SARA 2019 : Le Président AlassaneOuattara offre 54 tracteurs aux acteurs Du secteur agricole

SARA 2019 : Le Président AlassaneOuattara offre 54 tracteurs aux acteurs Du secteur agricole

A l’occasion de la 5ème édition du Salon International de l’Agriculture et des Ressources Animales (SARA), le Président de la République, Alassane Ouattara, a remis, le 25 novembre 2019 à Abidjan, 54 tracteurs aux acteurs du secteur agricole, en vue de la modernisation de l’agriculture. Après avoir visité plusieurs stands, le Chef de l’Etat ivoirien s’est réjoui de l’organisation réussie de l’édition 2019 du SARA. Il a indiqué que le succès de cet événement est le fruit des efforts consentis par le gouvernement dans le secteur agricole. Il a réaffirmé son ferme engagement à accroître la productivité dans le secteur agricole et à passer à la transformation des produits sur place. Pour sa part, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Kobenan Kouassi Adjoumani, a souligné que cet important lot de matériel remis aux acteurs du monde agricole est une réponse concrète à la problématique de la pénibilité du travail dans le secteur agricole. L’octroi de ces outils modernes aux agriculteurs, a-t-il souligné, participe de la mise en œuvre du processus de mécanisation de l’agriculture, afin de parvenir à une agriculture compétitive, rentable et attrayante. 

La France et le Congo signent un accord-cadre d’appui budgétaire de 88 milliards et demi de f CFA

La France et le Congo signent un accord-cadre d’appui budgétaire de 88 milliards et demi de f CFA

COMMUNICATION. C’est Mme la Ministre du Plan, de la statistique et de l’intégration régionale de la République du Congo, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, représentant son collègue des Finances et du budget, Calixte Nganongo, d’une part, et l’Ambassadeur de France au Congo, François Barateau, assisté du Directeur de l’Agence française de développement (AFD), Lionel Cafferini, d’autre part, qui ont procédé, lundi 18 novembre 2019 à Brazzaville, à la signature de cet Accord-cadre. Ce document permettra la mise à disposition du Congo d’un appui budgétaire de 135 millions d’euros (soit 88,5 milliards de F CFA) sur la période 2019-2021. A cette occasion, les deux parties ont signé l’accord de crédit portant sur la première tranche de cet appui budgétaire, estimée à 45 millions d’Euros (soit 29,518 milliards de FCFA). D’après le diplomate français, « cette première tranche sera versée fin novembre ou courant décembre 2019, si les procédures vont vite côté congolais». Cet appui budgétaire, qui sera exécuté par l’AFD,   permettra à l’Etat congolais de restaurer les grands équilibres macro-économiques du pays et de poser les bases d’une croissance plus inclusive et diversifiée.  L’Ambassadeur de France a rappelé que ce partenariat privilégié  fera l’objet d’un suivi régulier grâce à un Comité bilatéral qui devra être mis en place dans les prochaines semaines. Une attention particulière sera portée sur les efforts entrepris par le Gouvernement pour atteindre les objectifs du Programme fixé par le FMI, en ce qui concerne, notamment la préservation des dépenses sociales, l’apurement de arriérés intérieurs et extérieurs et la mise en œuvre des réformes structurelles en matière de gouvernance.  Il a conclu en réitérant, l’engagement déterminé de la France à soutenir le Congo à travers de nombreux projets structurants qui s’inscrivent dans la durée et qui touchent ces secteurs à fort impact social ( accès à l’eau potable, assainissement, électricité, formation professionnelle et enseignement supérieur, transfert sociaux et activité génératrices des revenus à destination des populations les plus vénérables, etc.), tout en soulignant le caractère exigeant et le dialogue renforcé de ce partenariat.   Rappelons que cet accord de financement vient confirmer les engagements annoncés par le Ministre français de l’Economie et des finances, Bruno Lemaire, lors de la réunion monétaire de la zone Franc, tenue à Kintélé (banlieue-nord de Brazzaville), en avril 2018. La condition de cet accord de financement posée par la France était la signature préalable de l’Accord du Programme avec le Fonds monétaire international (FMI). Quatre mois après la signature du Programme Congo-FMI, le 11juillet 2019 à Washington, la France vient ainsi concrétiser sa promesse. Elle est donc le premier et seul partenaire bilatéral à manifester sa volonté de venir en aide au Congo, en attendant l’appui de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement (BAD).  Saluant cet acte, la Ministre congolaise du Plan a remercié la France d’avoir honoré ses engagements, précisant qu’ « après cette signature, le présent  Accord-cadre  sera soumis au Parlement pour l’autorisation de ratification ». 

