tchadiens ont démontré à la face du monde le degré de civisme et d’attachement à la démocratie. Cette forte mobilisation des électeurs donne une mesure juste des appels au boycott », a ajouté M. Zen Bada, qui a reconnu en même temps des « insuffisances mineures » dans l’organisation du scrutin. L’opposant Saleh Kebzabo, rival historique de M. Déby qui s’est retiré du processus électoral, a quant à lui salué une « victoire importante du boycott », en qualifiant le scrutin de « simulacre ». « Nulle part dans tout le pays n’a été constaté une file quelconque d’électeurs en attente, comme on le voit habituellement », a indiqué M. Kebzabo. Il a même avancé un taux de participation, « moins de 10% des électeurs ont fait le déplacement pour voter. » M. Kebzabo a félicité ses compatriotes pour avoir fait « preuve d’un patriotisme » par leur « engagement pour un Tchad nouveau ». De son côté, M. Zen Bada a également félicité les Tchadiens qui ont su « déjouer les pièges » du boycott et appelé l’opposition à se plier aux vœux exprimés par le peuple tchadien. « Ils (les opposants) doivent saisir la main qui leur est tendue », a conclu M. Zen Bada. Le scrutin de dimanche se déroule dans un contexte social et politique tendu. Lors de son meeting de clôture de la campagne électorale tenu vendredi dernier dans la capitale N’Djamena, M. Déby avait assuré à ses militants qu’il allait gagner. Selon la Commission électorale nationale indépendante (CENI), ce sont au total 7.388.348 électeurs, dont 49,24% d’hommes et 50,76% de femmes, qui devraient aller voter. Les résultats provisoires sont attendus d’ici deux semaines.
Bénin : une réélection de Patrice Talon attendue dès le premier tour (RT France)

Le 11 avril se tenait le premier tour des élections présidentielles au Bénin. Le président sortant Patrice Talon, grand favori du scrutin, faisait face à deux anciens députés, Alassane Soumanou et Corentin Kohoué.
Présidentielles au Bénin et au Tchad : le chef de l’ONU plaide pour des élections crédibles et pacifiques
A l’approche des élections présidentielles au Bénin et au Tchad, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a appelé, vendredi, toutes les parties prenantes à faire en sorte que les scrutins soient crédibles et se déroulent de manière pacifique. Le Bénin, en Afrique de l’Ouest, et le Tchad, en Afrique centrale, organisent dimanche 11 avril des élections présidentielles. Au Bénin, le président sortant, Patrice Tallon, se présente pour un second mandat. Au Tchad, le chef d’Etat sortant, Idriss Deby, est candidat à un sixième mandat. Dans ces deux pays d’Afrique francophone, des membres de partis politiques et de la société civile manifestent contre les conditions du processus électoral et contre les candidatures des chefs d’Etats sortants à un nouveau mandat présidentiel. Au Bénin, « le Secrétaire général appelle toutes les parties prenantes nationales à veiller à ce que le scrutin se déroule de manière transparente, crédible et pacifique », a dit son porte-parole adjoint, Farhan Haq, dans une déclaration de presse. Dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, « le Secrétaire général exhorte les dirigeants politiques, les partis politiques et leurs sympathisants à résoudre tout différend pouvant découler du processus électoral par le dialogue pacifique et des moyens légaux », a ajouté M. Haq. Pour un processus électoral apaisé Par la voix de son porte-parole, M. Guterres a réitéré l’engagement des Nations Unies à soutenir les efforts du Bénin « visant à consolider les acquis démocratiques et la cohésion sociale ». Même message pour le Tchad où « le Secrétaire général appelle toutes les parties prenantes à œuvrer pour un processus électoral apaisé et crédible », a rapporté son porte-parole adjoint dans une déclaration de presse distincte. Dans ce pays d’Afrique centrale où des médias et ONG ont rapporté une répression des candidats et partis d’opposition, le chef de l’ONU a insisté sur la nécessité de respecter les droits civils et politiques, incluant la liberté de réunion et la liberté d’expression et encourage les médias à promouvoir la cohésion sociale. « Le Secrétaire général réitère l’engagement des Nations Unies à soutenir les efforts nationaux visant, à promouvoir la cohésion sociale et le développement durable au Tchad », a souligné son porte-parole adjoint.
