République du Congo. Jean Jacques Ikonga Mermans, un prodige du football congolais, nous a quittés, à Annecy

DISPARITION. Au Sud-Est de la France, à Annecy, dans le Département de la Haute Savoie, où il s’était installé, voilà plusieurs années, l’ancien sociétaire du club congolais de football Etoile du Congo, Jean Jacques Ikonga Mermans s’en est allé, à l’âge de 91 ans, le 9 juillet 2025. Y sera incinéré, le 18 juillet 2025, à Annecy même. Il faisait partie de l’équipe de football de la ville, après sa présence distinguée, dans les rangs de l’Olympique de Marseille. Sa carrière, en tant que joueur de football et son implication, dans le sport sont plus que jamais à saluer, au moment où il dit définitivement adieu au ballon rond. Bon père de famille, Jean Jacques Ikonga Mermans laisse, derrière lui, une famille éplorée, notamment son épouse, Mme Suzanne Ikonga, inconsolable, dont la vie ne sera plus la même avec la disparition de Jean Jacques Ickonga Mermans. Sur les stades de football où Jean-Jacques Ikonga Mermans s’était produit, d’abord en République du Congo, aussi bien dans l’Etoile du Congo ou aligné, au sein de l’équipe nationale, qu’en France, dans l’Olympique de Marseille ou à Annecy, Jean Jacques Ikonga Mermans séduisait le public. Il avait une bonne maîtrise de la balle, des passes précises, des tirs bien ajustés. Etait fort appréciée la capacité de Jean Jacques Ikonga Mermans de courir rapidement et de maintenir un rythme élevé pendant tout le match. Faisant montre de volonté de s’entraîner constamment pour s’améliorer. Il portait, en lui, le respect de ses coéquipiers et des encadreurs du club. L’humilité, dans le sport, Jean Jacques Ikonga Mermans l’avait en lui, sachant reconnaître ses limites physiques et techniques. Egalement, il avait, en lui, l’écoute active aux fins de prêter attention aux conseils et critiques de l’entraîneur. Le grand joueur de foot Jean Jacques Ikonga Mermans était, hors des arènes, un homme ouvert. L’Ambassadeur congolais M. Roger Menga qui l’avait rencontré, à Genève, en Suisse, pour la première fois, en 1999, en compagnie de son épouse Mme Suzanne Ikonga, ne tarit pas d’éloges à son endroit. Pour L’Ambassadeur, Jean Jacques Ickonga Mermans avait, au prix de sa force morale, la discipline personnelle, le travail et la persévérance, réussi à bâtir son existence, dans un pays étranger à moult exigences comme la France. La rencontre entre l’Ambassadeur et le footballeur avait eu pour cadre une cérémonie officielle. L’Ambassadeur Roger Menga, en poste à Genève, avait la tâche de réouvrir la Mission Permanente Congolaise dont M. David Charles Ganao fut le premier Ambassadeur. C’est au cours du cocktail de bienvenue organisé par la Mission en honneur des Congolais résidant en Suisse et dans les Départements français voisins, l’Ain et la Haute Savoie, que L’Ambassadeur Guy Menga fait la connaissance de M. et Mme Ikonga. Le couple venait d’Annecy. Un déplacement qui marquait la ferme volonté de Jean Jacques Ikonga Mermans de se remettre dans l’ambiance de son pays qui lui manquait ainsi qu’aux autres Congolais de la diaspora domiciliés dans la sous région. L’Ambassadeur Roger Menga dit avoir été très ému de se retrouver, en face de l’icône du football du Moyen-Congo, propriétaire du surnom » Mermans » très répandu au Congo. De la personnalité de Jean Jacques Ikonga Mermans, rapporte l’Ambassadeur, ressortait nettement l’humilité, couplée d’une voix fluette. Un Jean Jacques Ikonga Mermans qui ne haussait pas le ton, quel qu’en soit son état d’esprit. Affable, courtois, aimable, l’était aussi Jean Jacques Ikonga Mermans, en rajoute l’Ambassadeur. Très attentionné envers son épouse Suzanne Ikonga dont l’union par le mariage est célébrée le 7 juin 1960 à Annecy. Et, en guise de cadeau de mariage à sa chère épouse, Jean Jacques Ikonga Mermans a ramené la coupe et le championnat de France Amateur à Annecy, le 12 juin 1960 , en battant en finale le FC Nancy grâce à deux buts de Coco et de Jean Jacques Ickonga Mermans. De ce mariage sont nés deux enfants Frédéric et Emmanuelle. Quatre petits enfants suivront. Jean-Jacques Ikonga Mermans a pu voir son arrière petite fille Charlie, avant la mort. Parallèlement à son activité sportive, en France, Jean Jacques Ikonga Mermans y a mené un parcours professionnel prenant. Il a exercé comme secrétaire au garage Peron. Au terme d’une formation, il est devenu comptable. Amateur de musique, il fut aussi disquaire. A une période donnée, restaurateur et ambassadeur de la cuisine africaine. S’étant beaucoup investi dans l’associatif. Fils des Pays Makoua, Département de la Cuvette, dans la partie septentrionale de la République du Congo, Jean Jacques Ikonga