Maroc: Le Sardi, une fierté de l’élevage ovin national

Préserver le patrimoine génétique de l’une des principales races ovines nationales Du 25 au 28 mars, Settat accueillera la première édition du Salon national professionnel du Sardi (SNPS). L’objectif de cet événement, organisé par l’Association du Salon national professionnel de l’élevage, sur le thème « Le Sardi, un patrimoine national à promouvoir et à sauvegarder », est de valoriser l’élevage ovin. Cette manifestation vise notamment à préserver le patrimoine génétique du Sardi, l’une des principales races ovines élevées sur les plateaux de l’Ouest marocain. Décrit comme un espace d’exposition et de communication sur la race Sardi et sa visibilité, le Salon national professionnel du Sardi est précisément un lieu d’échanges des techniques modernes, des bonnes pratiques de l’élevage et du savoir-faire dans ce domaine. Un espace de réflexion entre les différents opérateurs du secteur, à savoir institutions publiques, professionnels de l’élevage, opérateurs éleveurs, vétérinaires, pharmaciens, sociétés pharmaceutiques, organismes de financement, investisseurs et partenaires, ont indiqué les organisateurs lors d’une rencontre tenue récemment à Settat. « Ce Salon consacre également la reconnaissance symbolique de l’apport de cette filière à l’activité économique marocaine. Il est l’occasion de mettre en relief la contribution de la filière au développement de l’élevage ovin au Maroc », ont-ils ajouté. A noter que le choix de la province de Settat comme site d’accueil du Salon n’est pas fortuit. Et pour cause : « La province est le cœur dynamique de l’une des plus importantes régions de l’élevage ovin du Maroc. Elle se situe en plein centre de l’espace rural provincial des plus riches en production ovine, le Sardi faisant partie du paysage de la région, avec son lot d’us et coutumes liés à son élevage ». Comme cela a été rappelé lors de cette rencontre, « l’élevage du Sardi impacte directement les circuits de distribution du mouton, tout en produisant un effet induit largement positif sur la vie des populations rurales dont l’essentiel des activités tournent autour de l’élevage ovin ». Pour les organisateurs, il ne fait aucun doute que l’élevage du Sardi est un levier essentiel de l’économie agricole nationale. Organisé sous l’égide du ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime, en partenariat avec le Conseil provincial de Settat, « le Salon national professionnel du Sardi s’inscrit dans le cadre de l’effort de développement et de valorisation du potentiel économique de la province de Settat et par conséquent de la région Casablanca- Settat, au regard de la vision prospective qui oriente les différentes politiques publiques nationales », ont souligné les organisateurs. Et de signaler que cette première édition est en phase avec la stratégie nationale de modernisation des circuits économiques, à l’échelon régional certes, mais également au niveau national à moyen terme. L’Association du Salon national professionnel de l’élevage est une organisation de professionnels du domaine agricole et notamment de l’élevage dont le but est de promouvoir l’élevage ovin, de valoriser le patrimoine génétique Sardi et de dynamiser la dimension économique et sociale autour de l’élevage.
