RDC : accord de cessez-le-feu entre le M23 et le gouvernement à Doha

GUERRE DE L’EST. Après trois mois de discussions, le groupe armé M23 et le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) sont parvenus à un accord de cessez-le-feu permanent dans l’est du Congo. « Les rebelles du M23, soutenu par le Rwanda, et les autorités congolaises ont signé, samedi 19 juillet, un accord de cessez-le-feu au Qatar », annonce France 24. Selon la chaîne française, citant indique une déclaration de principe signée à Doha par les parties au conflit, « les parties s’engagent à respecter leur engagement en faveur d’un cessez-le-feu permanent ». Comme le souligne Radio Okapi, cette signature marque une étape cruciale dans le processus de paix engagé pour ramener la stabilité dans la région du Kivu. Et de rappeler : « depuis plus de deux ans, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) affrontent une résurgence du M23 dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Cette rébellion occupe une grande partie de la région minière du Kivu depuis janvier 2025 ». Selon le ministre congolais de la Communication et des Médias, porte-parole du Gouvernement congolais, Patrick Muyaya, cité par la radio d’informations indépendante, le texte de la déclaration de Doha contient des engagements clairs en faveur de la protection des civils, du respect de la souveraineté nationale et de la consolidation de la paix. Sur son compte X, rapporte-elle, ce dernier affirme que ce document repose sur : le respect strict de la Constitution de la RDC, les Chartes des Nations Unies et de l’Union africaine, le droit international, les résolutions du Conseil de sécurité, notamment la Résolution 2773 et une conformité avec l’accord de Washington Il est important de noter que des négociations formelles en vue d’un accord de paix global sont prévues à la suite de cette signature, a rapport France 24. Patricia Engali
Congo-Commémoration : Le premier café littéraire de l’Aet consacré aux œuvres du général Eta-Onka

Le premier café littéraire de l’association des Anciens enfants de troupe (Aet) a été consacré le 15 juillet dernier à Brazzaville, aux œuvres du défunt, général de brigade Claude Emmanuel Eta-Onka, un Aet décédé le 25 décembre 2024. Ce premier café littéraire de l’Aet, organisé à l’occasion de la célébration de la 16e journée nationale des Anciens enfants de troupe, a été animé par l’Aet Serge Eugène Ghoma Boubanga de la promotion « Gérard Neddy Ndounga » (1978-1985), secrétaire général adjoint de ladite association et poète. Paneliste du sous thème « Poétique et enracinement chez Claude Emmanuel Eta-Onka », M. Ghoma Boubanga, a, dans son exposé, précisé que parmi les 11 ouvrages du général Etat-Onka, cinq sont des recueils de poèmes, dont le premier a été publié en 1991. Selon lui, la passion du général pour la poésie, a débuté en 1973, lorsqu’il a remporté le prix de la poésie lors du 10e anniversaire de la révolution au Congo. Lyrique et conservateur, Eta-Onka a puisé son inspiration dans sa vie de famille militaire et sportive, a-t-il poursuivi. Pour Ghoma Boubanga, la place qu’occupe Claude Emmanuel Eta Onka dans le sciage de la littérature congolaise, son œuvre littéraire en général et sa poésie en particulier sont des véritables creusets nationalistes et traditionalistes tout à la fois. Par ailleurs, il a déclaré que l’absence, aujourd’hui des œuvres du général, sur le marché du livre, pose un problème énorme qui appelle à un investissement en tant qu’Aet pour que ses œuvres qui ont été éditées par des maisons d’éditions locales et qui, aujourd’hui ont disparu puissent demeurer à la postérité. Dans son exposé le paneliste a estimé que l’hommage littéraire qui est rendu M. Eta-Onka peut dans une certaine mesure et à la faveur du lancement de l’année jubilaire de L’Ecole préparatoire général Leclerc (Epgl) être la rompe du lancement du republication de ses livres, afin que les jeunes générations des Aet puissent également avoir le privilège ou la joie de parcourir ses ouvrages. Pour sa part, le premier paneliste, l’Aet Jessy Loemba, de la promotion « Pierre Dalligo Bidounga » (1990-1997), nouvelliste et essayiste, président du Forum des gens de lettres, a développé le sous thème « Eta-Onka, par-delà le poète » Dans son exposé, ce dernier s’est appesanti sur le recueil de nouvelle tandaliennes pour peindre l’auteur sous l’angle du nouvelliste. Les tandaliennes, un vocable tiré de la langue Vili, bien loin du Kukuya, langue d’origine de l’auteur. C’est la preuve de son ouverture d’esprit a dit M. Loemba. Le conseiller à la culture du Président de la République, Pr Kadima Nzouzi, a émis une idée, celle d’imaginer à la suite de ce premier café littéraire, faire l’inventaire des écrivains militaires ou organiser un colloque sur l’écriture et l’armée afin de donner une autre perception des militaires que celle que les gens ont et pour voir s’il y a une particularité de l’écriture militaire ou pas. ACI/Blanchard Boté
