Burundi : signature de contrat pour la construction de la ligne de transport d’énergie Kamanyola-Bujumbura et du poste de Bujumbura, financée par la Banque africaine de développement et l’Union européenne

Le ministre burundais de l’Hydraulique, de l’Énergie et des Mines, Ibrahim Uwizéyé, le responsable-pays de la Banque africaine de développement au Burundi, Daniel Ndoye, et l’ambassadeur de l’Union européenne au Burundi, Claude Bochu, ont assisté, jeudi 2 décembre à Bujumbura, à la signature du contrat permettant à l’entreprise KEC International de démarrer les travaux de construction de la ligne de transport d’énergie Kamanyola-Bujumbura et du poste de Bujumbura.

Le contrat a été signé d’une part, par le directeur général de la Régie de production et de distribution d’eau et d’électricité (REGIDESO) du Burundi, Jean Albert Manigomba et, d’autre part, par le représentant de l’entreprise KEC International, SarveshKumar Gupta.

Les travaux qui dureront dix-huit mois, permettront notamment de construire une ligne de transport d’énergie de 220 kilovolts (kV) de 80 kilomètres reliant Kamanyola et Bujumbura et un poste de 220/110/30 kV dans la capitale économique du Burundi.

Le gouvernement du Burundi a reçu un financement d’un montant total de 30,70 millions d’euros, dont 15,70 millions d’euros de la Banque africaine de développement et 15 millions d’euros de l’Union européenne, pour réaliser le Projet multinational d’interconnexion des réseaux électriques des pays des lacs équatoriaux du Nil (PMIREL-PLEN) – composante ligne électrique Kamanyola-Bujumbura et du poste associé.

Le projet vise à améliorer les conditions de vie de la population et à renforcer la qualité du cadre de développement économique et social de la région, ainsi que du pays, par un accès accru à l’électricité à un coût abordable pour la population grâce à la hausse des échanges transfrontaliers d’énergie électrique.

Les financements de la Banque africaine de développement et de l’Union européenne augmenteront la quantité d’électricité disponible. Ils contribueront à réduire le coût moyen de production d’électricité et favoriseront l’accès de la population à l’énergie.

La ligne de transport d’énergie servira notamment à évacuer la production d’énergie de la future centrale hydroeléctrique régionale de Ruzizi III sur la rivière Ruzizi à la frontière entre la RD Congo et le Rwanda vers le Burundi et permettra de fournir 400 gigawattheures par an au pays. Au moins 430 000 personnes auront potentiellement accès à l’électricité grâce à ce projet.

La Banque africaine de développement et l’Union européenne ont toujours soutenu le Burundi dans les projets d’interconnexion des réseaux électriques régionaux, en permettant le renforcement de la coopération, l’intégration régionale et la réduction des coûts de l’énergie grâce aux échanges transfrontaliers d’électricité.

Le soutien de la Banque africaine de développement et de l’Union européenne s’inscrit dans le cadre des priorités stratégiques du Burundi et des deux institutions.

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