Brazzaville: 300 agents de tous les ministères découvrent les fonctionnalités du SIGFIP

Brazzaville: 300 agents de tous les ministères découvrent les fonctionnalités du SIGFIP

COMMUNICATION. Hilaire Mavoungou, Conseiller au budget, Directeur de cabinet par intérim du Ministre des Finances et du Budget, Calixte Nganongo, a ouvert, lundi 18 novembre 2019 à Kintélé (banlieue nord de Brazzaville), les travaux de l’Atelier consacré à la sensibilisation et au déploiement des fonctionnalités du Système intégré de gestion des finances publiques (SIGFIP) dans tous les ministères et institutions de la République du Congo, avant sa mise en production en janvier 2020. Cet Atelier d’une semaine, dont la clôture interviendra samedi 23 novembre 2019, regroupe près de 300 participants, délégués par les ministères du Gouvernement congolais. Cette sensibilisation porte notamment sur la nouvelle chaîne de la dépense publique et concerne les directeurs administratifs et financiers, les gestionnaires des crédits, les chefs des services financiers et matériels et les chefs des services comptables. « Le SIGFIP, a rappelé, Hilaire Mavoungou, s’inscrit dans la dynamique des réformes des Finances publiques. Cette dynamique est impulsée par la volonté de doter le Congo d’un outil de gestion intégré, de type moderne, qui garantit la transversalité de nos approches de travail, la fiabilité et la sécurité de l’information financière, l’amélioration de la performance et la transparence de la gestion publique conformément au Plan national de développement. Pendant six jours, vous allez échanger sur les fonctionnalités du SIGFIP pour une meilleure exécution du budget de l’Etat exercice 2020, considéré comme budget charnière entre la situation actuelle et le passage effectif aux budgets programmes, prévu pour 2022 », a-t-il indiqué. Le premier jour de l’Atelier a été consacré à la présentation générale de la réforme ; la présentation du cadre juridique ; la présentation schématique de la nouvelle chaîne de la dépense, et la présentation synthétique de la procédure normale d’exécution de la dépense, la présentation fonctionnelle de la phase administrative et comptable de la chaîne de dépense ; la présentation technique de l’expression de besoin, demande de prix et l’engagement ; et la présentation technique de l’étape de la liquidation et du mandatement, par Saturnin Ipodo-Nzingou, Directeur de la centralisation comptable, chef de projet adjoint du Groupe utilisateur- SIGFIP. Signalons que cet Atelier intervient après le succès enregistré de la phase pilote des quatre ministères, à savoir : le ministère des finances et du budget ; le ministère des hydrocarbures, le ministère de la construction, de l’urbanisme et de l’habitat et le ministère de l’intérieur et de la décentralisation.

Congo: Réunion de concertation avec les dirigeants des établissements de microfinance

Congo: Réunion de concertation avec les dirigeants des établissements de microfinance