Mermans était issu d’une famille de quatre enfants. Trois garçons et une fille. Quoique résidant hors de la République du Congo, Jean Jacques Ikonga Mermans demeurait attaché à la nation congolaise. Il revenait, de temps à autre, au Congo, se ressourcer auprès de ses proches dont son frère Charles Ikonga, un Officier de Gendarmerie. Des Congolais des années avant l’Indépendance du Moyen Congo se souviennent encore des exploits de Mermans au Stade Eboué et surtout de sa spécialité, les reprises de balles, baptisées les « mermansites ». Jean Jacques Ikonga Mermans arrivé en France, aux environs de 1957-1958, y disparait, emportant, avec lui, l’amer regret de ne s’être pas vu décorer la médaille de la reconnaissance officielle, que l’Etat congolais devait lui remettre, pour avoir porté très haut le nom et le flambeau de la République du Congo. Et, Jean Jacques Ikonga Mermans s’éteignant, c’est le dernier survivant de son équipe de coeur l’Etoile du Congo de Brazzaville dont une célèbre photo circule sur la toile, publiée par l’international de football Jean Michel Mbono Le Sorcier. En ces moments d’intense douleur pour la famille de Jean Jacques Ikonga Mermans, particulièrement son épouse Mme Suzanne Ikonga, leurs enfants et leurs petits, qu’elle trouve ici, de ma part, l’expression de mes condoléances, les plus attristées. Puisse, là-bas, à l’Eternel Infini, Jean-Jacques Ikonga Mermans reposer en paix. Y rejoignant Bamana l’Enfant Terrible, son coéquipier de l’Etoile du Congo et de la sélection nationale de football du Moyen Congo. Deux maîtres à jouer du football congolais, de l’époque, ayant les deux, le même jour,
Congo. Sonor Digital, d’Extra Musica Nouvel Horizon : « Ngonga » est le fruit d’un travail rigoureux et d’une écoute du public

INTERVIEW. Le single « Ngonga », extrait du prochain EP « VAR » du groupe Extra Musica Nouvel Horizon, continue de franchir, semaine après semaine, de nouveaux paliers d’un succès qui ne faiblit pas. Chef d’orchestre de l’ensemble congolais très apprécié, Sonor Digital nous en parle dans cet entretien et évoque le concert prévu le 2 août prochain au Palais des Congrès de Brazzaville. PAGESAFRIK.COM : Le clip du single « Ngonga » a franchi la barre du million de vues en l’espace de trois semaines sur YouTube. Selon vous, qu’est-ce qui explique le succès fulgurant de ce titre extrait de votre prochain EP « VAR » ? Sonor Digital : Le travail a tout simplement été bien réalisé, le public l’a très bien accueilli, et tout le monde aime ce son. La particularité de ce titre, c’est la nouvelle touche apportée par Youyou Mobangué. En plus, cela faisait un moment que nous n’avions rien sorti sur le marché. Au travail accompli s’ajoute notre capacité à écouter les critiques, à observer ce que nous avons fait, et surtout à tenir compte des attentes du public, qui est très exigeant envers nous. Nous avons donc travaillé pour donner le meilleur de nous-mêmes. C’est, en résumé, le fruit d’un travail bien fait. PAGESAFRIK.COM : La participation de l’animateur Youyou Mobangué DeBrazza dans ce titre a justement été largement saluée par les mélomanes. Comment son arrivée au sein du groupe Extra Musica Nouvel Horizon s’est-elle organisée ? Youyou Mobangué DeBrazza compte déjà parmi les plus grands animateurs du Congo. Lors de l’inauguration de notre siège, il est passé nous saluer. À partir de là, le courant est bien passé. On s’est dit : pourquoi ne rejoindrait-il pas le groupe ? Il y éttait favorable. Pour nous, l’objectif est de contribuer à redorer le blason de la musique congolaise. Comme le public a pu le constater, il a apporté sa touche personnelle, et sa présence au sein du groupe ne pouvait que produire des résultats positifs. PAGESAFRIK.COM : Aux côtés de ce géant de l’animation, le public a également apprécié la prestation de Nouz Abraham. Un mot sur sa participation dans ce single ? Cela fait déjà un moment que Nouz Abraham fait partie du groupe Extra Musica Nouvel Horizon. C’est un talent que le public n’a peut-être pas encore eu l’occasion de bien découvrir, mais je pense qu’avec l’EP « VAR », il pourra apprécier toute l’étendue de son talent. Il est chanteur, animateur et humoriste. En tout cas, c’est une pépite. Si je peux me permettre, je dirais que Nouz Abraham représente l’avenir de la musique congolaise. PAGESAFRIK.COM : Vous serez en concert le 2 août prochain à l’Esplanade du Palais des Congrès. Mais avant d’en parler, un mot sur le décès de Régis Touba ? Le décès tragique de notre aîné, feu Régis Touba, a été un choc pour nous tous. Il est toujours douloureux de perdre quelqu’un avec qui l’on a partagé beaucoup de moments, surtout lorsqu’il s’agissait d’une personne sans querelles ni