Centrafrique : large réélection de Simplice Mathieu Sarandji à la tête de l’Assemblée

Simplice Mathieu Sarandji a été conduit jeud 7 mai à la tête de l’Assemblée nationale de la République de Centrafrique, rapporte Radio Ndekeluka. Selon cette radio centrafricaine, le président sortant a été élu par 87 députés présents sur les 90 élus au 1er tour des législatives. Candidat unique, Simplice Mathieu Sarandji a été élu de nouveau au cours de la première session extraordinaire de la 8ème législature, pendant que 54 autres députés attendent de connaitre leur sort à l’issue des élections législatives partielles et du second tour. Adrien Thyg
Convergence Citoyenne : Makambou Jean Phaite désigné Représentant régional de la CPAAD pour l’Afrique centrale

La Convergence Citoyenne annonce la nomination de son secrétaire national chargé de l’organisation, Makambou Jean Phaite, en qualité de Représentant régional de la Coalition pour la Prévention et l’Action contre l’Abus de Drogues (CPAAD) pour l’Afrique centrale. Dans un communiqué parvenu à notre Rédaction, la formation d’opposition de la République du Congo a exprimé « sa profonde fierté » face à « cette reconnaissance internationale (qui) vient consacrer le travail rigoureux mené par notre mouvement et confirme la pertinence de notre engagement pour une transformation politique profonde et durable ». Cette désignation constitue également une reconnaissance internationale de l’engagement de la Convergence Citoyenne en faveur d’un renouveau de la gouvernance et d’une transformation politique durable. A cet égard, le mouvement souligne que la transition politique en son sein « n’est pas un slogan, mais une dynamique concrète, portée par une nouvelle génération d’acteurs engagés, résolus à rompre avec les pratiques du passé et à instaurer une gouvernance fondée sur la justice, la transparence et la responsabilité ». Il ne fait aucun doute qu’« à travers cette nomination, c’est toute une vision qui se renforce : celle d’un renouveau politique ancré dans l’action, la crédibilité et la proximité avec le peuple », affirmnt les membres du mouvement qui saluent l’engagement et la détermination de leur camarade, et lui souhaitent plein succès dans l’exercice de ses nouvelles responsabilités. Patricia Engali
Vers le renforcement de la coopération entre la Fédération de Russie et la CEEAC

L’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Fédération de Russie en République Gabonaise et Représentant permanent de la Fédération de Russie auprès de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), son Excellence Monsieur Dmitrii KOREPANOV a reçu (récemment, DNR) en audience le Président de la Commission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), son Excellence Ambassadeur Docteur Ezéchiel NIBIGIRA. Le diplomate russe a adressé ses vives félicitations au Président de la Commission de la CEEAC pour sa désignation à la tête de la Commission, par la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC le 12 septembre 2025 et de celle de toute l’équipe dirigeante depuis le début de ce mois de mars. Dans son propos liminaire, le Président de la Commission de la CEEAC a remercié son Excellence, Monsieur l’ambassadeur de la Fédération de Russie pour l’intérêt qu’il accorde à la Commission de la CEEAC et surtout pour sa Disponibilité. Il s’est félicité de l’excellence des relations de coopération entre la CEEAC et la Fédération de Russie à Travers entre autre, l’accréditation, le 26 juillet 2024, de l’Ambassadeur de la Fédération de Russie auprès de la CEEAC au Gabon pays siège de la CEEAC, mais aussi par l’accréditation à Moscou des Ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires de tous les Etats membres de la CEEAC, témoignant de l’excellence des relations entre ses Etats membres et la Fédération de Russie. L’Ambassadeur Docteur Ezéchiel NIBIGIRA a émis le souhait que le renforcement de la coopération entre la Commission de la CEEAC et la Fédération de Russie devienne un instrument au service des Etats de la région Afrique centrale et de l’intégration régionale en particulier. Il s’est ensuite livré à un plaidoyer consistant à rappeler à son hôte que la Zone CEEAC est dotée d’énormes potentialités qui font d’elle un excellent espace pour les investissements russes. La CEEAC est engagée dans la mise en œuvre de son chantier d’intégration économique et sociale à travers six axes prioritaires que sont l’Intégration Politique, Paix et Sécurité ; l’Intégration Économique et Financière ; l’Intégration Physique régionale ; l’Intégration Environnementale, Agriculture et Développement Rural ; l’Intégration Sociale et Développement Humain ; et la Poursuite de la réforme, a-t-il martelé. Le Président de la Commission de la CEEAC a insisté sur le rôle que pourrait jouer la Fédération de la Russie auprès des Etats de l’Afrique centrale pour soutenir les stratégies de défense et de développement de ceux-ci, pour l’investissement inestimable dans le développement du capital humain de l’Afrique centrale, raison pour laquelle depuis l’aboutissement de sa réforme institutionnelle, la CEEAC ambitionne d’accélérer le processus d’intégration à travers des partenariats forts et adaptés à ses nouveaux enjeux de développement. Les deux interlocuteurs ont passé en revue les relations de coopération entre la Fédération de Russie et la CEEAC. Ils se sont réjouis de l’existence d’un Mémorandum d’Entente (Mou) signé en juillet 2023, en marge du 2ème Sommet Russie-Afrique, et qui constitue le cadre global de l’action des deux entités institutionnelles. Pour mémoire, le Mou a retenu de nombreux axes de coopération notamment la coopération politique, la coopération sécuritaire, la coopération économique, l’agriculture et la sécurité alimentaire, la pêche et l’aquaculture, le secteur énergétique, la gestion des ressources en Eau, le secteur des infrastructures en l’occurrence le transport et les TIC, l’éducation et l’enseignement secondaire, la science et l’innovation, la santé et la gestion des pandémies, la jeunesse et la culture. Soucieux de la mise en œuvre desdits axes de coopération les deux diplomates ont instruit leurs collaborateurs présents à l’audience de revisiter le plan d’action. Il s’agit de monsieur le Conseiller politique du Président de la Commission de la CEEAC, Monsieur Abraham Roch OKOKO ESSEAU et la Directrice de la Coopération et de la Mobilisation des Ressources Mme Rachel MBAKO MPOCKO MPONDO pour le compte de la Commission de la CEEAC et Monsieur Maxime, chargé du Protocole et de la Coopération à l’ambassade de la Fédération de Russie Le Président de la Commission de la CEEAC a salué la longue expérience diplomatique de Monsieur Dmitrii KOREPANOV en Afrique, une opportunité selon lui, d’approfondir la coopération entre la Fédération de Russie et la CEEAC. Monsieur Dmitrii KOREPANOV a occupé diverses fonctions diplomatiques en Afrique. Depuis 1982 il a été nommé à divers postes au sein des représentations de l’URSS /Fédération de Russie en Algérie (1984-1988), au Sénégal (1996-1999), au Mali (2001-2006), en République Démocratique du Congo de 2008 à 2012, en République du Zimbabwe de 2015 à 2019 et comme Directeur adjoint du Département d’Afrique du Ministère des Affaires Étrangères de la Fédération de Russie ; de 2020 à 2024. Le 16 janvier 2024, il a été nommé Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la Fédération de Russie près la République Gabonaise. L’ambassadeur de Russie qui travaille en Afrique depuis une quarantaine d’années espère mettre à profit cette longévité professionnelle au service du renforcement de la coopération entre la Russie et l’Afrique centrale. Il a enfin souhaité que la paix règne en Afrique centrale. L’ambassadeur Dmitrii KOREPANOV est diplômé de l’Institut d’État des Relations Internationales de Moscou (MGIMO, 1982). Il est marié et père d’un fils et d’une fille. Outre la langue russe, Il parle français et anglais. CP
CEEAC: le Président de la Commission de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale appelle à la rigueur budgétaire et à la responsabilité des États

MALABO. En ouverture du Comité inter-États des Experts, l’Ambassadeur Ezéchiel Nibigira a insisté sur la discipline financière, la cohérence stratégique et le paiement régulier des contributions des États membres. Un moment jugé décisif pour l’avenir de l’institution Prenant la parole devant les représentants des États membres, les ambassadeurs du COREP et les experts, le Président de la Commission a souligné l’importance particulière de cette session du Comité inter-États des Experts. Il a remercié les autorités de la Guinée équatoriale pour leur hospitalité, tout en saluant l’engagement de Son Excellence Obiang Nguema Mbasogo, Président de la République de Guinée Equatoriale, Président en exercice de la CEEAC, en faveur de l’intégration régionale. Selon lui, la réunion intervient à un « moment décisif » de l’histoire de