COMMUNICATION. La Direction générale des institutions financières nationales (DGIFN) du Ministère des Finances et du Budget a tenu, mercredi 30 octobre 2019 à Brazzaville, la Réunion annuelle de concertation avec les responsables du secteur de la microfinance en République du Congo. Dirigée par Constant Badia, Directeur général des institutions financières nationales (DGIFN), cette réunion a porté sur, entre autres points, la situation du secteur de la microfinance au 31 décembre 2018 et le bref aperçu sur la règlementation n°1/17/CEMAC/UMAC/COBAC.   Le Congo compte 58 établissements de microfinance (EMF) agréés, dont 33 Caisses du réseau MUCODEC (Mutuelles congolaises d’épargne et de crédit) et 25 établissements indépendants.  Par ailleurs, il existe 31 Caisses mutuelles d’épargne et de crédit (CMEC) non agréées, mais suivies par l’Administration œuvrant en zone rurale, créées par l’Etat, avec le concours du Fonds international pour le développement agricole (FIDA). La situation administrative et financière retrace les données transmises non seulement par le réseau MUCODEC, mais aussi par 14 EMF indépendants ci-après : CAPPED,HOPE, CCEC,EUC, CFPR, MECRECU, CCD, COFINA, GCF, CMPC, FODAM, OMEGA FINANCE, CECFK et Natif Cred.SA. En 2018, l’effectif du personnel des EMF était chiffré à 1.673 employés, contre 2.046 agents en 2017, soit une baisse de 18 %, liée à la cessation d’activités dans certains établissements. Au regard des effectifs des employés, les EMF indépendants emploient un nombre plus important (1.233) par rapport au réseau MUCODEC (440), représentant respectivement 74% et 26% des parts du marché. L’effectif de la clientèle En 2018, le total des clients s’élevait à 498.810, contre 471.242 membres en 2017, soit une augmentation de 5,85%. Le réseau MUCODEC détient la part du marché la plus élevée du fait de la domiciliation des salaires (fonctionnaires et privés). Ainsi, il occupe à lui seul 340.806 membres, soit 68% de part du marché, tandis que les EMF indépendants n’en détiennent que 158.004 membres, représentant 32%. La situation financière La situation bilantielle a connu une légère augmentation, en proportion de 3,60% par rapport à l’année antérieure. En effet, le total du bilan des EMF à fin 2018 est chiffré à 224,948 milliards, contre 217,138 milliards de F CFA en 2017. Pendant la période sous revue, le total du bilan du réseau MUCODEC représente 85,85% de la part du marché, en se hissant à 193,135 milliards de F CFA, contre 14,14% des EMF indépendants, qui s’établit à 33,021 milliards de F CFA. Ainsi, le bénéfice général réalisé par le secteur, au cours de l’année 2018, s’est fixé à 1,106 milliard de F CFA, contre 925 millions de F CFA en 2017, soit une augmentation en montant de 181 millions de F CFA, en variation annuelle de 19,56%.  Le crédit Les crédits octroyés par les Etablissements de microfinance en 2018 se sont fixés à 81,332 milliards de F CFA, contre 85,625 milliards de F CFA en 2017, soit une diminution de 5% en comparaison annuelle (4,294 milliards de F CFA). Cette diminution est attribuable en partie au réseau MUCODEC dont le portefeuille crédit a été réduit en proportion de 14,96%. Nonobstant cette réduction de la part du marché, en termes de crédit, du réseau MUCODEC représente plus de trois quarts (88,31%), contre seulement 20,13% pour les EMF indépendants. Les créances en souffrance sont en diminution de 19,54% par rapport à l’année antérieure, en se fixant à 9,632 milliards de F CFA en 2018, contre 11,971 milliards de F CFA en 2017. En dépit de 5 EMF qui n’ont pas provisionné leurs créances, les provisions constituées par le reste des EMF sont en diminution de 16% par rapport à l’année antérieure, s’établissant à 6,114 milliards de F CFA en 2018, contre 7,281 milliards en 2017. L’épargne Au cours de l’année 2018, les dépôts collectés par les Etablissements de microfinance se sont établis à 159,334 milliards de F CFA, contre 153,121 milliards de F CFA en 2017, soit une augmentation, en montant de 6,213 milliards de F CFA (4% en glissement annuel), la part de marché du réseau MUCODEC représentant 88,31% de l’ensemble des dépôts. Bref aperçu sur la règlementation n°1/17/CEMAC/UMAC/COBAC du 27/09/2017, relatif aux conditions d’exercice et de contrôle de l’activité de microfinance dans la zone CEMAC et ses conséquences  La Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC), a publié le 27 septembre 2017, une nouvelle règlementation sur la microfinance, sous le n°01/17/CEMAC/UMAC/COBAC. Le principe posé par ce règlement concerne : -La révision de la situation juridique des Etablissements de microfinance de 1ère catégorie. Il est relatif à l’organisation, l’administration et la direction. Ce chapitre introduit des changements de situation juridique de ces Etablissements. Cela implique la modification des Statuts et l’accomplissement des formalités légales ; l’adhésion à un réseau par décision de l’Assemblée générale (Autorisation d’affiliation) ; la tenue de l’Assemblée générale de l’organe faîtier agréant l’affiliation ; la signature de la Convention d’affiliation. –La constitution en réseau des Etablissements de microfinance de 1ère catégorie. L’article 33 du Règlement précité exige que les activités des Etablissements de microfinance (EMF) de cette catégorie s’exercent exclusivement à l’intérieur d’un réseau. L’article 5 du Règlement COBAC EMF R-2017/ 02, précise le nombre d’établissements affiliés pour la création d’un réseau. Cet article fixe le délai de conformité (pour les Etablissements de microfinance de la CEMAC en activité à la date d’entrée en vigueur du présent Règlement), à une période transitoire de 24 mois maximum. –L’augmentation du capital social des Etablissements de microfinance de 2ème et 3ème catégories. L’article 2 du Règlement COBAC EMF R-2017/03 dispose que  les Etablissements de microfinance  2ème et 3ème  catégories en activité avant l’entrée en vigueur du présent Règlement bénéficient d’une période transitoire de 4 ans (2018-2021), à compter du 1er juillet 2018, pour s’y conformer intégralement. Les Etablissements de 2e catégorie doivent détenir un capital social d’au moins 100 millions de F CFA au 1er juillet 2018 ; 150 millions de F CFA au 1er juillet 2019 ; 200 millions de F CFA au 1er juillet 2020 et 300 millions de F CFA au 1er juillet 2021. Pour les EMF de 3ème catégorie : 50 millions de F CFA au 1er juillet 2018 ; 75 millions de F CFA au 1er juillet 2019 ; 100 millions de F CFA au 1er juillet 2020 et 150 millions de