rancunes. Tout ce que je peux dire à son propos : que la terre de nos ancêtres lui soit légère et que son âme repose en paix. Nous partirons tous un jour, chacun en son temps. PAGESAFRIK.COM : Comment se prépare ce concert très attendu à Brazzaville ? À quoi le public peut-il s’attendre ce jour-là ? Le 2 août, nous allons livrer un grand concert à l’Esplanade du Palais des Congrès de Brazzaville. Je profite de l’occasion pour lancer un message aux mélomanes et aux fans d’Extra Musica Nouvel Horizon : faites le déplacement, venez nombreux à ce concert exceptionnel. Nous allons offrir un spectacle de qualité, avec une panoplie de chansons que vous aimez et des génériques bien connus. Nous vous disons simplement : « Venez, vous ne serez pas déçus ! » PAGESAFRIK.COM : Cela fait un bon moment que vous n’avez pas donné de grand concert au Congo. Quelle en est la raison ? Il est vrai que cela faisait un moment. Nous étions surtout concentrés sur la construction de notre siège. Nous ne voulions pas rester uniquement un groupe visible sur les plateformes, Facebook, TikTok ou Instagram. Nous avons voulu avoir un siège physique, une adresse à Brazzaville où le public peut venir nous voir répéter, jouer et entrer directement en contact avec nous. C’était notre priorité. Quoi qu’il en soit, chaque chose en son temps. Maintenant que tout est prêt, nous redémarrons avec ce concert du 2 août. Je n’en dirai pas plus, mais le meilleur reste à venir. PAGESAFRIK.COM : Un dernier mot à l’endroit de vos nombreux fans ? À tous les mélomanes de la bonne musique, aux fans d’Extra Musica Nouvel Horizon, je tiens à dire que votre groupe bien-aimé est là, prêt à continuer à vous faire plaisir avec ses chansons, ses génériques et ses rumbas. « Ngonga » est déjà disponible sur toutes les plateformes de téléchargement légales, et le clip est visible sur YouTube, où vous êtes de plus en plus nombreux à le visionner. Nous vous encourageons à le consommer sans modération, en attendant l’arrivée de notre EP « VAR », composé de 7 titres, qui vous satisfera pleinement : de très belles mélodies, beaucoup de rumbas, du vrai plaisir musical. Je crois sincèrement que les amateurs de bonne musique y trouveront leur compte. Merci, merci aux Congolais, merci aux Africains, merci à tous d’avoir accueilli le titre Ngonga avec autant d’enthousiasme. Encore une fois, merci du fond du cœur ! Et continuez à consommer Ngonga sans modération. Rendez-vous le 2 août à l’Esplanade du Palais des Congrès de Brazzaville. PAGESAFRIK.COM vous remercie C’est à moi de vous remercier. Merci pour tout ce que vous faites pour la musique africaine. Propos recueillis par Fredrich Günther Mbemba
De la file d’attente à l’algorithme : réinventer les services publics africains avec l’intelligence artificielle

Dans de nombreuses villes africaines, il n’est pas rare de passer plusieurs heures dans une file d’attente pour renouveler sa carte d’identité, enregistrer un acte de naissance, ou simplement obtenir un document administratif. Cette réalité, que beaucoup vivent encore au quotidien, symbolise un défi plus large : comment rendre les services publics plus efficaces, accessibles et modernes ? L’intelligence artificielle (IA) pourrait bien être une des clés de cette transformation. Des files d’attente… à perte de vue L’Afrique fait face à une croissance démographique rapide, surtout dans les zones urbaines. Les administrations, souvent héritées de systèmes anciens, peinent à suivre ce rythme. Le résultat : des retards, une surcharge des services, une perte de temps pour les citoyens… et parfois, de la corruption. Mais les choses peuvent changer. L’IA, bien utilisée, peut automatiser certaines tâches répétitives, améliorer la gestion des flux de personnes et aider les agents publics à prendre de meilleures décisions. Autrement dit, l’IA peut transformer l’expérience de l’usager, de l’attente interminable à un service fluide, rapide et personnalisé. Ce que l’IA peut concrètement faire Automatiser les tâches administratives simples De nombreuses demandes dans les administrations suivent des règles précises. Par exemple : renouveler une pièce d’identité, enregistrer une entreprise, ou délivrer un permis. L’IA permet de créer des assistants virtuels (chatbots) capables de guider l’utilisateur, de vérifier que les documents sont complets, voire de préremplir certains formulaires. Ces outils sont déjà testés dans plusieurs pays africains. Au Rwanda, par exemple, la plateforme Irembo permet de faire plus de 100 démarches administratives en ligne. Elle n’utilise pas encore pleinement l’IA, mais cette évolution est en cours : des outils d’IA pourraient bientôt détecter les erreurs dans les dossiers