l’organisation sous-régionale. Le budget 2026, premier acte de la nouvelle mandature Au cœur des discussions figure le projet de budget 2026. L’Ambassadeur Ezéchiel Nibigira a rappelé qu’il s’agit du premier budget complet de la nouvelle mandature qu’il conduit depuis septembre dernier. Pour le Président de la Commission, ce document dépasse le cadre d’un simple exercice comptable. Il constitue « un acte de foi » dans la capacité collective des États membres à transformer la CEEAC, à renforcer son efficacité et à consolider l’intégration en Afrique centrale. Il a expliqué que ce budget s’inscrit dans une phase de transition : finaliser les engagements passés tout en jetant les bases du prochain Plan stratégique indicatif à moyen terme 2026-2030. Discipline budgétaire et rationalisation des dépenses Face aux défis financiers, le Président de la Commission a affirmé avoir imposé une discipline budgétaire rigoureuse à tous les départements. La lettre de cadrage adressée aux services met l’accent sur la soutenabilité financière et l’efficacité maximale des dépenses. « Aucun projet ne doit être engagé s’il ne contribue pas directement à l’accélération de notre agenda d’intégration », a-t-il martelé. Il a également annoncé une rationalisation du train de vie de l’institution afin de dégager des ressources en faveur des programmes prioritaires. L’appel au paiement régulier des contributions Au-delà des aspects techniques, le Président de la Commission de la CEEAC a évoqué une préoccupation majeure : *l’insuffisance et l’irrégularité des contributions des États membres.* Cette situation fragilise le fonctionnement interne de l’organisation et affaiblit sa crédibilité sur la scène internationale. Pour y remédier, il a annoncé une mission circulaire de recouvrement qu’il mènera prochainement dans les capitales des États membres, sous le haut patronage de la Présidence en exercice. Le message est clair : le paiement régulier des contributions ne relève pas seulement d’une obligation administrative, mais constitue un acte de souveraineté régionale et le fondement de l’autonomie de la CEEAC. Une organisation appelée à plus de responsabilité En conclusion, le Président de la Commission a invité les experts à consolider les priorités budgétaires et à garantir la cohérence finale du projet. À travers son discours, il a posé les bases d’une CEEAC plus disciplinée, plus responsable et résolument tournée vers les résultats au service de l’intégration régionale.
Les pays du bassin du Congo tracent une voie stratégique vers les marchés carbone grâce à des feuilles de route pour monétiser la richesse forestière

Six pays du bassin du Congo — Cameroun, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Guinée équatoriale, Gabon et République du Congo — travaillent à prendre des mesures audacieuses pour débloquer des paiements fondés sur les résultats et le financement climatique. Les feuilles de route stratégiques pour le marché du carbone et le financement climatique dans le secteur forestier des pays du bassin du Congo,nouvellement lancées et développées avec le soutien de la Banque mondiale, servent de plans pour transformer la vaste richesse forestière de la région en un moteur puissant de croissance résiliente au climat, de développement durable et d’emplois verts. Ces feuilles de route fournissent des plans spécifiques à chaque pays, pour aider les pays du bassin du Congo à haute forêt et faible déforestation (HFLD) à s’engager de manière crédible et efficace sur les marchés mondiaux du carbone, à mobiliser un financement basé sur les résultats et à transformer leurs actifs forestiers en moteurs de croissance résiliente face au climat. Adaptées à la préparation et au paysage institutionnel de chaque pays, les feuilles de route s’appuient sur les données fondamentales des Comptes écosystémiques forestiers et recommandations politiquespour le bassin du Congo pour créer un cadre complet alignant les objectifs nature et climatique avec les priorités nationales de développement. Dans le cadre des services analytiques et consultatifs (ASA) plus larges de la Banquemondiale pour le bassin du Congo, ces feuilles de route visent à transformer le récit du développement régional — passant d’une perte ou dégradation forestière à une croissance axée sur les forêts. « Les forêts du bassin du Congo offrent plus que la simple régulation climatique mondiale — elles représentent des actifs financiers essentiels et une opportunité