Congo/Fespam. Une journée dédiée à la réception de dons d’instruments traditionnels africains

Dans le cadre de la 12e édition du Festival Panafricain de Musique (FESPAM) qui se tient du 19 au 26 juillet 2025, à Brazzaville, la matinée du premier jour sera consacrée à la réception de dons d’instruments traditionnels de musique africaine. Véritable initiative destinée à enrichir les collections du Musée Panafricain de la Musique, cet événement capital s’inscrit dans une démarche de préservation, valorisation, transmission et de promotion du patrimoine culturel tant matériel qu’immatériel du continent. Les pays africains qui ont confirmé leur participation à cette édition, amèneront avec eux toutes sortes d’instruments traditionnels de musique de leur terroir pour faire don au Musée, lieu du savoir et de découverte. A l’occasion de cette cérémonie de haute portée symbolique, la réception officielle des dons sera présidée par Madame le Ministre de l’Industrie Culturelle, Touristique, Artistique et des Loisirs, Marie-France Lydie Hélène Pongault, en présence de M. Hugues Gervais Ondaye, Commissaire Général du FESPAM, de M. Honoré Mobonda, Directeur scientifique et du Musée Panafricain de la Musique, des représentants de cette institution et de nombreux invités. A travers cette journée de dons, le FESPAM confirme son rôle moteur dans la promotion des musiques africaines, entre héritage, innovation et transmission intergénérationnelle. Rappelons qu’à la dernière édition, plusieurs délégations africaines avaient fait don de plusieurs instruments de musique au Musée Panafricain de la Musique. CP
SAHAM BANK obtient 55 millions d’euros de la BERD pour accélérer la finance verte au Maroc

SAHAM BANK renforce son engagement en faveur de la transition écologique en concluant un partenariat stratégique avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Ce partenariat s’inscrit dans le cadre du nouveau programme GEFF Plus (Green Economy Financing Facility), destiné à promouvoir une économie verte. Grâce au soutien du Fonds Vert pour le Climat (GCF), de l’Union européenne (UE) et du gouvernement du Canada (à travers le fonds HIPCA), une enveloppe globale de 55 millions d’euros sera mobilisée au profit de SAHAM BANK. Elle se traduira par deux lignes de crédit dédiées au financement de projets privés marocains orientés vers la transition énergétique et le développement durable. En complément de ces financements, une assistance technique financée par l’UE et le GCF accompagnera SAHAM BANK. Intégrée au Programme de décarbonation et de résilience climatique du Maroc, cette assistance vise à renforcer les compétences internes de la banque en matière de finance verte et à structurer une offre adaptée aux enjeux climatiques. Ce partenariat marque une étape déterminante dans la stratégie de durabilité de SAHAM BANK. Il consolide sa volonté de bâtir un modèle bancaire responsable, résolument tourné vers la croissance verte et la création de valeur durable pour l’économie nationale. Cette opération illustre la dynamique de transformation engagée par la banque depuis son changement d’actionnaire. Sa trajectoire s’inscrit dans la vision portée par SAHAM GROUP, présidé par Moulay Hafid Elalamy, également Président du Conseil de Surveillance de SAHAM BANK. Acteur économique marocain influent, alliant enracinement local et ouverture internationale, SAHAM GROUP intervient aujourd’hui dans des secteurs à fort potentiel tels que la finance, l’expérience client, l’éducation, l’agriculture ou encore l’immobilier. À propos de Saham Bank Fondée en 1913, Saham Bank, anciennement Société Générale Marocaine de Banques (SGMB) est l’une des institutions bancaires les plus anciennes et les plus respectées du Maroc. A ce titre, elle a joué un rôle central dans le développement économique du pays pendant plus d’un siècle. Saham Bank sert une clientèle diversifiée, comprenant des particuliers, des professionnels et des entreprises, en offrant une gamme complète de produits et services financiers adaptés à leurs besoins. La banque maintient son engagement envers l’innovation, la qualité de service et le développement durable, tout en renforçant sa position en tant qu’acteur majeur du secteur bancaire marocain.