18ème Session de la Conférence Générale de l’ONUDI à Abu Dhabi : Le Président Issoufou Mahamadou appelle l’ONU à organiser un Sommet sur l’Industrialisation de l’Afrique

18ème Session de la Conférence Générale de l’ONUDI à Abu Dhabi : Le Président Issoufou Mahamadou appelle l’ONU à organiser un Sommet sur l’Industrialisation de l’Afrique

Le Président de la République, Chef de l’Etat, SEM Issoufou Mahamadou,  a pris part dimanche, 3 novembre 2019, à Abu Dhabi, aux Emirats Arabes Unis (EAU), à la cérémonie officielle d’ouverture de  la 18ème Session de la Conférence Générale de l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI), sur invitation du Directeur Général de cette institution. L’ouverture de  cette session a été marquée par le discours du Ministre de l’Energie et de l’Industrie des Emirats Arabes Unis M. Suhail Al Mazrouei, Président de la Conférence et celui du Directeur Général de l’ONUDI, M. Li Yong. Lors de la séance plénière ayant suivi cette cérémonie d’ouverture, le Président Issoufou Mahamadou a pris la parole ainsi que le Président malgache, SEM Andry Rajoelina. Dans son allocution, le Chef de l’Etat,  Champion IDA III (Troisième Décennie du Développement Industriel de l’Afrique 2016-2025),  a souligné les avantages de l’industrialisation qui génère, entre autres,  une croissance forte, inclusive et solide. Elle crée des emplois, procure des revenus, renforce la classe moyenne, engendre la consommation, encourage le développement humain et la recherche scientifique, a-t-il ajouté, affirmant que « les pays africains ont tout intérêt à se tourner résolument vers l’industrialisation. » Pour y parvenir, ils doivent cependant affronter de nombreux défis, a dit le Chef de l’Etat,   précisant que « pour réussir l’industrialisation, le leadership de l’Etat et l’attachement du gouvernement au développement industriel sont indispensables, notamment s’agissant de la réalisation des infrastructures et de la nécessité de créer un bon climat des affaires. » Après avoir évoqué  les questions et défis liés à l’industrialisation, le Président de la République a affirmé que « l’organisation d’un sommet sur l’industrialisation de l’Afrique me parait d’une grande pertinence.» C’est pourquoi il a lancé  un appel solennel au Secrétaire Général des Nations Unies en vue de l’organisation d’un tel sommet.3 Novembre, 2019

Déclaration de S.E.M Issoufou Mahamadou, Président de la République du Niger, lors de la conférence générale ONUDI

Déclaration de S.E.M Issoufou Mahamadou, Président de la République du Niger, lors de la conférence générale ONUDI