de développement », a déclaré Chakib Jenane, directeur régional de la pratique de la Banque mondiale pour la région Afrique de l’Ouest et du Centre. « Ces feuilles de route constituent le lien crucial et montrent comment les pays peuvent convertir le capital naturel en investissements tangibles générant des revenus, des emplois et de la résilience pour les communautés locales. » Les feuilles de route appellent à une coordination institutionnelle renforcée, des mécanismes équitables de partage des bénéfices, ainsi qu’à des systèmes numériques robustes de Surveillance, Reporting et Vérification (MRV) alignés sur l’article 6 de l’Accord de Paris. Alors que des pays comme le Gabon, la République du Congo progressent avec des accords pilotes basés sur les résultats et des progrès REDD+, d’autres comme la Guinée équatoriale et la République centrafricaine en sont aux premiers stades de leur développement. Les opportunités abondent également en République démocratique du Congo et au Cameroun. Les feuilles de route mettent en lumière les lacunes et priorisent les actions clés qui permettront aux pays de tirer parti du potentiel des marchés du carbone et du financement climatique. « Les marchés du carbone peuvent changer la donne pour les pays du bassin du Congo — mais seulement si les conditions favorables sont en place », a déclaré Cheick Fantamady Kanté, directeur de division de la Banque mondiale pour le Cameroun, la République centrafricaine, la Guinée équatoriale, le Gabon et la République du Congo. « Ces feuilles de route stratégiques offrent un guide pratique de bout en bout pour que les gouvernements mettent en œuvre le financement carbone, en mettant l’accent sur la bonne gouvernance, l’engagement du secteur privé et les bénéfices pour les communautés locales. » Élaborées à travers de larges consultations des parties prenantes et ancrées dans des priorités nationales, ces feuilles de route aident les pays à : Ces feuilles de route climatiques pour les marchés du carbone représentent une convergence d’emplois, d’environnements et d’agendas économiques. BM
République centrafricaine : Mamadou Coulibaly prend ses fonctions de responsable du bureau pays du Groupe de la Banque africaine de développement

Mamadou Coulibaly, nommé responsable du bureau pays du Groupe de la Banque africaine de développement en République centrafricaine (RCA), a pris ses fonctions officielles le 26 janvier 2026 à Bangui, en remettant ses lettres d’accréditation à la ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Centrafricains de l’étranger, Sylvie Baïpo-Temon. Mme Baïpo-Temon a salué le soutien constant apporté par le Groupe de la Banque au développement de la République centrafricaine tout en soulignant la nécessité de renforcer davantage ce partenariat stratégique. M. Coulibaly a exprimé, de son côté, sa profonde reconnaissance au gouvernement centrafricain pour la confiance et le soutien accordés au Groupe de la Banque. Il a réaffirmé sa volonté de travailler en étroite collaboration avec les autorités nationales afin de contribuer au progrès économique et social du pays. « Ma mission consistera à œuvrer aux côtés du gouvernement pour consolider les acquis tout en explorant des solutions concrètes et innovantes visant à renforcer le partenariat entre la Banque et la RCA, en cohérence avec les priorités du Plan national de développement 2024-2028 et les Quatre points cardinaux du Groupe de la Banque », a déclaré M. Coulibaly. Dans le cadre de sa prise de fonction, M. Coulibaly a été reçu en audience par le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Richard Filakota, également gouverneur de la Banque pour la RCA. Les échanges ont porté sur la mise en œuvre du Plan national de développement (PND) 2024-2028, les réformes structurelles en cours et les perspectives d’appui de la Banque à la relance économique et à la transformation structurelle du pays. Le lendemain, M. Coulibaly a été reçu par le Premier ministre centrafricain, Félix Moloua. Cette rencontre a permis de mettre en avant les priorités du gouvernement à la suite de la table ronde sur le PND 2024-2028 et de souligner le rôle clé de la Banque dans le soutien aux politiques publiques, notamment en matière de stabilisation, de résilience et de développement. Au cours des cinq dernières années, le Groupe de la Banque africaine de développement a triplé la valeur de son portefeuille en République centrafricaine pour atteindre 583 millions de dollars américains en 2025. Dix projets d’investissement et deux appuis budgétaires, pour un montant total de 492 millions de dollars, ont été approuvés. De nouveaux financements sont prévus en 2026, notamment en faveur de l’emploi des jeunes, de la santé, des infrastructures de transport, dont la construction d’un pont sur l’Oubangui, ainsi qu’un nouvel appui budgétaire pour accompagner les réformes gouvernementales. Banque africaine de développement