Le Roi du Maroc et le Président ivoirien s’enquièrent de l’état d’avancement des travaux de sauvegarde et de valorisation de la Baie de Cocody

Le 06 mars 2017, le Roi Mohammed VI, accompagné par le Président ivoirien, Alassane Ouattara, s’est rendu sur le site de la Baie de Cocody pour prendre acte de l’état d’avancement des travaux de sauvegarde et de valorisation lancés fin mai-début juin 2015 par les deux Chefs d’Etat. Un projet colossal aux multiples impacts sur le plan écologique, environnemental, urbanistique et paysager, et aux énormes retombées économiques et sociales. La première phase de ce projet connaît à ce jour un taux de réalisation très avancé et porte sur la dépollution du site et son aménagement paysager, la protection contre les inondations, la construction d’ouvrages hydrauliques, la réalisation d’aménagements routiers, et la construction d’un viaduc haubané, symbole d’une Côte d’ivoire émergente. S’agissant de la 2ème étape, déjà entamée, elle concerne le développement de la baie, et sa mise en valeur et a pour objectif d’améliorer le cadre de vie des citoyens, mais aussi de consolider Abidjan, perle des lagunes, en tant que destination touristique de référence. A cette occasion, le Roi du Maroc et le Chef de l’Etat ivoirien ont présidé la cérémonie de signature d’un mémorandum d’entente relatif à la nouvelle phase de développement de la baie et de sa mise en valeur. Signé par le Ministre ivoirien des infrastructures économiques et le Président du Directoire de « Marchica Med » , ce mémorandum fixe les modalités de mise en œuvre d’un programme de valorisation et d’exploitation portant sur la valorisation de la Rive Plateau, du Parc Urbain de Cocody et de la Coulée verte du Banco. Sur la rive Plateau, il sera question de la mise en place de la « Maison Ivoire » qui comprendra, des hôtels, un centre commercial, un centre de Congrès, ainsi que des équipements de promotion de la culture ivoirienne. Il est prévu également la réalisation d’infrastructures ludiques, de restauration et de loisirs autour de la marina d’Abidjan. Quant à la rive de Cocody, elle verra la construction d’un Parc urbain, avec trois composantes essentielles à savoir, l’aménagement d’une plaine sportive, d’un espace d’animation aquatique et d’un site d’aventures et de découvertes. S’agissant de la Coulée verte du Banco, il s’agira de la dépollution, du reboisement et de l’aménagement urbain d’un corridor de 3.000 ha entre la forêt du Banco et la Baie de Cocody. Il est prévu également la mise en place d’infrastructures de proximité pour les populations des quartiers limitrophes, ainsi que l’édification de maisons thématiques à savoir : « la Maison du Cacao », la « Maison du Café », la « Maison du Tissage», la « Maison aux Bijoux », la « Maison aux Fleurs » et la « Maison du Bois ». Ce projet de la Baie de Cocody est la parfaite illustration du partenariat Sud-Sud et le symbole d’une Afrique émancipée, dynamique, rayonnante, ouverte sur l’avenir et qui compte désormais sur ses propres potentialités de développement.. Il se veut également un fleuron de l’engagement sans faille, du Maroc pour la préservation de l’environnement et la consolidation du développement durable en Afrique. A rappeler que le 02 mars 2017, le Roi Mohammed VI, accompagné du Vice-Président ivoirien a visité le chantier du point de débarquement aménagé (PDA) de Locodjro (commune Attécoubé, Abidjan Nord), et examiné l’état d’avancement de celui en cours de réalisation au Grand Lahou (150 kilomètres à l’ouest d’Abidjan). Le suivi personnel par le Souverain marocain de l’état d’avancement de ces projets reflète son engagement permanent en faveur de l’amélioration des conditions de vie des citoyens africains, de la lutte contre la pauvreté et la précarité, et sa détermination à promouvoir la coopération et l’amitié maroco-ivoiriennes, pour en faire un modèle de partenariat Sud-Sud, fort et agissant. Véritables pôles de développement socio-économique, les futurs points de débarquement de Locodjro et du Grand Lahou participeront, sans nul doute, au redressement du secteur de la pêche artisanale, à travers l’organisation et l’encadrement de la profession, la valorisation et l’amélioration de la qualité du produit, et la promotion des conditions de vie et de travail des pêcheurs artisans, des mareyeuses, des sécheuses et fumeuses de