Excellences, Mesdames, Messieurs, Je voudrais exprimer mes félicitations aux l’Emirats Arabes Unis pour l’organisation de cette dix-huitième édition de la conférence générale de l’ONUDI et remercier l’Emir et le Prince héritier pour l’accueil et l’hospitalité réservés à ma délégation. Je voudrais aussi saisir cette occasion pour remercier Monsieur Li Yong, Directeur Général de l’ONUDI, pour son dévouement au service de notre organisation et pour l’appui technique que l’ONUDI ne cesse d’apporter à mon pays, ce qui m’a incité à accepter d’être Champion de la Troisième Décennie du Développement Industriel pour l’Afrique (IDDA3). Il s’agit, est-il besoin de le rappeler, d’aider l’ONUDI, par la sensibilisation et le conseil, à promouvoir le développement industriel inclusif et durable dans le cadre d’IDDA III.  Le thème de vos assises “ L’industrie à l’horizon 2030 – Innover. Relier. Transformer notre avenir ” répond parfaitement à l’engagement pris par l’ONUDI, celui de soutenir la réduction du nombre de pays les moins avancés dans le cadre de son mandat pour un développement industriel inclusif et durable. Il est aussi conforme à l’engagement pris par la communauté internationale à l’occasion du Sommet des Nations-Unis de 2015 sur le Développement Durable tel qu’il ressort notamment dans l’ODD n°9 de « Bâtir une infrastructure résiliente, promouvoir une industrialisation durable qui profite à tous et encourager l’innovation ». Mesdames et Messieurs, La 3eme décennie du développement industriel pour l’Afrique coïncide avec le 1er plan décennal 2013-2023 de l’agenda 2063 de l’Union Africaine. Les études empiriques indiquent qu’aucun pays ne s’est développé sans industrialisation. L’industrialisation génère une croissance forte, inclusive et solide. Elle crée des emplois, procure des revenus, renforce la classe moyenne, engendre la consommation, encourage le développement humain et la recherche scientifique. L’industrie a donc beaucoup de vertus qui justifient son rôle prépondérant dans le développement économique et social d’un pays. Trente-trois pays des 47 pays considérés comme PMA se trouvent en Afrique. Il est donc indéniable que les pays africains ont tout intérêt à se tourner résolument vers l’industrialisation. Pour y parvenir ils doivent cependant affronter de nombreux défis : Faible productivité du capital humain, insuffisance des infrastructures, faible productivité agricole, extraversion des économies et fragmentation des marchés, insuffisance des financements, insécurité. Le premier défi est celui du capital humain. L’Industrie exige une main d’œuvre qualifiée. L’Afrique dispose d’une population jeune mais très peu qualifiée. Pour assurer à l’industrie une main d’œuvre qualifiée, il faut développer la formation professionnelle et technique et encourager les jeunes à s’orienter vers les établissements de formation technique et professionnelle à tous les niveaux. En Afrique chaque année, 7 à 10 millions de jeunes arrivent sur le marché de travail. Ils seront 30 millions en 2040. Ce flux de main d’œuvre ne peut être absorbé que par l’industrialisation ou par la migration.  Avec la globalisation de l’économie mondiale, le concurrent n’est pas seulement le pays voisin, mais n’importe quel autre pays du monde capable de produire et de distribuer le même produit à moindre coût. L’avantage comparatif doit donc s’analyser à une échelle beaucoup plus large. Dans ces conditions, c’est le capital humain, plus précisément la qualification professionnelle, qui permet de transformer un avantage comparatif en compétitivité. Cela est d’autant plus vrai que les nouvelles technologies de l’information et la bio-technologie ont érodé les avantages comparatifs. Le deuxième défi est celui des infrastructures. Comment peut-on s’industrialiser dans un contexte d’insuffisance ou d’inexistence d’infrastructures ? Les couts élevés de transport et de l’énergie constituent une barrière aux exportations. Pour certains pays les couts de transport représentent plus de 40% de la valeur du produit. S’agissant de l’énergie, le coût moyen du Kw/hr en Asie est plus de 3 fois inférieur au cout moyen du Kw/Hr sur le continent africain.  Le programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA) de l’Union Africaine vise à lever cette contrainte. En effet l’Afrique a un manque sérieux d’infrastructures. Vingt pour cent (20%) seulement des routes sont pavées ou goudronnées. Les quelques rares chemins de fer conduisent seulement aux ports sans totalement désenclaver l’intérieur des pays ou relier les pays entre eux. Le troisième défi auquel les Pays africains sont confrontés est celui de devoir accélérer leur industrialisation alors que leur agriculture est encore à un stade peu développé. En effet le processus traditionnel de l’industrialisation consiste à développer la productivité du secteur agricole à un point de saturation de telle sorte qu’elle puisse libérer la main d’œuvre et les capitaux pour le secteur industriel où le potentiel de productivité est plus fort. Le Programme Détaillé de Développement de l’Agriculture en Afrique (PDDAA) de l’Union Africaine recommande aux Etats membres d’investir au moins 15% de leur budget dans l’Agriculture et de viser un objectif de croissance annuel de 6% pour le secteur agricole. L’augmentation de la productivité agricole est un facteur essentiel de la croissance économique et de l’amélioration des revenus des agriculteurs. L’augmentation des revenus dans l’agriculture augmente la demande effective des produits manufacturés, ce qui permet l’intégration de l’agriculture et de l’industrie. Le quatrième défi est celui de l’extraversion de l’économie. Comment l’Afrique peut-elle s’industrialiser alors que pendant des années son économie a été orientée vers la production des matières premières destinées aux marchés extérieurs ? Comment peut-on s’industrialiser dans un contexte de 55 petits marchés cloisonnés par 84 000 Km de frontières ? L’Industrie Africaine peut se baser sur l’établissement de relations en aval et en amont pour promouvoir une industrialisation fondée sur l’exploitation des ressources naturelles. Ceci est d’autant plus possible que l’Afrique s’est engagée dans un processus d’intégration des économies du continent avec notamment la mise en place d’une Zone de Libre Echange Continentale dont le lancement vient d’avoir lieu à Niamey au mois de juillet dernier. L’Afrique peut également saisir les opportunités offertes par les nouvelles technologies de l’information, promouvoir des start-ups dans ce domaine et créer des entreprises à même de soutenir la concurrence des autres régions du monde que ce soit en hardware ou en software.  Le cinquième défi est celui du financement. L’industrialisation ne peut se faire dans un contexte de rareté de financement.