Afrique centrale : à Brazzaville, les dirigeants de la CEMAC ont appellé les institutions financières internationales à un engagement plus efficace

La situation économique et financière de la CEMAC a fait l’objet d’une session extraordinaire des chefs d’Etat de cette communauté, ce 22 janvier 2026, à Brazzaville. Convoqué sur initiative du président congolais, Denis Sassou-N’Guesso, président en exercice de la CEMAC, ce sommet visait à anticiper un choc économique, financier et monétaire susceptible de frapper la sous-région, au premier trimestre 2026. Le sommet extraordinaire de la communauté économique et monétaire des États de l’Afrique centrale (CEMAC), qui s’est tenu dans un contexte international tendu, a été consacré à l’évaluation de la situation économique et financière de la Communauté, caractérisée, entre autres, par la chute continue des réserves d’échange de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), Au terme du sommet, les chefs d’État de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) ont pris une série de mesures rigoureuses pour redresser la situation macroéconomique jugée préoccupante de la sous-région. La feuille de route contraignante issue du sommet est articulée autour de plusieurs axes prioritaires, telle que la discipline budgétaire et la transparence. Ici, les États sont sommés de mettre en cohérence leurs lois de finances avec leurs engagements internationaux, notamment, avec le FMI. La digitalisation des finances publiques et la mise en place de Comptes Uniques du Trésor (CUT) doivent s’accélérer. La souveraineté monétaire et rapatriement des devises constitue un autre axe qui exige le rapatriement des avoirs extérieurs des États et, surtout, des recettes d’exportation des entreprises, particulièrement dans le secteur extractif (pétrole et mines). Les négociations sur le rapatriement des fonds de restauration des sites pétroliers doivent être finalisées sans délai. La stabilité du secteur bancaire est aussi un autre axe qui, à moyen terme, réduira l’exposition des banques aux dettes souveraines pour assainir le secteur et renforcer le rôle de la COBAC). Pour cela, il faut un suivi trimestriel – autre axe – afin d’éviter que ces annonces restent lettre morte, le sommet a décidé de muscler le secrétariat technique du PREF-CEMAC (Programme des réformes économiques et financières). Ce programme qui effectuera désormais des missions d’évaluation trimestrielles déposera son rapport du premier trimestre 2026 de toute urgence, avant les prochaines assemblées du FMI et de la Banque mondiale. A la clôture des travaux, le président Denis Sassou-N’Guesso a appelé la communauté à la prise de conscience : « Notre communauté constitue un atout que nous devons préserver et renforcer. Ce n’est qu’ensemble que nous pourrons surmonter les difficultés actuelles et bâtir de meilleures perspectives économiques et sociales pour nos États et nos populations », a-t-il déclaré. Les dirigeants de la CEMAC ont, selon le communiqué final des travaux, rendu un vibrant hommage au président Denis Sassou-N’Guesso, notamment pour sa diligence. Wilfrid Lawilla D.
Centrafrique : la réélection de Faustin-Archange Touadéra confirmée par le Conseil constitutionnel

Le Conseil constitutionnel a validé la réélection de Faustin-Archange Touadéra à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, selon Radio Ndeke Luka précisant que le score du président sortant est réévalué à 77,90 % des voix, contre 76,15 % proclamé initialement par l’Autorité nationale des élections ». La stations de radio de la République centrafricaine souligne qu’à l’issue du verdict, les résultats définitifs donnent 77,90 % des voix pour Touadéra, 13,5 % pour Anicet-Georges Dologuélé, et 2,97 % pour Henri-Marie Dondra. Le président sortant devance largement ses principaux challengers. Conformément à la Constitution d’août 2023, Faustin-Archange Touadéra à est élu pour un mandat de sept ans. Le chef de l’Etat centrafricain a déjà passé deux mandats de 5 ans. Martin Kam