et suggérer des corrections en temps réel. Gérer les priorités de manière intelligente Imaginez un système de rendez-vous qui répartit les citoyens selon la complexité de leur dossier, leur lieu de résidence ou leur situation d’urgence. Grâce à l’apprentissage automatique, l’IA peut analyser les flux de demandes, prévoir les périodes de forte affluence, et adapter les horaires ou les effectifs en conséquence. Ce type de solution permettrait, par exemple, à une mairie de mieux gérer les périodes de rentrée scolaire, où les demandes de certificats explosent. Fini les queues interminables : chacun viendrait à une heure définie, avec une chance réelle d’être servi rapidement. Lutter contre la fraude et améliorer la transparence L’un des problèmes récurrents dans certains services publics, c’est la perte ou la falsification de documents. L’IA, combinée à la blockchain ou à des systèmes de reconnaissance d’images, peut jouer un rôle crucial ici. Par exemple, un algorithme peut comparer la photo d’une pièce d’identité avec une base de données nationale pour éviter les doublons. Il peut aussi repérer des incohérences dans les dossiers. Ce type d’automatisation renforce la confiance du public et réduit les tentations de corruption, car les décisions sont prises de manière plus objective et traçable. L’exemple des services de santé Un autre domaine où l’IA peut faire des merveilles, c’est la santé publique. Dans certains pays, les délais pour consulter un médecin ou accéder à un centre de soins sont très longs. L’IA permet d’optimiser les rendez-vous, de faire des pré-diagnostics à distance (via des applications mobiles) et d’identifier les zones où les besoins médicaux sont les plus urgents. Au Kenya, l’application m-TIBA permet déjà de suivre les dépenses médicales et d’accéder à des soins via le téléphone mobile. En y intégrant des fonctions d’IA, il sera possible de mieux analyser les données de santé et de proposer des campagnes de prévention ciblées. Les défis à relever Mais attention : l’IA n’est pas une baguette magique. Son déploiement dans les services publics africains pose plusieurs défis. L’accès aux données de qualité Les algorithmes ont besoin de données fiables pour fonctionner. Or, dans plusieurs administrations, les données sont mal organisées, incomplètes ou encore sous format papier. Il faut donc d’abord investir dans la numérisation, la sécurité et la gestion des données. La formation des agents L’IA ne remplace pas les fonctionnaires : elle les aide. Mais encore faut-il qu’ils sachent l’utiliser. Une formation continue est indispensable pour que les agents publics ne voient pas l’IA comme une menace, mais comme un allié. La question de l’équité L’IA doit servir tous les citoyens, y compris ceux qui n’ont pas accès à internet ou à un smartphone. Les solutions mises en place doivent donc rester inclusives : par exemple, combiner des guichets physiques modernisés avec des services numériques, ou créer des points d’accès gratuits dans les quartiers populaires. Un avenir prometteur Le potentiel est immense. En Afrique, l’IA peut justement être un accélérateur de rattrapage. Là où les processus manuels ont longtemps freiné le développement des services publics, l’automatisation intelligente peut faire gagner des années d’efficacité. Mais ce changement ne doit pas se faire sans réflexion. Il faudra des partenariats publics-privés, une vision stratégique des gouvernements, et surtout, placer les citoyens au centre de cette transformation. Conclusion Passer de la file d’attente à l’algorithme, c’est possible. Ce n’est pas juste une question de technologie, mais de volonté politique, de vision et d’inclusion. L’Afrique n’a pas besoin de copier les modèles occidentaux. Elle peut inventer les siens, adaptés à ses réalités, à ses besoins et à sa jeunesse. Et peut-être qu’un jour, renouveler ses papiers administratifs ne prendra plus que quelques clics. Par Ahmed OUTZOURHIT Directeur de l’école d’Ingénierie Institut Supérieur d’Ingénierie et des Affaires ISGA – Marrakech
Maroc Telecom lance la 21ᵉédition du Festival des Plages : 21 ans de musique, de proximité et d’impact social