Sénégal: Conseil des Ministres du mercredi 07 avril 2021

Le Président de la République, Son Excellence Macky SALL a présidé le Conseil des Ministres, ce mercredi 07 avril 2021, au Palais de la République. A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat s’est incliné devant la mémoire de Monsieur Ibrahima SAKHO, Ancien Préfet, Ancien Gouverneur de Région, Ancien Directeur général de l’Administration territoriale et Secrétaire général sortant du Ministère de l’Intérieur, arraché, hier, à notre affection. Le Président de la République présente ses condoléances les plus attristées à sa Famille, au Ministre de l’Intérieur, au Premier Président de la Cour des Comptes, Institution dans laquelle il venait de le nommer comme Magistrat, Conseiller référendaire, ainsi qu’à toute l’administration sénégalaise, notamment son corps d’origine : celui des administrateurs civils. Ibrahima SAKHO fût un fonctionnaire expérimenté, au dévouement exceptionnel, un républicain ayant l’Etat toujours chevillé au corps. Il demeure, de par son parcours, son courage et son engagement, un exemple remarquable de Serviteur de l’Etat, pour les jeunes générations d’agents publics. Revenant sur la célébration de la fête nationale du 04 avril 2021, avec le thème « Forces de Défense et de Sécurité et protection des frontières », le Chef de l’Etat a félicité chaleureusement nos forces de défense et de sécurité pour leur professionnalisme notable et leur engagement permanent dans le cadre de leurs missions de défense et de protection des personnes et des biens. Le Président de la République réitère sa détermination à consolider la construction citoyenne, mais également, la modernisation de notre outil national de défense et de sécurité qui est l’incarnation de notre commune volonté de vivre ensemble dans la paix, la stabilité, la solidarité et la prospérité dans l’équité. Le Chef de l’Etat rappelle au Conseil, les orientations et décisions annoncées, lors de son Message à la Nation le 03 avril 2021, relatives à l’emploi des jeunes, notamment la mobilisation, à partir de mai 2021, de 80 milliards de FCFA pour le recrutement de 65000 jeunes qui vont servir dans divers secteurs (éducation, sécurité, nettoiement, environnement et cadre de vie, culture urbaine, tourisme, …). A cet égard, le Président de la République, après un large échange avec les membres du Conseil sur les questions de jeunesse et d’emploi, réaffirme sa forte volonté de territorialiser l’emploi des jeunes au niveau des collectivités territoriales. Il demande également au Gouvernement, une parfaite préparation du Conseil Présidentiel sur l’insertion socio-économique et l’emploi des jeunes, prévu le jeudi 22 avril 2021 au CICAD. Abordant la question liée à la relance économique à travers l’amélioration soutenue de l’environnement des affaires, le Chef de l’Etat, appréciant positivement le taux de croissance actualisé à 1,9% en 2020 dans un contexte international de récession dû à la pandémie Covid-19, invite le Gouvernement à asseoir de manière dynamique la relance de l’économie nationale, conformément aux orientations du Programme d’Action Prioritaire PAP2A, dans une perspective d’intensification des projets de formation professionnelle, de promotion de l’entreprenariat et de création d’emplois. Le Président de la République demande, dès lors, au Gouvernement d’accentuer les efforts budgétaires et les réformes sectorielles, d’optimiser les projets et financements de la coopération internationale, ainsi que les partenariats avec le secteur privé national et international. Le Chef de l’Etat souligne, à ce sujet, la nécessité d’accorder une attention prioritaire à l’amélioration de l’environnement des affaires et à l’attractivité du Sénégal aux investissements directs étrangers (IDE). Le Président de la République rappelle au Gouvernement, l’impératif de finaliser, les mesures restantes de la feuille de route Doing Business 2021. Sur la nécessaire émergence des zones économiques spéciales comme sites d’innovation, d’industrialisation et de création d’emplois, le Chef de l’Etat invite le Gouvernement, à intensifier l’attractivité des quatre (04) Zones économiques spéciales (ZES), actuellement créées au Sénégal. Le Président de la République demande, dans cet élan, aux Ministres en charge des Domaines et de l’Urbanisme, de veiller à la préservation foncière des sites « ZES » et au respect de leurs vocations en matière, notamment, de transferts de technologies, de développement industriel et de création d’emplois dans les localités d’accueil. Poursuivant sa communication, le Chef de l’Etat a rappelé au Gouvernement l’importance qu’il attache à l’accélération des réalisations d’infrastructures et de centres de formation professionnelle fonctionnels, afin de promouvoir davantage le renforcement du Capital humain national mais aussi l’employabilité des jeunes dans les territoires (Communes et Départements). Le Président de la République demande, à ce propos, au Ministre chargé de la Formation professionnelle de procéder, d’une part, à l’évaluation rapide du fonctionnement des centres et instituts de formation professionnelle et, d’autre part, à l’actualisation