poisson. Ils permettront également la création de nouveaux postes d’emploi, l’optimisation des performances économiques de la pêche artisanale, l’augmentation des revenus des bénéficiaires (plus de 7.000 personnes), ainsi que l’amélioration des conditions sanitaires et hygiéniques, l’objectif étant un développement humain, durable et intégré. Financés par la Fondation Mohammed VI pour le Développement Durable, le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime, avec la facilitation d’Attijariwafa Bank, ces deux projets (56,5 millions de dirhams) disposeront de structures et d’équipements appropriés, répondant aux normes internationales, notamment des halles aux poissons, des fabriques de glace, des chambres froides, des espaces de découpe, de nettoyage, de fumage et de stockage de poisson, ainsi que des antennes médicales, des garderies pour les enfants des femmes bénéficiaires. Le 03 mars 2017, le Roi Mohammed VI et Président ivoirien ont accompli la Grande Prière du Vendredi à la Grande Mosquée Riviera Golf à Abidjan à l’issue de laquelle le Souverain marocain a remis un don composé de 10.000 exemplaires du Saint Coran, dont 8.000 comportant une traduction en langue française, aux mosquées ivoiriennes, qui ont été remis à M. Aboubacar Fofana, Président du Conseil Supérieur des Imams de Côte d’Ivoire. Par la suite, les deux Chefs d’Etat, ont procédé, le même jour au quartier « Treichville » à Abidjan, au lancement des travaux de construction d’une Mosquée que le Souverain marocain a bien voulu baptiser « Mosquée Mohammed VI » . Ce projet vient conforter les différentes actions menées par le Roi Mohammed VI dans de nombreux pays africains pour l’enracinement des valeurs nobles de paix, de tolérance et de solidarité telles que prônées par l’Islam, et la lutte contre toutes les formes d’extrémisme et de fanatisme. Au final, tous ces projets traduisent la volonté sans faille du Maroc d’accompagner le développement économique et social que connaît la République de Côte d’Ivoire, dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant et illustrent le choix opéré par le Maroc d’approfondir davantage ce type
Fathallah Oualalou : Il ne faut pas avoir peur de la Chine

L’ancien ministre marocain de l’Economie et des Finances a animé le “Forum Adhérents” du CFCIM Fathallah Oualalou, ancien ministre de l’Economie et des Finances, était l’invité du dernier « Forum Adhérents », un rendez-vous d’information, d’analyses et d’échanges, organisé récemment par la Chambre française de commerce et d’industrie (CFCIM). Fin connaisseur de l’Empire du milieu, le professeur d’économie est intervenu sur le thème « Le Maroc, l’Afrique, l’Europe face à la Chine». Habitué et fidèle de ce rendez-vous, l’ancien maire et président du Conseil de la ville de Rabat a animé le « Forum Adhérents », chaque année, sans discontinuer à l’époque où il était ministre, a rappelé dans son mot de circonstance le président de la CFCIM, Philippe-Edern Klein. Avant de présenter brièvement l’éminent parcours de l’auteur de la récente publication intitulée « La Chine et nous: Répondre au second dépassement ». Durant plus d’une heure, l’homme d’Etat a partagé ses analyses et livré ses réflexions sur l’évolution économique de la Chine, agrémentant, à chacune fois, son exposé de références historiques et économiques pour bien situer le débat qui suivra. « Notre région doit tenir compte d’un phénomène important, celui de la Chine qui, en 35 ans, est passée d’un statut d’une économie en développement, à une économie émergente, à la deuxième puissance économique mondiale et, a l’ambition de devenir entre 2030 et 2040, la première puissance dans le monde», a d’emblée déclaré le ministre estimant qu’il est de ce fait important que le Maroc, le Maghreb, l’Afrique et l’espace sud-méditerranéen en tiennent compte. Cette évolution s’est faite grâce à l’adoption de nouveaux modèles de développement, a-t-il affirmé expliquant que la Chine a mis en place une nouvelle politique de réformes et d’ouverture sur le monde qui tient compte de ce qui s’est passé au Japon et en Corée du Sud, notamment. « Elle a mis en place une politique d’industrialisation fondée essentiellement sur l’exportation et sur une main-d’œuvre pas chère au départ. En même temps, le système est resté centralisé, dirigé par un parti, l’armée et un Etat ouvert sur le