Du 15 juillet au 21 août 2025, les plages du Royaume s’animeront aux sons des plus grands talents marocains et internationaux, à l’occasion de la 21ᵉ édition du Festival des Plages Maroc Telecom. Depuis 2002, ce rendez-vous estival s’est imposé comme l’un des événements majeurs du paysage culturel marocain. Chaque été, il rassemble des millions de spectateurs dans les plus belles stations balnéaires du Royaume autour de concerts gratuits, dans une ambiance festive et accessible à tous. Cette année, six villes accueilleront 113 concerts gratuits àM’diq, Tanger, El Hoceima, Martil, Saïdia et Nador. Le coup d’envoi officiel sera donné le 15 juillet sur la scène de M’diq. Plusieurs artistes nationaux issus de divers horizons musicaux se produiront tout au long de l’événement, ainsi que des chanteurs arabes et des groupes folkloriques. Des talents émergents et des têtes d’affiche offriront un programme éclectique : Nouveaux talents, Hip Hop, Rap, Fusion, Chanson Marocaine Chaabi et Contemporaine, musique Sharqui, Raï, Reggada, et bien plus encore. Comme chaque année, les groupes locaux seront mis à l’honneur, renforçant ainsi l’ancrage du festival dans le tissu social et culturel des régions concernées. Au-delà de la musique, le Festival des Plages Maroc Telecom est un moteur de développement social et économique. Accessible gratuitement, il favorise l’inclusion en rapprochant les artistes du public, tout en stimulant l’attractivité touristique et l’économie locale des villes hôtes. L’édition 2025 bénéficiera également d’infrastructures de pointe, avec des scènes répondant aux standards internationaux, comparables aux grandes installations des festivals mondiaux. Depuis 21 ans, Maroc Telecom confirme son engagement en faveur de la culture, de la jeunesse et de la valorisation du patrimoine musical national. Rendez-vous du 15 juillet au 21 août 2025 pour célébrer l’été en musique et vivre des soirées inoubliables sur les plages marocaines.
Crimes au Darfour : la CPI accuse et la justice piétine

Alors que les violences redoublent au Soudan, la Cour pénale internationale affirme disposer de preuves solides de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité au Darfour. Mais ses mandats d’arrêt, eux, restent lettre morte. La famine progresse, les convois humanitaires sont attaqués, les viols se multiplient et les enlèvements deviennent monnaie courante. Dans cette région de l’ouest du Soudan ravagée par la guerre, les souffrances de la population ont atteint, selon la CPI, un niveau intolérable. « Nous disposons de motifs raisonnables de croire que des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ont été commis, et continuent de l’être, au Darfour », a indiqué jeudi la procureure adjointe de la CPI, Nazhat Shameem Khan, lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur la question. L’enquête s’intensifie Né en avril 2023 d’une lutte de pouvoir entre l’armée régulière, dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhan, et les Forces de soutien rapide (FSR) du général Mohamed Hamdan Dagalo, le conflit a entraîné le Soudan dans une spirale de violences et d’effondrement, à l’image de la famine, qui se propage notamment à travers le Darfour. Depuis le début de l’année, le tribunal international a intensifié ses enquêtes dans l’État du Darfour occidental, sous le contrôle des FSR. Les équipes de la cour se sont notamment rendues à plusieurs reprises dans des camps de réfugiés soudanais au Tchad voisin, afin de recueillir des témoignages. À Port-Soudan, une ville portuaire de l’est du pays où l’armée régulière a déplacé son administration, fuyant l’instabilité dans la capitale Khartoum, des contacts ont été établis entre la cour et les autorités de transition afin d’identifier de nouveaux témoins. Au total, plus de 7 000 éléments de preuve – documents, témoignages, données numériques – ont été collectés. Violences sexuelles « Le viol et les violences sexuelles sont utilisés comme armes de guerre », a notamment alerté Mme Khan. La procureure adjointe co-dirige le parquet de la CPI depuis la décision, en mai, du procureur Karim Khan (sans lien de parenté avec Mme Khan) de prendre congé de la cour jusqu’à la conclusion d’une enquête de l’ONU le concernant pour « faute présumée ». La cour accorde désormais une attention particulière aux crimes sexuels et sexistes au Darfour, qui sont selon Mme Khan encore largement sous-documentés. Une unité spécialisée travaille avec des associations de la société civile darfourie pour renforcer les capacités locales de collecte de preuves et de soutien aux victimes. « Nos enquêtes ne seront complètes que lorsque nous pourrons entendre et faire témoigner devant la Cour les récits vécus des femmes darfouries aujourd’hui. » Les récits recueillis par les enquêteurs sont cohérents avec ceux publiés dans les rapports successifs des Nations Unies, notamment au Conseil des droits de l’homme. « Un schéma inéluctable se dessine, mêlant ciblage ethnique et violences sexuelles », souligne la procureure adjointe, qui appelle les États membres à renforcer leur soutien à son enquête. Des mandats d’arrêt non suivis Car malgré les progrès enregistrés, de nombreux obstacles demeurent : insuffisance des ressources, manque de coopération