Médias: l’Afrique dans la presse internationale (Revue de presse de la semaine du 14 au 20 juillet 2025)

Samedi 19/07. France 24 : RD Congo : Kinshasa et le M23 signent un accord de cessez-le-feu au Qatar Le groupe armé M23 et le gouvernement de la République démocratique du Congo (RD Congo) ont signé, samedi, un accord de cessez-le-feu permanent dans l’est du Congo. Des négociations formelles en vue d’un accord de paix global sont prévues à la suite de cette signature. Une « avancée significative » saluée par l’Union africaine. Vendredi 18/07. RFI: Côte d’Ivoire: le chanteur Molare incarcéré suite à son implication dans un accident de la route mortel En Côte d’Ivoire, le chanteur Molare est actuellement incarcéré au pôle pénitentiaire d’Abidjan. Un mandat de dépôt lui a été décerné jeudi 17 juillet, selon plusieurs médias ivoiriens. Début juillet, Molare avait perdu le contrôle de son véhicule et blessé mortellement une passante alors qu’il roulait dans les rues d’Abidjan. RT France : Alger dénonce une procédure d’arbitrage «unilatérale» de l’UE L’Algérie a fermement réagi à l’ouverture, par la Commission européenne, d’une procédure d’arbitrage dans le cadre de l’Accord d’association liant les deux parties. Dans un communiqué publié le 17 juillet, le ministère algérien des Affaires étrangères dénonce une initiative précipitée, contraire à l’esprit de dialogue censé prévaloir. RFI : Tchad: les avocats de l’opposant Succès Masra dénoncent «une machination politique» Selon les avocats de l’ancien Premier ministre, l’information judiciaire est close depuis mardi 15 juillet et le dossier a été transmis au parquet général pour un éventuel jugement. Le président du parti les Transformateurs est donc maintenu en détention préventive, depuis plus de deux mois. Dans une conférence de presse organisée le jeudi 17 juillet au QG du parti, son collectif d’avocats dénonce « une machination politique » et une procédure judiciaire entachées d’irrégularités. RFI : En 2025, la Chine a investi 39 milliards de dollars en Afrique, dont 21 au Nigeria Selon un rapport publié, jeudi 17 juillet, par l’université australienne de Griffith, le continent africain est en 2025 le premier bénéficiaire des « nouvelles routes de la soie » lancées il y a plus de dix ans. Cependant, l’Empire du Milieu a totalement revu ses priorités. RFI : RDC: Jacques Kyabula, le gouverneur du Haut-Katanga, introuvable depuis près d’une semaine Depuis bientôt une semaine, Jacques Kyabula, le gouverneur du Haut-Katanga, est introuvable. Après un discours prononcé au début du mois, l’ancien proche de Joseph Kabila, rallié depuis à Félix Tshisekedi, n’a pas répondu à une convocation du vice-Premier ministre de l’Intérieur. Jeudi 17/07 XINHUA : Fin de la présence militaire permanente française au Sénégal La France a remis jeudi aux autorités sénégalaises ses deux dernières installations militaires dans le pays, marquant ainsi la fin de sa présence militaire permanente au Sénégal. Le camp Geille, le plus grand site militaire français à Dakar, capitale sénégalaise, ainsi que l’escale aéronautique française à l’aéroport international de Dakar, ont été officiellement transférés à l’Etat sénégalais lors d’une cérémonie en présence du général Mbaye Cissé, chef d’état-major général des armées sénégalaises, et du général Pascal Ianni, commandant des forces françaises en Afrique, a-t-on constaté sur place. DW : RDC : Thomas Lubanga conteste un rapport de l’ONU Thomas Lubanga, ancien chef de milice et ex-détenu de la CPI, conteste un rapport de l’ONU sur le soutien que lui apporterait l’Ouganda. Thomas Lubanga explique son exil par ce qu’il qualifie de « persécution » dont lui et ses compagnons seraient victimes. « Persécution consécutive aux dénonciations de l’affairisme et de l’incapacité des gouvernements provincial et central. Comme on le sait, la République d’Ouganda a une tradition avérée d’accueil des exilés et des réfugiés politiques vis-à-vis de tous les pays de la région », explique-t-il. RT France : Hôtel particulier saisi à Paris : La CIJ examine la plainte de la Guinée équatoriale Opposée à la France dans le cadre de l’affaire dite des « biens mal acquis », la