capitalisme qu’il protège. Ce qui est nouveau », a noté le ministre. Depuis lors, l’Empire du Milieu est devenu la première puissance industrielle, le premier exportateur de produits industriels, le premier marché émetteur de touristes, la première puissance en matière d’Internet, de téléphone mobile et même d’économie verte, même s’il est vrai qu’il figure parmi les grands pollueurs au monde. « Il est surtout devenu au cœur de la demande mondiale, notamment face à l’essoufflement des économies du Nord qui, depuis maintenant 15 ans, et surtout depuis la crise de 2008, connaissent des taux de croissance très faibles », a relevé le ministre soutenant que la demande chinoise, notamment en matières premières et en hydrocarbures, a permis à deux continents de bouger : l’Amérique du Sud et l’Afrique qui, « depuis les indépendances en 1960 jusqu’à pratiquement 2000, ne connaissait aucune avancée en matière économique ». En effet, c’est à partir de 2000 qu’« on a enregistré des taux de croissance autour de 5% et quelquefois 10%, notamment dans les pays producteurs de matières premières et d’hydrocarbures, mais aussi dans les pays qui ont réussi de grandes réformes », a noté l’intervenant. Cela a duré jusqu’à 2014. A cette date, le taux de croissance en Chine a baissé, autour de 6% et c’est ainsi qu’elle a changé de modèle de développement qui n’est plus lié à l’exportation, « mais de plus en plus au marché local. D’où l’augmentation des salaires, l’intérêt accordé à la protection sociale et à la protection en matière de santé, etc.», a-t-il ajouté. C’est dire que le monde doit s’adapter d’autant plus que la Chine, grâce à ses grandes réserves, a traversé la crise de 2008 avec sérénité et s’est même permise de lancer un plan de relance de 3.500 milliards de dollars qui a eu énormément d’effets et d’acheter, en même temps, des obligations dans tous les pays déficitaires. Avec le nouveau modèle, le ministre fait observer que la Chine a mis en place une nouvelle stratégie mondiale, une nouvelle route de la soie à trois dimensions : la route énergétique, essentiellement vers la Russie pour acheter du gaz; la route par chemin de fer et par autoroute qui passe essentiellement par les anciennes républiques qui dépendaient de l’ex-URSS jusqu’en Allemagne et la route maritime, qui passe par le Kenya vers le canal de Suez pour arriver à Tanger Med et le long de la Méditerranée. A propos de ses rapports avec l’Europe, il est à signaler que la Chine est le premier importateur des produits européens et le deuxième partenaire commercial après les Etats-Unis. En 2010, les échanges sont estimés à 1 milliard d’euros par jour et en 2014, la Chine représente 14% des échanges de l’Union européenne, juste après les Etats-Unis (15%). Mais, ce qui est important à savoir, « c’est qu’en 2002, la part de la Chine n’était que de 7%. Elle est montée à 14% alors que la part des Etats-Unis était de 24%, et a baissé à 15%». Après avoir souligné les nombreuses analogies entre la Chine et le Maroc dont l’attachement à l’intégrité territoriale, le ministre a indiqué par la suite que les rapports entre les deux pays, comme ceux entre la Chine et l’Afrique et de la Chine avec le monde arabe, sont passés d’une phase à une autre. Mais il a fallu attendre l’ouverture économique et la politique des réformes qu’elle a menées dans les années 1980 pour que sa stratégie vis-à-vis du monde arabe et de l’Afrique et donc du Maroc change pour devenir essentiellement économique. Le commerce entre les deux pays a évolué depuis les années 80 mais pas d’une façon significative, d’autant plus que la Chine, comme le Maroc, est producteur de phosphates. Elle en est même la première au monde alors que le Maroc détient les plus grandes réserves. Autant dire, un dossier important dans les relations avec la Chine. Par ailleurs, a rappelé le ministre, la Chine a
Maroc: La campagne agricole s’annonce sous de bons auspices