Maroc: Lancement du dispositif CAP Compétences accélération industrielle

Maroc: Lancement du dispositif CAP Compétences accélération industrielle

Le Ministère de l’Industrie, du Commerce, de l’Economie Verte et Numérique a lancé, le mercredi 30 octobre 2019, à Casablanca, en partenariat avec l’ANAPEC et l’OFPPT, le Dispositif CAP Compétences accélération industrielle (CCAI). Initié dans le cadre du Plan d’Accélération Industrielle 2014-2020, « Cap Compétences » a pour objectif d’offrir aux Très petites, petites et moyennes entreprises (TPME), un accompagnement individualisé pour répondre à leurs besoins en compétences qualifiées et d’assurer aux candidats un parcours adapté intégré, allant de la sélection-orientation-formation jusqu’à l’insertion dans l’entreprise. A ce propos, le Ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Economie verte et numérique, Moulay Hafid Elalamy, a souligné que « ce dispositif novateur s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route relative au développement de la formation professionnelle, lancée par Sa Majesté Le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, en avril 2019. Il assure une adéquation entre les besoins en compétences et la qualification des profils et garantit ainsi une meilleure insertion des jeunes dans la vie active et une compétitivité durable des entreprises». L’accompagnement des TPME dans le cadre de ce dispositif  passe de prime à bord par la définition de leurs besoins en compétences et élaboration des descriptifs des postes à pourvoir, puis le sourcing, testing et qualification des candidats à travers des sessions de formation adaptées et enfin l’insertion et le suivi des candidats durant la période d’intégration. Le «Cap compétences accélération industrielle» sera activé à travers une opération pilote sur la région de Casablanca-Settat au profit des entreprises opérant dans la région et bénéficiaires d’un appui de l’Agence Maroc PME. Elle vise l’insertion professionnelle de 2.000 candidats adaptés aux besoins des industriels concernés. 

Lutte contre le VIH/Sida : l’ONUSIDA salue les progrès remarquables du Togo

Lutte contre le VIH/Sida : l’ONUSIDA salue les progrès remarquables du Togo

Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement Dr Komi Selom Klassou a conféré le jeudi 10 octobre 2019 à la Primature à Lomé, avec le nouveau directeur pays de l’ONUSIDA Dr Éric Verschueren. Les discussions entre les deux personnalités ont porté sur les efforts déployés dans la lutte contre le VIH/Sida au Togo. Le nouveau directeur pays a salué les progrès remarquables du gouvernement togolais dans cette depuis plusieurs, ce qui a permis au pays de réduire considérablement les nouvelles infections et les décès liés à la maladie.  »C’était une première visite pour me présenter au Premier Ministre. Lors de l’entretien, il m’a brossé rapidement la situation du VIH dans le pays. Il est clair que le Togo depuis 2010 a fait beaucoup de progrès aussi bien au niveau de la réduction des nouvelles infections, qu’au niveau de la réduction des décès liés au VIH. On est arrivé à avoir des taux de couverture très appréciables. Les progrès sont vraiment remarquables, ceci dit, il reste encore des domaines dans lesquels du progrès peut être fait pour être au rendez-vous de l’élimination du VIH comme problème de santé publique d’ici 2030. Le Togo a fait de grands efforts pour prendre en charge une partie des frais liés à la lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme. », a déclaré Dr Verschueren à l’issue de l’entrevue. Le monde entier réuni actuellement à Lyon en France pour la sixième conférence pour la reconstitution du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, a besoin de quatorze milliards de dollars pour les trois prochaines années.