des structures de formation. Le Chef de l’Etat invite, enfin, les Ministres en charge de l’Education, de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle, à proposer une nouvelle carte scolaire et universitaire consolidée et optimisée, conforme à un rééquilibrage du système éducatif national vers le développement d’une formation professionnelle dynamique et adaptée aux besoins de l’économie nationale. Le Président de la République informe le Conseil qu’il présidera, en fin juin 2021, une réunion présidentielle sur la Formation professionnelle. Sur le climat social, la gestion et le suivi des affaires intérieures, le Chef de l’Etat invite le Ministre de l’Artisanat et de la Transformation du Secteur informel, en relation avec le Ministre des Finances et du Budget, à accélérer les processus de mise à disposition intégrale des fonds (25 milliards) destinés aux artisans du Sénégal et à leurs organisations dans le cadre de la résilience économique et sociale. Le Président de la République demande également au Ministre en charge de l’Artisanat de finaliser, avant le 15 mai 2021, la nouvelle stratégie nationale de développement de l’artisanat, en cohérence avec le Plan de relance de l’économie et le programme d’urgence d’insertion socio-économique et d’emploi des jeunes. Le Chef de l’Etat signale, aussi, au Ministre de l’Artisanat et de la Transformation du Secteur informel, l’urgence (i) d’engager la réforme fonctionnelle et la modernisation des Chambres des Métiers ; (ii) de renforcer le dialogue de proximité avec les acteurs du secteur, dont le rôle collectif majeur, demeure un atout pour le développement économique et la stabilité du Sénégal. Le Président de la
Gabon: Conseil des ministres du mercredi 07 avril 2021

Le Conseil des Ministres s’est tenu à Libreville ce mercredi 07 avril 2021 à partir de 10 heures, par visioconférence, sous la Haute Présidence de Son Excellence Ali BONGO ONDIMBA, Président de la République, Chef de l’Etat. En début de séance, le Conseil des Ministres a tenu à féliciter le Président de la République pour son engagement constant sur les questions de lutte contre les changements climatiques. En effet, le mardi 06 avril 2021, le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Ali BONGO ONDIMBA, en sa qualité de Champion de l’Initiative Africaine d’Adaptation, a pris part, par visioconférence, au Dialogue des dirigeants sur l’urgence climatique et la Covid-19 en Afrique, à l’initiative de la Banque Africaine de Développement (BAD), dirigé par M. Akinwumi ADESINA, du Global Center on Adaptation présidé par M. Ban KI MOON et du Centre mondial pour l’Adaptation dirigé par Monsieur Patrick VERKOOIJEN. Aux côtés de Monsieur Antonio GUTERRES, Secrétaire Général des Nations Unies, ainsi que de nombreux Chefs d’Etat et de personnalités de haut niveau, le Chef de l’Etat a mis en exergue le fait que l’Afrique qui n’émet que 3% du CO² dans le monde, est sous la contrainte des conséquences liées aux changements climatiques. Cette rencontre de haut niveau a également permis une harmonisation de la position africaine qui sera traduite lors de la Conférence sur le Climat qui se réunira le 22 avril prochain à l’initiative du Président des Etats Unis d’Amérique, Joe BIDEN. Sur le plan national, le Conseil des Ministres a rendu un hommage tout particulier au Chef de l’Etat pour son implication constante dans la lutte contre la Covid-19, désormais marquée dans notre pays par la campagne de vaccination contre ladite pandémie. Ainsi, en se faisant vacciner avec Madame Sylvia BONGO ONDIMBA, Première Dame du Gabon, le Président de la République a bien voulu montrer l’exemple à ses compatriotes dans un contexte de propagation de la pandémie à coronavirus, singulièrement avec l’introduction dans notre pays de nouveaux variants plus virulents, notamment le variant britannique, le variant sud-africain et le variant indien. Sur un tout autre plan, suite à la qualification de l’équipe nationale de football, les Panthères du Gabon, à la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2021), le Conseil des Ministres adresse à l’ensemble des joueurs, à l’encadrement ainsi qu’au public sportif ses plus vives félicitations, AU TITRE DES PROJETS DE TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES MINISTERE DE L’INTERIEUR Sur présentation de Monsieur le Ministre d’Etat, le Conseil des Ministres a adopté le projet de décret portant réorganisation de la Direction Générale de l’Administration du Territoire. Pris en application des dispositions de l’article 13 de la loi n°20/2005 du 03 janvier 2006, fixant les règles de création, d’organisation et de gestion des services de l’Etat, le présent projet de texte qui porte révision du décret n°339/PR/MISPID du 03 juillet 2015 portant attributions et organisation de la Direction Générale de l’Administration du Territoire, prévoit la création d’une troisième direction intitulée Direction de la Gestion de l’Information Territoriale. La Direction de la Gestion de l’Information Territoriale se compose de trois services, à savoir : – le Service de Gestion des Communications ; – le Service d’Exploitation et des Statistiques ; – le