Amélioration de l’état des cultures céréalières Les récentes précipitations auront un impact positif sur l’amélioration du développement des arbres fruitiers et du couvert végétal des parcours, l’amélioration du taux de remplissage des barrages et du niveau des nappes phréatiques ainsi que l’économie de l’eau d’irrigation. Selon le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime, elles ont créé les conditions favorables pour le déroulement de l’actuelle campagne agricole. « Les agriculteurs sont ainsi appelés à continuer à entretenir les principales cultures à travers, notamment, le désherbage, l’épandage des engrais et l’application des traitements phytosanitaires et à entreprendre les préparatifs pour l’installation des cultures de printemps (tournesol, pois chiche, maïs,…) », a expliqué le ministère dans un communiqué rendu public récemment. En effet, le cumul pluviométrique moyen national au 27 février 2017 à 6 heures, a été porté à 287 mm, soit une hausse de 7% par rapport à la normale (264 mm) et de 136% par rapport à la campagne précédente (122 mm) à la même date, a-t-on précisé de même source. A noter que ces précipitations ont concerné toutes les régions du Royaume, renforçant ainsi la perspective d’une bonne campagne agricole, s’est réjouit ce département. Pour assurer un bon déroulement de la campagne agricole, le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime a rappelé avoir pris, dans le cadre du Plan Maroc Vert, toutes les dispositions nécessaires afin d’assurer la disponibilité des intrants agricoles et la mobilisation des agriculteurs et tous les acteurs du secteur pour la réussite de la campagne. « Les semences certifiées de céréales ont été mobilisées à hauteur de 2 millions de quintaux, réparties à hauteur de 75% de blé tendre, 18% de blé dur et 7% d’orge. Les ventes globales de semences certifiées ont totalisé en février plus de 1,66 million de quintaux contre 1,09 million de quintaux lors de la campagne agricole précédente à la même date. Pour les engrais, le marché est actuellement bien approvisionné», a souligné le ministère. Dans ce document, il est aussi indiqué que les cultures d’automne ont connu une bonne dynamique marquée par une prédominance du travail mécanique des sols qui a concerné plus de 90% de la superficie. « La superficie semée, toutes cultures d’automne confondues, totalise 5,88 millions d’ha dont 11% en irrigué, dominés par les céréales (87%), les fourrages (9%) et les légumineuses (4%), peut-on lire dans ce document. La même source indique que la superficie semée en céréales d’automne est de 5,11 millions d’hectares, soit 99% du programme de l’actuelle campagne agricole (dépassant l’objectif de 5 millions d’ha annoncés en décembre 2016). « Pour les céréales, en majorité au stade de développement tallage, l’état végétatif est jugé bon pour 73% de la superficie emblavée et moyen pour 25% de cette superficie». En ce qui concerne les cultures sucrières, la superficie semée en betterave à sucre est d’environ 54.500 ha, sur un total programmé de 56.000 ha au titre de la présente campagne, dont 92% semés en variétés monogermes. Celle de la canne à sucre s’élève à 11.130 ha, dont 1 763 ha plantés en automne 2016. Quant aux exportations globales de primeurs, elles ont connu une baisse de 6% (512.862 t) au 23 février, par rapport à la campagne précédente à la même date. « Ce ralentissement a été causé par la période prolongée du froid hivernal. Alors que les exportations des agrumes ont atteint environ 462.241 t, en hausse de 15% par rapport à la campagne précédente à la même date », a indiqué le ministère précisant que les agrumes petits fruits y représentent près de 92%. Autre baisse, celle des réalisations de la tomate qui représentent près de 63% des exportations globales en produits maraîchers, avec un volume de près de 319.373t, un recul de 5% par rapport à la campagne précédente à la même date. « Cette baisse des exportations est due aux conditions climatiques défavorables et en particulier à la chute des températures pendant les mois de décembre et janvier, ce qui a réduit de manière substantielle l’offre en tomates sur les marchés ». Quant aux légumes divers, les réalisations ont atteint environ 166.600 t, soit une baisse de 6% par rapport à la même date de la campagne précédente; celles-ci sont dominées principalement par les haricots (38%) et les courges et courgettes (17%). En ce qui concerne la pomme de terre, les exportations ont concerné 3.000 t, soit une hausse de 30% comparativement aux réalisations de la campagne précédente à la même date. Enfin, on apprend que l’état actuel de développement de la biomasse végétale est très bon, ce qui laisse présager une production fourragère abondante qui devra permettre la couverture des besoins du cheptel national.