de certains États, entraves sur le terrain. Surtout, plusieurs personnes visées par des mandats d’arrêt de la CPI pour crimes contre l’humanité circulent toujours librement au Soudan. Il s’agit notamment de l’ancien président du pays Omar Al-Bachir, renversé en 2019 par un coup d’État, de son ex-ministre de l’intérieur et des affaires étrangères, Ahmad Harun, et de son ex-ministre de la défense, Abdel Raheem Hussein. Leur arrestation, selon Mme Khan, est indispensable pour restaurer un semblant de justice. « Transférer M. Harun maintenant aurait une portée exceptionnelle », a-t-elle estimé. Les crimes qui lui sont reprochés sont en effet directement liés au procès en cours contre Ali Kushayb, l’ancien commandant de Janjawid, une milice soutenu par le gouvernement soudanais pour matter la rebellion lors de la guerre du Darfour, entre 2003 et 2020. Un Conseil partagé Au Conseil de sécurité, des lignes de fracture sont apparues quant au rôle de la cour. La Russie a accusé cette dernière d’avoir « dégénéré en instrument politique » au service de l’Occident. « Il n’est question que d’un seul procès contre un seul accusé. C’est tout ce qu’il faut savoir sur l’efficacité de la CPI », a lancé la représentante de Moscou, qui a demandé à dessaisir le tribunal international du dossier darfouri. Une position proche de celle des États-Unis, dont la représentante a dénoncé une CPI « très politisée », rappelant notamment le mandat d’arrêt émis par la cour, sur un autre dossier, contre le premier ministre israélien. Washington, a-t-elle déclaré, se réserve « le droit d’agir » face à tout « agissement illégal » des procureurs de La Haye. À l’opposé de cette vision, la Sierra Leone dénoncé les pressions extérieures exercées contre le bureau du procureur, dont le pays a noté la précarité logistique. « L’indépendance judiciaire doit être respectée », a insisté son représentant, appelant à un soutien international accru à l’action de la CPI. Un message également relayé par la Slovénie, la France et la République de Corée. Le soutien du Soudan à la cour Au milieu de ces tensions, la voix du Soudan a sonné comme un appel à la cohérence. « La CPI et son travail sont un engagement éthique qui doit être honoré afin que les victimes obtiennent réparation », a affirmé son représentant. Il a réaffirmé la volonté de son gouvernement de coopérer avec la CPI, dans le respect du principe de complémentarité, tout en rappelant que le Soudan n’est pas partie au Statut de Rome, le traité fondateur de la cour. « Les enquêtes pénales nécessitent un système juridique complet et stable, ce que la guerre féroce que subit notre pays ne permet pas encore », a-t-il reconnu. L’action de la CPI au Darfour s’inscrit dans le cadre du mandat confié par le Conseil de sécurité dans sa résolution 1593, adoptée en 2005, qui a renvoyé pour la première fois une situation à la cour. Deux décennies plus tard, le conflit fait toujours rage, et les appels à la justice résonnent avec plus d’urgence que jamais. « Nous ne renoncerons pas tant que justice n’aura pas été rendue de manière significative, dans le
Le Groupe de la Banque africaine de développement obtient la certification EDGE Move, marquant une nouvelle étape dans l’égalité des genres

Dans le cadre de sa recertification EDGE Move et sa certification EDGEplus, la Banque africaine de développement renouvelle son engagement à poursuivre ses progrès grâce à un plan d’action dédié et ciblé. Deux ans après avoir atteint le niveau 1 « Assess » de la certification EDGE, la Banque africaine de développement a atteint le niveau 2, une reconnaissance supplémentaire de son engagement en matière de suivi, d’analyse comparative et de parité des genres au sein de ses effectifs. Ces progrès rapides reflètent les efforts continus et soutenus de la Banque pour accorder la priorité au genre. EDGE est la principale certification au monde qui mesure l’égalité des genres sur le lieu de travail. La Banque a lancé le processus de certification EDGE en 2022. En 2019, 83 % des cadres de la Banque africaine de développement étaient des hommes. En 2023, année de la certification EDGE niveau 1 de la Banque, la proportion de femmes aux postes de direction était passée de 17 % à 25 %, et la proportion de femmes parmi les jeunes professionnels était passée de 20 % à 65 %. En 2024, la parité hommes-femmes au niveau de la vice-présidence est passée à 45 %, soit le taux le plus élevé à ce jour dans l’histoire de la Banque. La Banque s’est fixé comme objectif d’atteindre une parité hommes-femmes de 50/50 au sein de ses effectifs d’ici 2030. Le niveau EDGE 2 reconnaît le travail de la Banque africaine de développement en faveur de l’égalité des genres et d’un