Service de la Maintenance et de la Formation. MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE Monsieur le Ministre a présenté au Conseil des Ministres, qui les a adoptés, deux projets de décret : 1.Le projet de décret portant attributions et organisation de l’Institut de Cancérologie d’Akanda Le présent décret qui vient en application des dispositions de l’article 34 du décret n°000113/PR/MDN du 29 mars 2018 portant création, attributions et organisation de l’Hôpital d’Instruction des Armées d’Angondjé, vise à mettre en place un cadre juridique permettant de préciser les attributions dudit Institut. Au titre de ses missions, l’Institut de Cancérologie d’Akanda est notamment chargé d’assurer le diagnostic, le traitement et l’expertise au profit des patients présentant un cancer mais aussi de contribuer à la formation du personnel médical, paramédical et administratif ainsi que des stagiaires militaires et civils gabonais ou étrangers. 2. Le projet de décret portant réorganisation de la Direction Générale du Génie Militaire Le projet indiqué vise à permettre à cette structure des Forces de Défense de répondre de manière optimale aux enjeux nouveaux liés à sa montée en puissance. Parmi les innovations, on note la création du Bataillon du Génie Agricole dont l’une des missions premières est d’appuyer l’Etat dans l’amélioration des moyens de subsistance des Forces de Défense et par la mise en place de Formations rattachées du Génie Militaire. A cet effet, la Direction Générale du Génie Militaire comprend désormais : – Le Bataillon des Travaux du Génie Militaire ; – Le Bataillon de Combat du Génie Militaire ; – Le Bataillon du Génie Agricole ; – Les Formations rattachées du Génie Militaire. MINISTERE DE L’EMPLOI, DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE Au terme de la présentation de Madame le Ministre, le Conseil des Ministres a adopté les deux projets de textes ci-après : 1- Le projet de décret portant création et organisation de l’Ecole Multisectorielle de Formation et d’Enseignement Professionnelle de Ntchengué ; 2- Le projet de décret portant création et organisation de l’Ecole Multisectorielle de Formation d’Enseignement Professionnelle de Mvengué. Par l’effet des décrets cités, deux services déconcentrés sont créés et placés sous la Les établissements concernés qui ont leurs sièges respectivement dans les zones de Tchengué à Port Gentil et Mvengué à Franceville, sont chargés d’assurer la formation initiale et continue, notamment en génie mécanique, génie industriel et électronique ainsi qu’ingénierie du soudage. Au titre des activités pédagogiques, les établissements cités proposent deux cycles de formation Pré-bac et Post-bac incluant le Cycle de formation secondaire qui accueille les élèves des classes de 4ème à la Terminale ainsi que le Cycle supérieur, accessible aux titulaires du Baccalauréat. Au titre des formations, sont notamment délivrés les diplômes de niveau Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP), Brevet Professionnel, Baccalauréat Professionnel, Brevet de Technicien Supérieur (BTS), Diplôme Universitaire Technologique (DUT), Licence Professionnelle, Master Professionnel et
Les Nations Unies réclament un calendrier définitif des prochaines élections au Mali
Les Nations Unies ont réclamé un calendrier définitif des prochaines élections devant mettre fin à la transition en cours au Mali, selon le dernier rapport du Secrétaire générale de l’ONU sur la situation du Mali, publié ce jeudi par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). « Les dates annoncées pour les prochaines élections doivent encore être confirmées », indique le rapport. Le président de transition malien Bah N’Daw a annoncé, dans son message du Nouvel an, un calendrier électoral provisoire prévoyant la tenue d’un référendum constitutionnel au second semestre de 2021, des élections au niveau des régions, des cercles et des communes au 4e trimestre de cette année, ainsi que d’élections présidentielle et législatives au premier trimestre de 2022. « Les autorités maliennes doivent encore publier un calendrier définitif confirmant ces dates », ont souhaité les Nations Unies dans ce nouveau rapport. Selon la MINUSMA, la tenue de ces élections est en partie liée au retour de l’administration dans de nombreuses zones abandonnées dans le nord et le centre du pays à cause de l’insécurité. A la date du 28 février, précise le rapport, 22 administrateurs civils sur 131 étaient physiquement présents sur leur lieu d’affectation dans les régions septentrionales, notamment à Gao, Kidal, Ménaka, Taoudenni et Tombouctou. Dans l’ensemble, 8 préfets sur 24 et 10 sous-préfets sur 102 étaient présents sur leur lieu d’affectation. « Ces chiffres sont inférieurs à ceux de la période précédente, ce qui pourrait s’expliquer par l’appel à la grève nationale lancé par les syndicats d’administrateurs civils pour la période allant d’octobre 2020 à janvier 2021 », a déploré la mission onusienne. Le Conseil de Sécurité de l’ONU a prorogé jusqu’au 30 juin 2021 le mandat de la MINUSMA et a prié le Secrétaire général de lui faire rapport tous les trois mois sur la suite donnée à la résolution.