Les nouveaux modèles de croissance inclusive en Afrique

Casablanca abritera les 16 et 17 mars le cinquième Forum international Afrique Développement Plus de 1500 opérateurs économiques et institutionnels africains et internationaux de plus de 20 pays prendront part à la cinquième édition du Forum international Afrique Développement, prévue les 16 et 17 mars courants, à Casablanca. Les nouveaux modèles de croissance inclusive en Afrique seront au centre de la nouvelle édition de cette plate-forme de dialogue et de création de valeur intra-africaine, organisée par le Club Afrique Développement du groupe Attijariwafa bank. « Ce rendez-vous, qui a déjà réuni depuis sa création plus de 5.500 opérateurs de 36 pays et fait générer près de 13.000 réunions d’affaires, est devenu incontournable dans l’agenda des opérateurs économiques et décideurs politiques engagés en Afrique », soulignait dans une allocution prononcée, en février dernier, Mohamed El Kettani, le PDG du Groupe Attijariwafa bank et président du Club Afrique Développement. Justifiant le choix du thème de cette cinquième édition, placée sous le Haut-patronage de S.M le Roi Mohammed VI, ce dernier avait expliqué qu’une nouvelle manière de travailler avait déjà émergé il y a une décennie et que « de nouveaux modèles de croissance inclusive apparaissent, tant au niveau des grands ensembles sous-régionaux, et des pays qui organisent et rendent davantage visibles leurs stratégies de développement, qu’au niveau des entreprises elles-mêmes ». Ainsi, considérant les reconfigurations économiques mondiales actuelles, les enjeux et les opportunités de développement du continent, centrés sur les fondamentaux pour ses habitants, le forum propose aux participants de se pencher cette année sur les nouveaux modèles de croissance inclusive en Afrique, notamment par la participation à trois workshops animés par des experts de haute facture. Deux jours durant, ces derniers vont notamment examiner le rôle des acteurs privés dans la création de valeur partagée en Afrique, s’intéresser à l’urbanisation de la fracture au levier de la croissance et de l’inclusion (les opportunités d’investissement) et réfléchir sur la manière dont il faudra accélérer l’inclusion financière. En plus de participer aux rendez-vous B to B et B to G, préalablement organisés, les participants prendront également part au « Marché de l’investissement » qui met à l’honneur huit pays subsahariens, à savoir le Burkina Faso, Madagascar, le Rwanda, la République du Congo, la Tunisie, l’Egypte, la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Dans un communiqué qu’ils ont rendu public récemment, les organisateurs ont indiqué que les délégations officielles de ces pays seront invitées à présenter les plans nationaux de développement et les banques de projets d’investissements. Outre les stands pays prévus au sein dudit marché, il est à souligner que « des présentations de projets structurants sont également prévues, ainsi que des sessions de présentations d’initiatives d’acteurs économiques en faveur des entreprises africaines », ont-ils précisé. Le forum sera aussi marqué par l’organisation des « Trophées de la coopération Sud-Sud » qui récompenseront les trois entreprises ayant contribué au développement des échanges et des investissements intra-africains. Dans ce cadre, il décernera «Les Trophées du jeune entrepreneur», aux meilleurs jeunes entrepreneurs africains dans les catégories «Innovation», «Entrepreneuriat social» et «Développement durable», précise-t-on de même source. Pour rappel, le Forum international Afrique Développement a été créé par le groupe Attijariwafa bank en 2010, sous l’impulsion de son actionnaire de référence la SNI. Quant au Club Afrique Développement, il a vu le jour l’année dernière, à la demande des participants des précédentes éditions
Forum « Carrefour africain » à Abidjan: les opportunités offertes par les entreprises marocaines attirent 3000 candidats à l’emploi

Le premier Forum d’emploi « Carrefour Africain » à Abidjan a connu un grand succès, ont annoncé les organisateurs de ce rendez-vous. Organisée le samedi 25 février dernier, en marge de la visite d’amitié et de travail de sa majesté le Roi Mohammed VI en république de Côte d’ivoire, cette rencontre a vu la participation de plus de 3.000 compétences ivoiriennes dont de jeunes lauréats, cadres et professionnels souhaitant travailler pour des entreprises marocaines présentes en Côte d’Ivoire. Plusieurs lauréats de grandes écoles de commerces, d’ingénieries, d’écoles privées mais aussi des universités figuraient parmi les demandeurs d’emploi reçus à cette occasion, ont constaté les organisateurs. Le Forum « Carrefour Africain » est un « véritable lieu d’échange où des entretiens d’embauche directes ont permis aux candidats de s’informer sur les 140 opportunités qu’offrent les sociétés Marocaines opérant en cote d’ivoire », ont indiqué les organisateurs soulignant que ce rendez-vous a accueilli des talents ivoiriens tout autant brillants que divers. Notons que plusieurs groupes marocains, à l’instar de Pharma 5, Nexans, Phone groupe, Vinci Energies, ont participé à ce forum. Selon les organisateurs, les entreprises participantes ont proposé des offres concrètes aux candidats. Pour rappel, « Carrefour Africain » est une initiative du cabinet de conseil RH LYCOM pour accompagner les entreprises Marocaines et multinationales dans leurs projets de recrutements en Afrique. Les organisateurs ont précisé que la tenue de ce forum à Abidjan permet aussi de « traduire la volonté des dirigeants des deux pays frères à renforcer la coopération et permettre le développement des deux Pays ».