environnement inclusif où la voix de chaque employé est valorisée et entendue. Certifiée EDGE, la Banque s’engage également à maintenir un effectif multigénérationnel et géographiquement diversifié. Jacques Edjangue, vice-président de la Banque africaine de développement chargé de la Gestion des personnes et des talents, a souligné que « l’obtention de la certification EDGE PLUS Niveau 2 est une étape importante pour la Banque africaine de développement. Elle témoigne de notre engagement indéfectible à promouvoir un environnement de travail diversifié, équitable et inclusif. Cette reconnaissance confirme non seulement nos progrès en matière d’égalité des genres, mais aussi nos efforts plus larges pour intégrer la diversité d’âge et géographique comme dimensions clés de l’inclusion. Elle renforce également notre engagement à promouvoir en permanence un environnement propice où chaque talent peut s’épanouir et où chaque voix peut être entendue. » Dans le cadre du niveau 1 de l’évaluation EDGE, le Groupe de la Banque africaine de développement s’est engagé à mettre en œuvre un plan d’action qui décrit la manière dont il entend accélérer les progrès dans les quatre piliers des normes EDGE et combler les lacunes identifiées. Ces quatre piliers sont : la représentation, la rémunération, les politiques et pratiques favorisant des parcours professionnels équitables, ainsi que l’inclusion. « L’obtention des certifications EDGE Move et EDGEplus par la Banque africaine de développement témoigne de son engagement constant en faveur de la diversité, de l’équité et de l’inclusion. Cette étape importante n’est pas seulement le signe d’un progrès institutionnel, elle est le fruit d’un leadership délibéré, en phase avec la Stratégie décennale de la Banque visant à bâtir une Afrique prospère, inclusive et résiliente », a déclaré Aniela Unguresan, fondatrice de EDGE Certified Foundation, avant d’ajouter : « Deux ans seulement après la certification initiale de la Banque africaine de développement au niveau EDGE Assess, la représentation des femmes dans le programme Jeunes professionnels et aux postes de vice-président est égale à celle des hommes — une avancée importante sur la voie de l’objectif de parité des genres dans l’ensemble de ses effectifs fixé par la Banque pour 2028. De plus, la Banque africaine de développement a désormais mis en place une solide infrastructure de politiques et de pratiques pour garantir des perspectives de carrière équitables pour tous et gère proactivement l’équité salariale entre les genres. » Afdb.
L’ATIDI approuve une contre-garantie de 84 millions de dollars pour soutenir le financement du nouvel aéroport international du Rwanda

L’Assurance pour le développement du commerce et de l’investissement en Afrique (ATIDI) a approuvé une contre-garantie de 84 millions de dollars pour permettre à trois banques rwandaises et une banque régionale d’émettre des obligations et des garanties, pour un montant global de plus de 323 millions de dollars. Les garanties seront émises en faveur d’un consortium de trois entreprises ayant obtenu le contrat pour la construction du nouvel aéroport international de Bugesera au Rwanda. Ce projet historique fera du Rwanda hub stratégique pour le commerce et la logistique en Afrique. Développé conjointement par les gouvernements du Rwanda et du Qatar, le projet est une infrastructure essentielle qui accélérera la réalisation de la stratégie nationale de développement, baptisée Vision 2050, qui vise à faire du Rwanda un pays à revenu intermédiaire supérieur à l’horizon 2035 et une économie à revenu élevé à l’horizon 2050. L’aéroport s’inscrit également dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), facilitant la libre circulation des biens, des services et des personnes à travers le continent. L’aéroport, d’une valeur estimée à plus de 2 milliards de dollars, devrait être achevé à la mi-2028. Trois banques locales – BPR Bank Rwanda Ltd, Kigali (BK) et la Development Bank of Rwanda (BRD)- bénéficient directement des solutions d’atténuation de risque d’ATIDI, ce qui leur permet d’émettre des garanties au-delà de leurs limites d’engagement par débiteur (Single Obligor Limits – SOL). La couverture des risques par ATIDI permet aux banques de bénéficier d’un allègement de leurs exigences en matière de fonds propres tout en garantissant une exécution plus fluide des projets d’infrastructure. Le consortium mené par BPR Bank Rwanda Plc – arrangeur principal et agent de crédit mandaté- inclut KCB Bank Kenya, une banque régionale, qui a participé à la syndication du financement sans avoir recours aux garanties d’ATIDI. Manuel Moses, directeur général de l’ATIDI, a déclaré que c’était