Guinée équatoriale a saisi la Cour internationale de justice (CIJ) pour contester la saisie et la gestion de l’hôtel particulier parisien. Le différend, à la fois juridique et diplomatique, s’est cristallisé lors d’une audience qui s’est tenue le 15 juillet à La Haye. XINHUA : Congo : une Task force créée pour réhabiliter les infrastructures des Jeux africains de 2015 Le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, a ordonné la création immédiate d’une Task force chargée de la réhabilitation des infrastructures construites à l’occasion des 50 ans des Jeux africains organisés en 2015, selon le compte rendu du Conseil des ministres tenu le 16 juillet. Placée sous l’autorité du Premier ministre, cette Task force sera pilotée par le ministre d’Etat chargé de l’Aménagement du territoire et des Grands travaux. DW : Le Burkina dissout la Céni qualifiée de budgétivore D’après les militaires, la décision viserait à refonder l’Etat. Pour des observateurs, c’est la suite logique de la liquidation des acquis démocratiques. Alors qu’il recevait le 23 février 2024, un rapport de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), des mains de son président, Elysée Ouédraogo, le président de la transition du burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, avait assuré pourtant vouloir accompagner la Céni pour la réussite des élections à venir. LEPOINT : La justice gabonaise à l’épreuve du clan Bongo Ali, Sylvia et Noureddin Bongo rompent le silence. Leurs révélations à Paris relancent les doutes sur l’indépendance de la justice gabonaise et la promesse d’un procès équitable. Le président renversé Ali Bongo, son épouse Sylvia et son fils Noureddin sont sortis du silence devant la justice française. Vidéo et audio à l’appui, ils réaffirment leurs accusations de « tortures et actes de barbarie », « enlèvement » et « séquestration en bande organisée ». XINHUA : Cameroun/présidentielle : le président Paul Biya dépose officiellement sa candidature La candidature du président camerounais Paul Biya à l’élection présidentielle prévue le 12 octobre a été officiellement déposée ce jeudi au siège d’Élections Cameroon (Elecam) à Yaoundé, a annoncé l’organe en charge de l’organisation des scrutins. Le dossier a été remis par Jean Nkuété, secrétaire général du Comité central du Rassemblement Démocratique du peuple camerounais (RDPC), parti au pouvoir, accompagné de Samuel Mvondo Ayolo, ministre directeur du Cabinet civil de la présidence. Mercredi 16/07. SPUTNIK : Le Burkina Faso et le Tchad unissent leurs forces
Le Rwanda valide l’accord de paix avec la République démocratique du Congo

Le Rwanda a approuvé mercredi soir un projet de loi ratifiant un accord de paix conclu avec la République démocratique du Congo (RDC). Cet accord a été signé le 27 juin à Washington, selon un communiqué publié par la primature rwandaise. Cet accord constitue une avancée significative pour répondre aux préoccupations de sécurité du Rwanda, restaurer la paix et la stabilité dans la région des Grands Lacs et promouvoir l’intégration économique régionale, indique ce communiqué. « Le Rwanda reste engagé à la mise en œuvre de cet accord et se réjouit de la conclusion des pourparlers de Doha, facilités par l’Etat du Qatar avec le soutien de l’Union africaine », ajoute-t-il. Cet accord de paix global, entré en vigueur à sa signature, stipule l’établissement d’un mécanisme de coordination de sécurité conjoint dans les 30 jours. Il comprend aussi des engagements de respect mutuel de l’intégrité territoriale, de cessation des hostilités, de désengagement et de désarmement des forces armées, ainsi qu’une intégration conditionnelle des groupes armés non-étatiques. L’accord prévoit également des dispositions facilitant le retour volontaire et sécurisé des réfugiés et personnes déplacées, réaffirme le mandat de maintien de la paix de la Mission de stabilisation de l’ONU en République démocratique du Congo, et encourage l’intégration régionale par des initiatives de développement transfrontalières. L’est de la RDC est confronté depuis des décennies à des violences, situation qui a été encore exacerbée par la résurgence du mouvement du 23 mars depuis la fin 2021. Kinshasa accuse Kigali de soutenir ce groupe rebelle, ce que démentent les autorités rwandaises. Xinhua