Les candidatures sont ouvertes pour le 7ème Prix Orange de l’Entrepreneur Social en Afrique et au Moyen-Orient (POESAM)

Les candidatures à la 7ème édition du Prix Orange de l’Entrepreneur Social en Afrique et au Moyen-Orient sont ouvertes jusqu’au 6 juin 2017 21:00 GMT, dans la rubrique « Prix Orange de l’Entrepreneur Social » du site www.EntrepreneurClub.orange.com. Comme chaque année, le POESAM récompensera des projets innovants basés sur les Technologies de l’information et de la communication permettant d’améliorer les conditions de vie des populations d’Afrique et du Moyen-Orient, dans les domaines tels que la santé, la finance, l’éducation ou encore l’agriculture. Grande nouveauté de cette 7ème édition, le concours débutera par une phase nationale durant laquelle chacune des 17 filiales Orange participante étudiera les projets soumis dans son pays puis désignera trois gagnants. S’ensuivra une seconde phase internationale durant laquelle les gagnants de chaque pays, soit 51 gagnants au total, seront mis en concurrence par un jury international qui remettra le grand prix POESAM aux trois lauréats lors de la soirée des AfricaCom Awards le 8 novembre 2017 au Cap en Afrique du Sud. Les trois lauréats internationaux recevront, en plus des lots nationaux, respectivement 25 000€, 15 000€ et 10 000€ et bénéficieront d’un accompagnement par des professionnels de la création et du financement des jeunes entreprises. Le POESAM s’adresse à tout étudiant, salarié ou entrepreneur de plus de 21 ans, dont l’initiative a moins de trois ans d’âge et concerne le Botswana, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, l’Egypte, la Guinée Bissau, la Guinée Conakry, Madagascar, le Mali, le Maroc, le Niger, la République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo, le Sénégal, la Tunisie, la Jordanie, le Libéria et le Burkina-Faso. Bruno Mettling, Directeur Général Adjoint du groupe Orange, PDG d’Orange Middle East and Africa, a déclaré : « Avec un record de 750 candidatures en 2016, le succès du prix POESAM auprès des entrepreneurs d’Afrique et du Moyen-Orient n’est plus à démontrer. Cette année, 17 pays dans lesquels nous opérons pourront récompenser 3 gagnants afin de promouvoir au mieux l’écosystème local des startups en sus des lauréats au niveau de l’ensemble de la zone. Nous réaffirmons ainsi notre ambition de devenir le partenaire incontournable des start-up en mettant en particulier en valeur l’innovation au service des populations. » Avec APO
Le Roi Mohammed VI en visite officielle de Travail et d’Amitié en Côte d’Ivoire : une visite à orientation hautement économique

Arrivé pour une visite officielle de Travail et d’Amitié, le 24 février 2017, à l’aéroport international « Félix Houphouët-Boigny » d’Abidjan, le Roi Mohammed VI a été accueilli chaleureusement par le Président ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, qui était accompagné de la Première Dame de Côte d’Ivoire, Madame Dominique Claudine, ainsi par le peuple ivoirien et par les membres de communauté marocaine installés dans ce pays. Le 27 février 2017, le Roi Mohammed VI a eu, au Palais Présidentiel, des entretiens en tête à tête avec le Président ivoirien, Monsieur Alassane Dramane Ouattara, portant sur de nombreux sujets d’intérêt commun. Par la suite, les deux Chefs d’Etat ont présidé la signature de 14 accords bilatéraux pour consolider un partenarial multi-sectoriel. Ces accords concernent, entre autres, les domaines de la sécurité, de la santé, de la construction, des infrastructures routières, du financement des PME dirigées par des femmes, de l’emploi jeunes, de l’artisanat, des nouvelles technologies et du financement de logements pour les militaires ivoiriens. Ci-dessous, liste des accords : 1. mémorandum d’entente de la mise en place du projet hexagone, 2. mémorandum d’entente pour le financement et acquisition des logements principaux pour les agents des Forces armées de Côte d’Ivoire, 3. mémorandum d’entente pour le projet de construction d’une unité industrielle pharmaceutique en Côte d’Ivoire, 4. convention de partenariat en vue de la souscription aux titres publics émis par l’Etat de Côte d’Ivoire en 2017, 5. convention