un grand privilège pour l’ATIDI de participer à la transformation du Rwanda et à ses ambitions continentales par le biais de ce projet essentiel et catalytique, qui constitue un élément central de la stratégie de développement du pays. « Le nouvel aéroport n’est pas seulement un projet d’infrastructure, il vise également à stimuler les chaînes de valeur régionales et à renforcer les échanges commerciaux intra-africains. Notre soutien démontre la valeur ajoutée des solutions d’atténuation des risques d’ATIDI dans l’augmentation de la capacité de prêt et le déblocage de financements par les banques pour la réalisation des priorités de développement du Rwanda. » a déclaré M. Manuel. Patience Mutesi, directrice générale de BPR Bank Rwanda Plc (l’arrangeur principal mandaté) a salué l’opération en déclarant : « Nous sommes honorés de structurer ce projet porteur de transformation. En qualité d’arrangeur principal mandaté, BPR Bank Rwanda Plc est fière de jouer un rôle essentiel dans le financement d’un projet qui va redéfinir l’intégration du Rwanda dans les chaînes de valeur logistiques ainsi que sa compétitivité. La collaboration avec ATIDI et nos banques partenaires est le reflet de notre engagement à financer les initiatives prioritaires pour le développement de notre pays, qui créent durablement de la valeur grâce à des infrastructures stratégiques. » Cette transaction s’inscrit dans la stratégie d’ATIDI pour permettre à ses États membres de réaliser des investissements transformateurs et à fort impact qui stimulent la croissance, la durabilité et l’intégration régionale. Le Rwanda, membre fondateur d’ATIDI, a recours aux solutions d’atténuation des risques de l’organisation, pour mobiliser des capitaux et réduire les risques dans des secteurs essentiels. À ce jour, ATIDI a émis des polices d’une valeur transactionnelle supérieure à 1,45 milliard d’USD et détient une exposition brute de plus de 611,9 millions de dollars au Rwanda. Ces transactions couvrent plusieurs secteurs essentiels au développement du pays, notamment l’agriculture, la sylviculture, la pêche, le BTP, l’énergie et le gaz, les activités financières, l’information et la communication, l’industrie manufacturière, d’autres activités de services, l’administration publique, le commerce et les transports, le transport et le stockage, enfin le commerce de gros et de détail. La multiplicité de ces secteurs démontre le rôle essentiel et transversal que joue ATIDI dans l’atténuation des risques liés aux investissements et la stimulation du commerce, du développement des infrastructures et du développement socio-économique à travers l’Afrique.
Burkina : Le Général de brigade Mady Savadogo dédicace son premier ouvrage intitulé « Le terrorisme et la sécurité nationale au Burkina Faso (2015-2022) »

Le Général de brigade Mady Savadogo a dédicacé, ce samedi 12 juillet 2025 à Ouagadougou, son premier ouvrage intitulé « Le terrorisme et la sécurité nationale au Burkina Faso (2015-2022). Ce livre a pour objectif de contribuer à la lutte contre le terrorisme. « Le terrorisme et la sécurité nationale au Burkina Faso (2015-2022) a pour objectif de contribuer à la lutte contre le terrorisme à travers la réflexion et la formulation de recommandations à l’endroit des décideurs », a déclaré l’auteur, le Général de brigade Mady Savadogo. M. Savadogo a précisé que cet ouvrage de 183 pages, structuré en trois grandes parties, est le fruit de recherches menées dans le cadre de son mémoire de master en paix et sécurité, option analyse stratégique. Il a expliqué que le choix de publication vise à porter à la connaissance du grand public le phénomène du terrorisme, afin de favoriser une participation active à sa compréhension et à sa lutte. Le Général de brigade Mady Savadogo s’exprimait à l’occasion de la cérémonie de dédicace, précisant que la recette des ventes du livre sera versée aux veuves et orphelins des FDS tombés au front. Selon lui, « ce document scientifique décrit l’environnement dans lequel le terrorisme se développe, et dresse un état des lieux des menaces en termes d’actions menées par les terroristes». Le Général a également souligné que l’ouvrage « dépeint les conséquences du terrorisme sur la sécurité nationale, tant sur le plan économique que sur la destruction des infrastructures, sans oublier les effets psychologiques sur la population ». « Nous avons également analysé la riposte nationale afin d’en faire ressortir les insuffisances et de proposer des recommandations aux décideurs », a-t-il ajouté. Le livre Terrorisme et la sécurité nationale au Burkina Faso (2015-2022) est disponible dans les librairies Plum’Afrik et Mercury, au prix unitaire de 10 000 FCFA. AIB