La Chine fait état d’un commerce et d’investissements robustes avec les pays participant à l’initiative « Ceinture et Route »

La Chine a connu un commerce et des investissements robustes avec les pays participant à l’initiative « Ceinture et Route » (ICR) au cours des dernières années, a déclaré vendredi le vice-ministre du Commerce Li Chenggang lors d’une conférence de presse. Le commerce combiné entre la Chine et les pays concernés est passé de 2.700 milliards de dollars en 2021 à 3.100 milliards de dollars l’année dernière, avec un taux de croissance annuel moyen de 4,7%, a détaillé M. Li. Ce volume représentait 50,7% du total du commerce extérieur de la Chine en 2024, contre 45,3% en 2021. De 2021 au premier semestre de cette année, les investissements bilatéraux entre la Chine et les pays participants à l’ICR ont atteint plus de 240 milliards de dollars, dont plus de 160 milliards de dollars sont allés vers ces derniers et plus de 80 milliards de dollars vers la Chine. Selon M. Li, les projets de coopération dans le cadre de l’ICR ont progressé régulièrement, permettant de renforcer la connectivité des infrastructures, d’améliorer la vie des gens et de former des talents pour le développement local. De 2021 au premier semestre de cette année, les contrats d’ingénierie de la Chine à l’étranger ont atteint un chiffre d’affaires cumulé de près de 600 milliards de dollars. Pour développer les industries émergentes et élargir l’espace de coopération, la Chine a signé des mémorandums de coopération en matière d’investissement avec plus de 50 pays participant à l’ICR dans des secteurs clés tels que l’économie numérique, l’économie verte et l’économie bleue. La coopération en matière de commerce électronique de la Route de la soie s’est étendue à 36 pays partenaires. Xinhua
République du Congo/Dossier Oxy-Affaire Benoit Koukebene. Quand en finirait- ton? Je voudrais comprendre et je ne suis pas le seul.

PARLONS-EN. L’ancien Ministre congolais des Hydrocarbures, M.Benoît Koukebene a été condamné, dans un dossier Oxy de pétrole, pour crimes économiques, par contumace, par la Cour D’Appel de Brazzaville. Le procès s’est tenu, au lendemain des violences du 5 juin 1997 ayant conduit à la chute de l’ancien Chef d’Etat Congolais, le Président Pascal Lissouba et, conséquemment, à la reprise du pouvoir par le Président Denis Sassou Nguesso. De la peine du Ministre Benoît Koukebene, rien, absolument rien, ne lui a été notifié par une quelconque piste judiciaire. Aucune citation, même pas un courrier de la chambre de l’instruction ayant examiné son affaire, transmise par lettre recommandée, avec demande d’avis de réception par voie d’huissier ou par le biais officiel de l’Ambassade de la République du Congo, en France, lui faisant part de la sanction par contumace. Depuis lors, pour des raisons que l’on pourrait aisément comprendre, l’ancien Ministre Benoît Koukebene, de son lieu d’exil forcé, en France, redoute à se rendre dans son pays qu’il aime profondément et a quitté, en catastrophe, le 15 octobre 1997. Cela par précaution et prudence. Attitude d’esprit d’une personne qui s’applique à éviter des erreurs et par extension, des malheurs possibles. Une posture de circonspection renforcée par l’incomprehensible arrestation, à l’aéroport international Maya Maya de Brazzaville par les services de sécurité congolais, d’un de ses proches portant un nom identique au sien, M. Benoît Bonaventure Koukebene à l’arrivée d’un vol davion, en partance de Dolisie. Il a fallu l’intervention active du Conseiller du Président Denis Sassou Nguesso, M. Assolant Mbys, frère aîné du Ministre Benoît Koukebene, après s’être heurté à quelques obstacles, pour que l’infortuné Benoit Bonaventure Koukebene recouvre la liberté. Celui ci s’en est sorti. le moral et l’énergie au plus bas, ayant souffert des conditions de la détention. M. Assolant Mbys s’en étant allé, et inhumé sur ses terres natales des Pays du Niari, il devient, de plus en plus difficile, au Ministre Benoît Koukebene de se désarmer de ses appréhensions sur un possible voyage