relative à la mise en place d’un programme pour le financement de réseau routier en Côte d’Ivoire, 6. convention de partenariats relatifs aux financements des PME dirigées par les femmes, 7. convention carde portant sur le programme des compétences pour la compétitivité et l’employabilité, 8. convention cadre pour le développement de l’économie sociale, solidaire et de l’artisanat, 9. convention pour la création d’un techno-centre à Abidjan, 10. convention pour la mise en place d’un centre de traitement informatique, 11. convention relative au partenariat entre INOVAM et IVODIS, 12. mémorandum d’entente relatif à la modernisation et au maintien du parc de véhicules de transport routier de personnes et de marchandises, 13. mémorandum pour le développement de la logistique, 14. mémorandum d’entente en vue de la coopération dans les domaines des transports publics des voyageurs et de la sécurité routière. Ces quatorze accords portent à 160 le nombre d’accords signés au total entre la Côte d’Ivoire et le Maroc depuis 2013. Avec cette nouvelle visite du Roi du Maroc en terre ivoirienne et les accords signés en cette heureuse occasion, une plus grande dynamique à la coopération politique et économique entre le Maroc et la Côte d’Ivoire vient d’être insufflée afin de faciliter l’émergence d’un axe économique Rabat-Abidjan prospère au bénéfice de tous les citoyens ivoiriens et marocains et de consolider davantage le partenariat stratégique qui lie les deux pays. Un axe qui confirme la ferme volonté du Roi Mohammed VI et du Président Ouattara d’ériger le modèle de co-développement en vecteur de lutte contre la pauvreté, de création de richesses et d’emplois mais aussi le renforcement de la compétitivité des entreprises des deux pays. La Visite Officielle de Travail et d’Amitié en Côte d’Ivoire du Souverain marocain constitue une réelle opportunité pour booster les relations maroco-ivoiriennes dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant et identifier les moyens devant permettre de relancer la coopération entre les deux pays et de l’étendre à de nombreux domaines. Pour rappel, les relations diplomatiques ivoiro-marocaines existent depuis le 16 août 1962 par la volonté de deux pionniers de l’Afrique moderne que sont Feu le Roi Hassan II et le défunt Président Félix Houphouët Boigny, qui ont tissé entre les deux pays des relations d’amitié qui ne sauraient se détériorer à l’épreuve du temps ; des relations séculaires d’amitié entre le Royaume du Maroc et la Côte d’Ivoire qui s’enrichissent davantage au fil de l’histoire, à la faveur de la coopération entre les deux pays et qui, sous le règne du Roi Mohammed VI, ont pris un coup d’accélération. Les relations maroco-ivoiriennes sont, sans exagération aucune, excellentes et touchent les domaines de la santé, de l’économie, de la sécurité, mais aussi du culturel, avec la présence d’une importante communauté d’étudiants ivoiriens au Maroc bénéficiant de bourses marocaines, mais aussi du cultuel avec de solides liens qui unissent les adeptes de la confrérie Tijania de Côte d’Ivoire avec ceux du Maroc. Par ailleurs, il y a lieu de souligner que la Côte d’Ivoire a toujours soutenu le Maroc pour préserver son intégrité territoriale dans le dossier du Sahara marocain et n’a eu de cesse de maintenir sa position dans toutes les instances. Cette quatrième étape africaine de la présente tournée du Souverain marocain dans le continent apporte, au final, une nouvelle preuve supplémentaire de l’attachement du Royaume du Maroc à l’Afrique et à ses peuples et de la complicité Maroc-Afrique qui surpasse les politiques officielles. Elle consacre l’axe Maroc-Côte d’Ivoire qu’avaient institué, par leurs volontés et leurs proximités, le Roi Hassan II et le défunt Président Félix Houphouët-Boigny, et qui vient d’être renforcé par leurs dignes successeurs, le Roi Mohammed VI et le Président Alassane Ouattara, avec la conclusion d’accords de coopération, tant politiques, stratégiques, sécuritaires, économiques et sociales. La visite du Souverain Marocain revitalisera, sans conteste, les liens humains, politiques, économiques et d’investissements entre les deux pays, plus qu’amis, frères.