au Congo. Suite à l’arrestation de M. Benoît Bonaventure Koukebene, le Ministre Benoit Koukebene a procédé, sans bruit, à différentes démarches pour rentrer en possession du jugement le concernant, rendu par le tribunal. Il n’en a rien. tiré. Et il est regrettable que ces démarches n’aient pas atteint les résultats escomptés. Ainsi, se sont davantage acrrues les apprehensions du Ministre Benoît Koukebene qui, depuis le procès l’ayant condamné, réside à l’étranger, sans la moindre preuve de sa condamnation et sans un seul mot du document transcrivant son jugement. Au cas où ce serait le bradage du pétrole, comme semble être le motif de la condamnation du Ministre Benoît Koukebene, l’on est en droit légitime de se poser des questions. D’abord sur le fond. Si le pétrole a été vendu à vil prix, sous l’égide du Ministre des Hydrocarbures Benoit Koukebene, il va sans dire qu’il en a reçu l’ordre de son Chef d’Etat, le Président Pascal Lissouba. Or, le Président Pascal Lissouba, également condamné dans la même affaire que le Ministre Benoît Koukebene, a été bel et bien gracié par le Président Denis Sassou, avant son décès, le 24 août 2020, à Perpignan, dans les Pyrénées Orientales, en France. Au plan symbolique, on ne peut pardonner le maître, ici le Président Pascal Lissouba, donneur d’ordre, dans un dossier sensible, comme celui du pétrole, et refuser l’absolution à l’élève, en l’occurrence, le Ministre Benoît Koukebene qui a reçu mission d’exécuter l’instruction du maître. Sur la forme, l’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Congo en France, M. Rodolphe Adada, en personne, a pris part, de bout en bout, aux obsèques du Président Pascal Lissouba, à Perpignan. Lors de la messe d’action de grâce, à la mémoire du Président Pascal Lissouba, en la Cathédrale Saint Jean Baptiste de Perpignan, la présence de l’Ambassadeur était remarquée. A cette occassion solennelle, j’ai lu l’oraison funèbre, remerciant le geste républicain du Président Denis Sassou Nguesso, au nom de la concorde nationale. Difficile alors de comprendre que cinq ans après la disparition du Président Pascal Lissouba, porté en terre, aministié, son Ministre Benoît Koukebene continue de porter la charge de la condamnation d’une affaire où le Président Pascal Lissouba en était le principal garant, sur le principe de la répartition constituonnelle des prérogatives des pouvoirs entre le Président de la République et un Membre du Gouvernement. Sur la condamnation du Ministre Benoît Koukebene, comme dans celles des prisonniers Jean Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, j’en suis à plusieurs tribunes. Pas moins d’une trentaine. Dans chacune d’elles, j’en appelle au sens de la hauteur et du dépassement du Président Denis Sassou Nguesso, à son esprit de fraternité, de générosité et de cohésion nationale, pour demander la remise en liberté du Ministre Benoît Koukebene et de ses deux compatriotes Le Ministre Benoît Koukebene, reclus en France, ne peut faire le déplacement du Congo pour pleurer sur place ses proches qui le quittent pour l’Eternel Infini. Ainsi, il n’a pu être présent aux funérailles, à Dolisie, de son frère aîné Assolant Mbys. N’ayant pu, également, après la mort, à Paris, de son chef de famille, le grand Journaliste Levy Charles Ngomambi, accompagner la dépouille de ce dernier à Dolisie pour les obsèques. Depuis le procès de l’affaire Oxy, les tribunaux congolais, à Brazzaville, sont toujours en place, quand bien même les mutations des magistrats, à l’intérieur de ces tribunaux, sont intervenues. Ce à quoi s’ajoute la fixité des greffes, en règle de la continuité de l’Administration judiciaire. Ce qui n’empêche donc pas que la notification au Ministre Benoît Koukebene de sa condamnation pour bradage du petrole, lui soit, en bonne et due forme certifiée. Un Benoît Koukebene, pas convaincu de ce qu’après le départ du Ministre des Hydrocarbures qu’il a été, sous le Président Pascal Lissouba, le pétrole congolais profite, à fond aux Congolais et au développement du Congo. L’argent du petrole, particulièrement celui généré par la SNPC, comme d’ailleurs, celui issu des services douaniers et des impôts, n’ayant qu’un seul lieu